HANDBOUND AT THE UNIVERSITY OF V^77 IJlSTOIRi:: DES OEUVRES DE THÉOPHILE GAUTIER II PABIS. — IIIPHIMKRIE K. C.VPIOMONT ET V. RENAULT ("i , n t K in; I- I' 0 I T E V I N s . li * %'* !/^, PORTRAIT 1)1" THF.OPHII.L: GAUTIKR AU COMMENCEMENT DE 1859. D'après une photographie de M. Emile Uichel)ourg, oxi'cutcj à Saiut- Potersbourg, etappartouaut à M. Georges Gharpontier. HISTOIRE DES ŒUVRES DE THÉOPHILE GAUTIER PAR LE VICOMTE DE SPOELHEllCH DE LOYENIOtJL (CHARLES DE LOVENJOUL) AVEC QUATRE PORTRAITS ET DEUX AUTOGRAPHES TOME SECOND PARIS G. CHARPENTIER ET 0% ÉDITEURS 11, RUE DE GUENELLE, 11 1887 X< 2rÇ t.« ; tb r a':^^ f n n» 1 7 Î2S3 ^ OF ^^i;- ^- f\ ^jt \\ \ S2U72 y HISTOIRE DES OEUVRES DE THÉOPHILE GAUTIER II 1852-188G si^'O 185 1149. Cœrulei oculi. Revue de Pari^, (l"') janvier IS.'Ji.Ces vers sont, eiilrés la inèino année dans le volume des Éuuni.r et Caiin'c^, dont ils ne son! idus soi'lis. La première veision de celte pièce, version inédite, ne formait, avec Tristesse en. mer (\o\i n° 1 181), qu'une seule pièce en deux cUapilies, comme Etude de iiuiins; elle portait ainsi [tour litre: Md- ri)ie : FI its vertx, ijeux verts, et nous la citerons à propos de Ti-istesse en mer. Voici encore iFautres variantes iné- diles des siroplies (rois à six de Cwriilri uruli : Que j'aime ces claires piuiielles Où la lumière s'attendrit, Mouillant de pleurs ses étincelles, Comme une douleur qui sourit. Leurs cils avec leur frange noire, Sout des ailes de goélands Qui, sur la mer que le vent moire. Jettent leur ombre aux flots tremblants Comme dans l'eau bleue et profonde, Dont l'abîme, un moment troublé. Laisse voir à travers son onde La cou|)C du roi de Thulé; i:. iiisidiKi; i»i;> ni;rvm:s m. th. (.AiTir.it. Sous Icnr Iimiisii.iicikc \t'nl;ili"(\ l'.ii mi l'aliriic cl li' {^oi'mon, Liiil lii lu'i'lc (le l^lropàlrt' l*rt"'s (le raiiiicaii de Siiloilioii. lliiO. Modes et chiffons, sonnet, lirvuc de Paris, {\<'^) ^]an- vii'i' 18,")^. {'.(! !-(iiiiii'l a iT|iani dans la Vililr liirur du ii mai l.SCiCi cl dans W Mniiitcur unirrrscl du l'"' l'ùvrici- IHTi. où il esl donné ormuno iiiédil, avec doux aulrcs somirls, di'jà. puliliés atiparavaiil aiis^i. Il n'a rlr iruiu i|u'in I.STti aux Pdf'sics miiiplclcs de Tlir<>|i|iilc (iaulicr. Ce suiinel. a été proji'lt- aussi en vers de luiil, eL de douze pieds; voici son début dans ces deux mètres : Si j'étais Pétrar(|ue ou Honsanl, Prenant une lyre païenne Ou la niandorc ilali(Mine Je \ous chanterais avec art. Si j'étais ou l'étrarque, ou Sliakspcare, ou ilonsard, Maniant la niandore ou la lyre païenne De concettis, suivant la mode italienne, Je voudrais pailleter un sonnet avec art. Et je vous en ferais, démon au bleu regard, Dans l'antique toscan qui se conserve à Sienne. H'M. Diamant du cœur. Revue de Paris, (i") janvier 18;)2. Ces vers sont entrés la niéme année dans les Émaux et Camées, qu'ils n'ont plus quittés depuis. Voici quelques variantes iné- dites de celle pièce : 18o2. L"un a pris d'un bandeau de moire, Par un sourire encouragé, Une longue boucle [)lus noire Que l'aile à reflet bleu du geai. L'autre a, sur un col blanc qui i>loie, Coupé par derrière un llocon Pers et doré, comme la soie Que l'on peigne sur le cocon. Un petit gant de forme étroite Où sa main seule peut tenir, Repose dans un fond de boîte, Reliquaire du souvenir. Tout a son prix, tout a son charme, Un bout de ruban, un sachet, Et les \iolettes de Parme Que dans son sein elle cachait. Le masque embaumé par son sou file Toute une nuit à l'Opéra; La rose et mignonne pantoulle Qui sous votre lit s'égara. 1 lo2. Apprêts du Te Deum. La Presse, 2 janvier 1832. Cet aiiicle est signé T. G. * lliiij. Odéon : Les Marionnettes du docteur. — Spectacle dans un fauteuil : Marielle, par George Sand. — DÉLAsst- AiENTs : Voilà le plaisir, mesdames ! — Chronique musi- cale. Li'.'>-2. Ii:i3 "'^ Loin de Paris : Notes de voyage. (Italia; chapi- tre XXVIII). Le Piij/s, 11 janvier 18o2. Ce chapitre, sans titre dans le journal, porte en volume celui de Ferrarc. Le premier paragraphe a été omis dans Ildlhi et a été placé en 4 IIISTOIUK DKS OUVllKS DK TH. CM TIKK. tiMt'dc rarlioli' : Flnrmcc, dont nous it.iiliiniis |iliis loin (voir 11" 11:1(1'"»); (liins le Vdijik/i' ni llulic, (rdiM'iii plus iiiiMpIcli" i\'llaliii\ juiMit' fn ISTii. on a laissi- jtar oiicui- te |miniir |taia;ira|>lu- en lôlf du cliaiiilio siii- Vlornifr an lieu de le rotaldir au dt'luil do colui sui- lùrrnrr. Lr Paya, en annoiicanl lis ailiclcs (k- Tliropiiile (iauliiT. 1rs avail fail luvcrdor de n-.janii's |iorn|H uses ; ainsi, nous Irouvonyros li;,'iu's dans lr l'uifs du \2 dcrcndiii" IS.'il, apics la jMVUiit'io ainiourc do : Lniii ilr ['uris : Soii-^ et' litiv, sans IVoiitiofc cl sans liorizuii. M. Tlirn- idiilt' Ciaiilirr (ImiiitM'a d'ahord dans /r Pays los iiu- inrssioiis t'I les souvenir» de son ircrnL voyauv on llaiic. L'auleiir de Foiiunin n'est pas seulement le poêle par cxcelienco de la forme ei de la couleur ; il csl encore le plus spirituel et le plus cuiiciix des lom'islcs. Ses récils entremêlent, aux splendides ilesci-iptions de l'artiste, les fantaisies et les aventures df la llàneiie liumoi'istique. Loin de Paris nous conduira nécessai- lemenl à Pise. à Florence, à Rome, à Naples, et nous révélera, par-dessous l'Ilalie monumentale et ]iiltoi-e.s- (|ue, l'Italie intime et familière ([ue jires(|ne tous les voyageurs ont négligée. De plus, en tète de rarlicle qui nous occupe, on lit encore ces lignes : Nous donnons aujourd'hui le premier fragment du voyage de M. Tliéopliile Gautier promis par notre pro- gramme littéraire. L'élégant et excenlric auteur de Fortunio nous a promis de détacher ainsi, chaque semaine, quehpies feuillets du riche athum qu'il a rassemhlé en Italie. Tous ceux qui ont hi le Voyage en Fspagne de M. Tliéopliile Gauliei', esquisse hrillanle (jui révêle le touriste ohservateur et le liltéraleur is;;2. f) arlisie, ft-liciteront nos lecteui's do la bonne foi'tuno (|ui les allend. 1 l.'ii. Oi>KRA : Représentation au bénéfice de la caisse des auteurs. — Thicatre-Francai-- : La diplomatie du ménage. — Vaudkvh.le : Les rêves de Mathéus. — Oi>i;iiA-('.oMinrK : Reprise de Nina. — (Ipkr.\--National : La Butte des moulins. La Pnssr, 14 janvier IS,">2. *Ho"). riAîTii : Le château de Grantier. — Gymnase : Mon- sieur Barbe-Bleue. — Pli. U'ii:u.v-N aiionai- : Un ma- riage en l'air. — (Concerts ) />" l'n'S!i:ra->atio.nal : Reprise des Visitandines. — (Concerts.) La Presse, 17 i'évrici' ]8;i2. * 1 KiO. ÏHKATRK-FnANr.Ais : Diane. — Hymnase : Les Pre- mières armes de M. Blaveau. — Opéua-Comique : Le Caril- lonneur de Bruges. La Presse, 2i février 18o2. Cet arliole porte par erreur, dans rilistoirc de l'art draunillque, la dale du 19 février. 1101. Arria Marcella ; souvenir de Pompéi. Revue de Paris, (l*^'') mars 18;)2. Celle nouvelle, annoncée dans la Revue avant sa publication sous les deux litres do : Poinpéia, cl de Mammia Marcella, fut réimprimée d'altoid dans le Pays des 24 au 28 août de la même année, et parut pour la première fois en volume, (toujours en 18o2),dans Un triu de romans; en 1863, elle entra dans les Romans et Coules de Théophile Gautier, qu'elle n'a plus quittés. Arria Marcellaa.Tepa.ru en- core, en 1881, à la suite de Mademoiselle Bafné. 18o2. 7 1102. Th. des Variétés : Paris qui dort; les Reines des bals. — Palais-Royal : Les Enfants de la Balle. — Opép.a- National : La Poupée de Nuremberg: les Fiançailles des Roses. — Quatrième concert du Conservatoire. La Presse, 2 mars 18;i2. * 116:5. Opéra : Reprise de la Sylphide. — Gymnase : Les Vacances de Pandolphe. — Concert de M. Léonard. — Cin- quième concert du Conservatoire. — Les Filles d'Eve, par A. Houssaye. Tableau de Paris, par E. Texier . Li Frcsse, 9 mars 18;i2. * 1 164. La préface des Vacances de Pandolphe. — Odkon : Les cinq minutes du commandeur. — Opkha-National : Joanita. — Palais Royal : Une Passion à la vanille: la Ma- man Sabouleux. — (Concerts.) Lt Presse, 16 mars 18;i2. * 116.). Opéra-Comique : Le Farfadet. — Gymnase : La Marquise de la Bretéche. — Ambi(,u : Sarah la Créole. — Théatre-Xational : Geneviève, patronne de Paris. — Con- certs. La Presse, 23 mais 1852. 11C6. Théâtre Castellaxe : La Comédie à la fenêtre. — Théâtre-Français : Les Trois amours de Tibulle. — Oi-kra- CoMiQUE : Madelon. — Concert spirituel de Gordigiani. La Presse, 30 mars 18o2. * 1167. fiYMNASE : Le Piano de Berthe. — TLi. des Varié- tés : Un Monsieur qui prend la mouche. — Palais-Royal : Deux coqs vivaient en paix; La Société du Minotaure. — (JAirÉ : Les Barrières de Paris, La Presse, 6 avril 1852. Nous allons citer ici une lellre inédite de Théophile Gautier, adressée à Alphonse Karr à Sainte-Adresse, datée aussi du 6 avril 18.")2, et qu'il hii écrivait comme directeur, avec A. Hou.ssaye, M. du Camp cL L. do Corinenin, de la Revue de Paris : Paris, G avril 1852. Mon cher ami, Tâchez de .secouer un peu vos paresses prinlanières et (de) nous fau-e un polit roman, une nouvelle, pour noire papier. 8 IIISKtIIlF. DF.S (H:1 VltKS DK TH. CATTIRR. Jt' sais (|ii'il rs| (lifiicilt' ilr iravaillcr an inoincnl (m'i Irs Iriiillcs coiniiiriicciil j |iMiii|ir; iiiai'< cIloi'ccz-Nous lin iM'!i |HHii' II' mois-ci ou pour raiilri\ Toiil à \olls, Tliropliilo (lAUTlEH. * NOS. l'oRTK-SAiNT-.MAiiriN : Benvenuto Cellini. — Sai.i.k IIkhz. Lu Pirtinr, 7 avril [HM. In li.ii^iiiiiii tlii reiiillcloii iIm 10 IV'Vi'iiT l,S,"i2 l'sl l'Ilr (l.iiis n-l arlirlc. IKV.t. Pierre Corneille, pour l'anniversaire de sa nais- sance, le 6 juin 1851. La Ptrfsr, {[ i-l 14 avril 18:12. La vor- siou aiilo;:i;i|ilir i|iii existe aux aieliives rlu Tliéàli'e-Kraiiçais. porte la dah» du ii juin iS.'il. Les quarante-deux premiers vers de eelle piéee avaient iHé eili's par Alexanilic Iliinias dans ses Mémoires {Presse dn il avril); Théophile (iaiiliei les rompléla et publia la [lièce cntièro, sans titre, dans le numéro du li aviil ; elle est entrée pour la première l'ois dans les leuvi'es de son aulenr en js.'i.'i, dans le Tln'iilrc 'le piichc; elle fil partie ensuite, en 180:t et en iSGO, dos Puésics nmtvrllrs de Théophile Gautier, et entra enfin, en 1872, dans son Tkéiîlre, qu'elle n'a plus ijuitté. Le vers vinf;t et un a été écrit de ces deux faenns, qui se sont tondues dans la version délinitive : Au coin d'un carrefour, contraste singulier. Cependant en un bouge, auprès d'un savetier, La pièce entière a élé reproduite au.ssi dans K; Masrr Uns deux mondes du 15 novembre 187(). Ces mêmes vers ont été récités parfois sous le tjlie de : le Soidier de Corneille, entre autres par M. Got a la soirée d'adieux de madame Miolan Carvalho, le 9 juin 188."). Le sujet de la pièce avait été inspiré à Théophile (laii- tier par un lahleau de M. Lmile Perrin, inlilnlé rorH'/VA' ehez le Snrefier, e.\posé au salon de 1848. L'écrivain l'ana- lysa dans son article de lu 7'rrssr du li mai 1848. 1170. Suite de l'histoire de soixante vers, petite note is;i2. 0 aux Mémoires d'Alexandre Dumas. — ÏHÉATRE-rRAxrAis : L'un et l'autre. — (iv.MNASE : Le service à Blanchard. — Chronique musicale. — (Hermione Sénéchal, par M. Paul Ferney). La Prcfifie, 14 avril 18.")2. Une partie de ce feuillelon a été réimprimée en 1877, à la lin de la seconde édition du Théâtre de Théophile Gautiei-. 1171. Opéra-Comique : Galathée. — Odéon : L'Exil de Machiavel. — (Doctrines des Sociétés secrètes, par Henri Delaage. Gravures^. La rrcsar, 19 avril 18o2. 117-2. Opéra : Le Juif-Errant. L<( Presse, 26 avril 1852. * 117.3. Théâtre-Français : Le Bonhomme Jadis. — riAîTÉ : La Mendiante. — Th. du Cirque : La prise de Caprée. — Ambigu : Le Mémorial de Sainte-Hélène. Lu PrrfUir, a mai 1852. Le fragment conservé de ce feuillelon dans VHistoirrdi' l'Art (Iranuitiqiie y porte par erreur la date du 30 avril. De plus, c'est le dernier article de la critique théâtrale de Théo- phile Gautier inséré dans cet ouvrage, qui n"a jamais été continué au delà de six volumes ; il reste donc, sans parler des lacunes considéral)les du texte réimprimé, plus de vino-t ans de cet énorme travail à recueillir pour la pi'emière fois en librairie. 1174. Salon de 1852. L MM. Cabanel; Picou ; Jobbé- Duval; Benouville. Un fragment de cet article a été réim- primé, sous le titre de : Dr l'Art moderne, dans V Artiste du 1" juin 1833, et, en 18o(), dans le tome premier, seul paru, de ['Histoire de l'Art en France. 11 est daté inexactement de 18o3, dans ce dernier recueil, sans doute parce qu'on l'a cmpi'unlé à V Artiste du ler juin 18."J3, et parce qu'on s'est fié à cette date; ceci prouve ce que nous avons déjà dit dans notre préface, qu'aucun texte de ['Artiste ne peut être tenu pour absolument exact, avant et après les années où il fui dirigé par Théophile Gautier lui-même. — IL MM. Abel de Pujol: Bruno; A. Hesse; Duval-Le-Camus fils : Gigoux, etc. — in. MM. Horace Vernet ; Glaize; Tabar; Debon; Jac- quand; Jalabert. La Presse, 4, o, et 7 mai 18o2. 11 7o. Les Noces de Cana, de Paul Véronèse; gravure au burin par M. Z(achée) Prévost. Notice par Théophile 10 iiisTdiiir; i)i:s (ii:r\i;is m: ni. (iAirriKii. (iaiilK'l', lucri'ili'i' (Ir l.i |i|ii^i.i|>liii' ili' l';ml \ l'i iiiirsi', |i,ii' M. Kivilt'iif Villiil. Iii-S" (riiiif l'i'iiilli' t( tli'iiiic, 2i |i;i;jri's. Im|>iiint'rit' de Chit/r, rue Saiiil-IJciinit, à Paris. — A l'aiis, flic/, (iou/iil, limili'vaid Moiiliiiaitii', IS. La pailirilf celte iinlicc éciite par Tli('o|tliile (iaiilicr, a l'ti' ri'jirniliiile en |SS:i dati'^ ses Souvenirs de Ifirillrr, tlart (7 i/c «■/•///«/«c ; elle était (loniiûc! f,'ialis aux souscrip- teurs de la irraviu'c, et nous la linuvnns iuscrilo sous le 11° '2~2'1 de la UlliliiKjnipliii' ilc lu Vntii'r du H mai lS.i:2. Ainsi (pii> lUMis l'axons ilej;i dil, un c muiI ri.iL'nient, icnianii', de rarliclo sur le MKxn; unrien, {Presse, l<> IVvrjii' iJSi'J), s'y trouve intercalé (voir n° 978). I.c manuscrit de ce travail est entre nos mains, et comme il Ciuilicnl de lié-; curieubcs varianlos, nous alinns en citer ici toutes les parties ipii ne sont jiniid exirailes du Musée La gravui'C est aux arls piasliiinrs co quo rinipiiiiu'- rio est à la ponsiV, un piilssaid inoNcn de Militarisa- tion; sans elle un élu l-ird'iivre l'cnfpfnié au fond d'une avaiv calerio reslofait pour ainsi dire inconnu. Ils sont rai'os ceux «jni i)euvonl, accomplissant un pieux pèle- rinage, visiter les tableaux des grands maîtres dans les églises, les palais et les musées d'Ilalie, d'Espagne, d'Angleterre et de France. Malgré la facilité de com- uuuiication. tous les jours augmentée, iln'estpas donné encore à tout le monde d'aller à Corinllie. Koiue. Ve- nise, Parme, Florence, Naples, Gènes, Madrid, Sèville, Londres, Anvers, Bruxelles, Dresde, renferment d'ines- timables trésors, éterin lie admiration des voyageurs; mais il existe beaucoup d'esprits intelligents, sensibles aux pures jouissances de l'art, (pii, pour des raisons de fortune et de position, [lar les occupations d'une vie forcément .sédentaire, n'auraient jamais connu certains cbefs-d'd'uvre de Rapliaf'!. de Titien, de Léonard de I8:i2. Il Vinci, de Paul Véronèse, sans le secours de la gravure, dont l'invention a concordé, par un parallélisme provi- dentiel, avec la renaissance des arts, comme l'impri- merie avait concordé avec la renaissance de la pensée. La toile unique, la fresque immobile incorporée à sa muraille, se multiplient indéfiniment par la gravure et vont trouver l'amateurqui ne vient pas à elles. Chacun peut posséder sur le mur de son salon ou de son cabinet des richesses qui semblaient le domaine exclusif des riches et des puissants de la terre. Une belle gravure est à la fois une copie et une interprétation; c'est à la fois une œuvre de patience et d'amour. Il faut que le graveur aime, admire et comprenne son modèle; il faut qu'il s'imprègne de son inspiration, qu'il pénètre dans les sens mystérieux de son talent, car il ne s'agit pas seulement de reproduire exactement les lignes de la composition, les contours des formes, de mettre à leur place les ombres et les clairs, de dégrader habile- ment les demi-teintes ; il faut, avec une seule teinle noire, rendre la couleur générale du maître, faire sen- tir s'il est clair ou ténébreux, chaud ou froid, l)lond ou bleuâtre, clair comme Paul Véronèse, ou ténébreux comme Caravage , chaud comme Rubens , ou froid comme Holbein , blond comme Titien , ou bleuâtre comme le Guide ; marquer la dilférence des tons, indi- quer par des travaux variés la valeur relative des objets, exprimer avec le burin la touche âpre ou fondue, le faire uni ou heurté, le tempérament même du pein- tre; et ce n'est pas là, certes, un médiocre travail, et l'on n'en vient à bout qu'à force d'études, de soins, de persévérance, de talent, de génie môme. Telle planche qu'on admire a absorbé des années de labeur assidu et 13 iii^roiur i)i:< hkimiks hf. th. (..MïiKii. roillr (les sommi'S (■oiisidrr.ihlcs (|iii (lr|i;issriil soinciil la Milftii' (In laMi'.iii rcpi'odiiil. l.a gravure est iiii arl rmiiiriiiiiicnl IVancais. Les Aiiilraii. It's Naiilfiiil, 1rs Kilcliiick. d plus ivct'inint'iil |f< r>iT\i('. It's Mali''i' inlrrifiiiT sdiis If rapport du drssiii : (die III' sail |ias. coininc nous, (■(iiisri\ri- la srNrrilr iiia- .irislralc des liailli's coin rpliniis du Liriiic C.rlli' liidji' Iradilioii du luiiiii s'i^sl iiiaiiilriiiic rlir/, nous iiial.tiré sa dilTiciilIr ri li's l'arilitrs pillorcsqiics de la nianièrc noi|-('. ri. de l('lll|)s à aillrr. de Tlia^Milhjlirs lilaiH'lU'S vicniH'Ml foiiliiiiirr ci'lli' ualnir dr clit'rs-d'd'iivi'f rd nionli'cr (|iio la jzraviiii' iia rien pfi'dii en France de son anciiMino porl'oclion. Les maîtres dessinateurs soiil 1rs jdiis aisés àuraver. Leurs contoiiis arrêt(''s se saisissent farileincnl : Iniis talili'aiiv modelés dans iiiir iiaiiiionii' solnr ne perdeiil prcsipie rien à èlce Iradiiils siii' cuivre, el Ton peu! mi"'iiie dire ipie plusieurs d'eiiire eux, à cause de leurs Ions eiiliimés et remhrunis, sont plus agréables ;ï voir dans de belles estampes (|ui leiii' consei'vent tout leur rharme. moins leur diindé de coiileiii" el les alléralions du temps. Les coloristes, par la nature même de leur lalenl. olîrent de plus grandes diffiriiltés. Comment traduire, par les dégradations d une leinle iiniipie, ces variétés et ces contrastes de nuances? On y parsient cependant. Paul Véronèse est peut-être un i\i'> peintres les plus rebelles à la gravure, non seulement à cause de la séré- 1852. 13 iiité lumineuse de sa couleur, mais encore par le vasle iléploiernent d'arcliiteclure el de personnages de ses tableaux; il n'a guère peint que de grandes machines, pour nous servir d'un mot usité dans le langage spécial de l'art ; la large facilité de sa brosse a, en quelque sorte, eCfrayé la lenteur patiente du burin. Tandis que des maîtres d'un mérite moins grand ont été reproduits à satiété, lui n'a été que rarement gravé. En efîet, il esl diflicile de renfermer dans lui format réduit ses com- positions compliquées, qui rrnfei-ment tout un monde de figures et de détails. Les IS'oces de Cana, par exemple, qui passent ajuste titre pour une des sept merveilles de la peinture, n'ont jamais été gravées au burin dans les dimensions de la ' belle planche de M. Z. Prévost. Les reproductions les plus importantes sont celles de Vanni et de Mitelli (1637 et 1660). Elles sont d'un tiers plus petites, à l'eau- forte, et si peu dans le caractère, que l'on doit les sup- poser faites d'après des copies fort incorrectes; les autres reproductions sont celles de JacUson,eii camaïeu, et les vignettes des recueils de Filhol et de Landon. Le travail de M. Z. Prévost est donc le plus vaste, le plus certain, le plus soigné, le plus complet qui ait jamais été mené à bout sur le magnifique tableau de Paul Véionèse ; c'est la première fois que les Noces de Cana passent de la toile sur le papier lidèlement tra- duites avec leur large ensemble et leui's détails mul- tiples. Toutes les précautions possibles ont été prises pour assurer la lidélité de celte transcription au burin. M. Z. Prévost a fait sa planche, qui lui a demandé huit années de labeur assidu, d'après une copie très remai'- ipiable, faite expi'ès par Déranger, pour l'ensemble; H iiiM(iii!i: m:s li', prrparr [lar des siiccrs ii(>iiiiir<'ii\ r| possrilaiil riiilailliltli' l'i'ililinli' ili' lalciil iitTcssairr |Miiir rnidrc Irs licaiilôs iriiii Ici iiiaiirc. La Corinne, d'aiirrs ( m'' ra rd . le Saint \'incent de J'aide, (i'apri's l'aiil Driaroclic. (pialrr iirandi^s plaiirhcs ?//erco li'nti' (les Moissonneurs, de la Madonna del Arco, des /*rc/ii'urs de IWdriatiijue, {\v<. Vmdanrjcurs, moiilronl »|iie M. Z. Pré\osl élail un assez rude joulcur puur se uu'sur(M- avec les Noces de Cana. L"«'\C('iili(iii d'iiiii' pai'i'illi' planche est une cnlicprisc considérablr. Celle des A^oces (/e Cana, avec la copie, les dessins |iarlirls v[ 1rs autres frais, a coulé (jualre-vingl mille francs. L'original a été payé à Paul Véronèse trois cent vingl-i|iialie ducals d'or, jilus ses dépenses de liouclie el un tonneau de vin, soit mille quatre francs douze centimes de notre monnaie, ipii, à la puissance actuelle (le l'argent, i-eprésenlent environ trois mille huit cent quatre-vingl-liuil francs. Les Noces de Cana font partie de celle grande épojtée de festins peints par le spleudide artiste : le Jiepas chez Simon le Pharisien, le liepas chezLévi,le Repas chez Simon le Lépreux. Ces quatre grandes scènes se trouvèrent réunies un mo- ment à Paris en l'an Vil et VIII. Il nous en reste deux encore : le Repas chez Simon le Pharisien et les Noces de Cana. De ces quatre chefs-d'œuvre, les Noces de Cana sont le plus radieux. Nous qui avons admiré Paul Véro- nèse à Venise, aux Beaux-Arts, dans le palais des doges, dans réglisc Saint-Sébastien, qui est comme son Panthéon, nous pouvons afiirmer que jamais son AO 15 astre n'est monté plus haut dans le ('iel de la pein- ture. On ne pouvait donc faire un meilleur choix dans l'œuvre de l'artiste, ni mieux i)lacer la dépense; l'ar- gent ni le temps ne font l'ien àl'atfaire, nous le savons bien; poui'tant c'est une noble hardiesse dans le temps où nous vivons, de consacrer tant d'années et de billets de banque à la glorification et à la propagation d'un chef-d'œuvre, l'honneur du génie humain. Lorsque les siècles par leur lente action auront fait éva- nouir comme des ombres légères toutes ces merveilles, que l'on tâche avec un soin jaloux de retenir sur leurs frêles toiles et leurs panneaux vermoulus, lorsque Ra- phaël, Titien, Corrège n'existeront plus qu'en souvenir sur leurs belles estampes, lagi'avure de M. Z. Prévost permettra à l'œil de l'âme de célébrei' encore cette rayonnante agape des noces de Cana. Sa planche con- sciencieuse aura conservé tout, la fastueuse ordonnance, la vague légèreté du ciel, la blancheur de l'architec- ture, le caractère des physionomies, le ton basané des têtes, le miroitement des velours, les frissons des taffe- tas, l'orfroi des brocarts et le llamboyement tranquille de la superbe couleui' vénitienne. Ceux qui n'ont pu faire le voyage de Paris, où les iXoces de Cana resplendissent au milieu du salon carré, — cette tribune du Louvre, — parmi les diamants et les perles de la peinture, en auront l'idée la plus complète d'après la magnitique planche de M. Prévost. En attendant la mise en vente de cette belle gravure, nous allons tâcher de donner une ti-aduction écrite de ce tableau sans rival. Les noces miraculeuses ont lieu dans un vaste por- iii iii^Tiiiiir. i»i;s (n;i \i!i> Di': th. ti.M Tii.ii. Il(|lir (MlM'il d'iiii diill-i' i(mii|lH'. ;i\rr des ((ihillIli'.N di' l>I'(u-;ilt'llc l'OM' (le Nciiiiii', dulil I riilalilciiii'lil Sdilliriil (les li;iliislr;n!ts sur Icsijindli's sr iiciicliciil i|iicl(|iios ciirit'iix. I.a laldr, dispos»''!' _('ii Ici;! clicNal. pdilc sur lin iiia,i;iiirn|ii(' \>:\\r df iii(isaïi|iii'; une Icirassc à Italiis- Ires. ddiil It's raiiipi's oi-iircs de hoiilrs dcscciidciil \ci"s la laMr (In IVsliii. coupe à prii pics l;i coinposilioii en (li'iix /.('mes ri IriaLir liciiiriiscniriil . Dr splcndidrs ar- cliilccliirrs au Iroiilon i\r iiiarlHr hlaiic, aux colonnes corinlliirnnrs cannrlrcs cdiiliiiiirnl la ]irrsprclivr cl driacliriil Iriii's fornn^s liiniiiirii>r> >iic un df ers ciels d'un Idrii dr lMn|iioisr oi'i llollrnl i\{'>^ nuages d'un Liris ai-genir. c(unnir l'aul Vri ourse sail si bien les itrindrr ri (pu s(uil iiailhiilirrs au clinial do Venise; un (Még-anl can)[>anile à jour ri sui'nionlé d'une slalue ipii lapprllr range d'or du campanile de la i)lacc Saint-Marc, laisse jouer l'air et les colombes à travers les arcades. Au milieu de la composition, à la place d'honneur, rayonne dans sa sérénité lumineuse, ayant à côté de lui sa mère divine, Jésus-Clirist, l'hôte céleste, prononçant les paroles miraculeuses qui changent l'eau en vin; au- tour de lui sont groupés les convives dans dilTérentes atliludrs d'étonnement, d'insouciaiu:e et d'incrédulité. — Dans l'espace laissé vide dans le centiv du fer à cheval, des musiciens exécutent un concerto, des ser- \ilrurs versent l'eau des ami)hores dans les vases où elle se change en un vin généreux. Sur la terrasse du fond s'agite et s'empresse tout un monde d'esclaves, d'ofliciers de bouche ; pannetiers, sommeliers, écuyers tranchants qui ai)portent les mets, découpent les viandes et vont prendre les plats et les aiguières à un grand dressoii' disposé sous une des colonnades; sui'les rampes et les garde-fous des toits, s'accoiule une foule curieuse qui contemple de loin la vaste cène symbolique. Malgré l'époque où le miracle eut lieu, les personnages sont liabillés à la mode du temps de Paul Véronèse, ou dans un goût fantasque qui n'a rien d'antique. Des pédants ont critiqué ces anachronismes de costume, volontaires assurément chez un artiste aussi savant que Paul Véronèse; un poète s'est chargé de leur répondre, et nous transcrivons ici ces vers qui résument si heu- reusement le caractère de l'artiste : Lorsque Paul Véronèse autrefois dessina Les hommes basanés des Noces de Cana, 11 ne s'informa pas au pays de Judée Si par l'or ou l'argent leur robe était brodée, De quelle forme étaient les divins instruments Qui vibraient sous leurs doigts en ces joyeux moments ; Mais le Vénitien, en sa mâle peinture, Fit des hommes vivants comme en fait la nature. Sur son musicien on a beau déclamer. Je ne puis pour ma part ni'empécher de l'aimer; Qu'il tienne une viole ou qu'il porte une lyre, Sa main étant de chair, je me tais et j'admire. La fantaisie du peintre a introduit dans cette immense composition les portraits d'un gi'and nombre de per- sonnages célèbres. D'après une tradition écrite, con- servée dans le couvent de Saint-Georges, communiquée à Zanetti et reproduite par M. Villot dans le nouveau livret du musée, il paraît que l'époux assis à gauche, à l'angle de la table, et à qui un nègre (h.'hout de l'autre côté présente une coupe, serait don Alphonse d'Avalos, marquis de Guast, et la jeune épouse placée près de II. 2 i« iiisToiitK DKS (»i:rviir.s m. m. (..vi tiku. lui. KI('M>iutiT (rAiiliiilic iriiii'ilr iMaiiic. DcriiiTc elle, un fou ;i\aiifi' fiilr.' dnw cdlomirs sa hMc roilIV'c diiii liDiint'l «^ariii tir .L-rclols ti tir |tluiU('s de pi ri(i(|nrl. KiMiicois 1". castpu'- d'uiic Imiuc hizarir. t'sl assis à colr (rfllr; \ii'iil rusiiilt' Marir. iviiir ilAiiulrtrnr, \r[[U' {\'\[\\r inlic (le (laiii:!-^ iaiiiic cl SI' pi'iirliaiil foMinir jMMir suiMi' la ciiincfsalioii. Snliniaii 1''. cinpri l'iir des TuiTS. csl pi't's d lin luiiicr iirui'c. — \c piiMrr .Icaii sans (loulc. — ipii parir à un df ses sciN ilcui's. Villoria Colouna. uianpiisc de l'rscaiir. la uraiulc amie di' >iiclirl Ani:"'. joue a\('c un curf-dcnls: a l'angle delà laltic. rmipcrcur ("Jiarlcs-Quinl, mi de pioiil, poiir Tord IV (k' la Toison. Paul Vri'onrsc s'osl iviirésonlé lui-niôino. avec les plu- lialiilrs pi'inln'S de Venise, ses cunleinpiuaiio. au milieu du Liiiuipe des utiisicieiis qui occupe le de\aid du lalileau; il es! en liahil Idanc et joue de la violt?; derrière lui le Tinlorel raccompagne avec un inslrumenl seuihlable; de la u Ire eùlé. Tilien joue de la basse, le vieux Bassanjoue tic la llùlc; enlin, celui qui est debout, velu d'une élolTe bi'ochée et ipii lient une coupe remplie dr \iu, est Benedello Caliari. livre de Paul. (Vest ce musicien jouant de la ^iole qui a inspiré à .M. Anlony Descliamps les beaux vei-.s que nous avons cités plus baut. Le tableau de.s lYoces de Cana était primitivement placé au fond du ivfectoire du couNenl de Saint-Georges Majeur; il \inten Fi-ance à la suite des carapagnt d'Italie dont c'est un des plus beaux li'opbées, car jamais le génie de Paul Véronèse ne s'éleva plus baut, et nous pouvons le dire, nous qui avons visité tous les palais, toutes les églises el tous les couvents de Venise, s 18;; 2. 19 dont il a couveii les murs et les i)lalon(is de ses écla- tantes merveilles. Paul Véronèse doit être mis parmi les quatre ou oinq premiers noms de la peinture, malgré l'espèce de pré- jugé qui semble classer au second rang les peintres de fêtes, de repas et de sujets d'apparat. Rien n'est plus grave dans la signification deTai-t, que cette peinture si gaie. Paul Véronèse n'est pas seulement un brillant coloriste, c'est aussi un grand dessinateur. Personne mieux que lui n'a établi une charpente humaine par grands plans simples à la manière antique,... dans ces vastes architectures aux balustrades et aux colonnes de marbre l)lanc, qui laissent transparaître l'azur vénitien à travers leurs interstices. Quelle fête splendide pour les yeux et quel sujet véri- tablement humain, malgré son apparente insouciance, que ces Noces de Cana! Ses festins sont tout sym- boliques, car l'on y mange à peine ; et ce n^est pas le feu de l'ivresse qui anime les yeux bruns de ces beaux groupes d'hommes et de femmes, mais un sentiment de joie universelle et d'harmonie générale. M. Z. Prévost ne pouvait donc consacrer son burin à la reproduction d'un plus noble chef-d'œuvi-e. 1176. Opéba-Couioci: : Reprise des Voitures versées. — Odéox : Les Absents ont raison. — (Iymnask : La Fille de la Grande Armée. — Délassements : L'Argent par les fenê- tres. — Hippodrome. La Presse, 10 mai 18.Ï2. 1176 '^'^ Salon de 1852. IV. MM. Gallait : Antigna ; Courbet: Duveau; Schutzenberger. — V. MM. Gendron ; Hamon ; Landelle : Couture: Laugée ; Devilly. — VI. MM. Bouterweck: Lecomte ; Bezard : Faustin Besson: •?ii iiisToiui; DKS (Huvnr.s dk th. <;.\r'iii>:u. Dcsyoffc. Boulanypr; Timbal; A. Arayo; Yvon : Labou- chcrc: Lcman ; Boutibonnc ; Toulmouche ; Schopin. - VII MM Jolin; Jcanron ; LepauIIc ; Octave Tassaert ; Isamborl: Houry; Von Savcrdonck ; F. Boissard ; Verlat ; Josquin: Ronot , Midy: Momjinot: Lcsser ; J. Bremond ; A. Tboinas, madame de Rougomont ; MM. Gosse; La- zerges. /-■/ /';vssr'. il, ij, i:! d 11 mkh is;;j. 1177. Nécrologie: Madame Sophie Gay. ht Presse, \:\ mai iN.ci.Crllr iuili( •• ({('(..iiilicr a rie n'iiiiprimét,' iiirnni- liii'Ii'intMil on 1871 dans SCS l'nrlniilfi l'ii)ih-iiii>nnii)is. iVcsl de «•(•! ailirli' (|iri'sl cxlrail un l'enscigmiiMnl sni' les ancOIro.s (II- niailaiiir Ar (iirardin, rciiseigneiiu-id si;4né : Tliropliilc (iaulicr, dans le pctil vnliinn' foninu'nioialir sur Minliniir (le (iiidnUit, irniiiiin»'' on 18,>(). II7S. rnKATiu>rn.\N(;Ms : Reprises de Louise de Ligne- rolles et de l'École des Vieillards.— Tli. d.s VAnniTiis : Canadar père et fils ; Une Vengeance. — Cy.mnask : La Fille d'Hoffmann. Chronique musicale ( : les Concerts). La l'rcs.-^i-, 17 niai lNi):i. H70. Thkatre-Franç.ms : Reprise de la Surprise de l'Amour. — Odkon : Le Bougeoir; La Chasse au Lion. — Th. des Variétés : Déménagé d'hier. — (Iymnask : Repré- sentation de madame Volnys. — (Les Illuminés, par Gérard de Nerval. /.-/ l'rrs^r, ^'i mai is:.2. inOi-iN Salon de 1852. VIII. MM. Chasseriau; Gérome; Burthe ; (A. Duval.» — IX. M. Herbsthoffer; madame Ber- taut; MM. Pils; Armand Dumaresq; Hillemacher: Verdier; Pluyette ; Comte; Porion; Lugardon ; Etex; Hunt. — X. MM Hébert; Cogniet ; Ricard; Amaury Duval ; Leh- mann; Dubufe. hiVrcs^r, 2.1, 26 et 27 mai 18:J2. 1180. Opkha-Comiqui': : Reprise de 1 Irato. — Pal.\is-Royal : Les Coulisses de la vie. — A.mhigu : Croquemitaine. — (La Femme et l'Enfant, par Al. Jobez;. L" /^r.s.sc, 31 mai-!*'' juin 1181. Tristesse en mer. Ikvuc de Paris, (1«') juin lS'.r2. Ces vers ont icpani (juelques semaines après dans les Émaux et Camées, (juils n'ont plus quittés. 1852. 21 Citons d'abord celte variante inédite de la quatrième sirophe : L'écume danse, l'eau tournoie ; Le gouffre blanchit et verdit, Et la poupe à grand peine broie Ce flot révolté qui bondit. Puis, quelques parties d'une autre version, dont nous devons la communication à l'inépuisable oltligeance de M. P. Lalanne. Elle contient deux slroplies inédites : Bien ! La tempête se décide ; Pour se noyer le temps est bon, Et le pays du suicide Pâlit sous son dais de charbon. L'éciime danse, l'eau tournoie. Le vent de plus en plus Iraichil, Et mon regard pensif se noie Dans le gouffre amer qui blanchit. A la mer, poésie oblique, Trompeuse amante, écho moqueur, Jetant la rime pour réplique Aux pulsations de mon cœur. iiiSTdiiii' i)i> ni;i \i;i> m: Tll f, MTIF.n. m Maiiilriiaiil rciiiic 1.1 itiili|)irr(', Du liuiil.ii:!' i|iiilti' r;i|i|iiii, Kl, coininc un cliicii avec sa |>i('rr<\ (loulf il loiiil avec Ion cinnii. il l'A va, .yunilr. MiiM-oniiaissalilt', Dans le lil îles ,nlan(|ii('s Irdnpcanv, Siii' riimnidc (iri'illcr de salilc Saxoiu'iT |i>ii piriiiii'r iTpos. 13 Dovinanl une âme on détrcsso, La Svmpalliie aux Itras ouverts, Dans ce regard pleure et earesse. Saint, veux Meus! l)onsoir, llols verts! \o\c\ maiiiU'iKUll, uiuï-i (|ue nous l'av/uis aiinoncr (voir n» i149), la première version inédite de fcllc pièce et de Cœrulei oniU, en un seul morceau, sous le litic de Murhu' : Fl<>l:i cc/V.v, !/ri(x rci'ts, version divisiM- en deux chapitres, el qui contient de noinhreuses dill'érences avec le texte imi)rimé : I Les mouettes volent et jouent. Et les blancs coursiers de la mer, Cahrés sur les vai^ues, secouent Leurs crins éclieveiés dans l'air. 18.; 2. 23 La nuit tombe; une line phiie Éteint les fournaises du soir, Et le steam-boaf, crachant la suie, Rabat son long panache noir. Le cœur brisé, le front livide, Je vais au ])ays du charbon. Du brouillard et du suicide!.. Pour se tuer le temps est bon ! Ma tristesse avide se noie Dans le gouffre amer qui blanchit, L'écume danse, l'eau toui'noie... Un plongeon et tout serait dit. Oh ! je me sens l'àme navrée !.. Les flots gonllent en soupirant Leur poitrine desespérée!.. Le ciel est noir, l'abîme attend ! 0 chères peines méprisées, Vains regrets, douloureux trésor, 0 blessures cicatrisées, Voilà que vous saignez encor ! Illusions d'amour perdues, Faux espoirs, folles visions, Du socle idéal, descendues. Un saut dans les moites sillons ! Livide, enflé, méconnaissable, Je dormirai bien cette nuit Sur l'humide oreiller de sable. Bercé par le Ilot qui bruit ! 21 IIISTniHR DRS ("H-TVHRS Di: TH. C.MTIEH. Il Daii;; les roiiniircs de sa manie, Sur le ponl. assise à rrcait, l'iic li'iiiiii(< pair t'I t'Iiaiinaiilc Liiissc Uni Ici' son \o\\ii irganl. Des )(M1\ où le ciel se irllric M'oiil l'ail Sdiiiïiir plus qu'en enfer ; Les siens, sons leni \ai;no paillette, IMviiiirnl les leinles de la nier. Los teintes de la nier itrofonde ( In ;4Ît noyé |dns d'nn trésor; Peut-tMre en iilongeant dans lenr onde ( tn lroii\erail la eonpe d'or ! Leurs disques verts, quand on s'y penche, Laissent, sons leur changeant tid)Ieau, Briller au loin une dîne blanche, Comme une perle an fond de l'eau. Ah ! si plus tôt de ces prunelles Dont la grâce triste me rit. J'avais pu voir les étincelles, On la lumière s'attendrit! Oui, sous leurs cils an\ noires franges, J'aurais, avec leur reflet clair, ' Aimé ces prunelles étranges. Et profondes comme la mer. Un pouvoir magique m'entraîne Au gouffre vert de leur regard ; Comme au fond des eaux la sirène Attirait llarald Ilarfagar. 1852. 25 Mais ce n'est pas la blanclieui" bleue IViî joli monstre au chant fatal, Montrant son sein, cacliant sa queue, (Jui me courbe sous leur cristal. J'entrevois sous leur transparence, La sympathie aux bras ouverts, (Jui pleure et dit à ma souffrance : « Ûh ! suis-moi dans mes palais verts ! Pour adoucir la douleur ùcre Je connais des philtres calmants; Près de moi, sur mon lit de nacre, ïu feras des rêves charmants ! Et quand mugira sur ta tête Le flot qui ne peut s'apaiser, Tu n'entendras pas la tempête. Assoupi par mon doux baiser ! » 1181 '''^ Salon de 1852. XI. iMM. MuUer; Rodakowski; madame O'Connell ; MM. Benouville; Vetter: Masson; Michaud; Tissier : Pérignon; Hofer; Jobbé-Duval; divers: Cambon; Lugardon; madame Calamatta; MM. Bertier: Beliiveaux ; Foulongne ; Froment de Lormel ; Félon . ] — XII. MM. Meissonier; Fauvelet; Chavet; Plassan; Billotte; E. Frère; Raffet; Beaulieu; Roqueplan. Le fra^iment de cet article relatif à Raflet a élé rriiiijuinié eu 18()2 par M. T.ia- coinelli dans son livre sur cet aitistc. — XIII. MM. Henri Baron: Hoffner; Bonvin; (Luminais: Desbarrolles ; Pen- guilly (L'Haridon); F. de Lemud; Adolphe Leleux: Armand Leleux ; Marchai ; Couraud : Leray : Tony Johannot ; divers ; Stevens ; Jadin ; Kiorboë ; Palizzi ; Geignard ; Loverdet : Ph. Rousseau; Loubon). —XIV. MM. Cabat ; Bellel ; Flandrin ; Aligny : etc.; (Jules Dupré ; Bodmer; Ziem ; Serrur; Éd. Bédouin; Brion ; Daubigny; Corot.) La Presse, 2, '.i, 4 et G juin 18o2. '2(i iiiSTtiiiii". i>KS ma'viu'.s in; ni. caitiiv^. Iisj. \ AihKvii.i.i; : La Maitrcssc d'été et la Maîtresse d hiver. — (Iwin.vsi. : Un Soufflet n'est jamais perdu. — Vente du mobilier do M. Victor Hugo. /.'/ irrssr, 7 juin iHM. Cr ilrniiiT aiticlc a rie nim|ii iiin' dans \' .\i'li>ili' du 17 juin tlf la iiir'iui' aiiiirc l'I. ru IS7i, à la .siiilc ilc \'llisliiiri du {loiilillltisiiii, MUis 11' lilli' ilr : Veille ilii inniiil/er île Viehir lltuin ni I8i>2. IINJ J". Salon de 1852. XV. MM. Rousseau; Hoguet : Ciceri; Desjobert; etc.; (Nason ; Français; Fourmois; Ber- chére; Chacaton ; Nègre; Salzmann: Souplet; Bonheur; Segé: Fiers; G. Lacroix; Paul Huet; divers; Jeanron ; Gudin; Hintz ; Saint Jean ; Tourneux; divers). — XVI. (Sculpture). MM. Pradier ; etc. ; (Clésinger ; Ottin : Poitevin ; Lequesne ; Cordier ; Jaley ; Etex ; Maindron ; Levèque ; Rude; divers). I.n l'resse, S cl Kl juin iJS.i^. l.ai'liflf (lu Ktjiiiu l'sl il' (ii'i iiiii' (|ue TliOopliile (lauticr ail (''iTil, l'rt ('lé-la, ;i ht l'iesse: il parlil [hmi de jouis apirs |i(>ui- (".unslantiiioplc, cl, le icuillclt)ii tic Ihéàtre du luiiiicio du I t juin onniMience par collo uolo : l'cihlaiil ral).^(Mirp(le M. Tliùopliilc GaiilitT, pari! pour 1111 Noyagc de (|iit'l(]iit\>; mois ou Orienl, le reuillclon (Iramalirpio do la Presse osl confié à M. Louis do Cor- Tiiouiu. 1182 ■'•'. Émaux et Camées, ]iai' Théophile (iautier. iii-iS (le lroi.>< fouiilt!S l/'.i, 112 pajrt'.s. Iniprimeiic de Rtirmi. luc d'Krfiiilh, à Paris. — A i'aris, chez Eufjàie Didirr, lue des neaux-Ails, iv G. f^iix : I liane. r.e livre célèbre, que nous trouvons inscrit sous le numéro 4081 de la Bibliiiijruphie de lu Fronce du 17 juillcl \H'M, nï'tait alors rjuiiii tout petit et inij.'non volume qui lui i\û< on veille ,111 coramencemenlde ce mois, a h us (pic son aiileui- était il Constanfinople; il a ou, jusqu'à son édilion délini- tive, en 1872, cinq éditions disliiicles; la seconde jiarui aussi chez Eugène Didier, en 18o3, et fut oubliée, on 1858, lors (le 1 impression do la troisième, pul)li(''e chez Poulel- Malassis. Celle-ci poile rindicalion inexacte de ; seconde 18o2. 27 édilion, et umcl les doux pièces ajoiiLées à l;i vérilahlc seconde édition de IS'.id. La quatrième et la cinquième parurent chez Charpentier, en 18G3 et en ISOO, sous le litre de : Po('s/cite du lo juillet et dans \a Revue de Par/s d'août 18.")2, sans êlre inditjué à la table de ces recueils. 1184. Le Monde est méchant. Réimprimé aussi dans VArtisle du 1*'' août 18j2, sans indication à la table. Voici plusieurs versions et variantes inédiles de celte pièce, toutes on ne peut plus curieuses : Le inonde est méchant, ma petite, Et dit que tu n'as pas de cœur ; Sous ton sein où treml)le une fleur. Alors qu'est-ce donc qui palpite? Ce doux tic-tac à ton côté, Ce n'est pas un sang plein de sève, C'est une montre de Genève, Un ressort cliaque soir monté. Le monde est méchant, ma petite; Il dit que tes yeux sont d'émail. Qu'un rouage d'un tin travail Les fait tourner dans leur orbite. 2« iiisidiKK itr.s (»i;i vhf.f; dk ni. caitiru. S'il luit sdiis leur s(»\(Mi\ lidtMii l'iic laiinc, pnic irisrc, On pii'lt'iid que lu l'as piiist''e A\t'c Inu iloiul iiu xcirc d'eau ! Voici lUinnlcnanl nue vari.iiilc dans la l'oiinc nrlucllf du iiiorci'au. avec les riiucs ciilic-ci'oisr'cs ; Le inondo cj^t mécliaiit, ma pt'llle; Il dit (|U(' tu n'as pas do Cd'ui', El (|u';i sa placo il ii(> palpifo (jiic lamoutio, au tic-lac luoqucuc. PouilanI Ion soin ôinu s'rlcvo Et s'abaisse comme la mer, Et ton sang jeune et plein de sève Coule visible sous ta chair. Le monde est méchant, ma petite; 11 dit que tes yeux bleus sont morts, Et se meuvent dans leur orbite A temps égaux, par des ressorts. Pourtant, sans (lu'elle soit {misée Avec le doigt au verre d'eau, Une larme, perle irisée, Tremble à tes cils, mouvant rideau !.. Le monde est Uiéchant, mu petite; Il dit que tu n'as pas d'esprit, Et que les vers qu'on te débite Sont pour loi comme du sanscrit. — Pourtant, sur la lèvre vermeille, Rose s'ouvrant et se fermant. Le rire, intelligente abeille, Se pose à chaque Irait charmant. 185 2. 2!) C'est que tu n'aiuies, ma petite, Ni celui-ci ni celui-là; Et que pas un, hors moi, n'agite, Ce cœur, ce rire et ces yeux-là ! Voici eiifin une dernière varianlo des deux preinièros strophes : Le monde est méchant, ma petite, Et dit que tu n'as pas de cœur; — Alors, qu'est-ce donc qui palpite Sous ta gaze où tremble une fleur ? Est-ce une montre de Genève, Ce doux tic- tac à ton côté? Non, ce sein qui s'enfle et s'élève, J'ai la clef d'or qui l'a monté. Ces vers ont été mis en niusiiiue par MM. (i. lîelliiii el M. Ubeiti. liSi). Inez de las Sierras; à la Petra Camara. Le dernier vers de la pièce contient une faute, dans la première édition. Il est imprimé ainsi : Mourant ^ un poignard dans le cœur. Voici d'intéressantes variantes inédites de cette pièce î J'ai lu bien souvent une histoire Nommée Inès de las Sierras, Puisée à la même écritoire Que les Trilbys et les Smarras. Dans un château d'Anne Radclilfe, Au souper qui s'y fourvoya Inez s'asseoit, ombre apocryphe, Qu'on croirait peinte par Goya. :ki FiisToiiii: DIS (>ir\iii> m. ïii. laitiku. Los \;isl('s salles ilélaliires Aux coiiloiis liMcnt It'iir srcit'l, Aicliilcfliiics cIIoikIii'cs (Juc Piiaiirsc ;;ra\('iail. Priulanl le S(Mi|)t>r (juc ic^aidc Une collccliim d'an'UN. Allit'ir, raniuclic et liai^anlc, l'ii cri ir|i(iml aii\ (liants jdvciix. D'imc f^aicric en ilccoiiilu'cs, (Juo tics vilra^'os clVoiuliés Entrocuuiicnl de clairs H (rombros, Inez s'avance par degrés. Peigne au cliignon, hasquine aux liauclies, On la voit inanlier en glissant, Dans les bandes noires et Idanelios, Disparaissant, apparaissant ! Avec une volupté morte Manégeant son (eil andaloii. Elle se pose sur la jtorle, Sinistre et belle à rendre l'on. Sa robe déteinte et Iripée Par le long séjour des tombeaux, Fait luire, dun rayon frappée, Ouelques paillons sur ses lambeaux. D'un pétale découronnée A chaque soubresaut nerveux, Une rose, demi-fanée, S'efl'euille dans ses noirs cheveux. 18:i2. 31 Une cicatrice, i)areiile A celle d'un coup de poignard, Forme une couture vermeille Sur sa gorge d'un blanc blal'ard; Et l'ivoire des castagnettes Sur des rythmes prompts et stridents, Aux pouces de ses mains fluettes Claque et bruit comme font des dents. Elle danse, pâle bacchante. Des pas anciens sur de vieux airs. D'une grâce si provocante, (Ju'on la suivrait jusqu'aux enfers 1 Ses longs cils semblent, sur ses joues, Des ailes de papillon noir. Et sa bouche frêle a des moues Ou'Esméralda voudrait avoir. Sa jambe, sous le bas de soie, A des lueurs de marbre blanc. Et sous sa jupe qui tournoie Brille son corps et incelant. Dans cette danse fantasti(pie Aux pas funèbres et charmants. Revit l'Espagne poétique Avec ses \'ieux enchantements. Grâce arabe, fierté romaine, L'Espagne du romancero, Ayant au cœur, comme Ghimène, Des gouttes de sang de taureau. 32 iiisToiHi; iti:s oKivnr.s de th. liAUTiKU. Sa iiiai(|iit' r()ii,L;c à la iKiiliiiic, C\'Sl la rivilisalidit. Avec sa ikhim'IIc (Idclrim* Fi°a|i|iaiil au inii la iialioii. .l'ai \u ce lantniiic au (i\iiiiiase ( lu l*aris ciilicr radiniia, Lorsqut' dans son linceul de gaze, Appaiiil l'oliii Cianiara. ('.('Ilr niorlc passioiiii(''(' A In résisliblc laniriicur, Kl, comme Inès Tassassinée, Dansant, un iioignaid dans le cdHir ! Voici eiu'oïc deux vai'ianics (riiin' niruio sli'opiic. (ni se rclrniivcnl en |iailic lr< sli (i|ili('s (li.\-si'|i| cl dix-liiiil di' la pièce : L'ancicniu' Ks|iagn(' pocliipic |{evit dans ses fiers niouvemcnls, Et dans sa danse fanfasti(pie Aux pas sinistres et charmants. Dans sa basquiuc (|ui s'envole Au tourbillon du boléro, Revit sombre, charmante et folle, L'Espagne du romancero. Le second vers de celte dernière strophe; csl aussi ccril ainsi : Au roulement du pandero. Tli('-opliil(3 (laulier a cité lui-inêmc quatre strophes de cette pièce dans son i'cuillelon de la Pra^sc, du l" février 18;i3, et on la retrouve encore, en 1862, dans le tome quatre de Tanlhologie : Les Poètes Français. llSfi. De Paris à Constantinople, promenades d'été. I-II. Malte; III. Syra ; IV. Smyrne; V. La Troade, Les Dardanelles. Constantinople; chnpifros I à V; le preniiiM' purle k' tilnj dv : En mer, .lu lieu de Malte;. La Presac, I, 2, i), () e( S oclobre 1832. L'ouvrage, dont ces articles sont les premiers chapitres, fut promis sous bien des titres et chez plusieurs éditeurs; Eiigr-ne Didier et Michel Lévy l'an- noneèreut successivement sous le litre qu'il porte dans lu Presse, et ce dernier le publia (bMinitivement en volume, sous celui de Constantinople , qu'il a toujours conservé. La Rrriic de Paris inséra parmi les annonces inscrites sur ses couvertures, de septembre 1852 au V.i septembre 1833, le lilre d'un ouvrage à paraître de Théophile Gautier, le Serai, (|iii n'était certainement qu'un long fragment de ce volume. Il lUi parut jamais dans la Rerae, et la Presse publia l'ou- vrage entier. 1 187. 'Retour de Constantinople ; Remerciements à Louis de Cormenin: le Franc et le Hammal, pantomime turque à Moda-Bournou . — Thé.\tre-Lyrique : Flore et Zéphyre ,- Choisy-le-Roi. La Presse, 18 oclobre 18.")2. Tout le début de rel art icie, (jui devrait former le chapitre XV de Constanti- nople, a été réimprimé en 1877 dans le tome premier de VCh'ieni, sous le lilre di^ : h' Thriltre turc à Constantinople. 1188. Excursion en Grèce, l. L'Imperator et l'Arciduca Lodovico; IL Le Pirée ; IIL Les Propylées. Le Moniteur aiiiriTsel, 2(1, 21 el 27 octobre 18;i2. Ces trois articles, début d'un Vnyaije en Grree qui fut annoncé chez Eugène Didiei- et ne fut jamais ni publié, ni niémr achevé, ont été réim- primés pour la première l'ois en volume en 1877, dans le tome premier de VOrient, datés par ei-reur d'octobre 1833. Il faut dire ici que les chapitres IV, V et VI de ce voyage, qui |iarurenteu 1834 dans h^ même jdiiiiial (voir n" 1287'"'), ont, par inadvertance, été réim|uiniés sans les (rois pre- miers, en 18()o, dans Loin de Paris, de sorte que les seuls fragments écrits de ce voyage ne sont pas même réunis dans le même volume. Ils furent aussi annoncés pendant longtemps chez Michel Lév\-, où ils durent paraître sous le titre de : En Grèee et en Afrique, accompagnés des cha- pitres du Voyage en Afrique écrits en 1846. Mais ce livre ne parut jamais. II. 3 3i HiSToiiiK iiKS (ii:i \iii".s m; iii. cai tiku. Il^ii. TiiiATiir-l'nANCMs : Représentation par ordre :) Cinna: 11 no fant jurer de rien. — OmioN : Richelieu.— Débuts de M. Faurc à 1 Opéra Comique). La Virssr, l'.t ur- loUic lx,i;i. l.r (U-l)ul tic ccl arliclr ,i r\r in.>^('rr' I,i iiiriiic année dans : Sinirrc liisinrii/itr itr la ('"nii li(' cl (lier iiiaolru, ,1c vous rccdinmnnilr' tirs inslammonl madomoi- .S \i.\T-.\l.\iiTi.N : La Faridondaine. — V.mdk- vilm; : Alexandre chez Apelles ; Les Violettes et les Abeilles. — Anc.ikx (IihquI': : Masséna. — Chronique musi- cale, bt /'/v'ssc. Kl janvier I.S."):j. iiO'.]. Société des Amis des Arts de Bordeaux : Exposi- tion de 1852. /.'/ /'/v s.sr, i:; jaiiviei' is.'i:!. I.'n'i. CmyLi: i)'I1ivi:h : Les Pandéristes espagnols: Débuts de Nigel. — Tli. des Vaiuktks : Une Femme qui se grise ; Monsieur le Vicomte. — Vaudeville : Le Baromètre des Amours. — Italiens. — Salle Hebz. — Concerts. La l'rrfisr. 17 janvier I.S;)3. Les rcnidi'ristfs rspiKjnnl^ nul ('lé' i-i'iinpii- niés dans X'Knlv'nrlp. du 21 jnnviei' suivant. 120"). Ambigu: La Case de l'Oncle Tom. — <'. uti: : L'Oncle Tom. — Opéha-Comiquk : Le Miroir. — M. Schmidt . La Presse, 24 janvier 1853. d8:;3. 39 1206. Les Peintres vivants. Cent gravures, eaux-fortes, lithographies, jiar les premiers artistes, d'après Ingres, Delacroix, Uecamps, Diaz, Couture, etc. Texte par Théophile (lautier, Arsène Houssaye et Paul Mantz. Première et deuxième séries (seules parues). In-folio. Imprimerie de Raçon, rue d'Erfurth, à Paris. — A Paris, qiuii Vollnirc, w» '.\. Prix, 12o francs. Chaque série renferme cinquante planches. (Daté 1852). Cet ouvrage, qui parut par livraisons pendant l'année 18;)2, et que nous trouvons inscrit sons le numéro 71o de la B/hlio(jr3, n'a poui' Icxle que huit pages en tête de chaque série; aucun article II'}- est signé, et la plupart n'ont que trois ou quatre lignes ; la collaboration de Th(''ophile Gautier à l'ouvrage se borne à avoir laissé extraire et falsitier de ses dilférents Salons, quel- ques descriptions de tableaux ou statues gravés dans le recueil; on y retrouve, entre autres, ses appréciations sur VOrgie romaine, de Couture, le Combat de coqs, de Gérome. et la Femme piquée par nn serpent, de Clésinger, analyses extraites du Salejn de 18 i7. 1207. Apollonie. Rente de Paris, (1") février 18;)3. Ces vers sont entrés en 1858 dans la lioisième édition des Émaux et Camées (marquée seconde), qu'ils n'ont plus quittés depuis. 1208. THÉATiiE-LYruQUK : Le Lutin de la vallée. — Vaude- viM.K : La Terre promise. — l'ii. des Vaiuétks: Un Ami acharné. — (Vente des tableaux de M. Dugleré . La Presse, i" iV'vrier 1853. 1208'''^ Émaux et Camées. Deuxième édition, revue et augmentée, par Théopiiile Gautier. In-18 d'une feuille et demie, plus trois feuillets, 102 pages. Imprimerie de Raçon, rue d'Erfurth, à Paris. — A Paris, chez Euf/rne Didier, rue des Beaux-Arts, n» G. Prix, 1 franc. Cette édition des Émaux et Camées, que nous trouvons inscrite sous le numéro 834 de la, Bibliographie de la Franee du 5 février 1853, contient deux pièces de plus que la pré- cédente : les Accroche-Cœurs et les Néréides, cette dernière inédite. Nous avons déjà dit qu'elles furent oubliées, en 1858, •10 IIISTiHUr hl s (HTMillS |)i: l'Il. (.AITIKIL lins (II- l;i Mim|iits>i()ii (lc> EiiiKii.r «7 Cnwi'rs. <•(> c|ni s'cx- |>lii|u»' |MMil-tMir |>iii- le fait i\nr riinlii'alioii de ilcii.ririiic rdi- (ion, rentr il iiitniiintlt^r, no se Iroiivi' i|iii' mm la cnuvci liir( impriinôi' du vidiiiiir ri n'a pas rir n'|iioiliiilc >\\v >(iii liln iiili-rinir. I2(i'.t. Les Ncrcidcs. Nnui imis vrisioiis dillV'it'iiles, hvim \ariaiilcs iiicdilr.s, de celle pieee, (pic Tliéoplide (iaidicr ; licaiicyiip liavailléi' ; nu \ lioiivcia |iliisicms sli nplies sup primées dans les EiiiKii.r ri l'uiinis. I,e piiniier liire de l;i pièce clail : lys Siii'iifs, l Jo possédais une a{piarelle Do Tliéophilc Kwiatowski; N'allez pas me clicrdier qiierolle Pour ci^ nom ipii linit en ki, Car l'aquarello était eliarmantc Kt d'un pinceau limjiide et clair; Au bout d'une vague écumante Dansent des nymphes de la mci- ; Chairs blanches au Ilot bleu lavées Sous l'or vert de leurs longs cheveu v, I^t, comme l'onde, soulevées Par le bras des Triions nerveux. Au fond, dans des rougeurs d'aurore. Un navire se détachant Avec pavillon tricolore, Et du groupe se rapprochant. J'aimais ce bizarre mélange, De fable et de réalité, Et ce navire qui dérange Les Néréides en gaîté. is;;:!. -ii Et je croyais, dans mon voyage, Voir la sirène au sein nacré, Suivre le navire à la nage. Telle qu'on la voit dans Cliompré ', Mais aux mers classiques de Grèce Entre Saint-Ange et Cérigo, Je n"ai pas vu, je le confesse, Même un marsouin dans l'indigo ! II J'ai dans ma chambre une aquarelle D'un peintre polonais, à (jui Rythme et rime cherchent querelle : — Théophile Kwiatowski. Fantaisie étrange et charmante ! On y voit, fleurs du goufl're amer, Jaillir d'une vague écu mante Trois nymphes à l'œil vert de mer. Nacre et burgau, corail et perle, Parent, maritime trésor ^, Leur gorge où le flot qui déferle Suspend d'autres i)erles encor. Et, jusqu'aux hanches soulevées Par le bras des Tritons nerveux, Elles luisent, formes rêvées, Sous l'or vert de leurs longs cheveux. 1 . Auteur d'un Dictionnaire d'> la Fable. 2. Autre variante de ce vers : Constellent de leur frais trt'sor. 1;' iii-iMii;i: i)Ks (n:iviu;s ni', tu, (.m ïiiiii. Ou iiii|M)ilt' >i leur Itliimlit'iii' lili'iic Se j;l.ut' il'iiii ;;l.iin|iic liissoii, l'^l si leur corps liiiil en (|U('ii(', Mnitii' rfiiiiiif, iimilii' imisson. Hiii se somiciil de lu iM^miic Kl (It's reins aux s(|iiitiiiiiit'ii\ if|ilis, (Jiiiind ('inn'p'iil des peins d'ivctirc, IVil' le li,ii-i'i (lr> lldis |M(lis ! J iiddic CCS liciiiilcs li\liiid('s, Monstres cliiiinianls des anciens jours. Ou lï'caille des Néréides N'eiïaroueliait pas les amours. J'irais au troupeau de Protéo, Sans peur des écailles d'argent, Dans ton triomphe, ôGalalhée, Ravir la syrène nageant ! J'aime ce bizarre mélange De fable et de réalité, Et ce navire qui dérange Les Néréides en gaité; Un paquebot moderne encore, Portant panache de vapeur, Avec i»avillon tricolore ! Les nvMifilics (Ml ]tlongent de peur. Les trirèmes devant leurs proues hes laissaient chanter autrefois, Mais la vapeur avec ses roues ', Briserait leurs corps et leui's voix. 1. Antre variante de ce vers: Mais le ateam-boat avec ses roues. 18o3. l.^ Adieu, fraîche mythologie! Le vaisseau passe et croit, de loin, Avoir vu sur l'onde rougie Une gambade de marsouin. III J'ai dans ma chambre une aquarelle Fantasque, et d'un peintre avec qui La rime exacte se querelle : — Théoi>hile Kwiatowski. Un y voit, bizarre mélange De fable et de réalité, Passer un vaisseau qui dérange Des Néréides en gaîté. Mais le jour vient et dans l'aurore S'ébauche un navire à vapeur Portant pavillon tricolore... F^t les nymphes plongent de peur. Les trirèmes devant leurs proues Les laissaient jouer autrefois; La nef moderne avec ses roues Casserait leurs reins et leurs voi\. Les Néréides ont été insérées aussi ilum ÏAUnanneh pari- sien de 1870. 1210. Opéra-Comiql'e : Les Noces de Jeannette ; Le Sourd. — Opkra : Louise Miller, débuts de madame Bosio. — Th. des Variktks : Le Potager de Colifichet. La Ptr^^ie, 7 février 1853. Il III^Tdllli: DKS oi;r\i!KS dk 'ni. cAirriKH. I-MI. ïiiKAïui: I ii.\M aïs : Lady Tartuffe. L'i l'rrsar, \\ [,'•- viifi- IN.iiJ. IJIJ. Th. lits Saisd.ns : L Hiver, fantaisie de circons- tance les Mois, dessins de Cli. Jacques. —Th. (h's VAitii:- TK.s : On dira des bêtises. — P.iutk-Saim-.Mauti.n. — Chro- nique musicale. Lu l'irssr, 21 IV'Viicr IK.'iiK (.'c.sl (hiiis ce l'ouilh'loil que Thr-opliili- (i.iiilici rilc h- laMU'UX sojiiicl (h's Driiii-Uu'iihs, dWiif^ii^h' Niicijiifiic : Sdllllr.nc! Tu M'nus. — Le ciel gras, Oui s'a!)iè},'e, Nous assiôge D'un ramas De l'rimas; Paul, il neige. Eii bien, l'aul, Vois le sol ! La terrasse Va clianîj'eaul Celte crasse En argent ! (Idiil la (Uirieuse paiodie suivanle, allribut''0 à Ciiailos Uaudclairo, a (Hé publiée dans la Prlid' Ucrue du 24 juin 1865 : Vacquerie à son Py- lade épi- que : qu'on crie, ou qu'on rie, leur épi bra\c pi- aillerie. 1853. 45 0 Meiiri- ce : il mûri- ra momie. Ce truc-là mène à TA- cadémie. 1:^1:3. ÏHÉATRF.-FnANÇAis : La Mal'aria. — (ivAiNAsi: : Élisa. — Italiens : Concert d'Emile Prudent. — ^Vente de Feu- chères, j La Prrxsc. 7 inai's l(S."i3. 1214. Odéox : L'Honneur et l'Argent. — Italiens : Sé- miramide . Lu tresse, 14 mars 1853. 121;). Thkatre-Lyrique : Les Amours du Diable. — Théatre-P"ra>(]ais : Les Souvenirs de voyage. — Porti;- Saint-.Martin : Frère Tranquille. — Tb. i!es Variétks : Un Notaire à marier. La Presse, 21 mars 1833. 1216. Panorama de la bataille des Pyramides. La Presse, 23 mars 1833. 1217. Gymnase: Philiberte. — Italiens : Le Barbier de Séville; débuts de madame de Lagrange et de M. Rossi. — Concerts. La Pres:ie, 28-29 mars lS.'i:i. 1218. Théatre-Fmanijais : Les Lundis de Madame. — Opéra-Comique : La Tonelli. — Un salon décoré par Séchan pour le Sultan.) La Presse, 4 avril 1833. 1219. Thkatrk-Franç.ais : Le Mariage de Figaro. (Nou- velles, i — Tb. des Variktés : L'Amour, qu'est que c'est que çà ? — (Iaiti: : Marie-Rose. — .\mbigl' : Le Château des Tilleuls. — (Musique.) La Presse, M avril 18.)3. 1210 ^". Constantinople : V. Les Bazars; VI. Les Dervi- ches Tourneurs. (Eu volume, chaiiitres .X et XI. i La Presse, 13 et 1(3 aviil 1833. 1220. Vente de Decamps. — Théâtre-Lyrique : Le Roi des Halles. — (Concerts.) La Presse, 18 avril 1833. Lue ]tartie de riuLroduetiou de eet arliele a été réimprimée daus V Ar- tiste du l" mai 1833, sous le même titre : Vente de Deeamps. iC. IIISTolHi: l)i:s (IKIMIKS DR TU, (.AITIKII. liJd^''. Constantinople : VII. Les Derviches hurleurs; VIII. Le Cimoticre de Scutari ; IX. Karoçjheuz; X. Le Sul- tan à la Mosquée: Diner turc. \V.n \nliiini', iIi,i|mIi's \II, Mil, \l\ ri \V /.// /V-'.s.sr, :2(l, 21, 22 cl 2;t avril i,s;.:î. Csl i'i\lii' ces lieux (Icniicrs l'Iiapil its (im- (h'vi'ail se [ilaccr iiii flia|iilrr ('(uiiiili'mi'iilain', ((imiMisi' (lu Iciiillcldii de lu Vrcsse lin IS ocIoIm'c IS;i2. fl iriiii|tiiiMr dans VOilciil. sniis le I ilrc (le : /»' ThiiUi'i' liin- it ('<>iistiinliiiiii>li'. In IVa^iiicnl (]!• Ijh- liclc (In 2il avril a i'('|iaru on IJS.l'J ilaii.s le voliiiiic de ( Jiai lis Moiisclol, la Ciiiaitiirir })iir(i(ji(('^ sous le lilrc do: Un iliinr fiiif. 1221. OpKiiA : La Fille mal gardée; Giselle; Orfa. — riii:\Tui;-l"iiAM aïs: Représentation au bénéfice de Samson ; Madame Arnould-Plessy. -- l'(utii;-SAi.\T-.\lAUïi.\ : Ligier dans Louis XI et dans Tartufe. - Thkatuk dks .Mahkin- NKTTKS : Le Merle blanc. — Iiamkns. — Concerts. — (Con- férences de Philoxéne Boyer . La /'/esse, 2.) a\ i il Is;;:}. 1221^'. Constantinople: XI. Les Femmes; XII. La Rup- ture du jeiine ; XIII. Les Murailles de Constantinople; XIV. Balata, le Phanar, Bain turc, ^lai volume, eiiapllrus XVI, Wli, WIII cl XIX.) La Presse, 27, 28, 29 et 30 avril 1833. 1222. Nécrologie :) Odry. — Oi'i';!1a-('.o.\iioui'; : La Lettre au bon Dieu; L'Ombre d Argentine. La Presse, 2 mai I8.'J3. Lu !'ra^menl liés iiicomplel de eel ailieli; de (jaulier sur Odi'v a été réimjirinié pu 1874 dans ses Portrails conteinponiiiis. 122.3. Oi'iiuA : La Fronde. — (Itami:.\s;. La Presse, 10 mai 1853. 1221. I'outk-.Saknt-.Martin : Le Vieux Caporal: rentrée de Frederick Lemaître. — Concert d'Offenbach : Le Trésor à Mathurin. Nouvelles . La l're^sr, \C>-[~ mai 1803. I22.i. Vaudevii-lI': : Les Filles de marbre. — l'Ii. des Va- luiinis : Les Femmes du monde. — Itaijkns : Le Bravo ; Attila; Bénéfice de Maria Martinez, la négresse . — Thkathk-I.vkioi E : Le Colin-Maillard. — Pianos Herz). La Presse, 23 mai I8.)3. 18;; 3. 47 I22(). Italiens : Bénéfice de Maria Martinez ( : Quitte ou Double, proverbe par Augustine Brohan . — Ockha-Comi- QUK : L'Épreuve villageoise; La Fille du Régiment. — Gaité : L'Homme antipode; Les Œuvres du démon. — .\mbigu : Le Ciel et l'Enfer. — TmiATRii: lyrique: L'Orga- niste dans l'embarras. — Nouvelles i.Lr/ Prrsxc, :j(i mai liS.i;}. 1220 ^'i^ Scènes d'Afrique; Alger; 1845. Bnw de Paris, {{") avril et {!'''■) juin [H'.t'.\. .Nous avons (li'-jà parlé de ces ai- ficles, à propos (lu Vnyaçjc en Afn'qur. Us ne sont que la re- production, livrée ici pour la première fois au public, de ces pages imprimées déjà en 1846. Nous en reparlons uniquement à cause des dix derniers paragraphes de larlicle de la Renie de Paris de juin, (pii sont inédits, comme nous l'avons déjà dit, et qui furent écrits pour donner une fia à cette partie imprimée cl restée inédite du Voyaije en Afrique. Dans Loin de Paris, le dernier des dix paragraphes a été divisé cil deux. (Voir n° 792.) 1227. Gymnase : Les Folies d Espagne: La Pétra Camara: Ménage à trois. — Opéha-Co.mioue : Les Mousquetaires de la reine: débuts de Puget. — Italiens: Maravilla. — Le Chemin de la Postérité, gravure de Roubaud, et le Pan- théon Nadar. Nouvelles . La Presse, 7 juin 18.)3. 1228. Odéon : Le Roman du village. — Th. ilcs Vauié- TÉs : Les Mystères de l'été. Lt Presse, 13 juin 18.)3. 1229. THÉATnE-FRANQAis : Le Lys dans la vallée. La Presse, 20juinl8:i3. 1230. Salon de 1853. I. MM. Chasseriau : Gérome. — II. MM. Hamon; Hébert; Benouville ; Delacroix : Peintures murales. La Presse, 2i et 2.) juin 1803. 1231. «jaité : L'Ane mort. L'^j Presse, 27 juin 18:»3. 1231''. Salon de 1853. III. MM. Jalabert; Dumaresq; Michel Dumas; E. Maison: Lazerges; Puveau: Jobbé- Duval. — IV. MM. Chenavard: Maréchal; Heim: Gustave Moreau ; L. Boulanger: Matout. — V. MM. Laemlein : Le Henaff ; Billard ; Murât : Richomme ; Cibot ; J. Etex: Appert. — VI. MM. Gallait; Michaud: Mettez: Landelle: Ziegler: |,s lllSKHIÎi: l»i:s ((KINIIKS DK ïll. (i.MTIF.H. Picou; Dolaborde: Laugéo. — VII. MM. Yvon : Ronot; Philippoteaux: Fils; Hillcmacher : Glaize : Léman : Tabar ; Alexandre Thomas; Signol ; Dauphin : Crespelle ; de Winne : Bouet; Dupuis; R. Balzc ; Verdicr. /--/ /'/r>.sr, 2S, :>'.), ;!(i juin. !■•' rt :2juillrl is:.:!. |-2:t-2. Tiii-.\tiik.-Ii\\.\(:ms : Reprise de Damon et Pythias. — Sai.u; I!\htiii:i,i:mv : Grand Panorama de l'Amérique du Nord. L'i l'rrs^^r, ijiiillfl IK.'i:». \-2M^'\ Salon de 1853. VIII. MM. Winterhalter : Bar- rias; Marquis: Gcndron ; Toulmouchc ; Isambert : Mus- sini. — IX. MM. Cabanel ; G. Tyr: Rodakowski; Ricard; E. Dubufe ; Chaplin ; Guillcminot ; Lansac ; Timbal. LaPrcssc, (1 cl '.I luillrl ISii:!. 12:1:1. Courses de taureaux à Bruxelles. — Poute-S.xint- Mahi'i.n : L'Honneur de la maison. — (iv.\i.\.\si; : Maurice. La iVf.N.-ic, IS jiiillcl lN:i:t. I ■l•^■^ •'''. Salon de 1853. X. Madame O'Connell : MM. Reuille : Jules Laure ; Gigoux; C. Nanteuil : A.Dehodencq ; E. Giraud; Ch. Giraud: Devers. — XI. MM. Feodor Dietz; Brune; Chautard : Verlat ; Hesse; G. Doré; Courbet; Ad. Leieux; Arm. Leieux ; Schutzenberger ; Antigna ; Millet : Brion ; Bédouin; Hausraann ; Luminais. — XII. MM. Meissonier ; Fauvelet: Chavet; Plassan; Willems ; Knauss; AI. Stevens; Robert Fleury; Haffner; Besson : Ed. Frère; Trayer; Baron; Hamman; Al. Hesse; Bonvin ; Breton: Van Muyden: Ar. Gautier; divers; mademoiselle Rosa Bonheur; MM. Jadin: Ph. Rousseau; Troyon: Coignard: Stevens: A. Giroux: Chasseriau». — XIII. MM. Bellel: Cabat; Aligny: Bertin ; P. Flandrin: Desgoffe ; Th. Rousseau: Daubigny; Français ; Lapierre ; de Curzon ; Leroux; Belly: Michel: W. Wyld : Galetti ; Loubon , Ziem: J. Noël: divers . — XIV et der- nier : MM. Corot: Penguilly L'Haridon : (Bodmer: Lanoue: divers. Sculpture: MM. Cavalier; Barre: Marcellin : Mail- let: Guillaume: Ottin: Préault: Huguenin; Jouffroy: Etex; Loyson: Clésinger; Courtet : Lechesne ; Fremiet: divers . La Frcssc, 20, 21, 22, 2:j cl 2:;.jiiill('l is;i:î. 1234. Lettre au rédacteur en chef . /.'/ /'/vssv, 2:i juillcl ISo!}. 49 ISii;}. Avanl de citer celle lettre, nous allons, poui' la l'aire liien comprendre, reproduire d'abord un comple lendu de la iiiiziHtr des Trihutuni.r, inséré aussi dans la Prcs>;c du 2i- juillet 18o3; on sait que le journal paraissait toujours portant la date du lendemain; ce numéro a donc paru, en réalité, le 23 : TRIBUNAL DE LA SEINE (o« chambre). PRÉSIDENCE DE M. BERTHELIX. Audiciif'i' du 22 jn'dlrl , LA REVUE DES DEUX-MONDES contre la PRESSE. Le li'ibiinal de la Seine était aujourd'luii saisi d'iiii procès (iii'igé par M. Buloz, directeur de la Revue des Deux-Mondes, contre M. Rony, gérant de la Presse. L'objet de ce procès était une opposition pratiquée entre les mains de ce dernier par M. Buloz. créancier de M. Théophile Gautier. M. Rony, appelé à faire une (h''claration aflirmative, déclara, au greffe du tribunal, (ju'il ne devait rien à M. Théophile Gautier; que ce dernier ne recevait aucun traitement et n'avait droit à aucune i)art de Ijénéfice dans l'exploitation du journal la Presse; qu'à l'égard des feuilletons qu'il publiait dans ce journal, il en avait toujours reçu le i)ri\ comptant, en livrant le manus- crit. Cette déclaration a été contestée par M. Buloz; et c'est à cette occasion que se sont engagés les débats. M'= Nggent-Saint-Lâurens s'est présenté pour M. Bu- loz et s'est exprimé ainsi : « Messieurs, M. Théophile Gautier doit deux mille trois cents francs à M. Buloz. Cette somme lui a été avancée, il y a quelque ti'ois à (luati'e ans, à propos II. 4 50 IllSTOllU:; KKS (iKLVm'.S l)i; TH. (lAl'TIER. irim nmian. iTiin Capitaine Fracasse, (jni dcNnil ('Ire lail cl (|iii n'a jamais |tani. ». nnlo/., a|iirs a\(»ii' (U'passr les liiiiili's de la |ialii'ii(i' liiiniaiiir . sontica un Joui' à r('clanii'i- xm dû. On lin rciiondil par un i'(d'iis (ir-daiiiiiriix. Il lallnl liirii fairo as^siiriKM" M. Gaiilici-. Le 2 (IrciMiilire I8.')l.la ciniiiiiiMiit' Cliandiic lui donna un d(dai de six luois pour sr lilirri'r rn l'ournissaiil i\r':^ liM\au\ lilIrraiiTs sur Irsipiris il ioiicht'i'ail luoilir. Passi' oc (l('lai. M. Gaulii'C iHail condainiK'" à payci' 1rs dru\ mille (rois ccnls fi'ancs; il Cul. dr plus, coiulamiK'' aux di''i)tMis. u Los six mois soiU passés, cl .M. ("laulicr n'a rien donne, pas un roman, pas un cliaiulii'. pas une liiiuc Voici bien autre ehosc : il a puhlir plusieurs arlicles dans une revue rivale (pi'on chercliait à ressusciter, dans la Revue de Paris. Le [irocédé est un [x'ii leste, et I Vancliement M. Buloz n'a pas pu en être satisfait. Alors, M. Buloz a pensé à employer les voies légales. La dette est exigible, il xa se l'aire payer... Mais commeni l'aire? Quel moyen prendre? Comment percer ce rempart de précautions derrière lequel on n'aura pas manqué de se retrancher? La Revue songea à la saisie du mobilier, et tout aussitôt nous vîmes apparaître le moyen connu, la revendication, sous la forme d'une gracieuse et célèbre artiste, et c'était une revendication hautaine, altsolue, qui gardait tout, qui prétendait à tout, même aux pipes cidoltées. « y^fl^eyue chercha autre cbose, et comme M.Gautier écrit le feuilleton du lundi dans la Presse, elle forma opposition entre les mains de M. Rouy, gérant de la Presse. « M. Rouy, cité en iléclarationafiirmative, a dit ipTil 18:; 3. 51 ne ilc\ail rien à M. Gautier, (ju'il payait comptant à chaque livraison d"un feuilleton. « Ali ! c'est trop fort! Que M. de Girardin veuille être d'une complaisance aveugle pour M. Gautier..., soit; mais que le tribunal accepte les consc'niuences de celle complaisance, voilà qui est impossible, car, en le fai- sant, le triijunal ouvrirait la porte aux abus les plus déplorables. Et, en elïet, pour les gens qui ne veulent pas payer leurs dettes, on avait inventé l'artilice de la revendication, voici qu'on invente aujourd'hui l'artilice du. payement comptant. « M. Rouy nous dit : Je ne dois rien, j'ai toujours payé comptant. J'ai payé depuis votre opposition; mais pour les feuilletons qui ont paru avant voti'C opposi- tion, vous ne pouvez élever aucune prétention, car M. Gautier n'avait aucun droit à ces payements au moment de votre opposition. « Je réponds deux choses : « En premier lieu, je crois que la Presse est trop complaisante pour être sincère. Oubliant (ju'elle n'a ici aucun intérêt, elle se livre aux inspirations d'une bien- veillance fiÀcheuse. Il y a un traité entre la Presse et M. Gautier, je le crois, j'en suis certain. M. Gautier ne puldie pas dans la Presse des feuilletons au hasard, à son heure, à son gré. Il fait la Revue dramatique (ies lundis, comme M. Janin la fait dans les Débats, M. Ma- tharel dcFiennes dans le Siècle, M.Rolle dans le Moni- teur, M. Lireux dans le Constitutionnel, etc. « Pour cette publication hebdomadaire il y a un traité, c'est hors de doute ; et s'il y a un traité, alors plus de difticulté. Mon opposition a valablement porté sui' les conséquences de ce traité. r>-2 iii>T(tmi: des oklvuks i»k th. (i.\riii;H. « Mais voiiloz-vnns qu'il n'y ;iil pas de Irnilr. (|ii(m pave comiilaiil ltiii< Ic^ lundi'-... (pir iiriiii|i(Mlr? Il nVii fsl pas iiidiiis M'iii (pic M. (iaiilicr a rolili.yaliitii de l'oiinur l(lll■^ les lundis Ir rciiillrldii (\\'<. Ilicàlrcs, un rt'iiilli'ion d(Md II' jdiii n;d nr pi'iij passe passer, (pic A; /* rosse d l'iddiLialidii >]>■ iccc\(iir cl iliiiMTcr ce l'ciiillc- Inii. ipi'il \ a la lin cdiilral s\ iialla.u'iiiaiiipic. une ciin- \cMli()n \ei'lial>' ijin d'-iille du l'ail iiialcriel cl cniilinii de la piildicaliiiii. | iiiC(tiileN|aldc. Hue M. tic (îiranlin piihlie iiii rciiillidoii de lliéàlrc lundi prochain ipii ne [K.ric pas la si.uiialure : Tliéopliil(3 Gaulier, cl, sans T'ire ]iroplièle. Je suis sfir (pTil y aura procès. « .\ii >iirplus. messieurs, poiinpioi ne pas dire (|iie lesopposilioiisipii frappenl un salaire engagent le passé, \o présonl cl l'aveinr? Esl-ce (jue cela ne se voit pas tous les jours dans !a praliijne? On forme opî)osilion sur les appoinlenienis d'un employé dans une admi- nislralion: celle ojijtosilion fVappe les aiipointemenis non échus, c'i'sl-à-dire l\'nenir. « Je termine m m)iis signalant de noiiNcaii ce (juil y aurait d'ahusif cl de désastreux dans la doctrine (pi(3 nos adversaires risquent ici. En l'adoptant, le trihunal aura donné à tous ceux (jui voudront en profiler le moyen cirtaiii di' ne jamais payer leurs dettes. » W J. Langl.\is s'est présenté pour M. Rouy, et a ainsi répondu : « Le directeiii' de la Presse attache à ce procès une is;;:i. r,3 importance tout antj'C (|no celle que supiioseul les adversaires. M. de Girardin a-t-il bien payé? M. Buloz parviendra-1-il à le mettre à sa place, à faire de lui le créancier de M. Tliéopliile Gautier? Je l'ignore, et je puis avouer, avec franchise, que ce n'est pas là ce qui préoccupe surtout M. de Girardin. On peut être exposé à, attendre avec M. Théophile Gautier; mais on attend avec sécurité, parce que ce n'est pas seulement un espi'it éminent, c'est encore, et avant tout, un homme plein de droiture et de loyauté. « Mais M. de Girardin ne veut pas même être soup- çonné dans ce procès; — quand il est bienveillant el généreux, ce n'est jamais, que mon adversaire le croie bien, avec l'argent d'autrui; — puis il désire que le tri- luinal lui donne, ipi'il donne à tous les directeurs de journaux et de revues une règle de conduite qui devient indispensable dans l'état actuel de la littérature fran- çaise. C'est donc, s'il m'est permis de m'exprimer ainsi, quand je parle à la justice, c'est donc une véritable consultation que nous venons demander au tribunal. Le procès a pour origine une somme de deux mille trois cents francs fournie à titre d'avances par M. Buloz à M.Théophile Gautiei'. L'occasion était, si jeneme trompe, un des voyages ({u'il a faits en Alri(jue ou à Constanti- nople. Le débiteur devait se libérer au moyen d'écrits livrés à la Revue des Deux-Mondes. M. Théophile Gautier lit attendre ces travaux. De là un procès. M. Buloz poursuivit pour demander le remboursement de sa créance. « La justice a été, dans tous les temps, très bien- veillante pour les gens de lettres. C'est une remai-que que j'ai faite depuis longtemps, comme mon contradic- 51 iiisTdiiîi': m.s (ii;rvi!i:s di: th. (i.MTii'.ii. leur, cl ji' n'i'ii ;ii j;iiii lis rlr siirpiis. ('oiiiiiiciil l;i jiis- licc lii' srr,iil-clli' pas liiciiNt'illaiilr? (Vrsl là (|ii'('sl le lalciil. tiu'rsl il' IruNail, cl nous soiiiiiics Irdp liciiicii\ (luil \ ail ainsi des lioniincs, mieux doues (|iie les iiulii's, (|ui nous (lislraienl, nous consok'iil cl nous diarnicnl par leur esprit. « I.e Iriiiuiial (le la Seine eslinia donc (jiie .M. IîmIoz ('•lail un peu dur pour un écrivain ijui a\ail jelé de l'cclal sur /" /{ciuie des Dcii.v-Mnii(lt's. Il ne condamna d(Uic point ]\I. Tlicopliilc (Jaulier à pa\cr deux mille trois conls francs; mais i! lui accorda un délai de six mois pour livrer les travaux ipTil a\ail promis. « Lo. délai expira sans que ?il. Théoidiile Gautier ont exécuté le ju.iiement. Qiudle élail la cause de ce l'elard? M. riauliei- ne Irouva-t-il aucun sujet convenable [)oin' la Reçue des Deux-Mondes? Le Capllaine Fracasse ne parvint-il pas à sortir tout armé de cette imajiination d'ordinaire si féconde? Cela est bien possible. L'esprit est un maître (jui a ses beures, ses caprices, qui aime qu'on l'attende. M. Tbéopiiile Gautiei-, qui vit de son travail, fut-il, au contraire, oliliiié de livrer à d'autres recueils, à la Revue de Paris, notamment, les écrits destinés à la Revue des Deux-Mondes? Cela est encore bien possible; et, dans ce cas, il n'y a que M. Buloz qui eût le droit de l'en blâmer aii lieu de le plaindre. « Quoi qu'il en soit, M. Duloz ne se pava point de ces raisons, et à peine le délai était-il expiré, qu'il pratiqua une saisie-arrêt entre les mains de M. Rouy, gérant de la Presse. a Cette opposition embarrassa M. Rouy, et le tiibunal va comprendre pourquoi. Aucun traité ne lie M. Tbéo- pbile Gautier à la Presse. On n'y est pas plus obligé de is:;3. 55 recevoir ses arlicles, qu'il n'est lui-même obligé de les livrer. M. Théophile Gautier ne perçoit non plus aucun traitement, soit mensuel, soit annuel. Chaque semaine il apporte son manuscrit; on l'imprime, et on le paye le jour même. Voilà l'usage invariablement suivi, non pas depuis peu de temps, non pas depuis le procès, mais depuis le jour où M. Tliéophile Gautier a écrit sa première ligne dans la Presse. Ce journal a des regis- tres très régulièrement tenus ; nous les produirons, si le tribunal le désire, et ils seront la preuve matérielle et palpable de tous les faits que j'articule. Gardez-vous maintenant de penser que ce soit là une précaution. « M. Gautier n'a pas de créanciers ; et je ne com- prends véritablement rien à ce roman, d'une prétendue , revendication de meul)les, faite par je ne sais quelle artiste. Qu'on la montre, si l'on peut, ou qu'on cesse d'en parler. Mais, je l'ai déjà dit, M. Théophile Gautier vit de son travail. Or, les lettres n'enrichissent guère, et, sauf bien peu d'exceptions, le mot du poète ancien, res anrjusta domi, est resté vrai, même pour les maîti'es, comme M. Gautier. « Le tribunal comprend dès lors l'embarras de l'ad- ministrateur do la Presse. Chaque feuilleton produit peu à M. Théophile Gautier : garder ce peu pour M. Buloz, c'était demander que M. Théophile Gautier travaillât, sans rien recevoir, pendant cinq ou six mois. Disons tout de suite le mot : c'était renoncer à M. Théo- phile Gautier, et c'est là un sacritice auquel personne ne se résignerait volontiers. La Presse continua donc de payer, malgré l'opposition ; et j'examinerai toutàl'heure si elle a désobéi aux prescriptions de la loi, comme le fait plaider M. Buloz. » .w iiiMoiiii: i)i:s («avHKs uv: th. (iAiTii;n. AI' ,1. LANOiiAis (>sl, cil Ci' momcnl, iiilcnonipii pur >!. Il' |>i'(''si(l(>iil, (|iii |)i(>ii(iiii(' lin jniitMiicnl, iivaiil \';ùvo. droit . aii\ Icriiii'-^ iliii|iirl li' iiiliiin.il oi-iloniic (|ii('. .M. Tlir()|)liili' ("..iiilii'i- si'iji mis en cause dans le délai {\r (|iiiiizaiiic.c| réserve les droils cl moyens des itailics. I.i' Iciulcmaiii, -21 Jiiillcl, Tlié(i|i|iil(' (ijuilicr jhIicss.i an réclat'lcnr en clicrdi' /// l'rrssf I;i Icllic siiivanlc en rr|>(iiisc à 00 conijilc l'i'iidii, lillii' (|iii lui iiiséréiHo jour mêmi' dniis II' niinii'in (|ui |M)ilr |;i (j.iic du |< ndi 'iii.'i i II -l.) juilli'l : An IJédadiMir en cliel' du jonrnal /a Presse : Paris, dimanche 2J juillet 1853. Monsieur, No voulant pas rcstiM' jusqu'au jour on j'aurai à don- noi- dcvanl le lril)unal des e\|)ljcalioiis |iers(»iiiielles, sous le coup des assertions eri'onécs de lavocal de M. Buioz, je vous écris ces lignes pour les rectifier. M. P)iilozse Irompe sciemment lorsqu'il prétend que jo dois (l(Mi\ mille trois ceids francs à la Revue des Deux- Mondes: — c'est treize cents francs ipi'il devait dire [loui- êlre vrai ; mais son animosilé ((inlre la /ievuc de Paris, dont je suis un des signataires, lui a l'ail perdre la uié- moiredes cliillres. ?»I. de P>roloniie. mon avoué, avei'sé nnlle francs entre les mains de M. Kamon de la Cioi- sette, avoué de la partie adverse, à qui j'ai fait offrir depuis, trois cents francs comidant et cent fi'ancs par mois jusqu'à extinction de la somme due, lorsque j'au- rais reçu de lui la note des Ij-ais accumulés à plaisir pendant mon absence. Cette note, je l'attends encore. — M. Rouy n'a^ail donc pas à prélever sur le jirix de mes feuilletons une delle payée déjà à moitié, et qui 18:13. 57 n'est pour M. Biiloz, comme il le laisse voir maladroitc- menl, qu'un moyen de taquiner une entreprise rivale, qu'il avait dc'-jà étoulïée une fois en l'achetant, et dont la résurrection le contrarie. Mais pour cela il ne fallait pas émettre devant la justice une allégation mensongère. La Revue des Deux-Mondes, il est vrai, n'a reçu ni un roman, ni un chapitre, -ni une ligne avec ma signature; mais elle a empoclu'' un ailicle signé Garai, détail qu'elle néglige perfidement de mentionner dans son ré- quisitoire, où elle me signale comme un homme qui se dérohe à ses obligations. — Quant aux plaisanteries de M. Nogeni-Saint-Laurens, il ne m'appartient pas d'en apprécier l'atticisme. Ses aimable? procédés n'étonne- ront, du reste, aucun homme de lettres. M. Buloz s'est iii'ouillé avec MM. Victor Hugo, de Balzac, Alexandre Dumas, Alphonse Karr, madame Sand, Félix Pyat, Philarète Chasles, et tous ceux qui ont eu le malhenr de contribuer à la fortune de son recueil. C'est là sa manière de comprendre la reconnais.sance. Agréez, etc. Théophile Gautier. Disons, pour compléter ces renseignements, que ce procès n'eut pas de suites, M. Mirés, le linancier, avant fait désin- téresser la Revue des Deux-Mondes, qui resta pourtant lios- lije à l'éiM-ivain depuis cette époque jus(iu'en iilCi. Tous ces dissentiments s'efî'acérent pendant le siège de Paris, et, peu do temps avant sa mort, Théopliilc (Jautier pré- parait un travail pour cette Revue même. Il voulait écrire pour elle un arlicli^ sur l'album de Goya : /es Midheurs de la guerre, que M. Pliili|)pe I3urty lui avait prêté. Ce projet ne |)iU maltieureusement étie e.xécuté. Eugène de Mirecourt, dans sa biographie de Théophile Gautier, dont la première édition fut publiée en iH'.)l\, raconle d'une r.içon piqnanlc les .'•H IIIMOIKI; l)i;s (illDVUES l>i; TH. (.\lTli;i!. (Ii'lails (le Cl! pidcrs ; (jii(»ii|iii' rillc iiolicc snil pliiiic iriiicxacliludt'S, par cxciiipli', l'ai li ilinlidii a (i.iiilici iriim- part (11- ((illalKtialinn à la pi^fc de Lrnii (in/lan : Unr Goutte tir luit, tomlK-i' aux Vai i'-lrs t'ii jSl'.), rllc est iiiti'Tessanlo à ronsiiilt'i'. 12;j;>. (»ii;n\ : Restauration de la salle. — Tli. des Va- lUKTKS : Los Trois sultanes. — roiiTi-S \i.m-Mai!Tin : Harle- quin et Hudibras, pantomime anglaise. - Tiiii.vTui; i>r <'.inyui-: : Le Consulat et l'Empire. — Concours du Conser- vatoire. L'i l'nssr, s aiiùl IS.;:!. I2:U">. DiMCH.x. — Italikns. — V'AUDr.vii.i.i; : Danseurs an- glais. — C.iHoi'K DK i.lMi'KRATiiir,K : débuts de M Mac- Cullum ; Laristi. — (Iymnask : Les Jeux innocents. Tutti Frutti : (les Livres de MM. Paulin Limayrac et Labat ; les Statues du pont d'Iéna). L aoùl [H'.ï.i. 12:J7. Courses de Taureaux- à Saint-Esprit. Lu r/f.ssr, !) scptitiiliif IN.'iit. l2:iN. Oi'kha-Comiouk: : Le Nabab. — Thkatre-Lyrique : La Moissonneuse. Lu Prrssr, (i scpirmluc in:;:i. 12:t'.i. Upkua. — Itamkn.^. — .\mi)1(;u : Le Voile de den- telles. — Vaudeville : La Bataille de la vie. La l'rcssf, \2 so]ttt?nibro 181)3. l:2Wi. (ivMNASK : Le Pressoir. — Tli. des VARiiiiKs : Les Enfers de Paris. — Ouverture de l'Opéra. La Presse, 19 sep- tembre d8o3. 1240 bis. Constantinople : XV, Le Beïram ; XVI. Le Char- lemagne: les Incendies : XVII. Sainte-Sophie: les Mos- quées; XVIII. Le Sérail ; XIX. Le Palais du Bosphore; sul- tan Mahmoud; le Derviche; XX. L'Atmeïdan. [En vuluau', chapitres XX, \Xi, XXII, Wlll, XXIV et WY.) Ln Presse, 20, 21, 22, 23, 24 et 25 septembre 1853. Le incinier jiaïa- prapho (lu feiiilleloii du 25 seplenibie a été coupé en volume; nous allons le reproduire ici, et l'on eu comprendia facile- ment la suppression, l'erreur signalée étant coirigée dans le livre : i.s;;:;. -,9 Avant d'aller plus loin, reclifions une orréur de nom que nous avons commise dans noire article sur Sainte- Sophie, en attribuant la restauration de ce monument à M. Ferrari: — c'est Fossali qu'il fallait dire. — Le nom de l'habile architecte s'était accioclié à notre mé- moire, comme avec deux épingles, par la première et la dernière lettre ; le milieu s'était efïacé de notre souve- nir, ordinairement lîdèle. — Puisque nous en sommes à M. Fossati, disons qu'il a construit de son chef, à Péra, lemagnilique palais de l'ambassade de Russie, qui saisit si vivement l'œil loi'squ'on arrive du large, et le nou- veau Collège près de la place Bab-Hummayoun. — Cette faute réparée et cette justice rendue, passons à l'Atme'idan. 1241. Opéra : ^lia et Mysis. — Thkatue-Lvrique : Bon- soir voisin. Lu Presse, 26 septembre 181)3. 12i2. Beaux-Arts : Palais des Beaux-Arts ; envois et prix de Rome. La Presse, l^f oclol)rc {8;»::!. 1243. Odéon : Guzman le brave. — Porte-Saint-Martin' : Les Sept merveilles du monde. — (Italiens.) La Presse, 4 octoljre 18;J3. 1244. Théâtre-Lyrique : Le Bijou perdu; débuts de ma- dame Marie Cabel. — Gaité : Georges et Marie. — (Nou- velles.) La Presse, 10 octobre 1853. 1245. Théâtre-Français: La Jeunesse de Louis XIV et la Jeunesse de Louis XV. — Italiens. — Théâtre-Lyrique : Le Diable à quatre. — Hippodrome. La Presse, 17 oclobre 1853. 1246. Opéra: Le Maître chanteur. — Théatre-Franqais : Murillo. — Opéra-Comique : Colette. La Presse, 24 oclo- bre 1853. 12i0'''-" Constantinople : XXI. L'Elbicei-Atika:XXII.Kadi- Keuï; XXIII. Le Mont Bougourlou; les Iles des Princes. (Kn (50 lllSTdlHK l»KS («irVlil-.S l)i: lll. (.Al Tli:ii. Vdlmnc. ili,i|iilr(s WVI. WMI d WMII.^ I,; frrssr, iS, i'.) l't ;i() txidliit' is;i;i. 1247. «ivMNASK : Le Pour et le Contre. Th. îles Va- lUKTfs : Pcpito. — Amiiici : La Prière des naufrages. — TiiKATiii'.-l.viiHjt i; : Le Danseur du roi. I.'i /'/cs.sv, ;{| (.cin- iiiv i,s;;:i. \i\: ^''•- Constantinople : XXIV et XXV fin). Le Bosphore. (lui Vdlfimi', 'liapil les \\l\ il XW. Le diTiiici ih' imh'Ic jiiicim lilii'.' [ji l'rrssr, I r| 2-'\ iHivi'iiilii'i' |S!i:t. l2iS. Tiii;ATiii:-Kit.\.\r,Ai'; : Une Journée d'Agrippa d'Au- bigné. — Tli. di's Vahiktks : Le Cousin du roi. — Vai ni- VII. i.K : Les Vins de France. -- Soirée chez madame Roger de Beauvoir.' Lu /'/t.s'.v, s ihim'iiiIh'i' |.s:;:î. 12 4',». OiMCRA : Jovita. — (iAin:: : La Forêt de Sénart: l'Idiot. — Dlil.ASSIiMKNTS. — h'AI.IKNS. L^l /'/TSSr. |:i IKiVCIII- liiv is:.:i. 12;iO. iiAi.iKxs : Réouverture : La Cenerentola. — (ivM- NASE : Diane de Lys. — Odkon : Reprise de la Grand Mère. La Presse, 23 novembre IS.'i;]. i2:il. Italiens: Rentrée de Mario; Lucrezia Borgia. — Th. des Vahiktks : Les Trois gamins. — (iAiTK : Les Cosa- ques. — riii:Ariii:-l'HANr,Ais : Mademoiselle Fix, dans II ne faut jurer de rien. — Thkatue-Lvuioui: : Madame Colson, dans les Amours du Diable. — Sali.e Hehz : Concert de Chélard. Li Presse, 2'.) novciuhre ISii:!. 12:12. Odkon : Mauprat. — Italiens ; Mario et la Frezzo- lini dans I Puritani. L'i Prrssr, 8 déeeini)iv l.s.';;i. I2.12'"'- Nouvelle galerie des artistes dramatiques vi- vants, etc. Poitrails accoiupaf^nés (Tiiiie iiolifi; par M.M. Alexandre Dumas, Théophile daiitiei", etc. Iii-S" d'une denii-feuilli', plus deux portraits en iiitd. Imju inici ic de madame Dundrij-Diipré, à Paris. — A Paris, baulerard Snint-M(trtin, n° 12. Prix de clnuiue livraison : oO centimes. Nous inditpions ici ce recueil, iusciit sous le n° 7407 delà Bibliographie de In France du 10 décembi'e 18o:î, ui)i(pieniiMit 1853. GL pour iiveilir nos lecteurs que malgré le nom de Théophile (lauliei-, iasoril au lilre parmi ses auteurs, il n'a jamais i'oiu'ni une liniic à celte puljlicalion. li'.V.i. Opkra : Représentation extraordinaire — Tufatuk- Fran(;ais : Louis XI. — Vaudevu.lk : Les Orphelines de Val- neige. — Théâtre-Lyrique: Georgette : reprise de Si j'étais roi. — (Concerts.) La Prfs,^c, 14 décembie 18o3. 12o4. THÉATRE-FHANr.Ais : Représentation au bénéfice de mademoiselle Georges. — Th. des Variétés : Le Mari par régime. — Italiens : La Frezzolini dans Lucia. La Presse, 20 décembre 18;;3. [■2'M'>. HiBi.ioGRAPHiE : Réimpression des Œuvres de Charles de Bernard. Le Moniteur univcn^rA , 24 décembre 18:i3. 12;i6. Théâtre du Cirque : La Poudre de Perlinpinpin. La Presse, 27 décembre 18o3. \:l'M. iJiBMOGRAPHiE : Scéues et Récits des pays d'outre- mer, par Théodore Pavie. Le Muniteur universel, 31 de- cemJjre 1833. 1 S5 i i2,">8.Lied. llrrin' dr l'uris, l<''' janvier IS.'ii. Ces vers soiil eiilrôs (>n 18!)8 dans la Iroisiènie édition (mai i|iii'c sccomlc) di^s ÉnidKX et Cainics, qu'ils n'oni plus (piilh's (lr|tiiis. r2.'i'.i. TiiKATUK-rRANnAis : La Pierre de touche — npiiuA : Betly. — (•pi:n\-("o.MiQn': : Les Papillottes de M. Benoist. — Albums de musique.) /.'/ l'rrssf, 1 janvici Isiii 1200. Galerie de Portraits du dix-huitiéme siècle, par Arsène Houssaye. Li Mniiilrur imlirrsi I, 7 janvier IS.'ii-, 1261. Théâtre-Lyrique : Elisabeth. — Odicon : Souvent femme varie. — Th. des Variétf.s : Oiseaux de la rue. Lu Presse, 1(1 janvier 18i)4. 12(V2. Scènes et Proverbes, par Octave Feuillet. L'Mnni- hiir uiiircrsi'l, 1 i- Janvii'i' iNiii. 12()3. Italiens : Le Barbier; Hernani: l'Italienne à Alger. — Opkra : Rentrée de la Cerrito dans Orfa. — .V.muigu : Le Juif de Venise. LaPresst\ lu janviei- \H'^'^. 12<7'k Paris démoli; mosaïque de ruines, par Edouard Fournier. Le Mrmiteur universel, 21 Janvier 18a4. Cet arlicle a été léinipiimé, en ISlivi et on 1883, ('(iinnie Vrrfucc de la deuxième et de la troisième édition du livic même de M. Edouard Fournier, et, en 1835 (daté 18o6), dans Paris et les Parisiens an A7A''^ aièclc; il y est inséré, tiès diminué et falsifié, sous le titre de : MnHaique de ruines. I2A:;. T]iéatre-Fran(]ais : Romulus. — Opkra : Sophie Cruvelli dans les Huguenots. — Vaudeville : Louise de Nanteuil. — «Musique.) La Prexs»', 24 janvier \K.\\, 18û4. 63 1266. Récits du Temps passé ; Caractères et récits du temps, par Paul de Molènes. Lr Mnaitrur universel, 28 jan- vier 18o4. 1267. Italiens : L'Italienne à Alger: la Somnambule. — OoiioN : Anniversaire de Molière (Ode de PhiJoxène Boyerj. L(( Prenne, :\\ janvier IN.; t. 1268. Fantaisies d'hiver. Rcruc de Furi^, 1*='' lévrier 1854. Ces vers son! entrés en 1858 dans la troisième édition (mar- (|iiée deuxième) des Émaux et Camées, qu'ils n'ont plus quittés depuis. Voici quelques variantes inédites de ces vers ; la strophe cinq, d"a1)iird, esl écrite ainsi : Les vases ont des (leurs de glace ; Au sol blanc, de micas piqué, Des paillettes luisent, par place. Comme au parquet d'un bal masqué. La strophe six a deux variantes complètes, dont le dernier vers est pour toutes deux celui du texte : Vénus, croisant sa palatine. Semble, en sa morne faction. Sous l'aigre vent qui la lutine, La Frileuse de Clodion. Vénus qui tremble et fait la mine, A mis les mains dans son manchon, Et semble, en son camail d'hermine, La Frileuse de Clodion. La strophe dix est écrite sous ces deux formes : J'aime les satins et les moires, Et plus encor, par les grands froids, Les fourrures rousses ou noires, Dépouilles opimes des bois. r,i iii>T(iinr itKS (iKrviiKS i>i'. TH. caitikiî. (Juf l'.iiiiii' à \nir. sur di's |mmii\ ddiircs, Se lii'iisscr siiii\iij;('iiitMil Les riMiiinrcs linincs ou rousses, Anli(|ii(' cl iircmicr Nriciiiciit 1 l',l l.i sliii|(lii' i)ii/.i' .liiisi : r.oiilraslc ('lianiiiiiil cl l)ai'li;iiv ! Le |)oil (In \is()ii et de l'ours Sur li's rcuiiiM's (|U(' snil|it(' IJarrc So lit'rissi' |uvs (lu \clours. 1,1' dcniii'i' vers dr. la .slioiilic hci/c ùlail d aburd celui-ci, dans /'/ Hrriir dr l'avis: (j'aignez votic pied aiidalouv... La sLr(i|'lie entière (''(ail |irinnlivinienl ée'rile ainsi : Si vous sortez \y,\v celle neige, Vous croyant niasquî'e aux jaloux Par le voile qui vous protège Mieux que le velours noir des loups ; \()ici enlin un eui ieiix iiagnienl inédit, oi '''/s dr wiif 2iicdt>, qui semble t^die un autre d(!'l)ul de la pi(!*ce : Le doux printeni[)s, captif sous la neige, Semble dormir d'un pesant sonnneil ; Blanc de frimas, l'hiver nous assiège, Et nous enchaîne au foyer vermeil. Où sont, avril, tes amandiers roses, Ton aubépine et tes fleurs des bois? Dans les bourgeons les feuilles sont closes. Et les passants souillent dans leurs doigts. Comme un fumeur poussant son haleine Le vieux janvier, tout blanc de g]a(;ons. Dans sa peau d'ours traverse la plaine Carrick au dos, — aux [»ieds, des chaussons. 1854. 65 1260. L'Apothéose de Napoléon, plafond par M. Ingres. Li^ Monilru)' universel, 4 févriei' 18o4. Cet article a été réim- primé dans y Artiste, le \'6 du même mois, et il est entré en ISiiB, réimprimé intégralement, dans le volume de Théo- phile Gautier, \'Art moderne. L'Artiste de juillet-août 1871 en cite encore une partie, falsiOée, avec un fragment de Tar- ticle sur le Salon de la Paix à l'ilùtel de Ville (voir n» 1281), sous le titre de les Chefs-d'œuvre brûlés. Le titre indiqué à la table de VAriiste est celui-ci : les Monuments Iniilcs : l'Hôtel de Ville. 1270. Ttalien-s : La Gazza Ladra. — Tu. dos VARii'Ths : Le Bois de Boulogne ; Théodore. — (iy.uNASE : Débuts de Ber- ton dans Diane de Lys. La Presse, 7 février 1834. 1271. Les Vierges de Raphaël gravées. Le J/o?i«7c((r »n/- verseif 11 février 18.")4. 1272. Théâtre-Français : Débuts de Dressant dans les Femmes savantes; Mon étoile. — Th. des Vaiîii:tks : Les erreurs du bel âge. — Tui:atri:-I,vrioue : Les Étoiles. — (Nouvelles musicales. Dictionnaire de musique, par MM. Escudier frères). L'/ Presse, 14 févi'ier 1854. 1273. Opéra-Comiquk : L'Étoile du Nord. La Presse , 21 févi'ier 1854. 1274. Lorely, les Filles du feu, par Gérard de Nerval. Le Muniteur loiiversel, 2.) f(':vrier 185 i-. Cet article a été réiiu- prinié en 1874, à la suite de YHistoire du Romnnlism" , sous le titre de Cjèrard de Nerval, moins le [ircmier paragraphe que voici : Lorely. les Filles du feu, comme presque toutes les publications actuelles, sont des tableaux de voyage, des contes, de petits romans qui ont paru à diverses époques dans ditTérents journaux et recueils. — Ces deux volumes nous sei'viront de prétexte pour traiter avec quelque détail la physionomie littéraire de Gérard de ^'erval, un des plus aimables écrivains de ce temps-ci. n. 5 GO msToiiii': DKS (ii;rviii;> ni'; th. «..m tiiiiî. 127.'). TiiKATiu'-KnANCAis : La Joie fait peur. Tiii:atui;- I.YiuovK : La fille invisible. — Concert de M. Théodore Ritter. Lu Vrcssi\-18 féviier IHiii. I27(i. Peintures murales de Saint Rocli, (par M. Théodore Chasseriau). Le Monildir nnivrrsfl, 4 mars l.Sil. ,nui> Natioxal : Constantinople. La l'n ssc, l'.i avril 1854. 121)0. Chapelle de l'Eucharistie à Notre-Darae-de-Lo- rette, par M. Périn. Le Mniiiieur unirersel, 22 avril ISai-. Cet article a i-eparii en IS.'W), dans le tome II tie : /es Beaiix-Arls in Europe. 1291. Pohte-Saint-Martin : La Chine en France: Jon- gleurs chinois. — Tiiicatuk-I.vriolie : Une Rencontre dans le Danube.— (Concerts. Nouvelles.) La Presse, 2.'i aviil 18."1'k I2'.>1 '"\ Excursion en Grèce. (V). Le Temple de la Vic- toire Aptère. Le Moiiiteur lutircrsel, 29 aviil i6',)'t. Gel article, réinii)ri)né dans V Artiste du 17 décembre de la même an- née, entra ensuite, en 18()."), dans Loin de Prn'i.s", coninie deu.xiéme chapitre de la série intitulée En Grèee, donl il est au contraire le chapitre cinq, ainsi ([ue nous l'avons dit plus haut (Voir n» 1188). 1292. Itamkns : Béatrice di Tenda. — Tiii:ATiu:-Fr,ANÇAis : Mademoiselle Aïssé. — Oijéo.n : La Servante du Roi. — Gaîté : La Bonne aventure. — ïhéatue-Lyuique : La Reine d'un jour. ~ (Nouvelles). La Presse, 2 mai 1854. 1292'"\ Excursion en Grèce. (VI). L'Érechthéum, le tem- ple de Minerve Poliade, le Pandrosium. Le Moniteur universel, 0 mai 1854. Ge chapitre est, malheureusement, le dernier ([u'ait écrit l'auteur, et cet (iuvra<;e resta inachevé. lli'e])arnt dans l'Artiste du 15 mai de la même année, et entra, en 1865, dans Loin de Paris, comme chapitre trois de la série : En Grèce, dont il était en iéalit{'' le chapitre si.x, ainsi que nous l'avons dit plus haut (Yoii- n" 1188). 129.3. Italiens : Nina Pazza. — Th. des Vaiuétés : L'Es- prit familier; La Question d'Orient: La Femme à trois ma- ris ; La Queue de la poêle. — Vaudeville : Bertrand, c'est Raton. — Concerts. — (Nouvelles). La Presse, 9 mai 185k "70 iii^Tniiu: i)i:s (»i:i vuKS dk th. i,\i tikh. 1201. Laboureurs et soldats, par J. Autran. /.' .]l<>)iilriir imivrrsil, \:\ iii;ii iSil. t-2'.»:;. liAi.iKNs : Fin de la saison. — Opkiia : La Reine de Chypre. — Tli. d' - \ aiui ri;s : Monsieur de la Palisse. — Illustrations de Rabelais, par Gustave Doré. — Chro- nique musicale. /.'' /'/'.ss-, ii; in.ii isiii. I2'.t("). TiiiiATiiK-LviuorK : Maître Wolfram. — Odkiv, : Que dira le monde?— l'oiiTi:-SAiNT-.\lAiiiiN : La Bête du bon Dieu. L'i l'iis.si-, l't mai ls;»i. Disons ici (|ii"uiic part de cul- lalioralidii à l'i'l opéra tir Maître Wnl/'rtnii l'ut (pichiiiclois alli'il>u(''e à Tlii'opliilo (iaiit icr, dont li>s lionnes iclat ions avec M. Hevcr, l'autour ûo la innsiipir, rtait-nt ronnni's. Dcpnis la ujorl (lu j)Oi''le, le nuisicieii a raconté lui-iucnic, dans le Jimninl drs Drbdis des i""" novcndnc 1872 et 13 dcceinliT'O 1873, la pail cpii' TlK'opliilc (ianlicr avait pi'isc à cet on- vi-a^o, dont deux Iraj^nn-nts ont été insérés dans ses l'ar- sirs complrlca, en d87().iNoiis en ])ark'ions;i leur date d'appa- rition. 1-207. Bibliographie et peinture : L'Ame, par M. Louis Janmot. Le Moniteur iiniversel, 26-27 mai 18;>4. 1298. Gemma, liallcl en dcnx ados cl cinq talilcanx. Li- vret de M. Tliéopliil(! (iatitier, ninsi([nc di; M. le comte (!a- lirielli, chorégraphie de madame CerriLo. RepréscnLi' ponr la |»remièrc fois sur le théâlvc de fAcadi'mic impéi'iale de musique, le 31 mai 1854. In-12 d'une demi-t'ouille, 18 pages. Imprimerie de madame Dondeii-Diiprr, h Paris. — A Paris, chez Mirhcl Lvrij frères, rue Vivienne, n^ 2 '■''. Prix, 1 fianc. Ce ballet, que nous trouvons inscrit sous le n" 32;)0 de la Bibliographie de la France dn 10 Juin 1854, fui réimprimé grand in-8" à deux colonnes, en 1860; en 1872, il entra dans le r/ie'?^re de son auteur, ({u'il n"a pins (piitl('' depuis. 1299. Vaudeville : Le Marbrier ; Le Bûcher de Sardana- pale. — Th. des Vabiéti's : Sous un bec de gaz; Pas jaloux. La P;v's.sT, 5-6 juin 1854. 13(»(). Œuvres de Henri Conscience ; Scènes de la vie fla- mande. Le Moniteur unirerset, lOjnin 1854. 18ii4. 71 1301. Opéra : Gemma. — (Iymnase : La Perea Nena; La Comédie au château. — Palais-Royal : Espagnolas et Boyar- dinos. — (L'Orphéon). La Presse, 13 juin IS.ii. I.a [larlio de cet aiiicle relalivn à Gemma a été réimprimée en 1877 dans la seconde édilion du Thrâlre do Théophile Gautier. 1302. (Vente de la) Collection de feu madame Gentil de Chavagnac. Cartons de, Jules Romain. La Vresse, il) juin is;ii. 1303. THiiATRE-FRAN(]Ais : Le Songe d'une nuit d'hiver. — Opéra-Comiouk : La Fiancée du Diable.— Th. des VAuiiirics : Dromadard et Panadier. La Presse, 20 juin iSoi. 1304. Théatrk-Fuaxçais : La Reine de Lesbos. — Porte- Saint-Martin : Schamyl. La Presse, 30 juin IS.'ii. 130;i. Opéra-Comique : Les Trovatelles. — Gymxase : Les Amoureux de ma femme. — Porte-Saint-Martin : Décors et costumes de Schamyl. La P/cssc, ij juillet IS.ii. 1306. Retraite et mort de Charles-Quint au monastère de Saint-Just, par M. Gachard. Le Moniteur loiiversel, 7 juil- let IHiJi. 1307. (Annonce de départ pour l'Allemagne). — Th. des Vai'.ietios : L'Ondine et le Pêcheur; Une Idée de jeune fille; Les Noces de Merluchet. — Palais-Royal : Un mauvais coucheur. — Gymnase : La Perea Nena. — (Nécrologie : Georges Bousquet; Jules Séveste).!'/ Presse, 11 juillet 18oi. 1308. Léopold Robert; sa vie, ses œuvres, sa corres- pondance, par M. Feuillet de Conches. Le .][niiiirur univirsel, lo juillet ISiii. 1309. Théâtre royal de Munich. I) : Antigène ; La Fiancée de Messine. La Presse, 18 jnlllet 1854. Cet article, moins le dernier paragraphe, a reparn en 18o6 dans le volume de Théophile Gautier : \'Art moderne, formant le chapitre pre- mier de la série intitulée : Le Thrâlre à Mimieli. 1300 2". Théâtre royal de Munich. (IV : Nathan-le-Sage; Emilia Galotti, de Lessing; Le Prophète, de Meyerbeer. La hr^!ii\ 2'.\ juill.'l is.'i'i. (^«l ;irlicli' a l'i'pnni on IS.'iD dans lo voliiini' (If Tlii'i>|iliili' (iaiiliiT : \' .\rl niinli'iiif, lornianl le clia- piliv tit'ux (Ir la sriif inliluliT : l.r Thrdtrr à }]iiiii'h. 1300 i". Théâtre royal de Munich. (III) : Faust, de Gœthe. /, / /';','ssc, '.\ août 1S,">V. ('.('I ailiric, moins li' diirnir païa- i;i'a|>lic, a rciiani iMi ISiiC». dans If V(diinif df TJH'nidiilc (iaii- licr : r.A/7 niidirnc , l'urniant If i'lM|iilii' liois du la si'ric inliluli'c : Lr TfinUvr à Miiiiii-h. i;il(>. École moderne allemande : I. P de Cornélius. II, Cornélius; la Glyptothéque; la Pinacothèque. /.< Mnitiinir iniircisi't, 10 v[ 12 aoill IH.'ii. Cos urLicles onl rcpaiii, en l. Italiens : Ouverture. — Opéha-Comique : Reprise du Pré-aux-Clercs ; Les Sabots de la Marquise.— rHi-ATRi:- Iahique : Réouverture : La Promise; La Reine d'un jour. Lu Presse, 10 octobre 183 i-. Voici un Jiagment inédit coupe de ce feuilleton : Théûli'C-FraïK'als : Ad^'ienne Lecouvreur. L'on commence à revenir des eaux et de.s bains de mer, et les tliéàti'es, sûrs désormais d'un public, don- nent leurs plus belles pièces. Mademoiselle Rachel s'est montrée dans Marie Stuart , qui n'est pas un clief- d'ietivre, certes, et dont elle fait un clief-d'iruM'e. La voici qui anime de sa vie Advienne Lecouvreur, un rôle qu'on dirait la personnification de son talent, moins la catastrophe. Le public aime beaucoup à voir sa tragé- dienne cliérie parlant tour à tour la langue des dieux et la langue des hommes, dans la familiarité delà coulisse, puis, dans le monde, en lutte de cœur avec les grandes dames, opposant la lierté du génie à l'insolence du rang. — Le naïf enthousiasme de Michonnet, ce Père de la débutante intellectuel, amuse et fait naître un -1 IIISTOIHK i)KS (H'UVIIKS DK Tll. (.Al TlKll. Sdiii'irr allciiilii. ciii' il a raison ilc \{)ir plus loin (jnc loiil If iiioiidi'; il n'a pas allcmlii le loiiiicnc «les ap- plaïKiisscnicnls pour dirr à la paii\ rr Jriiiir lijlc : (( Tu es la {tins uraiidt' acliicf^ de Ion lenips » 1:{I7. Lettre à Louis Desnoyers, /v Message)' des Ihoncs cl (li's />c/»'i/s<7/'S, II" I, ^l.i iiciciliic IH.'ii. (".('Ili' irllli', ipic IliMIS allillis cill'l'. l'sl IIIH' pldlllcSSi' tll' ("ollaboralioli ipii tir lui iaiii.iis Icniic. l'.llc lui iiiipi iiinf in rar-siniilt'', avrc traiilii's aiilnm aplu's, (lniiiics ca siipplé- iiient, à part du numOru. Mon cher Louis, Je vous remercie d'avoir pensé à moi pour le Messager (les dnmeset des defiwisclles; c'est un plaisir de s'adres- ser à lin si cliariiiaiil aiidiloiir. ri si je trouve quelipu' chose (jiii ne soit pas trop indiuiic de lii^urer parmi les noms illiisli-t's qm' vous avez déjà réunis . je vous l'en- vi'i'rai. Théophile Gautier. 1318. Chant et Poésie, par Auizaslf de Cliâtilinn, précédé d'une préface par TiiéopUilc liautier. Iii-t2 de 0 IViiilIrs, VIII-13G pages. Iinpriinci'ie de P///".V, à Montmartre. — A Paris, cliez Dcnlii, au t'alais-Royal. Prix, 1 fr. :iO. (Daté iSlui). Ce volume, dont Alexandie Dumas inidil compte dans le MnUAfjuelvire du i;> octobre ISoi, et cita, dans le numéro du 19, la préface de Tliéoi>lule (îautiei', est inscrit sous le n» 6190 de la Tliltliiigraphic de la Fiance du 21 octobre 18:)4. 11 en fut fait deux autres éditions, augmentées, en 1860 el en 1866. Voici la Préface de Théoplulc fiaulier : Voici un petit livre qui a l'avantage de ne pas être l'œuvre d'un poète de profession, avantage immense en ce temps d'inspiration factice, où le procédé remplace h^ sentiment, où des rimes toutes faites viennent s'ajus- in for (l'f-lles-raômes à des idées lombées dans le domaine public. — Rien ici qui sente la résolution prise d'avance de faire un volume; ce sont des pièces de vers descriji- lives ou philosophiques, des chants gais ou tristes, venus à leur heure sur un rayon de soleil, sur un souffle de lu'isc parfumée, à l'ombre d'une tonnelle, dans le calme de l'atelier, au milieu de la joyeuse agitation d'une cuisine d'auberge, le long de la rivière qui sou- lève le bout des cheveux du saule ; au pied des moulins de Montmartre, dont le tic-tac semble scander les vers; à Enghien, ù défaut du lac d'Elvire et du lac Majeur, ou parmi les petits jardins de lilas et d'aubépine, dont les branches, quand on les dérange, laissent tomber des souvenirs avec des perles de rosée et des gouttes de pluie semblables à des larmes. Une fraîcheur toute mo- derne s'allie, dans ce charmant recueil, à la franche saveur gauloise. La stance alterne avec le couplet le plus harmonieusement du monde. Si l'auteur est sensible au bleu argenté du clair de lune, le rouge clair qui scin- tille au ventre d'une bouteille ne lui déplaît pas. Libre, pur, sincère, il lève franchement son verre plein de vin et boit sans crainte le généreux sang de la vigne, sûr que son honnête souffle n'amènera aucune parole mauvaise, aucun secret immonde sur ses lèvres empourprées, où la chanson voltige comme une abeille sur une fleur. Il y a loin delà à ces stupides refrains bachiques qui font venir la nausée comme un mélange de bois de campéche et de litharge. M. de ChàtîUon est peintre; l'habitude d'étudier la nature, de saisir les eff"ets, de suivre les lignes, d'apprécier les rapports des couleurs, lui a donné, sans qu'il la recherchât, une précieuse origina- lité d'écrivain ; chez lui, point de descriptions vagues, •7(5 iiisT(unF itr.s oi'fviîF.s DK TH. (;\iTii:n. |>(>iiil il.' iiirl,i|iliii|-r-~ mal siii\i('s: cIiikiih' (iIijcI rsl ;'i sa |ilarc. t'oiiimi' ilaiis iiii lalilcaii. aM'c sa liiiirK'rc. son (Mil lui' |hmIi''i'. sa |iiM>pi'(li\ c : ses ligures soi il I tien |»la li- totes, oui mil' iilixsioiioinii' (in'il cliaiilc, il siM'iiil caiialilc (Ir Ir (li'<^iin'i-. ail lirsoiii iikmiic de le sciilplrr. far il manie aiis>i bien Icciscaii (|iic la brosse: jamais iialun' ne lui pins arlislc Vi.uncllo, ]iarolos o\ miisiipii' (l'AnLiiislo A*' CJiàlilliMi csl iiiic siuiialiiir ipi'il poiii'rail iiH'llic an lia- dr (•jiai'iiiir de s('s (•liarmanlcs piècos, donl plusieurs ne seraieni pas di'pjaeées parmi les rliaiils p(i|)iilaires de la l''raiice, (pie l'ail recueillir iiiainleiianl le Ministme de rinslriiclioii piil)li(|ii('. M. de Cliàtillon. lionne forliine (pie lui einieront tous les poiHes, a composé plus d'une de ces chansons rpii sem- blent faites par tout le monde el n'avoir jamais eu d'aii- leui': telles qu'en inventent les carriei-s en tournant leur Jurande roue l'ouge, les cliarreliers au linlement (les grelots de leur long" atlela.ae, les compa.unons en brandissant leur canne eniiibann(''e sur le (dieniin du t(jur de l'rance, les villap'eois en vei-saiit leur liolle pleine de l'aisins dans la cuve de la vendan.t'e, la jeune lille en tirant en silence son aiguille [uvs de la reiuMic (pie riiirondelle libre vient agacer de son aile. — Son auberge de la Grand' Piiite, enliv aulres, vaut, par ses tons doux et bruns, sa chaude couleur enfum(''e, un cabaret d'Ostade. Seulement, la lourde ivresse de la ])i('re et du tabac fait place à l'entrain philosophi(pie et joyeux de bons vivants ti'impiant à ramiti('' et ser('\jouis- sant devant un bon feu, (r(Mre à l'alii-i des frimas rpii poudi'ent la plaine à blanc et dessinent leurs ramages sur les carreaux. 1854. 77 ApiTS la GranciPlnle, indiquons à l'allentlon du lec- teur, Coup d'œii à travers une f/rille, la Berceuse, Vè- prée. Ah/ petit Démon, Pigeon, Solitude, Monfmorenci/, petits clieCs-d'œuvre de sentiment et de grâce. — Tout en gardant la note familière, le poète, qui jadis a vécu daiis l'intimité amicale des maîtres de la grande école l'omanlique, a su restei* dans les limites de l'art. — La l'ime, le rythme, la coupe des strophes dénotent chez lui ce souci constant de la l'orme, sans lequel il n'y a pas d'ccuvre durahle. Nous prédisons donc, sans crainte d'être un faux prophète, un succès de vogue au volume de M. de Chàlillon auprès des na'ifs et des lettrés, car il concilie la simplicité et lail, et ses chansons peuvent se brailler au cabaret et se soupirer au salon. Celle préface a encore été réim|)riinéo, sous le litre de : Poésies dWucjmtc de CMtUbm, dans V Artiste du lo mars 1860. Nous devons à rainaldlilé du comte de Nieuwerkerke et de M. Maurice de Chàlillon, cousin du poète, deux quatrains inédits de Tliéopliile Gautier, que nous allons citer ici. Ils datent de la lin du second empire et furent adressés au comte de Nieuwerkerke , surintendant des Beaux-Aris, au sujet d'un secours d'argent destiné au poêle de la Levrette en pariot : Mercredi, 13 février f 1667), minuit. Au Surintendant des Beaux-Arts, I Comte, mon protégé, peintre, sculpteur, poète, A tenu, sans protit, ciseau, lyre et palette; Dans un artiste seul vous en obligez trois, Et, cent francs par talent, ce n'est, pas trop, je crois. -8 iiiSToini; i)i;s (n:r\KKs dk th. cm tikil II li\i()ii. |i(iiii' cliiuiiir \(M>, loiicli.iil mil' miiiit'o; Vous payez mon (|ii;iliMiii (l'un iiri\ plus généreux, Va de ("f laurier tldi mu muse eoiiiouuéo l.e (li'taclie et le tcml à l'ami mallieuiVMix. Nous Irouvons aussi ces lif,'nes ciiiiriiscs dans le juisl- sei'ipluui d'une Irllre de Hrran^er, ipi'il adressait, le 21) mai IH.'i.'i, il Auirusle do Cliàtilloii |i()iii' le riMiici'cicr de l'envoi de son voiiuui' de vers : La nolico de M. Théopliilc fiaiilier m'a iap|iêlé (|iiil y a vin.ul ans penl-èire. j'ai salue ses débuls. Si j'ai hoiiue iiu'iiioiee. je lui pixMJjsais t\r<. succès (]ui ne lui ont man- qué cl (Iniii jr nie suis léjoiii dans mon coin. <'.cUe Jellre a paru, on cidiei', en lS7;i, dans le volume irili|ipolyle Babou, les Sensations cViin juré, page 201. I:îI',». Porte-Saint-Martin : Mademoiselle Georges dans la Chambre ardente. — Italiens : Madame Gassier dans le Barbier de Séville. — THi':AïRi>lAniyui2 : Le Billet de Mar- guerite. /.'/ l'/v.vsr. 17 ocldhii' is;;'f. i:i2o. Opéra : La Nonne sanglante. Jji Vreai^c, 2'i oeloliro I8;i'.. 1321. OpiiRA ; La Nonne sanglante suite . — (Nouvelles musicales). — Gaitk : Les Oiseaux de proie. La l'frssr, :\i oc- lobre dSoi. 1322. Gymnase : Flaminio. — ïhkatre-Lyrique : Schaha- baham IL La Prcf^se, 7 noveinluc \H'.\'t. 1323. Odkon : La Conscience. Vaudeville : Éva. — Italiens: Otello; Matilde di Shabran. — (Nouvelles mu- sicales). Lu Vrrssi\ l-i- iiovondiic iNii'). I32(. Tiikatue-Kranoais : La Niaise. — Tli. des Variétés : Le Panorama de la guerre d'Orient. — Théâtre-Lyrique : 18:; 4. 79 Reprises du Bijou perdu et de Maître Wolfram. — (Nou- velles musicales). La Presse, 21 iiovenibie i8o4. 1;J2."). Théâtre-Français : Rosemonde. — Porte-Saint- Martin : Le Comte deLavernie. La Presse, 29 novembre 18;)4. i:32(). Italiens : Ernani; Béatrice di Tenda. — Gaité : Les Cinq cents Diables. — Chronique musicale. La Presse, 0 décembre 18.")4. 1327. La Turquie pittoresque; hisloiie, ni. Vacdkvim K : Les Parisiens de la décadence. — (IvMNAsic : L'École des agneaux. — Tiikatuh-I-yhiqui': : Le Muletier de Tolède; Madame Marie Cabel. J.n l'rrssr, 2 y,\i - vin is.'i.'i. i:!:!i. Itai.ii-ns : Il Trovatore suiteV — (Les Albums. Nouvelles musicales . L'i /'/vss, , . 1332. OpiJHA : La Fonti. — Amiikm- : Frederick Lemaître. — CiRQUii-NAPOLiioN : Mademoiselle Borelli; Le nain. — Tli. (le MoNT.MAiiTiii:. — ('oNSEnvAToiHi: : Distribution des prix. La Prc.s-sc, |() janvier i8oi>. 0'i*'lliir (Ir lit Fruiicc. Il |i;n ni ii i,i lin (\r ni.irs ISiiii, iM l'ArtisIr dn IS {inlilii' li' |miiIi;iiI de M.idilcinr ISi'oliai) avec le ijualiain de Tlir'ii|iliili' (ianliri'. Alrxaiidri' Dumas |iiil)lia aussi dan^ /■ Mniisi/mliurr du 2'.^ i\f cf niuis Ions li's i|nalraiiis di- n-l allmni : crlni di' Tlii'nidiili' (Jaiilicr y lui si^triiù pai' inaihi'i lanrc i\\\ nnni d'Alr\a ndi r Diinias, (|iii ivlilia Ir lail dans jr mnni'i'i) dn linuk'niaiii ; ccia 11 a liascmpr-i'lii' ccLU' fiii'nr d'aili iinilion do .se roiiouvcler fort soiiviMit (li'puis. Cl' (|iialiain a iin'ore élé cilé di\us la Pclilc liiru' du 17 jinn 186i>, cl il a \\\\> placi' m IsTlidans le lonir iU'[i\ des Voisicii rnmphHrs dr Tln'n|i|iili' (laniici. l;t'i:i. Ambigu: André le mineur. — V.u dkvim.i: : La Joie de la maison. — Tiii-:.\thi>Fiian(.;ais : Les Jeunes gens. — , Nouvelles). Li Prcat^r, 20 mais 1.s:i;i. l:!li. (IvMNAsi: : Le Demi-Monde. — (^mw-CoM.nn-. : Yvonne. — Nouvelles : Concerts ; Concert de mademoiselle- Ernesta Grisi . Lu /'/■cs.sr, 27 mais is:).'i. I3i;i. Exposition universelle de 1855 : Peinture, Sculp- ture. L Lr .\ln)iilc)ir inu'vi'i'sri , 2'.) mars I.S.'i.i. ('.cl ailidc, (|ni [Hinirail a\nii- |iimii' [\\ie : Ai'>iiiI l'iiiirn-hiri', csl le |)ic- imci- de ce complc iciidu, doni lutus allons iiidiipiei- Inus les ciiapili'cs au t'nr cl à mesure de leur appaiilion: ils liucid tous réimprimés eu ISoo-lS^ifj, eu deux volumes, snus le lilic de : 1rs Bejiux-Arts en Europe, iH'.\'.'), cl nous indiipions ici ce rciiscij.'ncinenl \\n(^ l'ois pour toutes. Ce premici- aiii- cle seul, fui ouhlii- et n'enlra pas dans les volumes; il eu ir- suite que les cbllFresdes chapitres sonl,d^s le déltut de l'ou- vrao:e, fous eu an-ière d'ini unini'i'n dans !e> volumes sur la ]inIilicalion du Joiu'ual, cl, comme ou le verra, ce u'esl là (pi'unc niodilicaliou sans importance, eu comparaison des aulres modificalion.s de ce classement. 18:;;;. 83 I3Î0. Nécrologie : Froment Meurice. — Italiens (: Clô- ture. — Concerts et Nouvelles). La l'rc^Kc, 4 aviil 18:;:;. ( jI ailicle est le dernier (fiie Théophile (jautier ait tienne ii In Presse, après une collaboralion assidue de près de di.\-iieuf ans; en effet son premier article à ecjoui'nal [»arul, comme on l'a vu, dans le numéro du -lO août 183(1. Une partie de ce- hii-ci, relalive à Fi'iincnl^.Meuiice, reparut la même année dans une brochure non jnise dans le commerce, intitulée : Frniiient-Meuricc, et le même fragment, très diminué, rejta- rut encore en 1874, à la suite de l'Hi.sloire du Romantisinr, par Tli(''ophili' (iauliei'. Le Conseiller (la Bibliophile i\n l^r septembre ISTij a pu- lilii'' l'enlrelilel que voici : Si Tliêopliilc Gatiticr, quoique aUaclié au Jounial Officiel, avait conservé une nitièi'e indépendance, il n'en élail pas de môme de ses attaches non oCticielles. ainsi ({ue l'atteste la lettre (ju'on va lire : Ce 28 janvier 181)1. « Mon cher Denis, « Fcce iterum Crispinus. C'est encore moi (jui vous demande une hai.uiioire })Our ce soir, d'après des oi'dres supérieurs. « Tout à vous. « Théophile Gautier. » Quels pouvaient être ces ordres supérieurs? \ôWi le devinez, je pense. Oh ! le gaillard ! Sans chercher à expli(pu^î' ce mystère, n<)us rei'ons remar- ({uei' aux lectcni's que le 28 Janvier 18i)4, Théophile (Jautier ne faisait pas la critique dramatique au Jouniol Offiriel, puis(|u"il n'est eniré comme lundisto au Moniteur ipi'cn avril 18oo; il ne s'agit donc fort probablement ici que d'une loge demandée pour M. ou madame Enule de (iirai'din. 81 IIISTOIllK OKS («aiVURS DE TH. (;.\l TIKIl. I;ii7. TnKATiiK DU ("iin.a'i: : Hamlct, joué au bénéfice de madame Person. Reprise des Pilules du Diable . if M'Oiitiiir iiiiii I rsi l,\)-\0 a\iil ls;i;;.(',i'| iiiliclc, es! le pi ciiiicr lie la st'-ric des (''liiclfs dp ciiliiiiic llii'-àlrali' (|ih' Tlic(i|iliil<' (iaiilirr (l()iiii;i ail Mniiitriir itiiii'i'rst'l \[\>i\\\ < [\ ISIIS; il ii'v analyse |>lii.s les «l'uvifs iiiiisicalcs, cloiil le i'iiiii|ilr icmlii a|)|iarl('nail ihiiis. ce jniiriial à M. l'iiiinilino; (Iravaux (■iiti(ju('s sifiiirs (In iisciKlniiynii' A \. de llovrav). La collaborai inii de Tiir'opliili! ("laiilier" au Mmiiliin , payre d'abord sur le |iird li.diiiv itmIs francs l'ailirli', (pii'llo ipic l'ùl son rlcridiic, l'iil ciiMiili' porlrc au .Unirnnl n/'firifl. in ISfi'.l, à deux ci'iil riiiipiaiili' l'raiics. cl cliaipir rhapilir dr l'Hiiiaii iMi de lUMiM'Ilc iaxi' au iiir^mc pii\. |,'(''cii\aiii ^auiiail ainsi, à la lin de sa vie, de i|uiii/,i' à dix-liuil mille lianes par an ii ce journal. l.'JiS. Embellissements de Paris. î.r ]fniiili'.).i. (!e| arlicli' a ie)iaiii la iiième année dais le volume colleclir inlilnlé : paris hes de rarlicle. l'^n 1877, il 185:;. 85 estfMiti('' (l.ir.s le loiiic jirciiiioi- dr ÏOrirnl, sans auriiii lilrc, et Inniiant !<■ cliaiùtie deux du morceau iiUihilé : Lr Dmitilir et /w popnlalioiis dmmbiennrs. (Voir 11° 1278). Celle réim- pression , plus complète que la précédente, est modifiée au début de l'article, dont voici la vei'sion originale : » Nous avons ici-même rendu coinpledu liavail si important, elc, » et contient de moins cpic la réimpression précédente, le l>aragraphe final, rpie voici: Mais nous n'avons pas besoin de pousser plus loin cette nomenclature incomplète. M. Valerio a fait un clioix de ses plus beaux dessins, qtii ligureront à l'Ex- position universelle de peinture et de sculpture, où ils exciteront l'intérêt des artistes, des savants et des tiens du monde. 1302. l*oRTE-S.AiM'-.M utTi.x : Les CaiTiéres de Montmartre. — Vaudeville : Le Joli Mois de mai. — Tli. des Vauiktks : Un Verre de Champagne; L'homme sans ennemis. — (ivM- NASE : Débuts de mademoiselle Delaporte. — Hippodrome : Les Boschismen. — Fêtes d'Orléans : Cavalcade histo- rique. Lr M'iniit'iir unirei'scl, 14 mai is:;;). iV.'rl ^'\ Exposition universelle de 1855 : Peinture, — Sculpture. (II). Le Mnuilrnr iiiiirirscl, I'.) mai IHo.'). i:].').3. Odéox : Hamlet. — Vaudeville : rentrée de Lafont. — (Iaité : Le Retour du Pharaon. Le Muniteur unirersel. 21 mai ISii.'i. 13:»:! '"\ Exposition universelle de 1855 : Peinture, — Sculpture. (III). MM. Ansdell; Maclise; Lucy : Foggo : Cross ; Cope ; Armitage. — IV. M. Mulready. Le Minili'ur i(iiirrr.'>el, 23 et 2o mai iH'.V.'). 13.")i. TiiÉATiîi': VENTAnoLi! : Troupe italienne, etc. — tlir- PODUOME : Début de Montblanc. Le MunH'-ur itnicersi'l. 29 mai ISii:;. 13;i't'''\ Exposition universelle de 1855 : Peinture, — Sculpture. V. MM.Millais; W. Kunt. Le M<,nHcue anieer^irl, 31 mai is:;.;. 8($ iii>Tiiiiii. i)i..-> (!i.i\ui;s m; m. (.ai rii;u. \X'i\u Sylvain. Fintlniitrliliiui, jun/siii/rs, IriiniilcSySnKi'i'iiirs, fiinliiisii .\, |iai (iliai les AsscliiuMii, l'Ic. Iii-1 :2 ilc 10 rciiillcs l/M, ;t72 |»at;('S. Imprimerie de lincn)), i\ Paris. — A l'aiis, rhez j/(u7i(7/(', nie l'iiire-Sana/iii. 11. |iii\ : :! IV. .'iO. Nous Iroiivoii.s ce veeiieil iiisciil S(iii> le ii" X\'.')-l de la lii- liliniiftipliir (If In Fiiiiicf i\i\ :2 juin is;i;i: la l'anlaisie de Tliéd- ])hile (iaillier, <|iii aliail a llriircuiii I, rniiiile de la iuièlde Foiil;rmeldeaii, aui|iii| je iciiuil est dédié, a Ole repriMliiilc dans VAIiiKiixirli jKirisiiii |iniir ISfil, puis en iNila, dans rédilioii in-12 de la l'rmi dr tiijrr, enliii en iNTî d.iiis les Piiiti'dils rii)i(i'Wpiir ''^ Exposition univeiselle de 1855 : Peinture, — Sculpture. VI. MM. Webster : Grant ; Frith ; Frost : Egg ; Hook. /.e Mdiill'iir iiiiirrisil, :2 jinn j.s;i,i. i;t;»(î. TiH ATiif': Vi-.MAiHieit : Myrrha, etc. — IVjktk-S.unt- .Maiitin : Danseurs espagnols, etc. — Société des Amis des Arts. Le Mnuili'Kr U)iivi'i'!^i'l, 4, juin l,S.'),i. I :!:•(■. '''". Exposition universelle de 1855 : Peinture, — Sculpture. VII. M. Paton. Le Maiiilnir imivcrsi'l, S juin \H'.V.\. [:VM. THi;.\ii!i:-l"r{.v.\(;.\is : Par droit de conquête. — Tiiii.x- TRE Ventadour : Oreste; Myrrha. — Th. des Variiîtics : Réouverture : La Fosse aux ours; Les Enfants de troupe; Furnished appartement. — Vaudkvii.i.i; : L'Hiver d'un homme marié. Lf Mniihiir iniivrr^rl, 11 juin is.iii. liiiiT '". Exposition universelle de 1855 : Peinture, — Sculpture. VIII. MM. Landseer ; Cooper : Lance.— IX. MM. Collins; Elmore: Poole : Horsley ; Glass; Uwins; Salo- mon: Dyce; Dobson; etc. Li Mmiid'iir mtln'rsel, 14 et H) juin \H'.Ï.'>. \'.V.\S. Tmkathi: Vi-madouh : Troupe anglaise: Macbeth.— Ambigl' : Frère et Soeur. Lr M"nilrar niilrri'si'l, is juin !8d."i. i:i:i8 '". Exposition universelle de 1855 : Peinture, — Sculpture. X. MM. Danby; Lewis; Haag: Corbould. Le Mo- 7iitci(r iinivcrsri, 21 juin ISa.'i. is:;;;. 87 13.'il). Odkon : Médée; le Mariage par ordre. — (iAiiÉ : Le Sergent Frédéric. — Folies-Nouveli.ks : Pierrot indélicat. Le Monili'itr iniirrr^ii, 2,'i juin IS.'i.'i. i:!")0 '''. Exposition universelle de 1855 : Peinture. — Sculpture. XI. MM. Cattermole; W.Hunt; Haghe; Topham ; Warren ; Fielding: Callow; Harding; Nash, etc. —XII. MM. John Bell: Ambuchi: Macdowell ; Gott; Gibson; Camp- bell. Li' M'iiiilciir iiiilrrrsrl, 2H vi iiOjiiiii IS.'i.'i. l.iCid. Revue dramatique: (Nécrologie : Madame Emile de Girardin. — La Ristori dans Marie Stuart. — La Troupe anglaise.; Lr Muniteur imirn'mi., 2 juillet IS.")."). La pari ie de cet article relative àiiiadamc de (iii anliii, a été réimprimée en 18;i() dans un petit volume contenant les articles nécro- loiiiques inspirés par la mort de cette i'emme éniinente, et qui porle pour titre : Madame Emile de Girardin, née Del- phine (inij. 1300 '''\ Exposition universelle de 1855 : Peinture, — Sculpture. (XIII). Collection chinoise. U Moniteur unirersrf, (i juillet ty.'):i. Cet ailiclc ;i ii'paiu aussi dans l'Artiste ou 7 octobre ISoo, sous le lilic de : l'Art chinois. 1361. Tni:ATRi:-FaANc.\is : Rentrée de mademoiselle Rachel dans Phèdre. — Odéon : Mademoiselle Georges dans Rodo- gune; le Mur mitoyen. — Troupe anglaise : Shylock. Le Monitruf unii'i'r^fl, '.) juillet IS.'iii. 1361 '''\ Exposition universelle de 1855 : Peinture, — Sculpture. XIV et XV. M. Ingres. Lr Mnniti'ur univiTsrl, |2 et 14 juillet ISoiJ. ((7, 18 août l(S;i,'). 1308. THKATiiE-FnAxrAis : Représentation au bénéfice de mademoiselle Demerson.— Théatre-Ventadour : Giovanna d'Arco. — Vaudeville : Le Cousin Verdure. — (îy.mnase : Le Poète inconnu. Le Monilcur wiircrsel, 20 août i'^:v.]. i:ifi8 '"'. Exposition universelle de 1855 : Peinture, — Sculpture. XXIL MM. Benouville et Cabanel. — XXIII. M. Chasseriau. Lr MunUrnr nnirrrsii, 23 et 2:; août iS.'i.'i. 1369. (Iv.MXASE : Le Poète inconnu (suite). — Th. des Va- riétés : Le Pâté de canards. Le Moniteur imivcnel, 27 août IBoo. Un fragment de cet article a été réimprimé deux foisdana l'Arti>ite, soas le titre de : Molière; la première dans le numéro du 23 septeml)re ISoo et la seconde dans celui d'avril 1877. 1369''''. Exposition universelle de 1855 : Peinture, — Sculpture. XXIV. MM. Heim ; Schnetz; Rouget; Abel de Pujol. L'' M'iiillriir unir(rscl,'M) août IS.)!). 1370. Tui'atp.i:-Frant,ais : Le Gâteau des reines. — Th. des Variétés : Le Théâtre des zouaves; les Gueux de Béranger. Le Mduiteur unirerscl, 3 seplenilirr IS.'i.'i. 1370 '''^ Exposition universelle de 1855 ; Peinture, — Sculpture. XXV. MM. Court ; Léon Cogniet ; Couture. Théophile Gautier cite ici son compte rendu de iOr(/ir romaine de Coulure, puhlié dans la Prcs-.sp du 30 mars 1S'(7. — XXVI. MM. H. Flandrin ; Gabriel Tyr ; Ronot ; Bonnegrace ; L. Boulanger. Le Moniteur universel, 6 et 8 septembre 18,'i.i. 1371. (Les Étrangers à Paris. — Concert de Félicien David. — - FoLiEs-NouvELLES : Les Deux Gilles. — Troupe italienne). Le Moniteur unieersel, 10 septembre {H'.V.u 1371 ''\ Exposition universelle de 1855 ; Peinture, — Sculpture. XXVII. MM. Laëmlein; Janet-Lange; Yvon ; ro iiisToiui; iii;s (»i:i \i;i;s ni'; th. (.aitii;i;. Millier ; Bouguereau: Tabar. /.■ M'uilliiir imirrrsrl, |:isi']>. hiiilili' [S.t.t. \:\~î. (»i)i;(iN : Maitre Favilla. — \ 'Ariii:vii.i i: : Aimer et mourir. — I'.\i..\is-1{oyu. : Le Gendre de M. Pommier. /.,'■ Miinitcur itnirrrKcl, 17 ^rpli'inliiv is.'i.'i. i:i"2'"'. Exposition universelle de 1855 : Peinture. — Sculpture. XXVIII. MM. Henri et Rudolph Lehmann. f.ri arliclr a n>|iai'ii (l.uis l'AilisfrAii iC IVviiri' IS.iii, sons le lilrc (If : hi J'nrsir 'ouvELLF.s : Le Joujou électrique. — (Iaiti': : Reprise des Sept châteaux du Diable. Le Moniteur unircrsel, 8 ()clol)re 1853. 137."i''''. Exposition universelle de 1855 : Peinture, — Sculpture. XXXII. MM. Picou: Jobbé-Duval ; Toulmouche; Foulongne; Hamon; Leullier.— XXXIII. M. Camille Roque- plan. L> Mnnilcurunii-rrfirl, Il el 13oclo])r(' 18.j:i. L'aitick- du is;;:;. ni 13 octoliie, cciit au luoinenl ili' la iiiorl de Camille Roqiie- laii, a roi)aiii en paiiie, en 187 i-, à la suite de l'Histoire du rniiKiulismr. Il contient un IVagiucnt de rarticle de la Pressi' du 3-G avril 1847. 1370. Vaudkvilu: : La Bride sur le cou; Montre perdue, récompense honnête. — Folies-Nouveij.ks : Pierrot Dandin: le Petit Mezzetin: Jean et Jeanne. Ln Mouitcar uiiirfisrl, l'.\ oclolire 18;i:i. I37(; ^'-. Exposition universelle de 1855 : Peinture, — Sculpture. XXXIV. MM. J.-F. Millet: Brion; Breton; Le- leux ; Bédouin ; Salmon.— XXXV. M. Meissonier. — XXXVI. MM Gendron; Penguilly L'Haridon; Poussin; Dehodencq: Bonvin. - XXXVII. MM. Robert Fleury ; Haffner; Marchai; Trayer. Le Mnnitrnr uiiirrrsrl, 18, 20, 22 et 27 octo])re 18;i;i. 1377. Odéox : La Raisin. — GaIié : Le Médecin des en- fants. Lr Moniti'ur nnirersrl, 20 oelobie i8;i.">. ! 378. La Divine Comédie du Dante ; traduction de M. Mes- nard. Le Purgatoire. Le Moniteur imirerscl, 31 octobre I8;i.'i. 1378'^'% Exposition universelle de 1855 : Peinture, — Sculpture. XXXVIII. MM. Isabey ; Vetter ; Célestin Nanteuil ; Antigna. Le Moniteur unirersel, 2-3 novcnihre l,s:;."). 1370. Théâtre-Français : Madame Arnould-Plessy dans le Legs ; mademoiselle Figeac dans le Gâteau des reines. — Th. des Variétés : Rose des bois. — Vaudevu.lk : Bouffé dans Michel Perrin. — Cirque de l'Impératrice. Le Mfjnileur tinlrri'srl, '.') novenilire IS.'iii. 1370 1'-. Exposition universelle de 1855 : Peinture, — Sculpture. XXXIX. MM. Landelle ; Comte ; Duveau; Eug. Gi- raud ; Ch. Giraud; Garcin: Isambert ; Luminais : Ed. Frère ; Morain: Pezons; Fauvelet. Le Moniteur universel/.) noveni- inc 18;;;;. 138(1. Théâtre du Cirque : Le Donjon de Vincennes, — Th. des Variétés : L'École des épiciers. Le Moniteur uni- versel, 12 novembre IS;;;). 1:581. Fumée. Revue île Paris, \:> novembre 18;;;). Ces vers 9-3 iiisToniK i)i:s ()i:rviu:s iti; th. (i.vi tiku. sonl fiilrés vu ISliS djins la Iroisirmc l'dilioii des Emaux ri dnniU's (mar(|iit''t' sccoiidc). iin'ils ii'unl plus i|iiilh'i' dcpiiis; ils oui (''h'' (•ilt''s, sans liliv, pai^TIu'opliili' (iaiil iii liii-iiii'inc dans un ailiclf du Mniiiliiir itiiivcrsil tït\ 27 IV\ii,r ISll'i. jji viiifi uiu' version inrdilc. en iiiKilrr slronlics .m lien île (l'dis, sons je lit le de: Vidiirr ilitiis Ifs nflircs. Nous I avons imlilii'c |)onr la [U'cniirn' l'ois, en fac-sinnli', dan> Ir LIrrc, niiniiio i\r mars 1882 : Sons les pairs noxcis s'alnilc l'nc clianniièrc an loi! Itossu ; Le mur par ('caillos sCllVilt-, Le scnil drsorl os( Ion! nutiissii. Une l'onc en jaM'Ilc tonibc Auprès du puits (icini-conihlé ; Ni jtoule, ni coq, nicoloinhc; 'J'out est muet et désoh'. On dirait que Mal) seule y couclie; Mais cependant, comme en temps froid La tiède haleine d'une houclie, La respiration se \oit. Un tire-bouchon de Inmée, Tournant son mince lilet l)Ien, De l'àme en ce bouge enlermée Porte des nouvelles à Dieu. l:^S||''^ Exposition universelle de 1855 : Peinture, — Sculpture. XL. MM. Jadin; Troyon; mademoiselle Rosa Bonheur ; MM. Coignard : Philippe Rousseau : Palizzi : Melin ; Schutzenberger: Monginot. — XLI. MM. Cabat; Aligny ; Corot; Bellel; Belly ; Rousseau; Daubigny; Ch. Leroux.— XLII. MM. Paul Huet ; Français; Jules André: Fiers; P. Flandrin: Saltzmann. de Curzon; Berchére ; J.Thierry; Lavielle; Lafage; Nason ; Wyld ; Ziem. XLIII. MM.Win- terhalter; Ed. Dubufe ; Ricard; Rodakowsky ; Amaury- 185 5. 93 Duval: Pérignon. !'■ Mmulcav tuiircr-srl, i.i. 17, II) ri 23 iio- VlMIlIll'l' I8.'ii). i:j:). 01 iiisTiuiii: DKs oi:rvi!F,s m: ni. caitiku. 138i">. Achèvement du Louvre. /.-• Mniiiicitr miircis,!, I I (liM'cliiluc iNli.i. i:;sti'"\ Exposition universelle de 1855 : Peinture, — Sculpture. XLVIII. MM. Pierre de Cornélius; Kaulbach : Chenavard. /.'■ Mniiinir ///(/ic/'sr/, i:; ili riMiihic is.;:;. i:îs:. l'u.Ms-llovAi. : Avait pris femme, le sire de Franc- Boissy. — AMiticr : César Borgia. Lr Mmillritr ////// rysc/, 17 décomlui- IS.lii. i;J87 '"'". Exposition universelle de 1855 : Peinture, - Sculpture. XLIX. MM. Hubner ; Achenbach; Rœder ; Ma- gnus : Knauss ; Von Muyden ; Hockert : Ekman ; Exner, etc. — L. MM. Leys ; Thomas ; Portaels ; Verlat ; Hamman ; Flo- rent Willems ; Van Moer : Degreux ; Alfred Stevens. Lr Mniil- hiir imirirsi'l, 20 d -22 (lici'iiiluf I8.'>.i. i;}88. FoMES--NoLviai.Es : Le Possédé; les Trois Trouba- dours. L'' Mo)ti(cur iinhcrsrl, 2i (IimciuIh v IN.'i.i. ^:}88'''^ Exposition universelle de 1855 : Peinture, — Sculpture. LI. MM. J. Stevens: Robbe; Van Schandel; Bossuet; Knyff ; Weissembruck: Bosboom; Hayez: Steinle; Bertini; Kupelwieser; Induno : Inganni ; Caffi: Kuvs^asseg ; F. Kaulbach: R. Zimmermann. LU. MM Federico et Luiz Madrazo; Cerda: Clavé ; Galofre : Castellano; Espinosa; Luca: Ribera : Murillo ; mademoiselle Aïta de la Penuela ; MM. Rauch; Kiss: Fracarolli; Galli; Délia Torre: Botti- nelli: Magni ; Marchesi: Argenti : Motelli: Van Hove ; Geeîs. Lr Mniiileitr universel, 2()-27 cl 29 décenibi'C 18."i.'). Ces cliaiiilres .sonl les derniers de Toiivi'age, etvoici ce ({lie disail Kdmiard Tliicrry dans lr Mnnltciir universel du 4 mars iHiir», en annoiieniil rap]iiiiil ioii alllia/,ar ClicrlMUi- iicaii. noire fvccllciil ami. ikiIiv luillaiil (•ollalMiralciii-, conlimicia ina.uisli'alciiionl si ciiargi' (riiistoriogiaiilic (les musées. litS'.t. Introduction. /V/r/s (7 /es l'urisiiiis itii A/A" sirtlc; iiiiriirs^ mis (I iii'»iiiiiii)ils : lc\\i' pur M \l. Ali'\;i iidrc I)ii:ii;is. Tlifiipliili' (iiiiiliiT, Al'.sèiU' ll(Hiss;i\(', l'iiiil de Mussi'l. Louis l'ji.iiill il llii |';i\l. Illiisli ;ili(iiis |i;ir MM. lùii^riic l.ami, (ia- ViU'iii cl l{(iMai'i;ii('. (ii'aml iii-.S'di' :.!'.M'('iiill('s l/:2. IV-lCi i |i.i;-'i's, plus \ ini,M-iiiiil ;,'i avilies. liii|>iiiiiL'ric de linilinl, à Paris. — A l'aiis. chez Moriz: colle iiiliodiiclidii a l'ii' iciiii|iriiiico auï'si dans rArliste du (> jainici iN.iC), sous ff lilrc : l'rilii/iir : Pdrifi li h's l'(n'isii't)!i. .Nous avons déjà iiidi(|iir' pliisiciiis des ailicjcs de Théophile (laiilicr reprodiiils dans ce voIiiiik; ; aiiiiiii article n'est signé, hniinis à la lahle.el nous ci'oyoïis i|iie. sauf le niorcenu (pu' ihmis allmis ciler, liuis les autres nul clé 1 éiinpiimés sons le concours de leur aiileur, icviis cl remaniés, pensons-nous, par .M. .Vrséne Uoussuye : Avec ce litre niatiiiiuc "le /Vs |)ulilicalions légères, ni riiislnire, ni la clii'onique, ni réimie, ni le mémoire, ni le tableau, ni le roman. Met- tez ce mot sur une alliclie, et en voilà pour six mois de queue et de foule ; après Guillot, après Félibien, après Sauvai, après Sainte-Foix, après Mercier, après Rcstif de la Bretonne, après Dulaure et tant d'autres que nous ne citons pas de peur de faire une nomenclature plus 18oo. 97 longue que les dénombrements d'Homère et du Tasse, l'intérêt n'est pas épuisé, tant le sujet est fertile. — Arrivez avec un volume sur Paris, et vous serez tou- jours le bienvenu : Balzac a dû le meilleur de sa renom- mée à l'amour qu'il avait de la grande ville, comme dit la chanson du roi Henri dans le Misanthrope; et tan- dis que de moins bien inspirés s'en allaient fouillant les vieilles légendes étrangères, cherchant le bizarre, l'inconnu, l'exotique, faisant accomplir à leur fable des voyages de circumnavigation pour raviver une atten- tion blasée, peignaient les palmiers du tropique ou les glaces du pôle, l'auteur de la Comédie humaine prenait h; chemin de la rue de Soly ou du Tourniquet-Saint-Jean; il vous montrait la muraille humide placardée d'aftiches équivoques, le ruisseau roulant dans sa boue noire des découpures de fer blanc, l'allée sombre s'enfonçant entre deux boutiques, la fenêtre liasse où meurt un œillet étiolé ; il faisait se glisser le long des maisons si- nistres une femme, la voilette rabattue, ou se dessiner contre la vitre jaune de la croisée le profil d'une jeune lille àson métier, et déjà l'imagination du lecteur était en éveil, et personne ne pouvait résister à cet entraînement qui vous menait de page en page jusqu'à la fin de l'his- toire, sans vous laisser apercevoir que les tisons s'écrou- laient en cendres au foyer, et que la lueur bleue du matin éteignait près de vous la clarté jaune de votre lampe. En etïet, Paris est la mine inépuisable, le sujet toujours neuf, le thème sur lequel l'antiquaire, le phi- losophe et le poète peuvent broder des variations à l'inlini; c'est un modèle aux aspects multiples et que chaque peintre saisit à sa manière; et puis, que de Paris II. 7 rs iiisToiiîK iiKS^ ni-rvi{F,>^ dk th. cm Tii'.it. (lilïïM'i'iils (Iniis l*ai'is! sans ('(iiiiitlci' criix i|iii se Sdiil siip(M'|ios(''S siri'lc l'ai' sii'clc, ciimiiii' des (■(iiiclics j^(">()lo- ii'iiHios, à partir ilf la Liilocc {\i' Jules (Irsar jiis(|iraii Parisilt' NapoliMHi 111. Oih'IIimMn crsilr (iiKJoxaiilc ! Oiicllc |ili\-^i()ii(iinir ni(»l)il(' ! A iliai|ii(' lifiin', il laiil faire son |Hiilrail : celui d'hier ne resseinhli' déjà |diis : sii|i|M)se/, (III l'ari>ieii reiilraiil a|irés (]iialre mi riiii| ans d'ali- senco ; il tniiiM'iM le nom eau l.oinre reiiiiant cetlc vasti'' placi' du Cai'i'oiisel, encomlirée iinuiièrc di' ba- l'aijiies el d'écliopiies ; il cliercliera (\r>. îles de maisons anôanlies. {]v> lan's don! il ne reslo pas in(''iiie la (race, t'I du ('(Mil dii |talais. sorli de Icrre comme une décora- tioii (l'opéra, il décoiiMira. Ion! surpris, au boni d'une rue Rivoli (|iii n'cxislail pas, la loiir Saint-Jac(|ii('s évi- (léo à jour; l'Hôlel de \'ille v\ le dôme de Saint-Paul, une [lerspeclive inconnue ; de la [ilace de la Concorde, il verra s'élancer dans l'air les clochers pseudo-tïollii(|ues (le Sainle-Clolidc; deux ponis nouv(\aux enjamber la Seine; une immense voùle de ci'islal, d'une demi lieue (le lon.u', s'arrondir, où verdissaient les arbres du cours la Reine. S'il remonte les Champs-Elysées, à TendroiL où les invalides suivaient d'un (eil si allenlif l(!s péi'i- pélies du cochonnel, il Irouvei'a le palais de l'Induslrie avec un porche géant et son toit de verre ; et s'il i)our- suit son cliemin, tout en regardant passer dans leurs calèches et leurs broughams les hétaïres de la ine de la BouloRouge et de la rue de Bréda, (jue les étran- gers naïfs prennent pour des duchesses, il s'arrêtera tlans cet aride bois de Boulogne, au bord d'une So-- pentine River; un parc anglais a remplacé les maigres taillis, et l'eau bouillonne en cascade où tourbillonnait la poussière. 1855. 99 Ainsi, \ous comprenez que Paris et les Parisiens arrivent vraiment à l'heure ; il faut un guide même à l'indigène pour se reconnaître dans sa ville. N'allez pas, de grâce, consulter quelque livre vieux d'un an, il vous tromperait; vous y liriez des choses aussi arrié- rées (jue si c'était un bouquin piqué des vers, rongé des mites et ranci dans sa couverture de parchemin jaune; — il en est de la physionomie des villes comme de la physionomie des hommes : des auteurs naïfs, et qui ne voient rien par leurs propres yeux, s'obstinent encore à peindre l'usurier sous la ligure d'un juif à la barbe fourchue, à la simarre élimée, et lui font donner, au lieu d'argent, des crocodiles empaillés, des vaisseaux d'ivoire et des trous-madame aux lils de famille ; d'au- tres décrivent avec beaucoup de conscience et de gra- vité un Paris qui n'existe plus depuis cinquante ans. Vous pensez bien que ce volume ne fait pas la biogra- phie de chaque monument, l'histoire de chaque pierre ; il laisse ;i de plus savants le soin de chercher sous le pavé et le macadam le tracé de l'enceinte de Philippe- Auguste; ce qu'il a surtout la prétention de peindre, c'est le Paris intelligent et vivant ; Paris, la métropole des arts, l'abbaye de Thélème de la fantaisie, le grand bazar du luxe européen, la Mecque où se rendent, de tous les points de l'horizon, tous les croyants du plai- sir. Quel spectable admirable que cette population tou- jours en fête et pourtant si laborieuse, que ce tourbillon d'activité dévorante, que cette chaudière en ébullition dont la fumée se voit du bout du monde ! L'univers ne fait que ramasser les bouts de cigares de Paris; il note ses moindres mots, il se récrée à ses calembours, il se cotise pour prendre son esprit, il dévore ses journaux, 100 IIISTOIHK DRS OJÎUVRF.S ItK TH. (JAUTIEIl. il ai^iMciKl SCS livit's par ciiMir. il cliaiUe ses vaiKJrvilIrs, il iiiiilc ses pièces, il conli-crail ses modes; ri (jnaiid il \iriil lui rriidrc \ isili'. la iiiaicliande d'Iiei-bes lui dil. comme à Théoplifasic, ipii ii(i\ail avoir rarrent allir- niiMi : <■■ Klranger! » (lar l'amlulioii sccrèle de riiiii\t'i's l'sl dVirc l'aiàsiiMi, auiiiilion éiioniic. di'Miii'suréc, rt ipii lit' se réalise ipif hii'ii rarcnn'iil. Èlvc Pai'isien, cela rsl dillicilc ! Kl hcaiicoiip son! nés enirc la barrière du Trône el la barrière de l'Etoile, (|iii ne passeraient pas sur le boulcvaid (\i' Gand sans être signalés comme des barl)ares ou des provinciaux. Paris ne consiste pas seulemi'iil dans l'élalagc de ses bou- tiques, les glaces de ses cafés, le cuivre estampé de ses théâtres, lascintillation de son gaz, le grondement sourd de ses voitures, qui ne s'endort pas plus que celui de la mer, les merveilles de ses musées, les trésors de ses bibliothèques, les nuits échevelées de son carnaval, (pil a remplacé celui de Venise; Paris, c'est surtout cet esprit vif. léger, rapide, compris à demi-mot, plein de sous-enlendus et de réticences, cette causerie entre deux boulfées de cigare au perron de Tortoni ou sur les divans capitonnés des salons intimes, car il y a encore des salons, quoi qu'on die, où se joue à ravir ce jeu de raquettes de la conversation. Là, parmi toutes les recherches du confort anglais, brille l'inimitable élé- gance parisienne; mais les plus belles étoiles, les lapis les plus moelleux, les plus capricieux vases de Chine, les bronzes les mieux fouillés, les tableaux de maîtres les plus authentiques, obtiennent à peine un regard ; l'œil charmé se porte sur les groupes de femmes qui, en agitant l'éventail, écoutent les causeurs inclinés à demi; les yeux scintillent comme des diamants, les 18oa. 101 épaules luisent comme le satin, les lèvres s'ouvrent comme les lleurs. Si Araminte ou Célimène pouvaient les entendre, saisir cet accent, copier ce tlemi-sourice, retenir un de ces mots jetés avec une si gracieuse non- chalance! Si Lawrence, Vidal ou Eugène Lami étaient là pour esquisser d'un pinceau indiscret ou d'un crayon furtif CCS airs de tète charmants, ces heaux hras nus, ces attitudes d'une nohlesse familière et d'un ahandon décent, ces gazes légères comme des ailes d'aheille, comme ils rendraient cette beauté, cette élégance et ce luxe, qui n'a rien d'insolent et se cache sous la grâce ; mais notre vœu est rempli ; regardez le nom écrit au bas de la première gravure, la meilleure préface d'un livre intitulé : Paris et les Pm'isiens. 1390. Études philosophiques. Même origine que le précé- dent numéro. Nous allons réimprimer cet article, que nous ne croyons pas émané de la plume de Théophile Gau- tier, quoiqu'il soit signé de son nom à la table du livre; nous pensons qu'il est de M. Arsène Houssaye. Quoi qu'il en soit, nous le citons ici, afin que le lecteur puisse juger lui- même s'il lui semble sorti de la plume de l'auteur de Mademoisrlle de Miaipin; nous croyons, qu'honnis l'Inlio- duction, Théophile Gautier n'a altsolument rien fourni d'iné- dit à ce recueil. Ainsi que nous l'avons déjà dit, les autres articles de lui qui en font partie, articles déjà renseignés dans le cours de ce travail, ont été, pensons-nous, rema- niés et choisis par M. Arsène Houssaye, sans le concours mais avec le consentement de l'auteur: Que disent les historiens : « Si Rome a été fondée (( par un fils du dieu Mars et par le nourrisson d'une « louve, Paris le fut par un prince échappé du sac de « Ti'oie, Francus, fils d'Hector, qui, devenu roi de la « Gaule, après avoir bâti la ville de Troyes en Cham- 102 iii^îToinr: nr.s ni-rvnr.s dk th. ('.aitieii. «l^agllC. \illl Inll.liT (cllr des P.irivicus , ri lui (loitlia t( 1(> nom (lu licaii ITiris. son umlc. >• Pour ('\pli(|ii('i' (clir liiiiilc (ipiiiioii d'iin savaiil liis- lorit'M. im aiilrc hisloiicii non moins sa\anl nous dô- monlri' (|nr le mol /*a)-/s se compost' (le deux mois, savoir : k radical /'nr ou /iav, <■! Ii' mol As/s, (( allcndu u qu'il a rlr trouvé sur le Icrriloire de Paiis une slaluc « fie rcll;' dresse, ro (pii [ironvc aliontlammrnl (pic « l'i'ancus. ipii vi'Ul diic Français, est le fondalfiui'do « Paris. » V'oii'. p(Mir plus de lumirrcs, les Mémoires de l'académie des Inscriptions et des /k'Iles-Lettres, ipii fourmillcnl d<^ preuves loul aussi aullicnliqucs. Il existe cependant d'aulrcs opinions dignes d'être étudiées. Si on daignait nous écouler sui- ce point, nous dirions que le fondateur de Paris, ce lui le hasard. 11 y avait une île dans un pays sauvage : ligurez-vous une peuplade dispersée qui cherche à s'abriter contre ses enntimis ; cette peuplade traverse le (leuve et se barri- cade sur ce grain de sable (pie protègent les eaux. Cette peuplade de bateliers et de pêcheurs, lasse d'errer de rive en rive, de la rivière au fleuve, du fleuve à la mer, veut prendre dans l'ile quelques jours de repos. Après la palissade, voilà la tente (pii se dresse. Les vents sont mauvais; le fleuve est un autre ennemi, qui vient menacer à son tour ; pourquoi ne pas élever un mur contre les tempêtes de l'occident? Cependant on a eu le temps de s'apercevoir que l'île était fertile; pendant que les pécheurs s'aventurent sur leurs barques, les plus paisibles de la colonie défrichent le sol par distraclioii, par curiosité, par instinct pour l'avenir. Quelque temps se passe ainsi ; l'heure est venue de partir, de marcher <à l'aventure comme autrefois ; mais 18o5. 103 l'amour du sol a pris ces hordes nomades; ils ontsemé, ils veulent recueillir. Ils se complaisent d'ailleurs dans ces quelques enjambées de terres défendues des bêtes et des bommes, des ennemis de toute espèce, où ils peuvent avoir cbacun un arbre, un épi et une mai- son. Ils se décident à rester; les plus aventureux et les plus jeunes iront courir au loin à la découverte, mais ils reviendront. Dès ce jour, Paris exista. Au lieu de quelques palissades, où étaient suspendues toutes fu- mantes les peaux de bêtes, l'industrie, fille de la paix, envoie des barques chercber des pierres sur les rives voisines, élève des murs, les couvre de chaume, et voilà une bourgade qui vit et palpite. Laissez-la respirer un peu, vous la retrouverez bientôt avec des mœurs, gou- vernée par des lois. Aujourd'hui, elle s'appelle Lou- touhési ; plus tard, César passera, qui lui donnera son acte de naissance; plus tai-d, la Itourgade sera la ville universelle; elle sera tout à fois Babylone, Athènes, Rome; mais, quelles que soient sa fortune et sa gloire, elle n'oubliera pas qu'elle est soi'tie d'une famille de pêcheurs, et, pour ses armoieries, elle prendra un vaisseau. J'ai commencé par citer l'histoire, j'ai fini par pro- duire le roman. Comme il arrive souvent, le roman n'est-il pas plus vraisemblable que l'histoire? Aujourd'hui, Paris n'est plus une île déserte, une bourgade, une grande ville, c'est une nation où four- millent mille peuples divers. C'est un enfer où s'agi- tent toutes les mauvaises passions, c'est une Babylone qui a les poésies d'Athènes et les armées de Rome. Il devient impossible d'aller à pied dans Paris, à tra- vers le flot d'omnibus, de fiacres, de charrettes et de 104 HISTOIRE DES ŒUVRES J)H TH. (iALTIKU. oonprs. Wnho\ ost on travail ol on plaisir. Qiirllo saliro for.iil aiijourd'liiii noilraii, (levant loiilo crlic (■■l()(|iionco lie la \io (|iii fiifanlc mi (jiii .•^'opaiioiiil ! An lifii (rimo salii'c. il IVrail iino odo. Alix C.hanHts-Klysôos, nn so croicail Ions les joins à la indinciiailc de Lon'jchainps. (Vcsl ini (•ci'clr m piriii vi'iil , on liui l'ail jualTcr ses ciicNanx cl on l'on rcn- ((Hiiic sa niailii'ssi'. A ('l'Ile comédie des \anilés pari- siennes, il y a beaucoup de speclalenrs à deux sous, — le prix d'une chaise. — (jui, en se voyant éclabousser par toutes les élégantes voilures, peuvent se dire, s'ils sont des philosophes : « Entre ceux (\\\\, a Pai'is. vont « à pied et ceux qui vont en voiliu-e, il n'y a que la a dilVérencc du marcbepieil , » coiuuk^ disait lui philo- « sophe à pied. Ah! le marchepied ! il y a un livre à faire là-dessus. C'est le point de départ d'ini pays à un autre, de la mi- sère au luxe, de l'insouciance au souci. C'est le trait d'union de celui (pii n'est rien à celui (pii est tout. La question, c'est d'y mettiv Ir pied. Devant la roue dorée de la fortune, il y a vni marchepied ; mais le moyen d'y monter sans se faire rouer par le train d'enfer dont va la foi'tune? Mais, après tout, parmi ceux qui sont en voiture, combien qui voudraient aller à pied ! Les Champs-Elysées, depuis l'Obélisque, qui n'est pas à sa place, jusqu'à l'Arc-de-Triomphe, qui devrait être dans Paris, soiH plantés d'un milliei- d'arbres pul- monaires et rachitiques, qui ont l'air d'être les inva- lides de la nature. On dirait une forêt qui marche avec de? jambes de bois. Puisque le bois de Boulogne va remplacer les Champs-Elysées, il faut tout simplement 1855. 105 continuer les boulevards jusqu'à rArc-tle-Triomphe , abattre les arbres malades qui masquent, d'un côté, le palais de l'Industrie, de l'autre, le palais de l'Elysée, continuer en quelque sorte le jardin des Tuileries jus- qu'au rond-point; depuis le rond-point jusqu'au mur d'enceinte; bâtir, soit dans un style uniforme, soit dans un style varié, mais dans un bon style, des maisons et des hôtels destinés à loger le beau Paris. Il y a longtemps qu'on a eu l'idée de peupler les Champs-Elysées de statues. Le moment n'en est-il pas venu, aujourd'hui qu'on a découvert des carrières de marbres; aujourd'hui qu'il va tant de sculpteurs qui ne font que des bustes? Le jour où on a décrété le palais de l'Industrie, on a changé la destination des Champs-Elysées ; on a continué le boulevard de la Ma- deleine et la rue de Rivoli ; on a chassé des quinconces la comédie en plein vent. Avant peu, Guignol lui-même ne saura plus où percher son théâtre. Quand Jean- Jacques Rousseau vint à Paris pour la première fois, il s'amusa beaucoup devant les parades des Champs-Ely- sées. Qu'ils avaient d'esprit, le maître et le valet; l'un, amoureux, l'autre gris! Il est vrai que c'était l'esprit de Piron, quelquefois deLesage. — « Où vas-tu, Arlequin? « — Je vais boire. — Et vous, seigneur Pandolphe? « — Moi, je vais voir Céliante. — Seigneur Pandolphe, (1 donnez-moi un écu au soleil. — Maître Arlequin, ne « parlons pas de cela. — Mais, enfin, mes gages. — Tes « gages?De quoi t'inquiètes-tu? Je ne te paye pas, mais « tes gages courent toujours. — Relie consolation! mes « gages courent toujours ; mais ils courent si vite que je « saurais les rattraper. — Coquin! n'est-ce pas moi qui « t'habille? — Tout doux, mon maître, n'est-ce pas 100 lllSTiMHK l)i:S OiaVllKS 1)K TH. (iAlTlIlll. « moi i|iii vous liahillc le malin? IJicn plus, je vous H ilrslialijlli' le soir. — M'i'sl-ro pas moi ipii le iioiiri-is? M — Fort liitMi ; mais ipii ost-co qui vous appoilc à boire « el à maiiucr (pianil vous ("^Ics à lalilf? — N'csl-cc pas « moi (|iii 11' (ioimc un lil [loiu' If coiu'lirr? — N'csl-co. « pas moi (pii fais le V(Mf<'? — X'osl-cc pas moi (|iii le « loge? — N'os(-oe pas moi (pii \oiis ouvre voire (t porte? » Va ainsi lt> seiti'neiir l'amldlplie e| maîlre Arlequin s'en voni se dispulanl le lerrain pied à pied, arnuVs d'une |iliil(»sopliie Ir.inscendante. On n'esl pas plus spirilu(d, on n'esl pas plus IxMe. lii'.M. ()i)i:c»N : Peintres et Bourgeois. Le Munilittr uiurcr- sc/, 31 dùceinbre 18.'K). 1856 1392. Gymnase : Le Mal de la peur; Je dine chez ma mère. Le Moniteur universel, 7 janvier 1836. 1393. Porte-Saint-Martix : L'Orestie. Le Moniteur zmi- versel, 14 janvier 1856. 1394. Théâtre-Français : Les Muses de Molière. — Odéox : La Revanche de Lauzun. — Vaudeville : Lucie Didier. Le Moniteur universel, 21 janvier 18j6. 130o. Thkatre-Fraxçais : Les Pièges dorés. — Tii. des Variétés : Madame Bijou; les Cheveux de ma femme. — Vaudeville : Le Rat de ville et le Rat des champs. — Am- nir.u : La Servante. — (Vente des tableaux de MM. Rioult et Philippe Rousseau). Le Moniteur universel, 28 janvier IS.iO. 1306. Théâtre-Français : Guillery. — Th. des Variétés : Janot chez les sauvages. — Palais-Royal : Garde-toi, je me garde ; En Pension chez son groom. — Porte-Saint-Martin: Reprise de Benvenuto Cellini. Le Moniteur universel, 4 fé- vrier is;)6. 1397. Théâtre du Cirque: Reprise de la Reine Margot.— FoLiRS-NouvELLES : Le Bras noir. — Vente des tableaux de M. Hervier. Le Moniteur universel, 1 i février 18.j6. Le fragment de cet article relatif à M. Hervier a été réimprimé en tête du catalogue d'une nouvelle vente qu"il fit le o avril 1873. 1398. Gymnase : Lucie. — Cirque Napoléon : Les bètes féroces domptées par madame Labarére; le Monstre. — 1(W IIlSTOinr PF.S OKIVIIKS DE TH. C.MTIKI?. Les Contes drolatiques de Balzac, illustrés par Gustave Doré. /-'' M"niliiir iiiiiriisi'l, IS l'iNiicr IS.'ifi. i:i',i'.i. Nécrologie ; Henri Heine. — Vaudicvii.m: : Les In- fidèles; Madame Lovelaco. I'm.ais-Uoyai, : Le Tueur de lions ; les Toquades de Borromée : Monsieur de Saint-Ca- denas. /.'' M' iiiliiir universel, 2'.'* lévrier ISoii. I.cs lij^iics de col arlii'li^ coiisaiTres ,'i Iji'iiii lliiiir, soiil (Icvciiiics nue partie de la ilrniièic mniiii' de la .Noliec sur llciiii Heine, placée, la iiumih' aiiin'c, en Irle de ses œuvi'cs el donl nous parlerons plus loin (vtiii n" 1407). Le déhid de l'article a élé suppriiiii' : li" vdid : l'iit^ ôtoili' (II' incmiôro fti'aiidour s'esl ùtcinte la se- maine (lernit'iv au ciol de la poésio, sans que le monde y ail fait jii'ande attention; le monde a bien d'autres soucis que de suivre du rcjiard les étoiles niantes. Henri Heine vient de mourir, ou plutôt la petite llamme oltstinée qui empêchait de se dissoudre ce cadavre étendu depuis huit ans sur le grabat de la pai-alysie, a pris son vol à tout jamais. Henri Heine a offert le phénomène, elc. 1400. Avatar, conte. Le Munitcitr wiivcruct, 29 février; d, :j, 7, \-2, 13, 14, i:i, 27, 28, 29 mars et .3 avril 1856. Cet ouvrage fut d'abord publié, en 1857, en un petit volume in-32; puis il entra ensuite, en 1863, dans les Romans et Contes de son auteur, qu'il n'a plus quittés. 11 fut sans doute question de tirer un poème d'opéra de ce conte, car nous possédons l'autographe suivant: «J'autorise M.Sant Angelo à tirer un libretto de mon roman intitulé : Avatar. Théo- phile Gautier. » Mais ce projet n'a pas été exécuté. Avatar a été traduit en allemand par M. Kugler, un vo- lume, paru chez Franz Hubert, à Stettin, en 1856. 1401, Thkatre-Français : (Nécrologie : ) Madame AUan; le Misanthrope. —Ambigu : L'Espion du grand monde. — Th. des Variktés : Madame Roger Bontemps ; Un Pari biscornu. Le Moniteur imiicrsel, 3 mars 185(3. 1836. 100 1402. Catalogue de la précieuse réunion de tableaux de l'école française, provenant du cabinet de M. Barroilhet, dont la vente aura lieu à Paris le 10 mars I806. In-8° d'une feuille 3/4, 28 pages. Imprimerie de Mnuldc, h Paris. — A Paris, chez Laneuville, rue Neuve-des-Mathurins, u" 73. Ce catalogue, que nous trouvons inscrit sous le n» 1873 de lu Bibliographie de la France du 8 mars 18S6, renferme un Avant-Propos de Théophile Gautier, qui n'a jamais été réim- primé et que nous allons citer ici : L'injuste i-éaction de David contre l'École française a eu pour effet de plonger dans l'oubli toute une géné- ration de peintres charmants, pleins de grâces, d'esprit et de couleur; on est maintenant tout à fait revenu de ce préjugé, et l'on recherche comme elles le méritent, les œuvres de Watteau, de Lancret, de Pater, de Char- din, de Boucher, de Fragonard, de Greuze, de Pru- d'hon. M. Paul Barroilhet, cet amateur éclairé, a réuni une collection de ces maîtres, naguère si dédaignés, composée de tableaux purs, authentiques, excellents, la plupart célèbres, et tels que toute galerie serait fière de les posséder. On a dit que l'École française était peu coloriste ; cela pouvait être vrai des toiles bas-reliefs des pseudo-classiques ; mais Watteau, dans sa gannne rose, approche de Rubens, et dans sa gamme argentée, de Paul Véronèse ; voyez plutôt V Alliance de la Musique et de la Comédie : dans cette composition singulière où les deux Muses soutiennent le blason du vieux théâtre italien, entouré d'une guirlande d'attributs : violons, marottes, partitions, masques, guitares, flûtes de Pan. Anvers ni Venise n'ont rien produit de plus lin, de plus chaud, déplus riche; et quel peintre de l'une ou de l'autre ville y eût mis cette désinvoltiu'e, cette élégance, ce piquant qui donnent à la nature les grâces de l'Opéra? 110 iiisTdiiti: iiKs (ii;i:viîKs dk th. (;ArTiKi{. Ow regarde NValtcaii coinmc IViNdlc, mais (Irpoiiillr/, ces (lt'ii\ lieiiiTs (II' leur coloris (Iriicioux, ivalisc/lcs (Ml iDailin- liLiiic, t'I vous atirc/ (i(Mi\ slaliics d'wv. sInIc sans j)(''(laiih'rii'. (pic ne (l(''sa\(tii(M'ai('iil ni Jean (uiu- joii, ni (Ici'niain l'ilon. I.c Parlrinl de initdniiw de Ju- lienne, t>n cosliinic ni\tlioloiii(|uo, n'osl-il poinl iYwwe |iàlt' Mipcilic, et d'inu' fachiiT loiilc niafiisli'alc? On 1 alliilHicrail ;'i Hnlicns. cela ne nous ('■loiincrail pas. Le Porlrail en jiieil de Louis .\ 17, par Circn/.c nous a Nrainiciit surju-is; nous savions Greuzc nn ailisic (l'un scnlinicnl cxciuis, d'une grâce cndianleresse, d'une (■(iiilcur pleine (le cliamie. mais nous ne le ci'oyions pas capable de celle niajesli'', de ce style et de celle élégance ro\ale et clievaleres(pie; la ligure revêtue d'un manteau lleurdelisé, pièle admirablement, avec une dignité sans emphase; le mouvement du bras appuyé sur le sceptre est d'une tierlé héroùpie; la main qui lient le chapeau à plume est tournée d une Façon merveilleuse; le rideau dont les plis étolîés entourent la colonne, le fauteuil ramage d'or et de vert, tout est peint d'une manière libre et précise, noble et spii'ituelle, avec la chaleur de l'esquisse et le Uni du tableau. Le Charles 1"' , de Van Dyck, n'est ni plus roi. ni [)lus gen- tilhomme que ce Louis XVL, de Greuze. Diderot, l'instauraleur de la crili(iue pitloi'es(iiu3 en France, admirait fort Chardin, et il avait raison, quoi- que peut être il (ùt plus sensible, selon son habiUule, au choix des sujets qu'au mérite même du peintre. Sans doute Chardin pouvait plaire à l'auteur du Pi^re de Famille par linlimilé familière et la candeur bour- geoise des scènes domestiques qu'il traitait avec une finesse toute hollandaise, mais ce qui fait surtout son 18o6. 111 lalcnt, c'est celte manière large et simple de comprentli-e la nature, cette localité soutenue de couleur, celte soli- dité de pâte, qui font aujourd'liui rechercher passion^ nément ses moindres esquisses. La nature morte dési- gnée sous le nom du Gobelet cV argent, dans la collection de M. Barroilhet, est une merveille de composition et de couleur; les maîtres de Flandre et de Hollande n'ont rien fait de plus réel, de plus sincère et de mieux rendu. Le Pied-de-Bœuf est un morceau capital de Lancret. Jamais le spirituel imitateur de Watteau n"a plus approché de son modèle : les groupes s'arrangent ingé- nieusement ; le coloris est blond, vivace, transparent. Le Portrait de M. de la Popelinière, par Lalour, et celui de Lenôtre, par Vivien (pastels), valent les plus belles peintures à l'huile. Citons encore les Soùis maternels, de Fragonard, une étincelante esquisse, touchée toute de sentiment, où ciiaque coup porte, un vrai bouipiet de palette, illu- miné par un joyeux rayon. La Gimblette, caprice aimable dans le goût du temps, et que la gravure a rendu cé- lèbre. Le Triomphe de Vénus, lumineuse toile où Bou- cher saupoudre la couleur de Paul Yéronèse de l'esprit de Tiepolo. Les Saltimbanques, de Callot, qui, au mé- rite de réunir tous les types de ses eaux-fortes brillam- ment colorées, joignent celui d'une rareté excessive, Callot n'ayant presque jamais abandonné la pointe pour le pinceau. Puis, en arrivant à l'École moderne, la Vo- lupté, par Prud'hon, un Corrège vu au clair de lune, et la Douleur, une touchante élégie peinte et caressée dans l'ombre par une lueur argentée. Une charge de cuiras- siers^ par Charlet, qu'on prendrait pour un Géricault, II.' iiisTiMur, ni'.s oKUViîRs de tii. caitiku. laiil l'Ile (Si nnporlrc cl xii^ourouso. Une nia,iiiiili(|iic a(|iiaiTllt' lit' Marillial icprôscnlanl iiiie Caravane en marche à travers une aride plaine de Sj/rie. Nous ne pouvons loiil (lire, ne voiilanl pas PTiipiôlor sur lo cala- loeuo. mais nmis iiisislcroiis oiirort' iino fois siif celle idée luMircusc d'uiit' vente composée excliisivemenl de maîtres français du dernier siècle et de quelipies-uns de celui-ci, choisis avec un goût parfait et une con- science scrupuleuse. 1 i0:{. TiiÉATHE Vkntadour : Myrra. — ()ni:n\ : Mademoi- selle Essler dans le Cid. — (ixiiK: Henri III. - Ioliks- NouvELLKS : Madame Mascarille. Le Moniteur universel, 10 mars I80O. 140k Nativité, i-o Moniteur uuircrscl, 17 mars 18o6. Ces vers, datés dans le jouiiia! du juillcl IS.IG. Ces vers sont oiilrûs, L'u IS.iS, dans la Iroisièiiin édilion des Émaux et CdfiK^cs [nvdniuûc (k'uxiènip) ; depuis lors ils ont. l'ait parli{! de toutes les édiiiuiis (If ci't ouviM^^c. Lt( l'élite Revue du 'S aoill iStK) a piihiic' une version de celte pièce où se trouvent des variantes dans les strophes trois, quatre et six; les voici : Do son ombre où rien ne peut luire, Sombre, il entend le monde obscur Et la vie invisible bruire, Comme un torrent derrière un mur. Qui sait quelles ciiimères noires Peuplent cet opaque cerveau, Et quels illisibles grimoires L'idée écrit dans ce caveau ! Mais peut-être, aux heures funèbres, Quand Dieu souffle notre flambeau, L'àme, habituée aux ténèbres, Y verra clair dans le tombeau ! Cette pièce de vers a été réimprimée dans le Réveil du 28juinl880. 1424. THÉATRr.-FRANn.\is : Reprise d'Une Chaîne. — Th. des V.\RiÉTÉs: La Bourse au village. — Théâtre du Cirque: Les Frères de la Côte. Le Moniteur universel, 7 juillet ISoO. 18S6. m 1425. Porte-Saint-Martin : Le Fils de la nuit. — Gaîtk : L'Oiseau bleu. Le Moniteur universel, 14 juillet 1856. 1426. Vaudeville : Les amours forcés. — Ambigu : Le Fléau des mers. — Cirque de l'Impératrice: Divers. Le Moniteur uuiverM'l, 21 juillet 1806. 1427. Théâtre-Français : Les Héritiers; reprise de Ma- demoiselle de Belle-Isle; Crispin rival de son maître. — Th. des Variétés : Le Camp des Révoltées. — Folies-Nou- velles : Pierrot employé. Le Moniteur universel, 28 juillet 1806. 1428. Contes Bizarres, par Achim d'Arnim. Traduction de Théoitliile Gautier lils, précédée d'une introduction par Théophile Gautier. Ia-12 de 9 feuilles, iv-313 pages. Impri- merie de Yialat, à Lagny. — A Pari.s, chez. Miehel L'vy frères, rue Vivienne, 2 bis. Prix : 1 franc. L'Introduction de ce volume, que nous trouvons inscrit sous le n° 7011 de la Bibtiogrcq)hie de ta France, du 2 août 18j6, porte pour titre : Achim (rArnim, titre que ce morceau a gardé en entrant en 1873 dans les Portraits et souvenirs littéraires de Théophile Gautier. 1429. Vaudeville : (reprise de) Mathilde, ou la jalousie. — Gymnase : Les Vainqueurs de Lodi. — Th. des Variétés: Le Musée comique. —Le (théâtre du) Palais-Royal à Plom- bières. — Cirque de l'Impératrice. Le Moniteur universel, 4 août I806. 1430. Théâtre-Français : La Statuette d'un grand homme. — Gymnase : Le Mariage à l'Arquebuse. — Th. des Varié- tés : Les Métamorphoses de Chamoiseau. — Gaîté : reprise du Juif-Errant. Le Moniteur unieersel, H août 18.^6. 1431. La Légende du Juif-Errant, illustrée par Gustave Doré. Le Moniteur universel, l'o août 1856. 1432. Vaudeville : Les Absences de Monsieur. — Le Pré Catelan. Le Moniteur itniversel, 18 août lSo6. 1433. Théâtre du Cirque : Marie Stuart en Ecosse. — lis IIISTOIHF DF.S MKIVUF.S DF. TH. CAFTlFIt. 1'ai,ais-H(iy.\i. : La Queue do la poclc. Lr Moniteur iiiiircr- S(7, -'.■; ;ini"ii is:;(i. \V.\'i. Les Vierges de Raphaël. L<' M'>iiilfiir iniircrsel, li^;.. Vmdkvii.i.f. : La Fée. — Tli. dvs Varii';tks: Les En- fants terribles. L< Mouitinr miirrrscl, \" scpiciiiliic iN.'iil. I i:îti. École des Beaux-Arts: Concours pour le grand prix de sculpture : Romulus vainqueur d Acron. Le .1/"»/- /('»/• universel, îi seplembre 181)6. \VM. OiiKON : Le Médecin de l'Ame. — Cymnask : Un feu de Paille: l'Anneau de fer. - Amuicu : Les Pauvres de Paris. Le M")iilriir universel, H scpl(Mnl)rc 18:i(i. I i:!S. École des Beaux-Arts : Concours pour le grand prix de Rome : gravure. Le M'iiiilnir universel, 12 sciiIciiiIhc i,s;;o. 1430. Odkon : reprise de l'Honneur et l'Argent; Nou- velles. Le Muniteur universel, i'\ sppt(>ml)re iH'M). \'tW. École des Beaux-Arts; Concours pour le grand prix de Rome : architecture. Le Monileur universel, 11) sl'))- tonibre ISIiô. liil. Beaux-Arts: Gravures; Aquatintes ; Lithographies (d'après Raphaël. Ary Scheffer, Delaroche, Jalabert, Leutze, H.Vernet, Bida et Benouvillej. Le Monileur unirrr- .s'(7, 22 sopk'mbro IS.'ii;. 1442. Courses de taureaux à Saint-Esprit. Le Monileur universel, 27 seplembre 18;j0. Cet urlicle, complété (voir n" 1443 ''■'), a reparu en 1805 dans le volume de Théophile Gaulier, intitulé : Quand on vnyage. 1443. École des Beaux Arts; Concours pour le grand prix de Rome : peinture historique. Le Moniteur unirerscl, 28 .septembre l8i)U. 1 443 '''S et 1444. (Courses de taureaux à Saint-Esprit ; suite et fin.) — Gymnase : Riche de cœur. — Vaudkvillk : Le 1856. 119 Beau Léandre. Le Moniteur universel, 29 septembre ISiifi. Le début (le cet article, qui complète celui du 27 sur les Coursea de taureaux à Saint-Esprit, a été léimprinié avec celui-ci en 186o dans Quand on voyage, par Théophile Gautier. Il a cité dans ces pages sa pièce de vers de 1841, intitulée ÏHorloge, en lui enlevant son litre. I ïiV). École des Beaux- Arts: Exposition des grands prix; Envois de l'École de Rome. Le Mottitcur universel, 4 octobre 18d(3. 1446. Odéon: Le Misanthrope; le Jeu de l'amour et du hasard. — Vaudeville : Chacun pour soi. — Gymnase : Les Toilettes tapageuses. — Tli. des Variétés : Les Nèfles. — TiiKATRE DU Cirque : Le Marin de la Garde. Le Moniteur universel, 6 octobre 18.")6. 1447. (Nécrologie : ) Théodore Chassériau. — Gymnase : Une femme qui n'aime pas son mari. Le Moniteur universel, 13 octobre 1856. l.a partie de cet article relative à Théodore Chassériau a été reproduite incomplètement en 1874 dans les Portraits contemporains, par Théophile Gautier; il y manque l'avant-dernier paragraphe de la partie réimprimée de cet article ; le voici : II y a seize mois à peine, nous étions tons les deux, lui et moi, dans ce même cimelièi-e, bien tristes, bien navrés, et, les yeux troubles de larmes, nous regardions en silence descendre dans l'éternité ce cercueil de notre amie^ Qui eût pensé cjue lui, le plus jeune, remonte- rait si vite là-liaut, et cette fois ne reviendrait pas vers la ville? 1448. Beaux-Arts. Frise de la nef de Saint-Vincent de Paul, peinte par Hippolyte Flandrin, reproduite par lui- même en lithographie. Le Moniteur unirersel, 17 octobre 18.")G. Théophile Gautier cite dans cet article quelques vers de sa pièce de 1841 : Saint-Christophe d'Ecija. 1. Madame Emile de Girardin. 120 iiiSTitir.i: i)i:s ni;r\i!i;< m', th. cArTiEit. li'iM. Beaux Arts. Chapelle delà Sainte-Vierge à l'église Saint Eustache. par M. Thomas Couture. Le MniiH, m- mii- verael, 19 octohro 18.'i(). Il.io. Tiii:ATHK-FnANr..us : Le Mariage de Figaro.— (>i. ko n : reprise de Claudie — Ci.s'itk : L'Avocat des pauvres. — ('.lugi'K-NM'oLKON : Ouverture delà saison d'hiver, /.r Mn)ii- (rur uiilii'rsil, :20 (iddliiv l.s.'it'i. fi-iil. La famille du Menuisier, d'après Rembrandt (gra- vure par M. Veyrassat.) LWriisic, 2(') (icluhri' iNiK;. 1 'i'.'>2. V.vi'ni-.vii.i.K : Le Nid d'amour. — Th. des V.\iuicti;.s : le Tyran domestique. — I*al\is-Uoy.\l : Satania. Le Mnni- Icur universel, 27 oclobio IHoG. 14:>:t. Histoire des usages funèbres et des sépultures des peuples anciens, par M. Ernest Feydeau. L< MiDiihur tiiiirdscl, Jl (iiiobre liSiiO. (lel arliilc ;i icjj.uii on 1877 dans lo lome deux de VOnenl, par Thùopbilo Gantier, sous le lilic lie : E(j!/ple ancienne. 1454. (A l'aventure. — Iolies-Nouvelles : Les Carabins; Paul Legrand. Le Moniieur universel, 2-3 novemluc 1856. 1455. Odkox : Madame de Montarcy. Le Moniteur uni- versel, 10 nov(MiilirL' 1850. 14:)0. Vaudkvilij:: Les Faux Bonshommes. — Th. dos Variétés : La Chasse aux écriteaux. — Amuigu : Jane Grey. — Cirque .Napolicox : Le Passe-temps équestre. L'.; Mmileur universel, 17 novembre 185G. 1457. Théâtre-Français: Le Berceau. —Cirque Impérial : La Tour Saint-Jacques-la-Boucherie. — Palais -Royal : Mesdames de Montenfriche. L7. Nécrologie : Ziégler. VArtiati', 4 janvior 18:;7. Dos fra;.'iiii'iils idiil ;i lail iiir(im|ilols de cet article ont élr r(''iiu- |iiimcs l'ii lS7i dans les l'niiriiita routi'i)ij)nrtii)i<:, par Tliro- pliiie (jaulier. \'iCS. Gaîtk : La fausse Adultère. — Amiugu : Le Secret des Cavaliers ; i Joseph Bouchardy . L' Mntiiirur itnircr^irl, :; janvier 1857. Un Irafiiiiciit tic ce! ailiclc, l'elatif à Hoii- cliardy, a élé inséré en l.Slii- tians le touK; premier du sup- plélnent à la deuxièiue édition du Diclinnwiirr de la convcr- saduH et (le ht lecture, sous le titre de : Bouchardy {Joseph). 1469. Gavarni. V Artiste, M janvier I8;)7. Cet article a été réimpiimé intégralement eu 1874 dans les Vnrlrults niutrm- porains, par Théophile Gautier; il y est daté par erreur de 18oo, et forme la première partie des pages sur (lavarni recueillies dans ce volume. 1470. TuKATRi'-KiiAN'r.Ais : reprises de Lady Tartuffe, et du Jeune Mari. — Ooiio.N : La Réclame. Le M'iuilcur itniver- sel, 12 janvier 18o7. 1471. Eugène Delacroix à l'Institut. L Artiste, 18 janvier 1857. 1472. Palais-Royal : L'Éducation d'un serin; les Mar- rons glacés. — Dklassemen'ts : Allez-y tout de même. Le Monileiir imiiersel, 19 janvier 18ii7. 1473. Peintures de M. 'Voillemot à l'hôtel du prince Pierre Soltykoff. UArliste, 2'.'> janvier 18.)7. 1857. 123 1474. Théâtre-Français : reprise de Turcaret. (Nou- velles). Le Moniteur universel, 26 janvier 18o7. 147a. La Source, nouveau tableau de M. Ingres. L'Artiste, l--' février 1857. Gel article a été très incomplètement réim- primé dans la Revue du XIX^ siècle du l^r février 1867, où se trouvent réunis et remaniés sous le seul titre d' Ingres, des fragments de deux articles de Théophile Gautier. Les change- ments faits au texte original, l'ont été sans doute par M. Arsène Houssaye, directeur de cette Revue. Théophile Gautier lui-même en a cité aussi un long fragment dans son article du Moniteur universel du 18 février 1861. (Voir n° 1743). 1476. Gymnase : La Question d'argent. — Odéon : Les gens de théâtre. Le Moniteur universel, 2 février 1837. 1477. La Reine Topaze, Psyché : Décors, L'Artiste, 8 fé- vrier 1857. 1478. Odéon : Le Tasse à Sorrente. Le Moniteur universel, 9 février 1857. 1479. Un Martyre, dernier tableau de Paul Delaroche. L'Artiste, 15 février 1857. Un très court fragment de cet article a été placé, en 1874, dans les Portraits contemporains, par Théophile Gautier, comme début des pages consacrées à Paul Delaroche dans ce volume. 1480. Théâtre-Français : Un Vers de Virgile. — Théâtre DU Cirque : Le Diable d'argent. — Th. des Variétés : Les Lanciers. — Cirque Napoléon : Le Gymnaste Hanlon. Le Muniteur iiniversel, 16 février 1857. 1481. Un Été dans le Sahara, par Eugène Fromentin. L'Artiste, 22 février et 1" mars 1857. Ces iiiticles ont été réimprimés eu 1877, dans le tome deux de l'Orient, par Théophile Gautier, sous le titre de : le Sahara. M. Gonse, dans son livre sur Fromentin, attribue à Sainte-Beuve le premier coup de cloche sur le peintre-écrivain, alors qu'il a été donné par Gautier dans l'article cjue nous venons d'in- diquer. Sainte-Beuve n'en a parlé qu'en février 1864. Fro- mentin, du reste, le reconnaît lui-même, à propos de George 1-24 IIISTOlUi: I)i:S Oi:i VHKS DI-, TI!. (iAlTIl'.lt. Sailli ri (If Tlii'oiiliili' CiMulicr, dans la jurfaco delà tioisirmc ('•(liliitii d'I'ii Elr iluiis Ir Sdliarn ij'aiis. A. ht'iiicirt', l(S7i). 11S2. Odk.on : Reprise do la Revanche do Lauzun. — 1'ai,ais-1{oval : Ce que deviennent les roses. L( Maiiilcur iiiiitrvsri, 2'^ IV'Viicr iS'M. 1483. rii. (lis Vahiktics : Les Princesses do la Rampe. Le Munikur rmivcrscl. 2 mars 1857. 1484. Exposition photographique. L'ArUsIr, H mars 18;;7. Voici, à (^e sujet, le d(''iiiii iiirihl il'iin ailirlr inachevé di^ Tli('M)pIiiii' ('laiiliiT iiitilnli' : ,\/r//V/s iilinliK/mpliv/iiis dr ?iiidar : Quand on passe i^ur \o bnuli^vard dc^s Capucines, le rejiard est imiiiM'ieusemenl alliiv par une conslniciiou d'aspccl orijiinal qui couronne, à pailir du deuxième étape, la maison {li''si,un(''e sous le nunKM'o (rente- cinq. La volonlé d'un artiste a évidemment guidé l'arclii- lecte dans le style et lapproprialion de celle immense vitrine destinée à un emploi tout spécial. Nous allons en donner une description détaillée, car nous y voyons comme un symptôme de ce que pourrait devenir l'ar- cliitecture moderne, tirant de nouvelles formes des inventions récentes. Un édillce doit modeler sa destination en relief et chercher ses motifs d'ornement dans son usage. Les gares de chemins de fer, les halles, les palais d'expo- sition, ont forcé leurs constructeurs à s'éloigner, hien à regret sans doute, des traditions de l'école ; mais ni les Grecs ni les Romains n'ont laissé, et pour cause, des types à copier en ce genre, et les exigences du ser- vice imposent des lignes nécessaires et fatales qu'on devrait accepter avec joie, au lieu de s'en plaindre 18o7. 125 comme cela ari'ive souvent, car rarchitecture stérilisée depuis longtemps, y puiserait de nombreux thèmes de rénovation et parviendrait à se créer un caractère. Un atelier photographique a besoin d'admettre libre- ment la lumière; il doit donc lui offrir de larges baies, et ouvrir les fenêtres toutes grandes au soleil, ce col- laborateur si capricieux dans nos climats. Il faut en conséquence diminuer les parois opaques et augmenter les parois transparentes. Le fer, qui sous un petit volume présente beaucoup de résistance, formera l'armature de l'édifice dont le verre fournira les murailles et la toiture. C'est ce que M. Nadar a très bien compris dans son élégante et ingénieuse installation du boulevard des Capucines. La photographie a enfin son palais, La construction contient deux étages. A l'étage infé- rieur sont les salons d'exposition et d'attente; à l'étage supérieur est installé l'atelier de pose pour les por- traits. La charpente de fer peinte en rouge et relevée de filets d'or, dessine un fronton avec des ailes formant une façade divisée par des colonne ttes et ornée de deux balcons, où des liserons peints de couleurs natu- relles suspendent leurs clochettes et leurs vrilles à des treillages dorés. 1483. Ambigu : Les Orphelines de la Charité. — Folies- Nouvelles : Être aimé pour soi-même ; Le petit Cendril- lon. Le Moniteur unher.scl, 9 mars 18b7. 1486. Le Roman de la Momie (précédé d'une dédicace à Ernest Feydeau). Le Moniteur universel, 11, 12, 13, 14, 18, 19, 20, 26, 27, 28, 30 mars; 2, 3, 8, 15, 17, 23, 24, 29, 30 avril et 6 mai 1857. Cet ouvrage reparut en volume l'année suivante chez Hachette, et il en fut l'ail depuis plusieurs édi- tions, dont les dernières ont paru chez Charpentier. Il a été !;'() lllbTulUL IJLS CiKLVKLS DE TH. I.ALTIKH. rriiiipriinr aussi dans VErliodrs Vfiiilh l'Ota, nniirc IS7()-t d'une ('^'alih'' ej d'une piii'eli' paiTailes >:, s'iichevail ainsi : Or rliaquc cOlé cliciiiiiuiicnl loiijoui's, s'illiimiiiaiil au i»assagc des torches, les Ijande-lelles do fi'es(|nes, dont les couleurs paraissaient aussi vives, aussi IVaîclies que si lo pinceau de l'artislo les eût applifjuées iiiei-. Puis elles s'épanouissaient dans l'onibro comme les ligures d'un rêve, donnant à peine le temps à Id'il de discenicr les cortèges, les repas et les danses funèbres qu'elles l'eprésentaient. On parvint bientùl à une salle assez spacieuse dont la voûte surbaissée touchait presque la tête desvisiteui's et faisait se remployer en nuage horizontal les tire- bouchons de fumée des torches; des peintures écla- tantes d'une conservation inouïe en décoraient les pa- rois; mais le savant et le lord poussés par une curiosité facile à concevoir ne les examinèrent que foil sommai- rement, quelque intérêt qu'elles pussent d'ailleurs pré- senter. Au fond de la salîc une porte de pierre, etc. La suite de ce paragraphe et le suivant sont conformes à l'imprimé; puis vient ensuite celui-ci, dont malheureusement la fin nous manque : 18:; 7. 127 Cependant la seconde porte avait cédé. Un autre couloir descendant par une pente assez rapide se pré- senta, noir et mystérieux dans ses profondeurs, que n'atteignaient pas les j'éverbérations vacillantes des torches. Les parois en étaient couvertes du haut en bas de lljiures finement découpées et coloriées avec un soin minutieux, immense travail perdu que Voici une curieuse dédicace inédiie d"un exemplaire de la première édition de cet ouvrage (Hachette, 18o8) : Je dédie ce roman pharmaceutique et ganaliforme à l'embaumeur F. Silas, mon ami insulaire et bientôt continental. Théophile Gautier. Londres, l^anton-sqiiare, 'J juin 1862. 1487. Atelier de feu Théodore Chassériau. UArfhli\ l'6 mars 18d7. 1488. Thkatre-I^'rançais : La Fiammina.— Odéon : France de Siraiers. Le Moniteur unii'cr.^rl, IG mars 1857. 1489. Les Primes de l'Artiste. L'Artiste, ^2 mars 18o7. 1490. Gaîtij : L'Aveugle. Le Moniteur universel, 23 mais 1837. 1491. (Galerie du XIX« siècle:) Ingres. V Artiste, o avril 1857. Cet article a reparu en partie dans la Revue du XIX^ siècle du 1" février 1867 ; eu 1874 il est entré, moins le cata- logue des œuvres d'Ingres, qui se trouve à. la fin, dans le volume de Théophile Gautier : Portraits Contemporains. Un portrait d'Ingres, gravé par M. BénédictMasson, accompagne ce travail dans L'Artiste ; voici à son sujet une lettre inédite de Théophile Gautier à M. de Cailleux, qui fut directeur général des musées sous le règne de Louis-Philippe : Monsieur, C'est peut-être bien hardi à moi, qui n'ai pas l'iion- 128 IlISTOinF DER OHIVRES DF, TH. CAUTIEn. lli'lll- (le VOUS COIlIKliln' |it'l'^()lilii'lli'llicill, (If ((iiiiiiii'iiri'r par vous (louiandcr un sci'vici'. On iiii' (lit ([uc vous possi'ihv, uno nia,iïni(i(|uo pliolo- graphic d'apivs M. Inunos; vous mo ïor\c/. un bien \if plaisir on la pi-tMant à M. Masson pour la LiiaNcr. (V s(>rail pour VArlislc une bonne foiMuiic (pic d'asoir un porlrail exacl ol luon choisi du dou'ii de nos poinlrcs. Agréez, Monsieur, l'assurance de ma considération la plus dislinguée. Théophile Gautier. l'n fra;.'in(^iit do cet article a re|i;iru aussi dans rallMim puhlié- par V Artiste en 1839, sous le tilrc de l'urtraUs Con- temporains, par divers auteurs. 1492. Odkon : Le Cousin du roi. — Palais-Royal : L'Af- faire de la rue de Lourcine. Le Moniteur universel, 6 avril 18o7. 1493. Les Caricatures de Léonard de Vinci. L'Artiste, 12 avril 18:17. Uueliides li^'iics de cet arlicle untcli^ reprises par rauteiir pour sou travail sur Léonard de Vinci publié, en 1863, dans les Dieux et les demi-Dieux de la peinture. 1494. Thkatre-Ventadour : Ottavia ; Madame Ristori. Le Moniteur universel, 13-14 avril 1857. 149)). Galerie de M. Théodore Patureau. L'Artiste, 19 avril 18o7. 1496. ïli. des Variétés : Jean le Toqué. Le Moniteur uni- versel, 20 avril 1857. 1497. Le Siège de Sébastopol, tableaux de M. Durand- Brager. L'Artiste, 26 avril I8.i7. 1498. Théatiie VE.NTADoun : Gamma. — Ambigu : Le Fils de l'aveugle. — Th. des Variétés : La Comète de Charles- Quint, ic Mnniteur universel, 21 awW iS'M. 1499. Exposition des œuvres de Paul Delaroche au palais 18 1)7. 129 des Beaux-Arts VArdstc, 3 mai 18o7. Une partie de cet article, datée par erreur de 1858, a été réiiiipriiiiée en 1874 dans les Portraits Contemporains, par Théophile Gautier, comme complément des pages consacrées à Paul Delaroche dans ce volume. Cet article, c{ue Théophile Gautier lermine en comparant la peinture de Paul Delaroche à la littérature de Casimir Delavipne, provocjua unesorte de réplique de M. J. Barbey d'Aurevilly dans le Pays du 21 mai 18."i7, et ces pages sont entrées en 1886 dans son volume intitulé : Sensations d'art. Théophile Gautier eut un moment l'intention de répondre à son contradicteur; mais il abandonna ce projet. Le début de l'article fut seul écrit, et demeura inédit. Le voici : Un article du Pays, iiilitulé : « Des derniers tableaux de Paul Delaroche et de la pensée dans les arts.. » par M. Barbey d'Aurevilly, renferme des passages où, mal- gré notre modestie, nous sommes obligé de reconnaître que c'esl à nous qu'en veut le remarquable auteur iïUne vieille maîtresse. Habituellement M. Barbey d'Ati- revilly fait de baut et à point de vue particulier la cri- tique des livres dans le journal dont il est un des plus éminents rédacteurs, et c'est une impatience de justice qui l'a poussé à sortir de son domaine en cette occa- sion. « On avait besoin, dit-il, que quelqu'un en prît sur lui le poids, quand la voix d'une autorité incontes- tée comparait bier Paul Delarocbe dans son art à Casimir Delavigne en littérature. Odieux ravalements ! Si nous voyons bien l'espèce de rapport que l'on trouve entre le poète des Enfants d'Edouard et de Don Juan d'Autriche, et le peintre de la Jane Grey et d'un Epi- sode de la Saint- Barthélémy, nous demandons où est la Martyre du Tibre cbez le poète, la Vierge chez les saintes femmes et Devant la couronne d'épines, et même la Cenci et Napoléon à Fontainebleau? » n. 9 130 lllsrollîF. DES OKllVllES DK TH. r.AUTIKlî. Il ii'\ a lii'ii d'otliiMix. M'Utii iiiiii<, à ((iiiiiiaici' l'.iiil Dclarorlir à ("asimir DclaN i-'iir. Ce sniil deux laltMils (le TUt'iiii' iialiirc; si'iiliiiiriil M. \\:\v\h'\ (I"Aiiic\ ill\ Miil les t'aiilt's (lu iKii'lf l'i il iicvdit pas crllcs du |M'inln'. l'AcrlIriil criiNaiii lui iiiriiic . d'un .iKu'il drlical ri Sll|ii'rlw'. M r>| cIllKlIu''. — ci IKMIS II' SdlIlIlll'S (•(imillC lui. — des coiR't'plions médiocres, du style lioiii'jvdis el de la poésie pédestre do. Casimir Dclaviuiic. 31ais. (|iril iKMis pt'i'iii''||i' de le lui dire , s'il s'éiait occupé dr prininrc a\t'c (pirlipic siiilf, il Iroiivcrait préciséinriil les mriin's défauts chez [Paul Ihdai'oclieJ. liidO. OuKo.N : André Gérard. — Vaudeyii-m: : La Famille Lambert. — Palais-1\ov.\i.: La Gamina.I'' Moniteur universel, 4 mai lSo7. i:;0l. Galerie du XIX'- siècle : Madame Emile de Girar- din. L'ArlisIc, lu mai 18o7. (>l1 ;iiliclc;i élc placé la mrme aimée en léte du Viromtc de Laiinmj, par madame Emile de (iiiaiilin, cl, en ISUl, en Iric de ses (Euires complètes; celte (leiiucie version esl liés remaniée et aiii.!nienlée. Le travail de l'Artiste a été réimprimé aussi intégialemcnL en 187;j dans le volume de Théophile Gautier : Portraits et souvenir^ lillrniircs. Nous allons transcrii'e ici les iVagmenls de ce travail, (pii, par suite des modificiilions faites en 1801 (voir n"* 1728 et 1744 '''•), ne purent plus y trouver place. Voici d'abord Tintroduction : Voilà deux ans bientôt qu'elle repose sous la dalle de marbre sculptée d'une simple croix en relief, mo- deste tombeau qu'elle avait exigé dans ce cimetière Montmartre (jui nous a déjà pris tant d'élres cliers, et bien souvent, le premier tribut payé. au\ jours mêmes du deuil, nous nous étions promis d'écrire quelque part, et plus au long, ce que nous savions d'elle ; mais nous avions reculé, non sans remords, devant cette tâche 18j7. 131 iloiiloiireiisc : noliv CfOiir à peine cicatrisé craignait de voir so rouvrir sa l)lcssure; car, lorsque la France déplorait la perte de la Muse, nous ne songions qu'à la perte de l'amie ; cette mort a été pour nous un de ces coups auxquels l'àme ne s'accoutume pas, et nous ne pouvons encore passer près de la maison aux ])lanclies colonnes sans que nos yeux ne deviennent humides. Puis, les lignes suivantes, qui concernent les Cntiy- ricrs de Paris et le ThnUre de madame de (lirardin; nous dirons plus loin (voir n° 1728), quand ees changements furent exécutés : Vers 1836, madame de-Girardin, sous le transparent pseudonyme du vicomte de Launay, commença ce fa- meux Courrier de Paris qui fit naître depuis tant d'imi- tations plus ou moins malheureuses. Elle le poursuivit jusqu'en 1848 avec une verve toujours soutenue, une linessc d'observation toute féminine, un bon sens tout viril. Que de pages charmantes qui resteront parmi les meilleures de la langue, que de détails en apparence frivoles, et déjà presque historiques ! Quelle mine iné- puisable pour les romanciers de l'avenir, lorsqu'ils voudront peindre celte époque ! Elle est là, en etïet, tout entière, semaine par semaine, avec ses mœurs, ses modes, ses ridicules, ses tics, ses façons de parler, ses engouements, ses fohes, ses fêtes, ses bals, ses soirées intimes, ses commérages, jugée par cet élégant vicomte dont la badine cingle si bien et qui semble posséder le lorgnon magique d'Edgar de Lorville, tant il devine aisément la pensée vraie à travers les babillages men- teurs. Ces Lettres parisiennes, écrites au courant de la plume, éparpillées aux quatre vents de la publicité, 13:? IIISTOIKI: DF.S OKl'VUKS DK TH. (iAUTIEU. soiil |HMil-t"'lir l'iriiMi' la jtliis sri'irii^o i\r l'aiilnir. cl (•■(•>l l;'i i|iit' \(iiil lie [ircIV'i'oiii'C le cliciclifi' ceux (jui l'aiinriil. l/AVn/c ries joiininiislcs, coinrdir en ciiui actes cl on vri's, lui II' |ii'i'nii(M" essai de iiiailaiiic de dirardin pour le lli(';'ili'i' : icnic à riiiiaiiiinilr an Tlir.ilir-l'i-aiirais. la pièce lui ariiMrc par la (•ciisiirc ii.ais [Ktiir (jiic la Iccdii allât à son adresse, madame de Girardiii lil iiih' lecture (le sa coincdic, dans son salon cncondicé de jonrna- lisles, (pii n'ont peut-être pas Imp piolilé à celte école, mais (]ui étaient assez spii'iliiids poui' vive sous les verges tenues par de si lirlh's mains. — Le premier acte ('tincellc de ti'ails et de mots et démontre une grande puissance comiipic: la tin tourne au drame, el la pièce, commencée d'une manière éclatante, s'assom- luil trop. Balzac, qui n'aimait pas beaucoup les jour- nalistes, assistait à cette soirée el riait de son gros rire panlagruéli(|ue : il n'avait pins la l'ameuse massue à pommeau de turquoises sur laquelle la maîtresse du logis avait fait un roman, mais il portait encore ce bel liahit bleu à boutons d'or ciselés non moins célèbre, qu'il allait prendre el remettre chez Chevreul pour ces occasions solennelles. Nous doutons que la pièce au théâtre, même jouée par les plus excellents acteurs, eût produit autant d'ef- fet. Madame Emile de Girardin lisait admirablement. Nous lui avons entendu dire des morceaux de Cléopâtre d'une façon que mademoiselle Rachel n'a pas égalée, à notre avis, malgré tout son ai't, toute sa puissance et tout son prestige. Puis vinrent Judith, la meurtrière biblique, et Cléo- pâtre « le serpent du vieux Nil, » comme l'appelle i8o7. I'î3 Sliakspeare. Mademoiselle Rachel servit d'inlerprèle à ces deux créations. Judith réussit faiblement, malgré des vers très purs <^t une idée ingénieuse, — celle d'avoir supposé à l'héroïne juive un vague amour pour le général assyrien qu'elle a mission d'assassiner ; — l'heure de la tragédie n'était pas encore venue. Cléo- patre, traitée à la fois d'une façon plus antique et plus moderne, tragédie et drame, obtint beaucoup de succès et restera le meilleur poème scénique écrit par une femme. L'apostrophe au soleil est dans toutes les mé- moires. Dans Lady Tartuffe, madame Emile de Gii'ardin, fidèle jusque-là au vers, le quitta pour la prose, tou- jours mieux acceptée d'un puljlic de moins en moins littéraire, et qui n'entend plus que difficilement le lan- gage des dieux. Mademoiselle Rachel représentait ce Tartuffe en jupons, si haïssable et si charmant qu'on lui pardonne lorsque son masque tombe, et qu'entr'ou- vrant le noir domino de l'Hypocrisie, la femme laisse voir son corsage étincelant et rose. Mais le triomphe de madame Emile de Girardin a été la Joie fait peur, cette comédie poignante qui vous tient haletant de la première scène à la dernière, et qui a fait verser des larmes à remplir toutes les fioles lacry- matoires des tomheaux antiques. Nous avons déjà dit que madame de Girardin avait le génie bouffe au même degré que le génie tragique. Le long éclat de rire du Chapeau de T horloger, après le long sanglot de la Joie fait peur en est la première preuve. Enfin, queiques fragments de celte version ont aussi pris place, en 1859, dans l'album, par divers auteurs, publié par l' Artiste sous le litre de : Portraits Contemporains. 1.11 iiisToiHi'. DKs (ii:rviîi;s m; th. f;Ai'Tir,n. \:\02. (ivMNASK : Les Comédiennes. /--• M"iuiriir loilrcrsrl, 11 mai i.s;;:. l'!();i. Le Bois de Boulogne. L'.\rlish\ 17 mai lSo7. Ccl aitirii' a ii'iiaiu dans l'Artisd du !"■ ocluhrc 18()7. liiOi. Thkathe nu Cinori: : Hamlet fjoué par) Rouviére. — Cuioi'i" ni; i/l.Mi'ûiiATnicK : Ouverture. />' Shimiiur uni- versel, IS iii.ii IHIiT. lliO.i. Le Musée d'artillerie. I.Wiiisir, 'J'i mai \H'M. IbOO. TiiKATRi: m- ("inoric : Hamlet ; Les deux Faubouriens. — (lAÎTÉ : Salomon de Caus. Le Moniteur universel, 2.') mai 18o7. KiOT. Nouvelles Publications de la maison Goupil et C'«. L'Artiste, ;il mai iNiiT. 1:108. Thkatiu: Vk.ntadouh : Le Falze confidenze. — Vaude- ville : Dalila. — Porte-Saint-.Mauti.n : Jocko ; Le Vampire. Lr Mdiiili'iir uiiircrsfl, '.\ juin ISiiT. l."iû'.). Nécrologie : Simart. L'Ai(i»li', 7 juin iS',)l. Cet article a l'iô in((im}il(tcmcnl i('im|iiiiné en 187-i dans les Portraits Contemporains, par Tlironhilc Gaulier. lolO. Tli. di's Vahiktks : Le Marquis d'Argentcourt. — Gaîté : Antony; les Paysans. — (Piu: (]atelan:) Théathe DES Fleurs : Nella. /.'■ Mn»itrui' universel, S juin is;;7. loU. Salon de 1857.1. Ouverture). L'A?'//;slliiiiis tic Paris : Salon dc\H',}l, il a été publié, en 18.")9, au bui-eau de ce journal, un album con- tenant les tableaux gravés de ce Salon et insérés dans l'Ar- tiste en 18o7; une très faible partie du texte de Tbéopbile fiautior est jointe à cet album. lol2. Gv.mnasi: : Les Bourgeois gentilshommes. — Palais- Royal : Les Noces de Bouchencœur. Le Moniteur nniversei, iii juin 18i)7. Ial2 ^". Salon de 1857. IL MM. Baudry; Bouguereau. L'Artiste, 21 juin 18:)7. 18o7. 135 1013. Thkatre-Français : Reprise du Barbier de Séville. — (Une troupe allemande). Le Mun/lcui' tutiversel, 22 juin IcSilT. i:ii:j''-^ Salon de 1857. III. MM. Benouville; Cabanel ; Jalabert; Hébert; Barrias. L'Ardsir, 28 juin l.s.iT. 1014. Théatue-Français : Reprise de : les Comédiens. — Th. des Variéti^s : Les Gardes du roi de Siam. — Ambigu : Le Conscrit de Montrouge. — (CrRQUE de l'Impératrice). Le Moniteur universel, 29 juin ISo?. i3^4t"^ Salon de 1857. IV. MM. Gérome; Mottez. V Ar- tiste, o juillet IcSIJT. lolo. GaIté : Les Compagnons de Jéhu. Le Monileur uni- versel, 6 juillet iHol. 15i;i ^*=. Salon de 1857. V. MM. Matout; A. Lafond; Sieu- rac ; Carlier; Mussini; (feu) Ziegler. L'Artiste, 12 juil- let 180? . 1316. Porte-Saint-Martin : Les Chevaliers du brouillard. — (Illustrations de Cruikshank pour le Jack Sheppard d'Ainsworth). Le Mnnilcnr uuircrscl, 1:î juillet [Ku. lolG^i'. Salon de 1857. VI. MM. Gigoux; Robert-Fleury ; Amaury-Duval ; Hippolyte Flandrin. V Artiste, 19 juillet 18o7. lol7. Théâtre-Français : Reprise de Wenceslas; rentrée de madame Madeleine Brohan ; Bressant dans le Misan- thrope, i'/ Mnnifrur uiiirersrl, 20 juillet ISoT. 1317 ^''^ Salon de 1857. VII. MM. Glaize ; Savinien Petit. r Artiste, 2(\ juillet 1837. 1318. Théâtre du Cirque: Charles XII. — (Pré Catelan :) Théâtre des Fleurs : La Naiade. Le Moniteur universel, 27 juillet 1837. 1319. Fêtes de Dieppe. Le Moniteur tmieerscl, 29 juillet 1837. 1319 ''^ Salon de 1857. VIII. MM. Henneberg; Louis Bou- langer; Célestin Nanteuil. L'Artiste, 2 août 1837. 1520. THÉATRE-FRA.xgAis : Reprise de Philiberte. — TU. 13l) lllSTiillii: ItKS (iKlVHKS DI', TH. (lAliTIEH. dos Vaiuktks : Lo Poignard de Lconora. Le MnnUrnr uïti- vcrscl, Il anill |s;>7. i:)20''''. Salon de 1857. IX. MM. Anatole de Beaulieu ; A. de Curzon; Knaus; Comte. L'Arlistc, 'J amU IH.T/. lliil. .\miii(;l' : La Légende de Ihomme sans tète. Jx Mo- i}Ucur universel, lOadùi Is.iT. i:;21 •'''. Salon de 1857. X. MM. Alfred Stevens; Heilbuth; Brion; Hamon; Willems: Baron. L'Arlinle, dC» aofiL 181)7. {'.\22. (ivM.N.vsi; : L'Invitation à la valse; Le Copiste: Le Vieux beau.— Tli. des V.\uikTi:s: Dalila et Samson.— Deux piécettes de madame Roger de Beauvoirj. /.' Mnnitcnr nni- nr.'^cl, l'.i .-l'iùl IS.'IT. i:i2:2'''\ Salon de 1857. XI. MM. Hbckert: Caraud ; Lan- delle; Valérie; Maurice Sand; Hillemacher. L'Arlisir, 23 août 18:i7. 1;)23. Palais-Rovai, : Les Quatre âges du Louvre. — Ré- ouvertures de rOdéon et du Théâtre Ventadour. — Gaîtk : Reprise des Sept Châteaux du Diable. Le M nui (cw universel, 24 août ISiw. i;r23''''. Salon de 1857. XII. MM. Penguilly L'Haridon; Geffroy; Picou; Th. Giraud; E. Giraud; Chaplin; Labou- chére; Maréchal. V Artiste, 30 août IS'.il. 1524. Théâtre Ventadour : Salvini dans Zaïra. — Gym- nase : L'Esclave du mari. Le Moniteur universel, 31 août 1857. l:;24'''^ Salon de 1857. XIII. MM. Meissonier; Fauvelet; Chavet; Fichel; Pécrus; Plassan. L'Artiste, 0 si'[ilciiibre 1N57. I;i2:i. Thkatre-Français : Rentrée de mademoiselle (Au- gustine Brohan. — Thkatri; Ventadour : Saùl. — Palais- Royal : Détournement de majeure ; Je ne mange pas de ce pain-là. Le, Moniteur universel, 7 septembre 1837. 1523 bi'. Salon de 1857. XIV. MM. Vetter; Léman; Bon- 1857. 15- negrâce; MazeroUe ; Eugène Devéria; Leray: Gendron ; Jobbé Duval; 0. Tassâert. L'Art i.^te, 13 septembre 18;>7. l.)2(i. A Monsieur Théodore de Banville; réponse à son Odelette (L'Art). L'Arlislf, 13 seplembre iS'M. Ces vers fuient léiinpiimés en 18o8, sous le second des titres que nous venons d'indiquer, dans la troisième édition des Émaux et Camées (marquée deuxième); ils n'ont plus cliangé de titre depuis et ils ont fait partie de toutes les éditions sui- vantes des Émaux et Caméra. Voici d'abord la première version de ia strophe finale telle qu'elle est imprimée dans l'Artiste; en 1858, lors de sa pre- mière réunion aux Émaux et Camées, elle a été remplacée par celle qui existe aujourd'hui ; Dans la matière dure Scelle ton rêve, afin Qu'il dure Tant que le monde ait (in! Dans la quatrième édition des Émaux et Camées, parue en 1863 (dans le volume des Poésies Nouvelles), la huitième strophe de cette pièce est remplacée par celle qui s'y trouve encore aujourd'hui; voici sa version primitive : Peintre, fuis la détrempe, Et prends de l'éniailieur La lampe, Pour fixer ta couleur. Voici enfin quelques variantes inédites; deux strophes sont tout à fait nouvelles et paraissent ici pour la première fois : Oui, je veux qu'cà l'artiste Courbé sur son travail, Résiste Vers, marbre, onyx, émail. 138 lllSTolliK DKS (ii:rVl!i:S I)K TH. (i.\l Tli;i{. l'i (In ivllimc cdiriinodc, ('.(umiic un iliaussoii Iroj) uraiiil, Du iiKidc (Jiic loul |»i('(l (luitlf et pn'iul ! Em|)riml(' à Syracuse Sdii vieux liionzo où, durci, S'accuse Le |tr(i(il réussi. D'une main délicate Poursuis, dans un filon D'ap:alo, La Iteauté d'Apollon. Ou comme un alcliimisfc Au léu des chalumeaux, Persiste A fondre les émaux. Dédaigne la détrempe, Et prends de l'émailleur La lampe, Pour fixer ta couleur. Peins les sirènes bleues, Tordant parmi les fleurs Leurs queues Qu'écaillent vingt couleurs. Et. debout sur le globe, La Vierge et son Jésus, En robe Avec de l'or dessus ! iSol. 139 A la matière dure Conte Ion rêve, alin Qu'il dure Tant que le monde ait fm. Oui, tu l'as dit, Banville, Ce n'est pas en courant La ville. Qu'on fait rien de grand ! lo27. Odéox : Louise Miller. — Thi'atre du Cirquii: : Le Roi Lear. — Théâtre Ventadour : Salvini dans Otello. Le Moniteur universel, ii septembre iSol. 1027 i''^ Salon de 1857. XV. MM. F. Millet; Courbet; Breton : E. Bédouin ; Haffner ; Marchai ; Adolphe Leleux ; Armand Leleux; Fortin. L'A/Z/s/c, 20 sciitembre l'S'61. i:)28. Théâtre Ventadouh : Salvini dans Otello. (deuxième article). — Ambigu : Les Viveurs de Paris. — GaIté : Le Père aux écus. Le Moniteur universel, 21 septembre 18o7. i;)2'.>. Théâtre de Wiesbade.x : Tannhauser. Le Moniteur imiversd, 20 septembre 1837. Théophile Gautier fut accom- pagné à Wiesbaden par d'autres écrivains et musiciens fran- çais. Nous trouvons dans l'article de M. Ernest Reyer sur le même sujet, article publié dans l'indépemlnnee hchje, cette phrase relative à notre écrivain : « ... Le soir les chasseurs ont vidé une prodigieuse quantité de flacons de vin du Rhin, que Théophile Gautier compare très ingénieusement à du vinaigre dans des' quilles... » i;i20''". Salon de 1857. XVI. MM. Duveau ; Luminais ; Guillemin ; Trayer ; E. Frère ; Bonvin : Toulmouche ; C. Jac- quand ; Langée ; Foulogne ; mesdames Henriette Browne ; Henriette Bertaut; Doux; MM. Servin; Fisher; Vidal; An- toine Dumas; Amand Gautier. L'Artiste, 4 octobre 1857. L'Almanaek Parisien pour 18()0 contient, dans un article de lu) iiisToiiif': DKS (ii;i m;i:s df tii. gautieu. l'Vniaml Ursiiovois inliliilc : Iiilrrirur d'il)} pi'itiln\ les »Iim- iiit'Ti's lifiiics (li> Cl' cliiipid'O du Siilim de. 1S.>7, iililivcs ;i Aiii.nul (iaiitii'i . I.i:n'. ^Retour d'Allemagne. — (Iymnasi.; : Les petites Lâchetés. — I'ai \is-lt(i\ \i, : La Veuve aux CamcUias. — Bénéfice de Salvini. — Madame Laurent et les Chevaliers du Brouillard . Lf Mnnilnir itiiiri'rsfl, I» oclohro IS.'iT. I.ivtl. Wieshaden. L'Arli>^h\ Il ocdiliic I.S.'iT. C.v\ ailiclc a »'(('' n''iin]>riim'', eu ISO,"), dans : (Jumul on voyage, pai Tliéo- |ihilo (ùiiilior. \:')M. Thkatrk-Fhamjais : Le Pamphlet. — Vaudevim.k : Jocrisse millionnaire; Triolet. Lr Mmibnr nniversel, M oc- tuluo l!S.')7. i:)33. Stuttgart. L'XriiMc, 18 nclobre ISIiT. Cet, aili.le a l'cpaiu t'ii I8ii.'i dans ijnund nn ro/z^f/^^, |iai'Tli(''(>|ilnlc( (laulicr. \',V.\\. Th. des Variktks : Les Chants de Béranger. — ^Nouvelles). Le Moniteur universel, 19 ortohi'e 18.")7. Un frag- ment de cet article a été réimprimé en 1874 dans les Vor- trnits Contemporaine, par Tln'ùpliile fiaidier. \■^■^'^^". Salon de 1857. XVII. MM. Desgoffe: Cabat; Paul Flandrin: Bellel; Corot: G. Saltzmann ; Bodmer ; Daubigny; Théodore Rousseau; Ch. Leroux; Français; Anastasi; Lambinet ; Jules André ; Lavieille, etc. L'Artiste, 2o octobre 18i>7, 1535. Odéo.v : Le Perroquet gris. — Thijatre du Cirque : L'Amiral de l'Escadre bleue. Le Moniteur universel, 20 oc- tobre i8;)7. i:i3:)i'i'- Salon de 1857. XVIII. MM. Belly; Fromentin; Imer; Berchère ; Tournemine ; Th. Frère; de Chacaton; Bida; Brest ; Pasini; Ziem ; Van Moer ; F. de Mercey ; Aiva- sousky. L'Artii:te, l*^'' novenilirc ls;j7. 153(3. THKATRK-FiiANCAis : Reprise de la Calomnie. — Vau- deville : Clairette et Clairon.— Iùjlies-Nouvkllks : La de- moiselle de la Hochetromblon; les Brigands pour rire. Le Moniteur universel, 2-3 novembre 1857. 18o7. Ul iim^''- Salon de 1857. XIX. MM. Yvon: G. Doré ; Pils; Armand Dnmaresq; H. Vernet : Bellangé ; Devilly ; G. Jadin; J. Stevens -, Ph. Rousseau ; Brendel ; Palizzi ; Loubon; de Cock; Verlat; Dubuisson; Schutzenberger; Balleroy; Ri- card; madame O'Connell. L'Arlisic, 8 novembre IH'.il. lo37. Odéon : Tartuffe. Le Moniteur universel, % novembre 18o7. • ^:;37'•'^ Salon de 1857. XX. Sculpture. MM. Rude Aimé Millet; Duret; Lequesne; Gumery; Bonaffé . Dubray Roubaud; Truphème; Calmels; Guitton; Fabisch-E. Robert Lechesne. L'Artiste, lo novembre 18;)7. i;j38. Gymnase : J'enlève ma Femme. — Palais-Royal : la Vente d'un riche mobilier: Amour et Pruneaux. Le Mo- niteur uniecrail^ lo novembre l8iJ7. lliSS'''^ Salon de 1857. XXI et dernier. (Sculpture.) MM. Ottin; Demesmay; Protheau, Grabowski; Cordier; Daumas; Marcellin ; Steenackers; Perraud; Guillaume; Leharivel - Durocher ; Loison ; Chatrousse ; Cailloué ; Gruyère; Becquet; Malnecht ; Huguenin; Jacquemard; Pollet; Blavier; de Nieuwerkerke ; mesdames Lefévre-Deu- mier; Valérie Simonin; Noémi Constant; Dallemagne; Escalier. L'Artiste, 22 novembre l.S;}7. Uuoique le nom du sculpteur Préault ne soit pas prononcé dans celte revue du Salon, citons ici une curieuse lettre inédite de Théophile Gautier à cet artiste; elle fut écrite en 18o7, nous apprend M. Paul Meurice, à l'occasion d'un médaillon de madame Paul Meurice, médaillon placé aujourd'hui sur son tombeau : Mon cher ami, J'ai vu ton médaillon, lundi, chez Meufice. C'est une de tes meilleures choses ; la ressemblance matérielle est suffisante et la ressemblance idéale parfaite. La bouche est épanouie comme une fleur et sympathique comme un baiser; quant à l'œil, je ne croyais pas que la sculpture pût rendre ainsi le regard ; je trouve seu- 11.' iiisT(iii;i; m.s 'ji:rvui:s dk th. (,;aiitiei{. li'iiu'iil la coiii-Ih' a(|iiiliiii' ilii in/, im |ini hiiisiinc. Il 1110 somlilc (jiii' dans la iialiin' Ir |ilaii ciilic le ne/, l'i le iliilil fsl iiidiiis creux : je le muiiiicIs crlic ol>srr\ali(>li ijni' Je ('l'dis jiisli'. Oiii'l(|iit's i{iii|is ilOiilil dans les clic- \i'ii\. liés i'l(\i:aiiiiiii'iil (lis|uiier avoc nne (''pinule PeiTV. Je sais (|uo lu as lait de iii'ands voyages, découvert Rouen, Dieiipe et le Havre, vu la mer; mais les péré- grinations sont lei-minées et In (levi-ais bien l'aire l'as- cension matinale de mon hiiig. Tout à toi de cœur, Théophile Gautier. ri30. Odkon. Christine roi de Suéde. Le Moniteur univer- sel, 2'.\ iHivciiduo 18.")7. liii^o. Une maison de Pompéi, avenue Montaigne. L'A;7/.s7c, 29 novembre IS.'iT. (^et article a été réiMi|iriiiié l';mnée sui- vante dans une iMiblirallon colleclivc iiililnlée : P^/r/s i/ui s'en va, litre (jiii a étt' coinplél('' plus lard j)ar ces mois : et tarin qui vient. Km IHlH), il cuira dans I e. Valais pompéien de l'avenue Montai;/)!!', l'tu'le sur la maison gn'eo-romaine, aneienne résidenee du prinee Nupulênn, brochure par Théop]iil(3 Gautier, Arsène Houssaye et (Charles Coligny. Disons ici que M. Tourneux fait erreur, dans son intéressant travail LiblioL'raphifpie sur Tliéopbile (laiilier, en supposant que la pièce (le vers sur un spliinx, jointe dans cet opuscule au travail de Théophile Gautier, est aussi par lui. Les chapitres de la l)rochure ne sont pas signés, et la collaboration de l'auteur de Fortunio se borne exclusivement à ses pages de 18o7. llj rArlislr. En les insérant comme cliapilre Iroisième du Palai:^ pompéien, M. Arsène Houssaye, sans doulc, les aura rema- niées et augmentées des strophes en question. On y a de plus inlercalé des ajoutés et des titres. La Revue du XUy siècle du l""" mai 1866, a encore réimprimé cette version remaniée, sous le titre de : Le Palais pompéien. 1541. Théâtre-Français : Le Fruit défendu. — Délasse- ments : Les Poètes de la treille. — Foliks Dramatiques : Histoire d'un gilet. Le Moniteur universel, 30 novembre i8:i7. io42. L'Église Sainte-Clotilde. L'Artiste, C décembre 18o7. 1343. Gymnase : Le Feu à une vieille maison; reprise du Changement de main. — Vaudeville : Le Père de ma fille; la Botte secrète. — Ambigu : Rose Bernard. Le Memiteur universel, 7 décemlire 18.'i7. Iû44. Sappho. VArtiste, 13 décembre ISiiT. lo4o. Théâtre-Français: Reprise de Chatterton. Le Mo- niteur universel, 14 décembre 18o7. Un IVagnieiil de cet ai • ticle a été réimprimé en 1874 à la suite de l'Histoire du romantisme, par Théophile Gautier, sous le titre de : Reprise de Chatterton en décembre 18i)7. i'.'t'tC). Gavarni; Gustave Doré : Masques et Visages, Phy- sionomies parisiennes, Album lithographique. L'Artiste, 20 décembre 1837. 1347. Odéon : Le Rocher de Sisyphe. Le Moniteur univer- sel, 21 décembre 1837. 1348. École impériale et spéciale des Beaux-Arts ( : Dis- tribution des prix;.L'A//(.s;t', 27 décembre 18.>7. 1340. Gymnase : Un petit bout d'oreille, etc. ; Un Gendre en surveillance. — Tli. des Variétés : Ohé! les p'tits agneaux! — Palais-Royal : Les Vaches landaises. Le Mo- niteur universel, 28 décembre 1837. 1330. Art chrétien par M. Didronj. Le Moniteur universel^ 29 décembre 1837. 1858 l."):;!. La rue Lafitte. (Los Étalages des marchands do tableaux'i. L'Artiste, :t j.uivici iNii.S. i:).j2. Louis XIV et Molière, tableau de M. Ingres. L'Ar- tistr, If) j.uivirr lïSiiH. l'S'ô'i. (Nécrologie : ) Mademoiselle Rachel. 1a: Manilnir universel, 11 janvier 18;>8.(a'I aiiicle a clé i'L'inii)rimcc'n IHii'J dans les Porlraitfi Contemporains, album par divers ailleurs, publié par l'Artiste, el, en 1874, dans le volume de Théophile Gautier porlanl le même lilre. Ces deux réimpressions sont très incomplètes. i:i:ii. Nouvelles de l'art. (Vente de tableaux modernes du 20 janvier 1858j. .Si-né T. G. L'Artiste, 17 janvier Ibiiiy. j;i.);i. Vaudevillk : Les fausses bonnes Femmes. — TnKATRK nu GinnuE : Turlututu, chapeau pointu.— Amuigu : Paris-Crinoline. Li- Moniteur tinirerscl, 18 janvier ISoH. lo.")0. A M. Ernest Feydeau. (Bûchers et Tombeaux). V Artiste, 24 janvier 18o8. .\ la fin de 18o8, ces vers sont enlrés pour la première fois, sous le lilre de : Bûchers et Tombemix, dans la troisième édilion des Émaux et Camées {marquée deuxième); ils onl l'ail jiarlie depuis de loiiles les éditions de ce livre. La pièce de vers : les Joycusetés du trépas (voir n" 2386), n'esl ifu'iin fragment coupé de ce morceau. 1858. 14J Voici des variantes inconnues de cette pièce, parmi les- quelles se trouve une ou deux strophes entièrement inédites : Et quand la pierre se lézarde, Au lieu du masque aux traits charmants Montrant à l'œil qui s'y hasarde Une armature d'ossements. Mais au feu du bûcher ravie Une pincée entre les doigts. Résidu léger de la vie, Qu'enfermait l'urne aux flancs étroits ; La mort dissimulait sa face Aux trous profonds, au nez camard. Dont la hideur railleuse efface Tous les masques du cauchemar. En oubliant le monstre maigre Que chacun porte sous sa peau, Dans une insouciance allègre, Tous s'avançaient vers le tombeau. Seulement, pour pousser à boire, Au festin de Trimalcion, Une larve, joujou d'ivoire. Faisait son apparition; Des dieux que l'art toujours révère Trônaient au ciel marmoréen; L'Olympe croule... et le Calvaire Fait un Dieu du Nazaréen. II. 10 14G niSToinE m:s 01:1 viu:s dk th. cai'tikii. Lr cu'lc aiiliiiur si'clol. — L'oiiil)i'(' S'('l(Mi(l. — C.ominc sur un (li;i|i noir, Siii la t|•i^t^'SS(' iiuiiu'ii.-c cl soiiilii'c lii' hlanc S(iurl.'tlc se lail \(iir. Dos corcuiMls 1(.'\(' II' riiuvcrclf De SOS l)ras aux coudos po'mlus; Di'ssino SCS côtes en cercle, Et son sarcasli<|iii' litiiis. Puis, ouviant la danse nuicabre, Il anvic le clicNalicr Sur son clicNal ipii se cabre, En lui niuulranl le sablier. Ajustant à son crâne jaune Couronne, tiare ou cimier, II rùcle ses vers sur le troue. Fier comme Job sur son fumier ! Et parmi la foule priée, llùte inattendu, sous le banc Glisse, et prend à la mariée Sa jarretière de ruban. Dans cliaque cloître il se déhanche, Dansant et jouant du rebec. Et sur fond noir, en couleur blanche, Holbein l'esquisse d'un trait sec. Quand le siècle devient frivole Il s'y conforme, et, bien plus laid, Le frond ceint de roses, il vole, Prenant des poses de ballet. 1858. 147 Il prend des manières exquises Dans les chapelles-Poinpadour, Au tombeau-sopha des marquises, Qui se couchent lasses d'amour! Mais cache-toi, masque sans joues, Que l'art moderne emploie à tort ; Depuis assez longtemps tu joues Le mélodrame de la mort. Reviens, reviens, bel art antique, De ton Paros étincelant Couvrir le squelette gothique. Sorti de ton bûcher brûlant! Si nous sommes une statue Sculptée à l'image de Dieu, Quand celte image est abattue. Jetons-en l'armature au feu. Toi, forme immortelle, remonte Toujours pure aux sources du beau. Et que le corps n'ait ni la honte Ni les misères du tombeau ! Voici Vcx-duno mis par Théopliile Gautier en (êle d'un exemplaire de celte édition des Émaux et Camées, ayan appartenu à M. Charles Assclineau : Je suis satisfait de cet exemplaii'e et je le signe pour en aimmenler Téclat. Théophile Gautier. •o' Cette pièce de vers étant la dernière de celles qui furent ajoutées à ce tirage des Émaux et Camées, qui parut à la fin de 1858 pendant que l'auteur était à Saint-Pétersbourg, nous allons citer ici trois lellres inédites de Théophile Gautier, UM iiisTniiu; i)i:s ohi viii:s uk th. cautikh. rci'ih^s à propos (U) vv livif ;i son rdilnir !\l. INmlcI-Ma- lussis : 1 Ce 17 Juin IHf)?. Monsiour, Voici Ir (l'ailr si|;ii('' cl Its |)ii''ccs devers à ajoulci' au volimic. Je n'ai pas ('iicort' vu i'Iioiiiuic aii\ llcurons cl cuIs-(lo-laiiipc ; je in'fii lie huil à l'ail à voire goùl pour ces choses el je ci'ois que vous l'crez {\' Emaux et Camées un petit clief-d'dMivre lypogi'aplii(|iie, comme les Odes funambulesques de l'ami Banville; excuse/Je relard (|ue j'ai mis à réitondre : le Salon m'occupe tellement (jue je ne sais où tlonner de la tète. Tout à vous, Théophile Gautier. Je joins les pièces de même rythme qui peuvent se joindi'e à l'ancien volume. J'en trouverai encore une ou deux peut-être qui s'ajouteront aux épreuves. Il Mon cher Monsieur, Je crois que la teinte rouge plaie ne peut subsister. Les dessins noirs s'y perdent el le tout fait tache dans la page; il faudrait, à mon avis, imprimer en rouge- rose très pâle les tètes de page, les culs-de-lampe el les majuscules, comme dans les Odes funambulesques. Le contraste est trop fort; essayez de celte façon, l'aspect y gagnera. Tout à vous, Théophile Gautier. 18o8. 119 P. S. L'en-tête de la page neuf des Odes funam- bulesques me semble très convenable comme ton ; c'est tendre et léger. Celui de la page dix-huit est aussi très bien ; il serait bon de rester dans cette gamme. Le caractère me semble aussi bien gros et bien lourd pour l'étendue de la page; il faudrait quelque chose de plus svelte, de plus mignon, de plus délicat. Un tel caractère ne peut exprimer (jue des idées graves , lourdes, sérieuses, — de la prose scientifique ! III Ce mercredi 9 décembre 1857. Mon cher Monsieur, L'artiste que vous avez chargé de l'illustration des Émaux et Camées, n'a pas été plus heureux que moi dans ses efforts tentés pour nous rencontrer. Je tiens à sa disposition plusieurs portraits réunis chez moi. rue de Grammont, 15. Faites-les prendre par votre associé de Paris, si votre intention est toujours de mettre mon effigie sur votre charmant volume. Seulement retran- chez le mot TravôTTTïîç S qui me paraît trop ambitieux. Pour tout le reste, je m'en rapporte à votre goût si sûr. Mille salutations cordiales. Théophile Gautier. 1557. Gymnase : Le Fils natureL — Gaîtk : Les Fiancés d'Albano. — (Folies Dramatiques : Reprise de Jobin et Na- nette). Le Moniteur universel , 25 janvier 1858. 1. Qui voit tout. 150 IIISTOIHR HKS (>:rVl{KS |)K TH. (iALTIEU. i:;:iS. Les Soirées du Louvre. L'Arlistr, 'M janvier IS.iS. ("l'I arlitlc a fié iciiiijii uni', daté de : l'aris iU mais ISC»;», dans /(• Courrier de l'Aisuf du -iCi mais lsi;;i ; celte ri'impi cs- sion est niodilii'e et l'alsiliée. lo.i'.). THK.\Tni:-FHANr..vis: Feu Lionel. — Odkon : Le Bon- heur chez soi. — I'ai.ais-Movai, : Marcassin. Le Manilcnr iiniviisil, 1'' IV'vriiT isii^. \:U\0. Peintures de la salle du Trône au Luxembourg, par M. Henri Lehmann. I/.\ilish\ 7 iVviier is.ls. D.ms ce même numéro commence une iiii|mi lauli' ('liide de ,M. !•". •]('. Meroey sur les PtiiUres primilif's. 'riiédpliilo Ciautier avait d'ahoi'd soupe à écrire hii-nièmoeo travail, sous le litre de : Les Vriniilifs, et voici les lignes de déliul de cet. article, les seules qui riiicnl l'criles: elles smii cnm|ile|cment inédites : Quand on se pi-omône dans les galeries du Louvro, une i)(Mis(''C mi'Ianroliqiie vous saisit. Un joui- viondi'a où les chefs-d'œuvre des maîtres disparaîtront sans que rien puisse les raviver. Chaque année qui passe ajoute un voile de plus à l'ombre qui se fait sur eux; quelques- uns déjà se laissent dinicileraent pénétrer; on les voit plutôt avec l'œil de l'âme qu'avec l'ceil du corps, comme au sommet des montagnes, à l'heure où la nuit envahit les vallées, un drinier rayon persiste sur les beautés les plus hautes; mais on pressent qu'il va s'évanouir bientôt et remonter au ciel. Les soins les plus délicats, les restaurations les plus scrupuleuses, prolongeront leur existence de deux ou trois siècles ; puis il arrivera un moment où leur spectre même s'évaporera sans retour. Le travail des huiles, la carl)onisation des couleurs, la pourriture des panneaux et des toiles vainement remplacés, le jeu des vernis sous l'influence de la température, la désagrégation lente mais inévitable des éléments dont ils se com- 18o8. 151 posent amènera leur mort. — Cinq cents ans forment l'éternité de la peinture ! Pour nos arrières-petits-neveux, Léonard de Vinci, Raphaël, Titien, Paul Vcronèse, Rubens, Rembrandt, ne seront que des souvenirs. Ces étoiles de l'art s'éteindront une à une, et si parmi ces noms glorieux, nous n'avons pas cité Michel- Ange, c'est qu'il a confié le plus souvent sa pensée au mai'bre : il ne mourra donc pas tout entier. L'avenir, et un avenir prochain, en sera réduit à chercher, à adorer les vestiges de ces grands génies dans des copies, dans des gravures péi'issables elles- mêmes. Leur nom voltigera sur la bouche des hommes, comme ceux d'Apelles et de Xeuxis, immortel sans doute, mais à l'état légendaire. Leurs œuvres ne seront plus là pour attester leur gloire. 156i. Odéon : La Jeunesse. — (Nouvelles). Le Moniteur universel, 8 février I808. 1562. La Néo-critique; à propos de M. Ingres. L'Arli^le, "14 février 1858. Voici encore, au sujet de lu critique d'art, un curieux fragment inédit de Tliéopliile Gautier, ou peut-être bien de Gérard de Nerval, car l'autographe que nous avons sous les yeux nous laisse quelque doute; c'est une sorte de canevas et de plan d'un article à écrire : Enseignement du métier. — Commencement essen- tiel. — Bon ouvrier. — L'exécution n'a de valeur qu'au- tant qu'elle est le résultat du pur esprit, du choix. — L'artiste doit rechercher ce qui constitue la vie. — DitTéi^ence des artistes et des bourgeois. — La loi du charme. — Accord des contraires. — Coloristes et luminaristes. — Loi du dessin; ses rapports avec la ir.L' iiiSToinE DES (HîrvRKS ni: m. (iaiitieu. roul(Mir. — Dt'S lois de la licaulr iiivai'iahlr cl sysU''- iiiali(iiir (liez Ips anciens. - Dcilicalion ilc la malicrc, (iiiMi (le rcspril. — Picocciiiialioii coiili'airc chez los modernes. — Kiiidci nie n(\iiii,ué. — Ilapliacl dominani malcrialisles . doniiiianl spii'ilnalistcs. — Le CoiTègc avec les aur<.''olos. — Le drapeau i\ fé- vrier 1858. iofi4. (Le Carnaval. — Pai.ais-Royai. : Une Soirée péril- leuse; je croque ma Tante. Le Monileur universel, 23 février 1858. 1565. L'Imitation de Jésus-Christ (de M. Curmer). V Ar- tiste, 28 février 1858. 1566. Vaudeville : Le Pamphlétaire. Le Moniteur univer- sel, l" mars 1858. 1567. Œuvre de Paul Delaroche photographié. L Artiste, 7 mars 1858. 1568. Théâtre-Français : Le Retour du mari. — I'orte- Saint-Martin : Reprise de don César de Bazan. pour Fre- derick Lemaître. Le Moniteur universel, 8 mars 1858. 1569. De la Mode. L'Artiste, 14 mars 185^. Ce travail a 18:)8. 153 repai'u deux fois en brochure séparée rannée même de son apparition; la première fois, in-S» de 12 pages, imprimé sur papier rose chez Bonaventuie et Ducessois (les imprimeurs de rArtistc), et servant de prospectus au Journal des Dames et Messager des Dames et des Demoiselles ; la seconde, en un petit in-32, imprimé à trente exemplaires, qui se vendait G francs, chez Poulct'Malassis. En 1865, De la Mode est entré dans l'édition in-12 de la Peau de Tigre, par Théophile Gau- tier (datée 1866). 1570, Palais-Royal : Virgile Marron; Le Mieux est l'en- nemi du bien; La Nouvelle Hermione. Le Moniteur univer- sel, l.'i mars 1858. 1571. Galerie du XIX" siècle : Honoré de Balzac. V Ar- tiste,2\, 28 mars; 4, 18, 25 avril et 2 mai 1858. Cette étude fut réimprimée presque simultanément dans le Moniteur universel des 23, 31 mars; 9, 20, 21 avril; 4, 5, et 9 mai. Une édition belge de ce travail, format in-18, fut publiée la même année, sous le titre de: Honoré de Balzac, sa vie et ses œuvres, ei, l'année suivante, l'ouvrage fut édité pour la pre- mière fois, en France, chez Pmdet-Malassis, en un volume, augmenté d'un très court fragment inédit terminant le cha- pitre trois, ce qui autorisa cette mention au titre : « édition revue et augmentée. » Quelques années plus tard, des extraits de ce travail furent placés comme préface en tête de l'édition Houssiaux des œuvres de Balzac, et, en 1874, la notice entière entra dans les Portraits Contemporains, par Théophile Gautier. Seulement cette étude y fut réimprimée sur le texte de V Artiste, coupé en chapitres, divisions que le volume de 1859 n'avait pas conservées, et incomplète du courtfragmentajouté à l'édition de librairie, dont nous avons parlé plus haut, et que nous allons citer; il doit se lire après le dernier paragraphe actuel du chapitre trois des Portraits Contemporains. Disons ici que la biographie d'Alfred de Musset par Théophile Gautier, longtemps promise sur les couvertures de l'Artiste pour sa Galerie du A'LY^ siècle, fut écrite par M. Louis Ratisbonne; celle de M. Frédéric de Mercexj, également annoncée par Théophile Gautier, n'y fut jamais écrite par lui, ni par personne. l.".l lllSTOlllK l)i;s OKIVUI.S 1)K TH. (iAUTlKll. Ti'ail (Mi'nrir'i'isliijiio! A ci' fi'sliii splondiih» fourni par CIicM'i. il UN mail |>as dr pain! Mais (piaiid on a le siiprrilii, ,1 ipidi lidii le iirct'ssairc ? Apirs Ir diiici'. iidlii' anipliili'NoH Jiuiis cniiiiciia aii\ Ilalii'iis dans ini snprilic icniiso. La soirtV. rlail drià l'orl a\anr(''i', mais lîal/.ac ne \onlail pas nianipicr, disait-il, « la dcscrnlc de l'rsralicr, » s|ti'(ia(lt' selon lui riniiKMnnn'nl insli nclif. Nous (lr\(ins diiv (pi'alourdis par la hoiuu' chère et les vins lins. cnNidnpprs de la cliaude alniosplièiT de la salle, nous nous endormîmes tous les trois du sommeil des justes pour ne nous irveiller (pi'à la félicita linale. Le piililic dut s"aunis(M' beancoiii» de ce trio som- iU)lenl. Dans ee même api)ailt'mcnl de la nie des Batailles, dont nous avons déjà décrit le salon avec le texte même de Balzac, nous nous souvenons d'avoir vu une magni- Tnpii' es(juisse de Louis Boulanger, d'ajirès le bas-relief de Lédn et le Ci/gne, attribué à Michel-Ange. C'était le seul tableau (pi'il contînt, cai" l'auteur de la Comédie humaine n'avait pas encore le goût de la peinture et des curiosités (jui lui vint ensuite, et son luxe d'alors, comme on a pu le voir, cheirliait plutôt la richesse que l'art. Son peintre était Girodet. Quelques-unes de ses pre- mières nouvelles portent des traces de cette admiration arriérée, qui lui valait de notre part des plaisanteries qu'il acceptait de bonne grâce. Un très court fragment de ce travail fut inséré aussi, en 18.")0, dans l'aUjum jiar divers auleurs, ])u])Iifî au liureau de l'Artiste sous le tilre de : Forlraits Contemporains ; voici les deux premiers paragraphes, un peu dilférenls, de celle version écourlée : 1858. 15u En présence de Balzac, la phrase île Shakspeare sur César nous revient à la mémoire : « Devant lui la nature pouvait se lever hardiment et dire à l'univers : Voilà un homme ! » Henri Heine, lorsqu'il alla visiter Gœthe, ne trouva non plus autre chose à dire, sinon que les prunes tom- bées des arbres sur la route d'Iéna à Weimar étaient excellentes contre la soif, ce qui lit doucement rire le Jupiter de la poésie allemande. Balzac, à notre première visite, nous eut bientôt mis à l'aise, et pendant le déjeuner, le sang-fi'oid nous revint assez pour l'exa- miner en détail. 1572. Tli. des Varii:tks : Le Pays des amours; je marie Victoire. — Vaudeville : Le Chapitre de la toilette. — Ambigu: Le Martyre du cœur. Le Moniteur universel, 22 mars 1858. 1573. Vaudeville : Les Femmes terribles. — Palais- Royal : Le Hanneton du Japon. Le Monileur universel, 29 mars 1858. 1574. TaKATUE-pRANOAis : Les Doigts de fée. — Gaîtk : Germaine. — Palais-Royal : Le Clou aux maris; Mademoi- selle mon frère. Le Moniteur universel, 7 avril 1858. 1575. Théâtre Ventadouu : Madame Ristori dans Medea et dans Macbeth. Le Moniteur universel, 12 avril 1858. 1576. Porte-.Saint-Martin : Les Mères repenties. — Th. des Variétés : Macaroni d'Italie; Un Homme nerveux. Le Moniteur universel, 19 avril 1858. 1577. Yanko le Bandit, ballet-paiitomiine en deux actes, par M. Théophile fiautier, musique de M, Deldevez. Repré- senté pour la première fois sur le théâtre de la Porte-Sainl- Martin, lejeudi 22 avril 1858. In-4" d'une page, imprimé sur papier rose pfde par Bonaventure et Duecssois, à Paris. (Les imprimeurs de l' Artiste, à cette époque.) lâti mSTOIllK DKS mCUVIlRS DE TH. GArTlKIl. ('i' Imllt'l no SI' vciulil iioiiil ; il lui iiniiriiiu' à imlios petit nomln'i' tl'cxi'iii|il;iii'i's, ;m dos de pi ni^iaiimics (pii t'iiiciil (I1--I1 liiiics ;uix ciilicpics, dans la salk iih'iui', le sdir de la prcinii'i t' rcpréscnlatioii ; il iir l'ut ni déposé, ni insiMv dans 1,1 hililiiHiriiphir dr ht lÙKinf. V'//(/i'i /'' lidiKlK a jHis idacc, l'ii I.S72,djins W Tltrilln' di' 'riiropiiilc (lanlici', (pi'il n'a phis (luillé di'piiis. C/i'sl .M. i\r Hovray (l'iorentino) (|ui rrndil cnniplo (If la picniii'ic représentation, dans /c Mmiitrur iDii- rrrsrl dn 2."> avril t.SilS, et (pii raconta dans son aiticle lo t'ait de la disti ilmtion tin livre! dans la salle. liiTiS. TiiKATiiic-l'iuNç.vis : reprise de Don Juan. — TaKAinK Ventadouh : Giuditta. — (Foliks-Nouyiîlles). Le Monilcur universel, 26 avril 1858. 1579. Palais-Royai. : Un Avare en gants jaunes. — Théâ- tre DU Cirque : Ben Salem. — (Nouvelles). Le Monitew universel, A mai IS.'hS. 1580. Une visite chez Barbedienne. V Artiste, 9 mai 18:18. 1581. (Nécrologie : Briseuxi. — (jhque de l'Impératrice. — Hippodrome. Le Mimitiitr universii, 10 mai 18."18. (J'iclipies lignes sui" Briseux extraites de ce feuillolon, sont entrées, en 1874, dans les Portraits Contemporains, par Théophile ("lanliia'. 1582. A travers les ateliers : MM. Gérome ; Gleyre; De- lacroix: Appert; Paul Huet. V Artiste, 16 mai 1858. 1583. Théâtre Ventadour : Fedra. — Odéon : L'École des ménages. — Pohte-Saint-Martin : reprise des Bohé- miens de Paris. L^ Moniteur universel, 17 mai 1858. l.iH'i-. (Paris). L'Univers illustré, n° 1, 22 mai 1858. Ces lignes, datées de : « Paris, 20 mai 18.")8, » ne portent le titre de : Pons qu'à la table du numéro; nous allons réimprimer ici celte curieuse introduction : La vie moderne a pris une extension singulière à laquelle la littérature ne suffit plus; elle s'étend et s'agrandit de jour en jour. L'intelligence est forcée d'acquérir une quantité de notions qui eiH paru dépasser 1858. 1Ô7 autrefois la portée, du cerveau humain. Jadis l'étude d'une ou deux langues mortes et de quelques volumes classiques formait la base de l'éducation; les gens même bien élevés restaient étrangers aux arts; les voyages étaient rares et difficiles ; et pourvu que l'on pût citer à propos quelques vers d'Horace ou de Virgile, débiter la belle tirade de la tragédie en vogue, narrer une anec- dote et causer des bruits de la ville et de la cour, on tenait agréablement sa place dans le monde. Maintenant c'est tout autre chose : le cercle de l'existence va s'élar- gissant d'ondulation en ondulation ; l'espace ni le temps n'existent plus. L'hélice fait vibrer sa spirale, la roue bat les mers de ses palettes, la locomotive halète et gronde dans le tourbillon de sa rapidité; on cause d'un monde à l'autre à travers l'Océan ; le fluide électrique s'est fait facteur de la poste ; le tonnerre dompté porte des lettres sur un fil; le soleil dessine paysages, types, monuments ; le daguerréotype ouvre son œil de verre aux paupières de cuivre sur un point de vue, une ruine, un groupe : contour, lumière, ombre, détail jusqu'à l'infini, tout est saisi instantanément. Un sens nouveau, le sens pittoresque, excité par le spectacle des choses, prend, grâce aux moyens de la science, des dévelop- pements imprévus et qu'il faut satisfaire. C'est le but que ce journal se propose d'atteindre. Notre siècle affairé n'a pas toujours le temps de lire, mais il a toujours le temps de voir; où l'article demande une demi-heure, le dessin ne demande qu'une minute. Il suffit d'un coup d'œil rapide pour s'approprier l'en- seignement qu'il contient, et le croquis le plus sommaire est toujours plus compréhensible et plus explicite qu'une page de description. 158 iiiSTomi: i)i:s (ii:rvnr.s m; m. cArTiKn. Toutes Ii's choses visililos de l'univers, loiilcs les ('n''ali()ns (le laii cr (|iii resie des ancienne!; ci\ilisa- lions. ce (nriiii|ii()\ iseni les nouvelles, les nionunienls en ruines el ceux (|ui s'élèvenl, Ninive el San-Francisco, Tlièhes el Melbouiiir. le palais de Karnac cl le nouveau Louvi'e, ce qui a élé cl cr (|ui esl, eL iiiènie ce (|ui sera. le char de Pharaon cl la dernière locomoUvc, la lii- rèmo (le (',l(''oitàli'e el le Lùvialhan; tous les types, Ions les coslumes. ions les iisaiz'es, les lèles, les revues, les inauiiuralions, les modes daulrefois et les modes du jour. I(^s tableaux ou les dessins de maître ((ue recèlent nos musées et les galeries lointaines : tout cela est de notre domaine. Toutes ces mei-veillcs et beaucoui) d'aulres encore pas.seront successivement sous les yeux de nos lecteurs. Pour égayer ces magnilicences, nous insérerons de temps à autre des dessins humoristi(iues, des carica- tures où seront saisis les aspects et les l'idicules du temps; plus loin, l'eprenant notre gravité, nous donne- rons les portraits des personnages illustres ou curieux à quehiue litic (jue ce soit. Le lion du jour est sûr d'être croqué par nous dans la semaine; la danseuse en vogue succédera dans nos colonnes à l'ambassadeur de Siam, el ainsi de suite. Pourtant, nous ne serons pas seulement un joui-nal d'images, ce numéro en est la preuve; nous sei'ons à la fois un album et un livre; nous contiendrons la chose sérieuse et la chose légère, renlrelilet du jour et la page qui reste. Si les enfants qui ne lisent pas encore apprennent à connaîti'e mille choses en regardant nos bois de leurs beaux yeux étonnés et ravis, nous voulons que nos colonnes disent autant à l'esprit que nos gra- 1838. 159 viires à la vue, et soient même pour ceux qui savent une instruction et un amusement ! Est-il nécessaire d'insérer ici la liste de nos collabc- rateurs, liste trop souvent mensongère? Nos abonnés trouveront au bas de nos pages des noms qu'ils aiment déjà et d'autres qu'ils aimeront bientôt. lo8:i. Ce qu'on peut voir en six jours : I. Le lac de Neu- châtel. II. De Berne à Strasbourg. III. Heidelberg, Mann- heim. IV. Le Rhin. V. Dusseldorf. VI. Rotterdam, la Haye, Scheveningue. VII. La Haye, Dordrecht, Anvers, Bruxelles. Le M'inilcur universel, 29,31 mai; 3, 4, 10, 12 el 21 juin 1858. Ces pages ont reparu en 1865, dans Loin de Paris, par Théophile Gaulier. lo8G. La Source. L Artiste, 30 mai 1858. Ces vers, datés dans i Artiste, du : « Lac de Neuchàtel, » ont fait partie, eu 1863, de la quatrième édition des Émaux et ùimées, dans le volume des Poésies Nouvelles, et ne les ont plus quittés depuis. 1587. L'Art dans l'industrie. V Artiste, 6 juin 18o8. 1588. Gaîté : Le Pont-Rouge. — (Nouvelles). Le Moniteur universel, 7 juin 18.58. 1589. Nouvelles publications de MM. Goupil et C'^. L'Artiste, 13 juin 18.58. Cet article a été réimprimé dans le Moniteur universel du 18 décembre de la môme année, sous le titre de : Beaux-Arts. 1590. ÏHiiATRE-FRAxr.Ais : Les deux Frontins. — Th. des Vahiktks: Une Dame pour voyager; Ne touchez pas à la Tante. — Palais-Royal : Plus on est de fous plus on rit ; Un Dîner et des égards. — THÉAint; du <^iRQuii : Les Mers polaires. Le Moniteur universel, 14 juin 1858. 1.591. (Nécrologie : ) Ary Scheffer. L'A;'r/sfe, 20 juin 1858. Des fragments de cel article ont été réimprimés en 1874 dans les Portraits Contemporains, par Théophile Gaulier. 1592. Revue des arts. L'Artiste, 27 juin 1858. UiO iiisioiiii". DKS (ii;rvm:s di: th. (;.\itikil i;i'.i:t. AMuicr : Les Fugitifs. — l'iu: Catelan : Claribella. Le MoiiilniriDiivii .-,1 1, JS juin isiiS. i:;Oi. Les douze Dieux de la peinture. I. Léonard de Vinci. L'Aitislf, 1 vi IS .luilld IS.'iN. Cri ;iili.lr lui le seul |iiil)lit'' de cette série itioinisc pai' l'Artislc; l.i secunilc ino- nofiraphie annoncée, ¥ra A^ngdico, que la Revue nniionale pi'uMiil il son tour (|iif'lqurs iiniK'rs npr^.s, uo fut jamais «•cnlo. CetI»' bio^rapliii- de Lrouaiil de Vinci ri'iuuiil en 180;] tlans les Dieux et les demi-Dieux de la peinture (volume daté de 1864), par Tliéopliilc Gautier, Arsène Ikuissaye et Paul do .Saint-Vie! or, doiil les ailieles ne sont pas si^inés. Le jue- mier para^'raphe, moililié, lui seulenienl cité en note, et plusieurs adjonctions furent faites au travail [iriniitif. Voici la première version du deijul de cet article : En publiant ces éludes sur les douze dieux dr la l)eintui-c, notre inlenlion n'est nullement d'écrire les liioiirapliies des grands maîtres de l'art. Leurs vies physiques sont partout, et nous ne sommes pas d'humeur à copier des anecdotes et des détails connus de tout le monde, d'après Vasari, Baldinucci, l'abbé Lanzi, Féli- bien, Cochin, de Piles, Reynolds; nous voulons seule- ment analyser dans leur œuvre ces artistes suprêmes, et retrouver la route par laquelle ils ont cherché le beau. Il contient aussi une longue citation empruntée par l'au- teur à son Voyage en Italie, relative à l'œuvre de Léonard de Vinci : La Cène. Depuis 1882, cette étude fait partie du volume de Théophile Gautier intitulé : Guide de l'amateur au musée du Louvre. 159;;. Thkatue-Français : L'Arioste. —Th. des Variktés: Feue Brigitte ; l'Ut dièse. — (Jaité : reprise des Chiens du mont Saint-Bernard. — Phk Catelan : Claribella. Le Moni- teur universel, 5 juillet 1858. lo96. La Cassette de Saint Louis. Le Moniteur universel, 18o8. 161 7 juillet 1838. Cet article a été réimprimé dans VArtistc du 19 sejUcmbre de la iiiôme année et dans ta Gazette de Paris du 7 juin 1872. 1597. Sacountala, ballet-pantomime en deux actes, tiré du drame indien de Calidasa. Livret de Théophile Gautier, musique d'Ernest Reyer, chorégraphie de Lucien Petipa. Re- présenté pour la première fois sur le théâtre de l'Opéra, le 14 juillet 18d8. In-S" de 16 pages. Imprimerie de Bonaven- tiirc et Ducessois h Paris. — A Paris, chez madame veuve Jonas, M'uhel Lévy frères et Tresse. Prix : i franc. Ce ballet, que nous trouvons inscrit sous le n<> 6864 de la Bihliograpliie de la France du 17 juillet 18o8, reparut pour la première fois dans les œuvres de son auteur en 1872, dans son Théâtre, qu'il n'a plus quitté. Voici la dédicace inédite écrite par l'auteur sur l'exemplaire de l'un des imprimeurs, M. Duoessois : A Théodoi-e Diicessois, qui donne des ailes à la pafole. Hommage de l'auteur, Théophile GAUTiEii. A propos de S«coMU;i l'i'iimic. cl |iliisiriirs ((iiicii- binos. lui Ncisriil dans Irs coupes iiu'il liml ;nrr ses sci/.c inaiii<. l'ainiila dU auilu'disic, puisrc dans l'ocran de lail. Lr hii'U (•(unuicncr à s'assoupir. — lu cliipur dr Irinnn's crlrlu'i' à di'ini-\(ii\ le s(MUini'il du Dieu il lui souliailt' (\c<. rêves cosiiKiiioiiiipn's. — Pai'vadi resiée seule avec Lacknii, une de ses cunipaj;ncs célestes, se plaint de reiniui qu"elle éprouve. — « N'étes-vdus pas InniiïMise, vous, simple uioileile élevée au lani: de Déesse et d'épouse d'tni des |)[iis |)uissants Dieux ? » — « Je n'étais pas faite pour li' ciel, mais Ixoi'a me pour- ^uil de son amour étci'nel » l'un version inédite de Sarnuntiiln, dont nous parlerons ;i sa dalo irapparition, a été publiée eu 1877 dans la deuxième édition du ThMlre de Théophile Gautier. (Voir n" 2:t06.) \^'^ 1:198. Opkra : Sacountala. Lr Moniteur universel, l'i juil- let ISiJS. Cet article a été réimprimé en 1877 dans la deuxième édition ùuThéiUre de Tlirnphili" Caiilicr. lo99. Le Diapason. L'; Monilcur universel, 21 jnillcl IHiiS. 1()00. La Galerie Médicis. de Rubens. Le Mmilnir uni- versel, i'-i juillet 18o8. IfiOI. Un plafond de M. Cabanel chez M. Emile Péreire). L'Arlislr, 2:; juillet 18:;8. 1602. Porte-Saint-Martin : Jean Bart. Le Mnuiteur uni- versel, 29 juillet 18:38. 1003. Baden. L'A/7/s/'', !«■• aofd. 18:i8. Cet article a reparu d'abord dans le Moniteur universel du Kl du inrine mois; il a été réimprimé ensuite, en 18G3, dans Quund un Yoijmje, par Théophile Cautier; les trois derniers [laratrraplies sont supprimés dans ce volume; les voici : Mais le Moulin du Roi, paroles de M. de Leuven, musique de M. A. Boïeldicu, vous n'en rendez pas 18d8. 163 compte? — On la joué le lo juillet, nous n"y étions pas; mais il n'y a pas besoin d'y être pour dire (jue la musique était charmante et supérieurement chantée ; le nom de madame Miolan-Carvalho suffit. El les courses? Elles n'auront lieu qu'au commencement de septembre, dans tout l'éclat de la saison ; vingt-sept chevaux, ins- crits au siud-boock, et l'honneur du Turf sont engagés; l'on dit même tout bas que le célèbre Tonnerre.... des Indes courra ! Les quarante-cinq mille francs de prix royalement olïerts par M. Benazet seront bien disputés! C'est alors qu'il sera incongru de se promener devant le passage de l'Opéra ! — Nous repartirons, comme tout le monde ! I(i(i4. Théâtre-Français (Salle Ventadouu) : Le Bourgeois gentilhomme. — Théâtre du Cirque : Le Maréchal de Vil- lars. — Pré Catelan : Cavalcade de François I". Le Moni- teur universel, 2 août tS.'JS. IGOd. Les cinq nouveaux tableaux espagnols du Musée. Le Moniteur universel, d août 1S."J8. Cel ailicle a élé réim- prinié la niùiiie année dans l'Artiste du 8 août, sous le titre de : les Nouveaux tableaux du Louvre. Quelques fragments de ce travail ont été replacés par Tliéophile Gautier en d863 dans son élude snr Murillo, publiée dans les Dieux et les demi-Dieux de la peinture, volume par divers, daté de l(Sti4, dont nous avons déjà parlé. En 1880, cet article a été réim- primé intégralement dans le volume de Théophile Gautier : Tableaux à la plume, et, en 1882, la version des Dieux et des demi-Dieux de la peinture, est entrée dans son ouvrage intitulé : Guide de Vamateur au musée du Louvre. 1606. Discours prononcé le 5 août 1858 par M. J. Pelle- tier, secrétaire général au Ministère d'État, à la distri- bution des prix du Conservatoire. Le Moniteur universel, 6 août ISoS. Uil IIISTOIUK DKS Œl'YHRS l»K TH. (iAlTIKU. Cl' riiriiMix disciuirs, donl iimis m- soiipcniiiiiniis ^mhtc Tli(''()pliilt> (laulicr d'iMic r.iiilciii, lui |i()iirl;ml rcrit par lui pour .M. l'i'jlciicr. «pii je niiiililia souleinciil (pichpic piii. Nous avons sous les yeux ranlo^-raplu' di-s deux lii'is riiviion du inorci'iiii (Icdrliul mainpic mallicmTiisrmciil), cl iioiisalloiis les l'ihM" ici. La parlic iclioiivr'c se placi; apiôs colle plii'asc (lu discours iiii|ii iiiu'" : n aii^incnlcr iii vous raiiioiir df I cliidc cl le goùl (lu liavail. .> TlK'opliilc (iaulicr cunlimic ainsi : Mais (li^ cr (|ii(' le sonlimenl de l'arl est iiii don du ciel, il ne faiidi-ail pas en conclure (in'il n'ait pas besoin de la science. — L'inspiration ne peul se passeï- de la science rpii, à la riuneur. se passerait [iliitôl de l'inspi- ralion. — Ontre le don naturel, il faut i)Our devenir un irrand artisl(\ un li'avail Inn.u', p.atient, opiniâtre, Lien dii'itié surtout; le savoir, loin d'alourdir le génie, lui donne au contraire des ailes; il lui épargne des essais infructueux, des tâtonnements, des erreurs de route, et met à sa disposition des formules éprouvées, des procédés sûrs, tout le trésor de l'expérience, tous les résultats obtenus, mille ressources qui, modifiées par le sentiment personnel, constituent l'originalité, car nul n'est original à moins de posséder et de dominer abso- lument les moyens d'expression de son art. C'est pour cela, quoi qu'on en puisse dire, que le Conservatoire est une institution excellente. Le dépôt des saines tra- ditions y est soigneusement gardé et le feu entretenu sur l'autel sans éclipse. Il a formé des artistes éminents, et n'a empêché personne d'être illustre en dehors de lui; mais croyez que savoir parfaitement la grammaii-e ne nuit pas à un écrivain, pas plus que connaître à fond l'harmonie et le contre-point ne nuit à un compositeur. On doit donc beaucoup de reconnaissance à M. Sarrelte, 1838. 165 riiomme de bien et de goût qui a fondé le Conser- vatoire, cette pépinière de talents, ce gymnase de vocations, cette école normale de la musique, du chant et de la comédie, où l'homme apprend à l'homme tout ce que l'art a de transmissible, car le reste vient de Dieu. Il est regrettable pour nous de n'adresser cet hommage bien légitimie qu'à la mémoire de M. Sarrette, mort l'année dernière, avec cette joie du moins de voir le Conservatoire institué par lui prospérer sous l'intel- ligente surveillance du gouvernement. Hélas ! nous n'en avons pas iini avec les souvenirs funèbres. L'art dramatique a fait il y a quelques mois à peine une perte qui bien que prévue depuis long- temps n'en a pas moins causé une douloureuse surprise. — La mort a beau se faire annoncer, elle surprend tou- jours, surtout lorsqu'elle vient glacer sur l'oreiller du dernier sommeil, une tête jeune et belle, toute chargée de couronnes. — On a beau se répéter comme consola- tion le vers mélancolique de Ménandre : « Ceux qui meurent jeunes sont aimés des dieux », il est difficile de se résigner à cette idée de mademoiselle Rachel dis- parue dans tout l'éclat de son triomphe, dans tout le rayonnement de sa gloire. — Auréole éteinte avec la rampe, renommée d'un jour, écho bien vite évanoui, grand bruit et puis grand silence, diront quelques-uns, car le comédien emporte tout son art dans la tombe. Le tableau du peintre se voit au musée, le livre du poète se range sur les rayons des bibliothèques, la partition du compositeur se réveille et chante, ressuscitée par l'orchestre; mais que reste-t-il de cette inflexion de voix, de ce froncement de sourcil, de cet éclair de l'œil, de ce geste superbe qui soulevèrent toute une salle? itU) msToinK ni;s oF.rvHEs ni: m. GAUTiKn. Hicn. — l'j'rciir. ciiciii' ihhIhikIi' ! — .Ndn. |,i Lîluirc du coiiu'-tlicn. (le celui (|iii (loiiiif sou àun' aux clicrs- (l'iiMiM-c cl (|iii, dans une lanuiio sarrco, iuleiiucle l(; lieau dc\an( huil nu iieu|ile. u'esl ni fiiiiiliNe. ui IVa,iJ,ilo, ni éphémère. I-Jle diii-e au coidiaire pins hui.iileinps i|iit' Iniile aiili'i'. car elle esl iual lai|iialde, ne laissant tjn nu uiini lounn de Ions el pas d'd'nvi'es ipie la cri- litpie puisse di^cnh'i-. Klle esl laile. celle gloire, des souvonii's, (l(>s enllioiisiasnies, des aspiralions de toulc (une) épo(|ue. Chacun y mêle un peu de son âme, de sa jeunesse eL de son amour. Elle iésiiuu\ pour ainsi dire, toute une génération. — Quelles belles pièces et quels grands comédiens que ceux qu'on voyait à vingt ans ! Demandez à vos pères ce (pfils pensent de ïaluia, de mademoiselle Mars, de madame Malihran, et vous les verrez tout à coup rajeunir et vanter avec feu l'immoi- tel Iragédien, la comédienne sans rivale, la cantatrice comme on n'en entendra plus. Nous-mème, (piels l'écits nous ferons de mademoiselle Raclud à nos enfants, légèrement incrédules, et lournés vers une autre admi- ration, mais gardant ce grand nom dans leur mémoire, à côté des noms de Corneille et de Racine. Roscius, l'acteur romain, n'est-il pas aussi connu que Cicéron, qui apprit de lui l'ai't de déclamer? — Aussi, n'écoutez pas ceux qui disent (pi'uu profond oubli suit ces ovations et ce tumulte du théâtre. Cette gloire vaut qu'on tra- vaille pour la conquérir; elle est aussi durable que puisse l'être une cliose humaine. La tradition, cette liistoire faite par tout un peuple, se charge de la con- server. Et maintenant, ne désespérez pas parce qu'un des plus grands talents du siècle, dont les leçons vous étaient 18o8. 167 promises, a été fatalemenl interrompu au milieu de sa carrière. La tlamme éteinte ici se i-allurae ailleurs et l'art brille toujours. Hier c'était mademoiselle Rachel ; — demain ce sera un autre ; — qui sait? Peut-être l'un de vous. Ce dernier paragraphe a déjà été communiqué par nous à Gérôme (M. Ludovic Halévy) qui l'a publié dans l'Univers illusirr du H février 1882. 1607. Palais-Royal : Le Fils de la Belle au Bois-Dormant. — (IvMNASE : M. Candaule; la Balançoire. — Gaité : Les Crochets du Père Martin ; le Déjeuner de Fifine. Le Moni- teur universel, 17 août 1838. 1608. Le Décor. U Artiste, 22 août !8:i8. 1609. Théâtre-Français : Réouverture. — Th. des Varik- TF.s : Les Bibelots du Diable — Gymnase : Monsieur Acker. — CiRQUK DE l'I-mpékatrick : Débuts, etc. — (AsNiÉRES). Le Moniteur tmirersel, 24 août 18.')8. 1610. Le Musée assyrien. L'Ai liste, 29 août 18o8. 16 H. TuKATRE Dkiurau : l. Pifferari; l'Amour au tam- bour: le Duel de Pierrot. Le Muniteur 'unicersel, 30 août i8;i8. 1612. Cherbourg. Le Moniteur universel, 3, 5, 9, 14 et 15 septembre 18o8. Cet ailicio a reparu en 1863 dans Quand on Voyage, par Théophile Gautier, sous le tilre de : Cherbourg, hmuQuration du bassin Napolvon; les deux premiers para- graphes manquent à celte réimpression; les voici : Qui dirait, à nous voir arriver si tard, que nous sommes parti l'un des premiers pour Cherbourg? Cela est vrai cependant, mais nous n'avons pas voulu couper la chronique sous le pied à nos confrères du camp de la Gare. A quoi bon nous hàler d'ailleurs ? L'électricité apportait les détails ofliciels du voyage triomphal, et 108 IllRToil!!. DIS OKrVHRS hl", TH. CAUTlEn. luiiis ii'rlidiis ii'i (|iiVii siiii|)l(' riiriciix, lut'lc à la loiilc. pour voir (le loin un de ces urands siicclaclos (|ni l'ont sontir à une nation son nnitt''. ot on il scniblr i|m°(iii cnlcnde (lislincIcniiMil liallii' le cinir de la l-Vancc (hl ne doit s'altrndic à lioiiMT dans ces siin|)los noies quo nos iiniircssions pcrsonnidics. des aspocts do paysage et clos idées snr le vaiactèrc [H'opi'e de iioh'C temps. Il l'aiil ajinilci jii (|ii'a la [laf^c 42 do Çlldiid nu, VnijiKji', (iii renvoie le Irricui a ce coniineiiceiiiriil siiiipiinié, Cf (|iii rnul le li'xic conservé incoiM|U('liiiisilik'. 1013. École impériale spéciale de dessin : distribution des prix; Discours de M. J. Pelletier. L'Aiiistc, a sh|i- Iriidur icSiJS. Ci'l ailicii' est, le drrnicr donné pai' Tliro- pliilc (iaulicr à ce journal comme collaboiateur iv^uiicr. \6H. Gy-unase : Il faut que Jeunesse se paye. Le M'Dii- teiir unive^'scl, 6 septembre 18;i8. 1615. Odéon : Le Marchand malgré lui; Maître Wolf. — Délassements : La Bouteille à l'encre. Le MoiiHciir vnircr- sel, 13 septembre 18o8. 161(5. Esquisses de voyage. (I). Berlin. (Voyage en Rus- sie. L) Le MiDtilrar unircrscl, il octobre 18j8. Ce ciiaiiitrc est le premier du Voyage en Russie, paru eu deu.x volumes en ■ 1866; le premier paragraphe de ce livre est inédit; il rem- place celui-ci : Je comptais bien ne reprendie la [dame, (|uitLée la veille même de mon départ, qu'après être arrivé à Saint-Pétersbourg, ne pen.sant pas qu'on s'apercevrait si tôt de mon absence; je suis Iroj) bien remplacé pour cela. Vous avez la bouté, mon cber directeur, de me demander une lettre datée du i)remier endroit où je m'arrêterai ; j'obéis, et de la sorte les abonnés du 18^8. 169 Moniteur ne m'auront pas oublié tout à fait, lorsque je commencerai la relation de mon voyage. Voilà un motif que ma modestie peut accepter, s'il contrarie un peu ma paresse. C'était M. Edouard Thierry qui remplaçait Théophile Gautier comme critique, dramatique pendant son voyage en Russie. Disons ici, pour n'y plus revenir, que ce livre fut d'abord annoncé chez Amyot, sous le litre de : Saint-Prtcr^i- hoimj, et qu'il ne fut publié que huit ans après l'apparition de son premier chapitre. Un article qui devait vraisemblable- ment faire aussi partie de l'ouvrage, fut annoncé dans l'Ar- tiiitc du 10 septembre i8o8, sous le titre de : Les fresques de Ktntlhdch de l'escalier du musi'e de Berlin; il ne parut jamais. I.a première édition du Voyage en Russie porte pour litre courant: l'Hiver en Russie, auquel s'ajoute, en sous-titre, au haut de la première page : Esquisses de Voyage ; vers le mi- lieu du second volume, se trouve une page blanche portant seulement rÉté en Russie, litre qui devient ensuite le titre courant des dernières pages du livre. Le tome premier con- tient les chapitres I à XV, et le tome deux contient une nou- velle série de chapitres allant de I à VI ; rÉté en Russie le termine sans indication de chapitres. En 1875, le Voyage en Russie fut réimprimé en un seul volume où tous les cha- pitres se suivent de 1 à XXI; celte édition est terminée aussi par l'Été en Russie. Voici des vers charmants de Théophile Gautier écrits à Saint-Pétersbourg, et adressés à une dame qui portail à une représentation du Théâtre-Italien une robe en mousseline blanche brodée , doublée de rose ; ils sont complètement inédits : EN SORTANT DES ITALIENS. A madame Bauhry Vailhiut. Parfois une abeille posée Eperdùment sur une lleur, En froisse la feuille rosée Et la détache par malheur. iTO iiiSToiitK DKS (n:rviu;s UV. TH. CAnil'.ll. Panloii si j'ai, <'(iiiiiih' rabcillc, l'ail clHiii' dans iiidii cssin- luùlant, De \o\\v roiii', lU'iir vci-iiicillc, Au lit'u (11' pt'talc, nu volaul ! Sainl-IV'lL'i-sbuuiv'. l'i nci.ilni- 1858. imc. 2". Esquisses de voyage. II. III et IV). Hambourg; Schleswig. I et II . i Voyage en Russie. II et IIIj. l.iMnni- tCUr llllii' rsi'l. |S orlnbli', l"r| S Ni l\ rlllblc ISiiS. Le cb.ilrau liniil |i:ii'lc 'rb(Mi|ilii|r (i.iiil ici' dans b' cbaiiid'O sur Schlt'swiij, rst crbii (b' l.mlw iii^biir;:, prùs Kciicriirei'(b^, liabili' par la barminc dAiib'IVIil , IVininc d'un cbani- bcllaii tin loi tic DaiU'iuaiU, (jui- le \y~:v[r avait coiiiukj (Il IN'i.'.), modèle dans l'alelier de Fernand Hoissard, sons le nom (b' Maiv.x (Voir bi nolicu do (iaidirr sui- Cbaiics Haudelaiie). liilil 3'\ riiKATRB nK SAiNT-Pirncnsnoiiu; : Éoline, ou la Dryade. Voyage en Russie. Tome deux, V. L'opéra à Saint-Pétersbourg). .Jourind dr Sainl-Prd'ysbouri;, 1 1 no- vembre d8o8. Cet article, le seul <{uo Tliéopliile (lautier ait imblié inédit en Russie, n'est pas à sa plaee lopiqne dans le deuxième volume du V'>!Jii{je en Russie, et il aurait dû eidrer lians le tome iiremier de cette édition. ir.Ki 4". Esquisses de voyage. V, VI et VII. Lubeck: Tra- versée: Saint-Pétersbourg. Voyage en Russie. IV, V et VI [en partie]). Le Mmitew universel, 24, 23 novembre ; 6, 8 et i\\-i~i (Ifcembre IS.'iS. I.e dernier paragraphe du chapitre sur Lubeck (Moniteur du 23 novembre), est supprimé en volume; le voici : Enlin. le joudi matin 7 octobre, VàNc'va, par un temps .<5iipe:-be, commença à de.'^cendre la Trave, et, au détour (lu neuve, Lubeck disparut de riiorizou. 1859 1616 5". Esquisses de voyage. VIII. Saint-Pétersbourg. (Voyage en Russie. VI |fin]). Le Moniteur universel, 2-3 jan- vier ISdU. 1616 60. Zichy. (Voyage en Russie. XIV.) L'Arti^ite, 9 pI 23 janvier 18;i9. 1616 '0. Esquisses de voyage; Saint-Pétersbourg: IX, L'Hiver; La Neva. X et XI, L'Hiver. (Voyage en Russie. VII et VIII). Le Moniteur universel, 10 janvier, 21 février et 9 avril 1859. 1617. Odéon : Le droit Chemin. — (Retour de Russie). Le Moniteur universel, 4 avril 18o9. 1618. Théâtre-Français : reprise d'Athalie. — Tli. des VARncTKS : Amoureux de la Bourgeoise ; le Pays des échas- ses; le Capitaine Chérubin. — Palais-Royal : Elle était à l'Ambigu. Le Moniteur universel, 11 avril 1839. 1619. Exposition de 1859. (Ij. MM. Léon Benouville ; Hébert. (II). M. Gérome. Le Moniteur universel, 18 et 23 avril 18:i9. 1620. Odi'Ox : Le Poème de Claude. — Palais-Roval : Le Dada de Paimbeuf. — (iAixK : Micaël l'esclave. Le Moniteur universel, 2.J-26 avril 18.'i9. 1620 bi^ Exposition de 1859. (III). M. PaulBaudry. Le Moniteur universel, 30 avril 1839. Un frag-ment de cet article 1".? IIISTOIHE DES ma'VIlES I)i: TU. CArTIF-:». rcliilifaii laldcaii de Itainlix : lu T'iHiilc de Vnuix, a rlr rt'imin iiiir la iiirmc anin''i' dans la Iroisiriim livraisdii t\r l'AlliUW, rcriit'il (le drssiiis, taliii'aiix, l'Ic., |uililic [lar M. I.diiis Mailiiicl. IdJl. (iYMNAsi:: Marguerite de Sainte-Gemme. — Vaude- vii.i.K : La Seconde jeunesse. Le Munitritr uni ici sel, 2 in.ii ISIi'.i. 1(12 1 ' "\ Exposition de 1859. ;IV). MM. de Curzon ; Bougue- reau ; Hamon. />< Moniteur mincrsil, 7 mai IHii'.i. In IVa^'- iiiciil (if col ailiclc, n'ialit'aii lalilrau de M. de (iiii/oii : les Femiiu's de Mula do Gnetc, a ôlé réiiiipriiiiû la mùiiie aiinéii dans la troisième livraison do : IWlhiiin, rcciR'il de dessins, tableaux, elc, publié | ar .M. Louis .Marlincl. \Cti2. ÏHKATnr.-FnANr.Ais : Souventhomme varie. — Odkon: L'Usurier de village. — Tli. des Vahu'.tks : L'École des Arthurs. — Thkiatre du Cirque : Fanfare. Le Moniteur uni- versel, 10 mai 1839. 1623. TuiÏATRE Ventadour : Cassandra. — Porte-.Saint- Maktin : La Pérouse. — Amuk.u : La Fille du Tintoret. Le Moniteur unieersel, 10 mai IIS.')'.). 102.') '"% Exposition de 1859. (V). M. Eugène Delacroix. Le Moniteur uniecrsrl, 21 mai iS,')U, 1624. Odéon : Selma. — Gaîtk : Les Ménages de Paris, — Folies-Dramatiques : En Italie! Le Moniteur universel, 23 mai 18a9. 1623. Trésors d'art de la Russie ancienne et moderne, par Théophile Gautier. Ouvrage publié sous le patronage de S. M. l'empereur Alexandre II. Deux cents planches hélio- gra])Iii(iucs, par Richehourg. Première livraison : Saint Isaac. In-iolio de 33 pages, et planches 1 à 12. Imprimerie de Cluye, à Paris. — A Paris, chez Gide, rue Bonaparte, u» 3. Prix de la livraison, 100 francs. La première livraison de cet ouvrage, bien que portant a son titre le millésime de 1839, et qu'un article d'Edouard Thierry publié dans le Moniteur du 23 mai 1839, article que 1859. 17J nous citerons plus loin, annonce sa mise en vente, ne parut qu'en 1861, ef nous ne la trouvons inscrite que sous Je n° 9807 de la Bibliographie de la France, du 19 octolire de cette année. Nous la plaçons pourtant dans notre travail au mois de mai 1839, puisque, à cette date, elle était imprimée et prête à être livrée au public. Elle reparut, en 1866, sous le simple titre de Saint -Isnac, dans le tome premier du yyyt/yc en Russie, dont elle forme^ le chapitre quinze. Disons ici que cet ouvrage ne fut jamais achevé; les cinq premières livraisons furent seules impiimées ; ce fui une très vive déception pour Théophile Gautier, qui avait fondé de grandes espérances sur le succès matériel de cette im- portante publication. En voici le prospeclus, introuvable aujourd'hui; il fut publié en même temps en russe et en français : Trésors d'art de la Russie ancienne et moderne, par Théophile Gautief. Ouvrage pubUé sous le patro- nage de Sa Majesté l'empereur Alexandre II. Dédié ù Sa Majesté l'impératrice Marie Alexandrovna. — 200 planches héliographiques, par A. Richebourg. Le monde que nous habitons s'est jusqu'à présent presque ignoré lui-même. Les diflicultés des commu- nications retenaient chaque peuple prisonnier dans ses limites, souvent restreintes à une province, à une ville. Les voyageurs étaient rares ; les relations qu'ils rappor- taient des régions lointaines, insuffisantes, difficiles à comprendre, les dessins faits à la hâte, inexacts et quel- quefois chimériques. Notre siècle progressif a, par ses découvertes, changé cet état de choses. Le bateau à vapeur, le chemin de fer, le télégraphe électrique, le daguerréotype sont des inventions solidaires et qui se prêtent un mutuel secours. La vapeur transporte le corps, l'électricité la pensée, avec une promptitude qui ni lIlSTOlIiK DKS l»i;i VUKS 1)K TH. CAl TlKlt. ci'il |iani ii;i,L;iit'i(' riluilciisi'. riirliduriipliit' ri'ciirilli' CDinmc 1111 miroir les iin;i.m's dfs olijcts cl les lixi- ma- aiiiucinnil. riirlio.ufapliii' (|iii c^l à l'arl ce i|ii(' riiiipri- iiicric fui à la iillrraliirc d a la mIi'ihc, un iiKtM'n i|c (liriiisioii liildi'. iMpiili'. iiir|iiiis;i|i|i'. A fi'iix (|iii. iiialt'ir les lai'ililrs de la Inrdiiiolidii niotloi"nt\ lit' \()\aui'iii pas niroiv. iciciiiis par (Irs soins, (les devoirs, des anVclioiis, riiriio.yrapliic aiiièiic à doinirilt' Ifs pa\s les plus ('ioljinés a\rc leurs lioii- zons. leiiis \ iljt'.-i, leurs iiioiimiieiils. leurs planles, leurs l\|)es el leurs cosiiiiiies, — el l'on peul se lier à (die ! Son (émoi.uiiagc esl toujours irréciisahle; elle voil idul. n'omel rien, n'a Jamais de iiéi^iiticnre, ue .se l'ali.iiue pas; son impression inslaiilanée délie la paliencc de l'arlisle le pins coiisciencieux. Tàtdie/.. la loupe en main, de la prendre en défaut, el vous la poursuivrez sans ralteiiuirejustjue dans l'inlini du délail. Le soleil dicte : elle écrit; elqui oserait accuser le soleil d'imposture — So/e7n quis dicere falsum aiidcai ? L'É,u\ple. la Grèce, l'Italie, la France, l'E.spa^ine, d'autres contrées encore, ont vu leurs trésors d'art reproduits et popularisés par riiélio.urapliic, dont les documents ont la valeur de pièces historiques. Gi'àce à elle, le savant dans son cabinet p(>ut lire les paues liié- roLilypliiijues de Pliila'. de Karnac, sans craindre une erreur de lranscri|)ti(ui ; l'arlisle, dans son atelier, admirer de conliance les merveilles d'Athènes, de Rome, de Florence et de Venise. Ce qui a été fait pour ces régions classiiiues en (juclquc sorte, nous venons le tenter pour la Russie, cette terre plus neuve, si riche en chefs-d'œuvre, moins connus [)eut-étre, mais aussi (lignes de reproduction. 18;; 9. i-r, Sans doute des travaux de ce genre ont été essayés déjà, mais partiels, n'embi'assant qu'une branche de l'ai't, se bornant à la monogra[)hie d'un édifice ou d'une galerie ; notre publication plus large, plus générale, plus synthétique, donnera maintenant une idée com- plète des trésors d'art de la Russie ancienne et mo- derne. Elle révélera aux étrangers et reti'acera aux nationaux les églises, les palais, les monuments, les statues, les saintes images, les tableaux, les antiquités, les couronnes, les armures, les joyaux et les splendeurs de toute sorte que renferme ce vaste empire. Désii'ant imprimer un cachet de certitude absolue à nos reproductions de monuments et d'objets d'ait, nous avons préféré l'héliographie au burin et au crayon, dont la fidélité peut toujours être suspectée, et qui. même avec un grand talent, altèrent plus ou moins le caractère ou le style de la chose représentée. Les planches seront accompagnées d'un texte expli- catif et critique, décrivant les aspects que l'héliographie aura négligés, racontant ce qu'elle n'a pu dire, la com- plétant sans faire double emploi avec elle, colorant les purs dessins qu'elle trace des teintes de la nature. Ce projet d'ouvrage longtemps mûri a été soumis à l'auguste approbation de SA MAJESTE L'EMPEREUR ALEXANDRE II, qui a daigné ne pas la lui refuser et a bien voulu, en nous accordant un privilège exclusif, nous permettre de le réaliser. A celte insigne faveur est venue s'en joindre une autre non moins précieuse : dans Sa haute bienveillance SA MAJESTÉ L'IMPÉRATRICE MARIE ALEXAN- DROVNA a gracieusement accepté la dédicace de l'ou- vrage. l-(î IIISTOIHK OF.S (H'.rVHF.S DK TH. CAITIKU. 1 ne luililiiiiliim ciilrcprisf sous de Icis aiisiticcs im- posi', nous le savons, de lirands dovoirs. Nous osprions non avoir iiôLrliiiv aiirmi; ions les moyens de succès oui rir l'riinis |i;ir nous. M.M. 'riiKOPiiiM; (Iautier cl Riciierouro assurent [tar leur collaljoralion la rriissilc de celle (euMc dirii- cil(\ inipossdile |MMil-('lre sans eu\. Tout le nioiide lecoiinail Théophile Gautier pour un des érri\aiiis les plus conipétenls en matière d'art qui lienneid la pliiiue aiijouid'iuii. Son aplilude spé- ciale, ses travaux lon.us et consciencieux, ses connais- sances théoriques et praliipies, son senliuient élevé du J)eau, donnent à ses jugements force d'autorité. Chargé au Monitem- de la Revue des Bennx-Arts, il fait preuve chaque jour d'une certitude de goût, d'une sagacité d'oltservation, d'une finesse d'aperçus, d'une puissance de couleur et d'un éclat de style qu'on trouve rarement réunis au même degré : sous l'écrivain se devine le peintre, comme sous le ciitiipie se révèle le poète. Qui n'a lu ses voyages en Espagne, en Angleterre, en Italie, en Tui-quie, en Grèce, admirable succession de talileaiiv vaiiés et pittoresques qui présentent à l'ima- gination, on pourrait même dire aux yeux, tant leur dessin est précis, leur coloris vif, leur relief puissant, les spectacles splendides ou curieux qu'il a rencontrés. Dans ces livres qui ouvrent une nouvelle ère aux récits de voyage, chaque pays a sa physionomie, son carac- tère, sa couleur, et même son climat; l'on y a chaud, l'on y a froid selon la latitude ; dépouillant sa person- nalité, l'auteur nous fait voir directement la nature. Ses phrases sont des miroirs pi'omenés qui ont gardé le l'cfiet des choses. M. Théophile Gautier ne fera 18o9. 177 pas, on peut en être certain d'avance, une aride nomen- clature; il écrira sur l'art en Russie à toutes les époques (les pages élincelantes que M. Richebourg, joignant à un beau livre un merveilleux album, enrichira de deux cents illustrations d'une magnificence exceptionnelle. A l'abii du haut patronage qui s'étend sur lui, et avec de tels éléments de bonne exécution, on peut an- noncer hardiment le succès d'un volume dont le fond offre par lui-même un intérêt général et qui doit éveil- ler, par la glorification des trésors d'art de la patrie russe, de vives sympathies nationales, bien qu'il soit l'œuvre d'étrangers. Mais le voyageur qui vient explo- rer un pays n'est-il pas plus frappé de ce qu'il y ren- contre que les habitants mêmes, chez qui l'habitude peut avoir émoussé l'admiration et que d'autres soins bien légitimes préoccupent d'ailleurs? Notre but est de faire connaître à l'Europe et au monde, dans la langue la plus universellement acceptée, des merveilles que l'on visite encore trop rarement et vers lesquelles nous espérons diriger l'attention des amis du beau. Nous comptons beaucoup, pour l'accomplissement de cette tâche difficile, sur le concours bienveillant des savants, des artistes et des amateurs russes, dont les renseigne- ments et les indications seront toujours bien accueillis. Ils savent mieux que nous, quel que soit notre zèle, les richesses de leur pays. Ainsi comprise, et avec cette aide hospitalière qui nous a été donnée déjà et qui nous sera continuée, nous osons le croire, notre publication deviendra une galerie sans rivale où chaque belle chose célèbre, découverte ou révélée, aura sa place. L'œuvre se partagera natui-ellement en deux grandes divisions, Saint-Pétersbourg et Moscou. Notre première II. 12 1"H IIISTOIIŒ DES ŒUVHKS \)V. TH. (i.U TIFJt. livraison coiilii'iiilra Sainl-Uaai' avec son (hune d'di-, SOS monolillit's de .tiraiiil. ses porlcs et ses riunldiis dtj hroiizo, son l'Iilonissaiil iconoslaso con^lrlir de pirncs pi'i'ciousos, sonicnii df ('(ddnm's en nialacliili' ri en lapis-laznli. st's niosaniucs de slvlc hw.anlin. ses [icin- liires. SCS an{ics dorés, cl hiiil son Inxc, dowl (in ne piMil hlàmor l'cxors pnis(|n'il a Uicii pour olijrl. Apri's la maison du Srii^ncnr \ii'ndra la maison Au T/.iw. lo jtalais d'lli\('i aii\ sailrs de marhri' cl d"or, aii\ liùiics élincciaiils. aii\ munciiscs di'cssoirs cliarjiés do vases el de plats en arjioni et en vei-mcil; cnsnilc nous pas- serons;! rilcrmilaiic, si i'cni[di t\{' laltieaux, i\{' slalues, d'' nicdaillcs cl daMlii|iiilcs. Ïsarskdc-Scio, Pclci'lioll", Galchina el les aulrcs rcsidcncrs impériales M'iioid bienlôl leurs richesses ii'iu-oduiles ; le palais i\i' la Grande -Dnrliesse Marie nous prêtera ses marbres de Canova, les trois Grâces et la Madeleine agenouillée, SCS Portraits de famillt> d'un si haut intérêt liislnri(pic, ses lal)leau\ de mailrc et ses intérieurs d'un ,uoùt exquis; nous puiserons aussi dans les églises, les clia- pelles, les demeures somptueuses, les galeries particu- lières contenant (pieUpie cli(d-d(euvre national ou étrangei": nous jic li'acons pas d'avance un plan lro|i rigoureux jiour laisser une place aux trouvailles heu- reuses, aux découvertes inespérées. Moscou nous oITre une mine non moins riche (juc Saint-Pétersbourg. Le goût national y brille sans mé- lange. Le Kremlin, ce prodigieux amas d'églises, de palais, de tours, nous fournira bien des planches curieuses el pittores(jues : la porte du Sauveur, la tour d'Jvan Vélikij, l'église du Saint-Sauveur, le palais de Nicolas, le ïéréma, le monastère de l'Ascension, la 18 0 9. 179 tour (.le Boris, la porte de Troitskoï. En dehors des murs du Kremlin, nous certitierons, par des photogra- phies, cette bizarre et splendide église de Vassili- Blagennoi qui semble un rêve, et qu'on prendrait, sans la croix et la neige de ses dômes bulbeux, pour une pagode de Lahore ou de Bénarès. Nous ferons croire, car le dagueiTéotype ne ment pas, l'Europe étonnée à ces trésors des Patriarches et du Palais, im- mense entassement d'or, de perles, de saphirs, d'éme- raudes, de diamants, de couronnes, de mitres, d'oi-ne- ments sacerdotaux, d'armes, de vases, d'aiguières, de. joyaux de toute sorte, à faire paraître pauvre le fabu- leux trésor d'Haroun-al-Baschid. Nous irons à Troïtza, à ce couvent de Saint-Serge, monastère-forteresse, où les iconostases n'ont plus de place pour admettre les pierreries, où les perles sans emploi se mesurent au boisseau, ou les livres liturgiques ont des reliures d'or incrustées d'émaux et de camées d'un prix inestimable, et qui lance vers le ciel tant de coupoles et d'aiguilles dorées, étoilées, peintes d'azur et de sinople. Nous tâcherons de détacher de leur fond d'or, de vermeil et d'argent, les images vénérées des Madones et des Saints, dessinées pieusement par l'artiste d'après les traditions byzantines du mont Athos, et dont les lignes hiératiques gardent, dans leur immuabihté séculaire, un cai-actère si profondément religieux. En un mot, nous ne négligerons rien pour faire de notre livre un monument digne des merveilles qu'il se propose de repi'oduire et des noms augustes inscrits sur son frontispice. L'ouvrage, imprimé sur papier grand aigle, paraitra par hvraisons composées de 12 planches et de 24 page? 180 IIIÏ=^T(MHE DKS olUVRES DK 111. (JAliTIRIl. (Ir l('\l(\ -- l*ii\ (le cliaiiiif liMMisoii : lUO IVaiics. — L;i plt'illii'Ii' liM'nisdii l'sl cil M'iilr: elle l'oillitMll Saint- Jsanc. Ou sdiiMiil : à Paris, dit'/ (lide, (''dilciir, 5. l'iic Ronaitarlo; ù 8aiiil-P(''l(M'sl»oiiii;. chez MM. Bcggrow , r.luzcl, Diiroiii. .1. Issakolï, 15. IssakdlV, Vrllni ; à Mos- (■(111, cliiv, MM. (laiilicr.Krogli; à Leipzig, chez M. ï. 0. Wcigel; à Wicsliadcii. riiez M. Kreiilel; >(Mil (l;iii> un rartnn nn siii- i|iii'li|iii'> |ii('tls (Ir iiiiir. KurdM' iiiir lois, l'imaiic riil('\('r par li' xtlril nVsi pas un a peu pi'rs cl une adroilt' sm-prisc. c'csl la loniic la plus siihlilc de la ivalilt''. A\i'iriin<' mh' plKiUi.i^iaphiipic df Jérusalcni. c'est avoir une r('li{iiio iinpondrralilf du sol, des oliviers el (les l'uiiies de la lenv sainle. l-'liélio.iiraplue rem- place pour le sa\anl rérlianlillon iinjipie ipii inaïupie à son cahini'l: illc Trappe ((iniiiii' une monnaie ipii molii- lise la \aleiir îles anciennes collecliuns. I\lle élaldil pour les ciiriosiLês, poui' les oltjeis d'arl el d'éliide, nn nouveau commerce (réciian.uc La Russie devail entrer dans ce commerce d'oi'dre supérieui'. Elle a des richesses de tous les genres, (pie le reste de l'Europe ne connaît pas, et qu'elle nous in- vite à connaître. Saint-Pétersbourfï n'est cfuère plus loin de Paris (|ue ne lélail Marseille au commencement du si('rle. Tliéophile Gautier n'a pas mis cinq jours à en revenir, et la distance s'abrépera encore quand le lélégue aura disparu devant la vapeur. Enlin, avant (pu' les touristes du Midi se décident à diriger leurs péré- grinations vers le Nord, l'héliographie peut donner à la race latine le spécimen irrécusable des deinières splen- deurs de l'art byzantin et des grandes choses que l'art moderne a déjà réalisées dans les deux capitales de la Russie. Une entreprise s'est fornu''e pour faire une œuvre nationale, pour publier le catalogue photogra- phi(jU6 des tableaux., des statues, des merveilles d'ar- chitecture et d'orfèvrerie qu'envoie la patrie russe au concours des peuples artistes: mais une telle œuvre ne pouvait être nationale qu'à la condition d'être en même temps européenne ; il fallait que le texte en fût écrit 185 9. 185 dans la langue la plus familière à toutes les villes stu- dieuses, par un homme qui eût une longue et univer- selle autorité sur toutes les questions du beau, qui fût un critique et un juge expert, mieux encore, un peintre et un poète, qui pût ajouter à la photographie ce qui lui manque, la couleur, le chatoiement et le rayon, qui fût rinlelligence et la vie de l'image morte, lame rendue au spectre des choses. L'éditeur des Trésors d'art de la Russie a choisi Tliéophile Gautier. Il y a toujours un si bon moyen de bien choisir, qui est de laisser faire la renommée, le temps ou la distance ! on ne se trompe pas de loin sur la célébrité. Le vrai point pour voir à leur rang les artistes et les écrivains, est de se tenir hors de leur siècle ou hors de la fron- tière. La première livraison des Trésors d'art de la Russie ancienne et moderne prouve que la renommée a encore bien choisi cette fois. Elle ne contient (la livraison) que la description de l'église Saint-Isaac, mais une descrip- tion complète, minutieuse, achevée dans ses derniers détails, telle que pourrait la souhaiter l'architecte le plus scrupuleux, telle aussi (jue peuvent la désirer et l'attendre des lecteurs moins sévères, plus curieux des elfets pittoresques du récit, de l'agrément et de l'heu- reuse invention du style, c'est-à-dire la grande majorité des lecteurs, le public intelligent et délicat de Théo- piiile Gautier. Il y avait pour l'auteur des Trésors d'art de la Russie bien des exigences diverses à satisfaire, et il les con- naissait d'autant mieux que la plus pressante, celle qui contenait toutes les autres, était la sienne. Coloriste brillant et libre, il se trouvait pour la première fois isr. iiisToiin: iif.^ (T.i'vuks m: rii. (.ArriKii. (li'Naiil iiii iiioiiiiiiii'iil ;'i (Ircorci . ('i' iiKiniintciil iit^ lui a|i|i;iili'ii,iil p.is (•(iiiiiiit' siiii rriiillt'hm. coiiinic l'in-dix- liiiil (If M ici ici Ia'\\ , (If la l.ilir.iiric iiitiufllc lie l'diilcl- Malassis cl de de Kroisc ; c'clail riii-luiio (illicicl. Irdi- licf (|iriiii(' iioldc cl i;(''ii(''i"ciisi' iialioii. sons le piilioiiagc de son soiiNciaiii. r\c\t' a la i^loirc |)iil)li(|ii('. Il soMlail (|ii(' son liavail cnti'ait dans los rondilions (le la pi'iiiiiirr murale. (|ii(' son slvic dcxaii se r(\ul('i' sui rordoniiancc de rini|>(.^anl l'oiaiial, l'rcndic la li'aii- (|uill(' aniplciir des urandcs lignes, la n('ll(d(' de la pago linninciisi^ cl du lican carachMc l\|t(),uraplii(pio ; il scn- lail. d'iiii aiilrc (•(')li''. (pi'il dc\ail à Ticum-c loiil son lalcnl. (juil n'avait pas t'Ic appelé pour n'y niollre (pn^ la moindre pari i]r liii-iniMuc, ipi'il n'avait pas s(^ulo- iiicnl à rcspiMMcr la solennelle dignité du livre, mais à Noir loiil ce (pi'il sait voir, à écrii'c comme il sait écrire, à laiie aimer ce qu'il aime, à l'aire comprendre ce qu'il devine, à être une lumière, nn foyer d'étincelles, :'i rivaliser avec la prodigieuse opulence de la liadilion byzantine, avec ces trésors de l'art gréco-chrélien (pn sonl (je véritables trésors, éci'ins d'or cl de picrrci-ies, à dire le « Sésame, ouvre-toi I » et à produire un elïcl (l'éblouissemenl dans toute l'Europe. Voilà ce que Tbéopbile Gautier s'est proposé sans trop d'infpiiélude, avec plusieurs autres cboses encore, comme d'être un ci'ili(pie sûr et bienveillant, de beau- coup louei' et de ne louer qu'à propos, de faire con- naître les artistes comme les ceuvres, d'apprécier les talents, de populariser les noms qui n'étaient pas encore ai'rivés jusqu'à nous, et, dans ce programme si com- pliqué, il a réussi partout à la fois, en fondant toutes les liabitudcs et toutes les variétés de son talent ensemble. 18o9. 187 C'est notre Théophile Gautier, celui de X Exposition de I800, ou (lu Salon de celle année, avec plus de pré- cision, plus de sobriété et de réserve. A lire sa descrip- tion de Saint-Isaac, on sent qu"il n'est pas dans un musée mondain, dans une galerie bruyante où la cri- tique suit en jouant les muses profanes. Il est dans un temple plein d'une religion profonde et silencieuse. Il regarde des tableaux où la peinture est de la foi. Ce qu'il raconte, en les décrivant, tient à la doctrine du salut. Sa parole est simple, courte ; il passe vite, de peur de toucher familièrement aux choses saintes ; mais il relève son sobre récit d'un mot qui rappelle à chaque instant la majesté du lieu. Je ne puis pas analyser cette première livraison des Trésors d'art. On abrège un roman, une nouvelle, une comédie; abréger la description d'une église, à quoi bon? Ce n'est pas de l'église Saint-Isaac queje voudrais donner l'idée à nos lecteurs, c'est du travail de Théo- phile Gautier. En pareil cas, ce me semble, abréger c'est détacher une page, et j'en prends une. Après avoir exposé brièvement l'histoire de l'édifice, après avoir justement loué l'architecte français, M. Ri- card de Monferrand, qui eut le bonheur de commencer et d'achever lui-même cet immense édifice, après en avoir indi([ué le plan général avec une précision hnéaire de géomètre et de théoricien, Théophile Gautier se refait peintre et coloriste. Il ne mesure plus la courbe du dôme et l'angle des frontons, il s'éloigne de l'église comme on s'éloigne d'un tableau pour se mettre au point d'intensité des tons, pour jouir de l'ensemble et de l'harmonie des teintes. L'effet peut être magique, je le crois; le style ne l'est pas moins. Le lecteur va recon- 18H HISTOIRE DES fH'.rVHKS DK TH. CAITIEU. iiaîln' iiiic i)i"ost' qu'il aime; l'ilc ii'comiaîl aussi celle place où ell(> vieiil tout iialuiclleiueiil. (Veslde la prose (lu lundi (jui se Ifouipe de jour, mais ipii ne se couloiidra pas, inallieureusemont. avec celle du mardi '. Si IVspace le [nM'uiellail. je cilerais encore un pas- safïo. la description de l'iconostase, o ce uiur de saintes imaii:es eiicliâssôes dans l'or. i|ui dérolte les arcanes du sanctuaire, » ou plutôt, pour \ariei' le Ion, la délicale appii'ciation des artistes (piionlniis dansceniagnili(iue panthéon du nord r(euviT de leur palette ou de lein' ciseau. La Russie aime leurs noms ; mais nous n'en connaissions encoi'e ipu' (|uel(|ues-uiis. Dès aujoui'd'hui nous commençons à les connaître tous : Vitali et le baron Klodt, Laganowski, Bouilli el Salemaini; Cli. Brûloir, dont nous avons mi à inie de nos expositions le Dernier jour de Ponipéi; Bruni, Théodore Brulolï, Pietro Bassine, Nikiline, ZazonolT, Plucharl, Sché- bou'i'ef, AlexiulV, Saviololî, Ris.deNelT, Mussini,Givago, Chamchine, Borner, Moldawski, Maikoll", et parmi eux Steuben et Lemaire. J'en ai passé peut-être; mais cet bumhle feuilleton n'est pas le livre d'or de la Russie. Ce livre d'or, c'est ce volume sans pair dont les six pre- mières feuilles viennent de paraître. La description de Saint-Isaac l'ouvre avec une grande solennité. Après Saint-Isaac, l'éditeur nous promet le palais d'Hiver du Isar, le palais derHermilage,Tsarskoé-Sélo,Pélerboiï, Gatcbina et les autres résidences impériales, les mar- bres de Canova et les clicfs-d'œuvre de peinture qui appartiennent à la grande-duchesse Marie, le Kremlin. 1. Nous coupons ici la j).-\rtie cMc. qui se trouve dans le Voyage en ftitssic 18 59. 189 « ce prodigieux amas d'églises, de palais et de tours. » l'église de Vassili-Blagennoi,le couvent de Saint-Serge, « monastère-forteresse où les iconostases n'ont plus de place pour admettre les pierreries, où les perles sans emploi se mesurent au boisseau; » bien d'autres choses encore, sans compter la part faite à l'imprévu. Ce (jui est certain, c'est que la Russie aura un livre digne d'elle, digne du patronage de l'empereur Alexandre II et digne de l'impératrice Marie Alexandrovna, qui a bien voulu en accepter la dédicace. Si la publication des Trésors d'art de la Russie eût été possible il y a un siècle, c'était Diderot qui en aurait écrit le texte. L'héritage de Diderot revenait naturellement à son petit-lils en ligne directe, au légitime continua- teur de ses Salons, à Théophile Gautier, — et à la France. L'ouvrage entier sera terminé dans deux ans et demi. Il aura coûté quatre cents roubles, c'est beaucoup et ce n'est rien. Seize cents fi'ancs ne payent pas même les deux cents épreuves photographiques de Richebourg. Et le texte de Théophile Gautier, ces quatre cents pages excellentes, ce chef-d'œuvre d'érudition et de style, qui le payera? — Ce sera un jour l'affaire de l'Académie. 162:; ''''. Exposition de 1859. VI. M. Eugène Fromentin. Le Moniteur universel, 28 mai 1859. Un fragment de cet article, relatif au tableau de Fromentin : Audience chez un Khalifiit (Sahara), a été réimprimé la même année dans la troisième livraison de V Album, recueil de dessins, tableaux, etc., publié par M. Louis Martinet. 1626. Théâtre-Français : Madame Arnould-Plessy dans Adrienne Lecouvreur. — Gymnask : Une Preuve d'amitié. Le Monileiir universel, 30 mai 18o9. 1[)U IIISTOIUK DKS (Ua:VUKS DM TH. (iATTIKH. ic.ji',i". Exposition do 1859. VII. MM. BcUy ; Berchèro . Gustave Boulanger; Pasini. /.'■ M27. Exposition des œuvres d'Ary Sclieffer. Le MonUcur iDiirrrscl, ojiiiii is:i'.i. IC.27"". Exposition de 1859. VIII. MM. Bida; Valérie; Th. Frère; Thomas; Gauthier; Ziem; E. Giraud ; Anton Dumas ; Zo ; Dauzats. !.'■ Mninhin- unirrrsrl, 11 juin is:»'.). |C)JS. Tm:vïnK-rii.\N( us : Le vieux Célibataire. — (iAÎT,' : La Veille de Marengo. — iN)uri:-.S.AiM-M.\RTiN : reprise de Pierre le Noir. — .\miugu : reprise des Mousquetaires. Le Miiiiitcur universel, \'\ juin is:;'.t. I()2S'''\ Exposition de 1859. IX. MM. Picou ; MazeroUes: Daniel Casey ; Lévy; Michel Dumas: J Duval Le Camus; Meynier; Pichon ; Magaud. X. MM. Landelle; Benédict Masson ; Laemlein; Nègre; Romain Cazes; Eugène Gluck; Glaize fils. LeMuniteitr universel, 10 cl IN juin ISii'.i. I(i29. Thkateii-Franq.xis : reprise du Mariage de Figaro. — C.vMSASK : Le Baron de Fourchevif. — I'ai.ais-IIov.m. : Le Banquet des Barbettes. — \ aliji;vilu; : reprise de la Vie de bohème. — Porte-Saim -.Martin : Les Gymnastes. •— CiRQUK DK I.I.MPKRATRICE : Les VirtuosBS comiques. L' MmiHrur universel, 20 juin is:;'.t. 1021) '''^ Exposition de 1859. XI. MM. Clésinger: Puvis de Chavannes ; Lambron ; Chaplin: Sieurac; Foulongne. XII. MM. Yvon; Pils; Bellangé ; Devilly ; Paternostre ; Wasch- muth; Protais. Le Moniteur iiniversel, 2.3 et 2.") juin \H'M. 1()30. Th. des Variétés : reprise du Petit-Poucet. — I.e Pré Catelan ( : Danseurs espagnols . — La fête des lan- ternes à Neuilly. L'' Munileur wiiversel, 27 juin I.S.'l'.l. Kiiio'". Exposition de 1859. XIII. MM. Rigo; Alexandre Desgoffe ; E. Faure; Lenepveu; Hugues Merle; Stéphane Baron; Célestin Nanteuil ; Jean Aubert; Ranvier. XIV. MM. Muller; Cabanel; de Launay: Rudolph Lehmann. /v Moniteur universel, 29 juin el 1<='" juillet ISo'J. iSoU. 191 \Ch\i. Gymnase : Rosalinde. — Porte-Saint-Martin : La Voie sacrée. Le Motiitcur iniiccrsel, iijiiillel 18o9. 1(1;M i"\ Exposition de 1859. XV. MM. Penguilly L'Ha- ridon; Henri Baron; Voillemot. XVI. MM. Breton; Bon- vin; Brion; Laugée; Armand Leleux ; Adolphe Leleux; Baudit ; Bédouin; Millet. Le Miinilcur unircnrl, c, et 7 juil- let 18j9. HVM. iHKATRE-FitANijAis : repiisos du Philinte, de Molière, et de : la Joie fait peur. — Reprises partout : ) (Iymnaï^e : Paméla Giraud. — Vaudeville : Les Filles de marbre. — fiAîTÉ : Madeleine ; les Paysans. Le Moniteur universel, Il juillet 18o0. 1632 ^''". Exposition de 1859. XVII. MM. Hippolyte Flan- drin; Henri Lehmann; Ricard; Winterhalter; Lagier; ma- dame OConnell; M. Gabriel Tyr. Le Mnuileur unirerf>el, 13 juillet 1859. 1633. Tiihatre-Français : Madame Arnould-Plessy dans Lady Tartuffe. — Palais-Uoyal : La Fête des loups. Le .U'inileur universel, ISjiiilIel 18;)9. 1633 "'\ Exposition de 1859 XVIII. MM. Gendron: Louis Boulanger; Toulmouche ; Trayer; Vetter; Carraud; Guil- laume ; Marchai ; Bonnegrâce ; Luminais ; Amand Gautier ; Sturler; madame Henriette Bertaut: MM. Comte; Leche- valier-Chevignard ; madame Henriette Browne. Le Moniteur uuirrrsel, 20 juillet 18;i9. 1634. Théâtre-Français : madame Arnould-Plessy dans Un Caprice. —Th. des Variétés : Un Fait-Paris. Le Moni- teur universel, 2o juillet 18o9. 1634 ''i^ Exposition de 1859. XIX. MM. Mettez ; Diaz; Hille- macher; Magy; Tissot; Feyen-Perrin; Fauvelet ; Chavet; Fichel; Ruiperez; Dufourmantelle ; Montfallet ; Plassan ; Pécrus ; Pezous ; Biaise Desgoffes; Godefroy Jadin; Phi- lippe Rousseau; Palizzi ; Loubon. Le Moniteur universel, 29 juillet 18o9. Un fragment de cet article, relatif au tableau de M. .James Tissot : Promenade dans la neige, a été réimprimé 11)2 IllSTOlUK DES ŒLVHRS DE TH. (.AUTlEll. la iiir-nio aiiiirM' dans la (|iial riciiic livraison de rMliiiiii, rcciKMl (lo dessins, talilcaiix , l'ic. , jinMié par .M. Loviis Marlint'I. l(i:i;i. Vaudkn iiJ.K : Les Femmes honnêtes. — Amhhui : Le Secret de famille: Pongo. Le MiMidiir )niirrr>irl, I" août iSii'.). It)3:i''i^ Exposition de 1859. XX. MM. Knaus; Henné- bcrg: Heilbuth; Oswald Achenbach : Hamman: Leigîiton. XXI. M. Swertschcoff : madame Gagiotti Richards; M. Stevens; mademoiselle Aïta de la Penuela; MM. Bren- del: Van Muyden: Lamorinière; Lies; Lanfrcdini ;(Knyff) ; Herbstoffer; Aker; Xavier de Kock ; Schmitson; Zichy. Le Muiiilutr U)iii(rsvl,'d cli) iviù\ In:;',i. \ans. » Celle-ci : « J'IiaMte un (ri^'lyplie. Au l'ronlon d'un temple, à iialliek. , Je m'y suspends avec ma {grille Sur mes |)etits au large bec. » (> (Juanl à moi, voici mon adresse : Smyrne, rue aux roses; un mur Au midi, dans l'angle où se dresse ' Un noir cyprès rayant l'azur. » Celle-là : « J'ai pour faire liallc, Gagnant l'Kgypte au ciel de feu, Ces blanches terrasses de Malte, Entre l'eau bleue et le ciel bleu. » La cinquième : « (Ju'on est à l'aise Au Caire, en haut des minarets ! J'empâte un ornement de glaise, Et mes quartiers d'hiver sont prêts"''. » 1. Autre variante de ce vers et du précédent : « Smyrne, près du bazar; un mur Blanc (ie chaux, à l'angle où se dresse 2. Autre variante de ces deux strophes : L'autre dit : « Je passe par MaUe, Gagnant l'Egypte, au sol de feu. Et sur un toit blanc je fais halte Entre l'eau bleue et le ciel bleu. Celle-là : » Moi, j'en prends à l'aise ; Au plus aigu des minarets J'ai mon logis de terre glaise. Et mes quartiers d'hiver sont prêts. 18:30. 197 La sixième : « Ma route exacte Je la connais ; j'ai fait mon nid A la seconde cataracte Dans le pschent d'un roi de granit '. » Toutes : « Demain combien de lieues Auront filé sous notre essor; Terres brunes, pics blancs, mers bleues Et cités aux coupoles d'or ! » Avec cris et battements d'ailes, Et parlant toutes à la fois, Ainsi jasent les hirondelles. Quand tombe la feuille des bois ^. Le lecteur nous excusera, nous l'espérons du moins, de substituer pour cette fois des vers de huit pieds à des lignes de prose; ils sont plus courts, et l'on pour- rait croire que c'est paresse de notre part; mais encore faut-il accrocher à ces petites lignes, qui laissentdu hlanc de chaque côté, le grelot argentin de la rime, et cette peine doit compter pour les syllabes en moins. Et puis, songez que notre premier état fut d'être poète, et qu'il est dur de s'occuper toujours de la pensée des autres, sans jamais pouvoir suivre la sienne. Cette semaine, les autres n'ayant rien pensé, pourquoi ne comblerions- nous pas le vide avec quelques stances de notre façon? i . Autre variante de cette strophe : A la seconde cataracte Dans le pschent d'un roi de granit, J'en ai noté la place exacte, Je compte bien trouver mon nid. 2. Autre variante de ce vers : Voyant jaunir la feuille aux bois. 1!>8 IIISTOmK DES OFIYRES DE TH. CAITIER. Vnii'i (Micdii- uni' ;mliv vaiiaiih' ilfs sli'oplics fiiuj, six cl iliiu/.i' (le ci'Kf ]iirc(' : Le soleil (le teintes si riches Dore les marbres en drldis; [.es niélo|ies et les eoriiiclies OllVent (le si linles aliris. » La sixième : <( Moi, j'ai ma chambre, Un petit palais rouf,'e et vert, Avec grains de corail et d'ambre, Dans nn café tonjonrs ouvert. » A la seconde cataracte. Dans le pschent d'un roi de granit, J'en ai noté la place exacte, Je retrouverai mon vieux nid. Enfin, Tiiéopliilc Gautier a terminé sa pièce par un rappel du chant doRuckeit : des Ailes; voici la traduction, en i»iose, (ju'il avait faite de ces vers, et que nous trouvons cilée dans /(( l'elUe Presse du 27 octoI)re 1872 : Des ailes, des ailes, pour voler Par montagne et par vallée! Des ailes pour bercer mon cœur. Sur le rayon de l'aurore ! Des ailes pour planer sur la mer Dans la pourjire du matin! Des ailes au-dessus de la vie ! Des ailes par delà la mort ! tG4r)i''\ Exposition de 1859. XXV. MM. Clésinger ; Clére ; Maindron ; Marcellin ; Maillet ; Franceschi ; Crauck ; Eude ; 1859. livj Grabowski; Millet; Loison ; Lescorné; Etex; Prouha; Ro- chet : Blanc: Valette: Huguenin; Gumery: Moreau: Poit- tevin ; Mégret : Oliva : Frémiet. Le Moniteur universel, 21 sep- leinbrc ISiiU. .\ous avons déjà parlé, à propos du Sulon de 1851, de fragments de critique artistique de Théophile Gau- tier publiés comme inédits dans l'Événement du 18 janvier 1872. Sur les quatre fragments soi-disant tels cités dans ce Journal, trois sont extraits, comme nous l'avons déjà dit, du Salon de 18ol. Le quatrième, relatif au Taureau romain de Clésinger, est tiré de cet article du Moniteur. 1647. École des Beaux-Arts; Concours pour le Grand Prix de peinture. Le Moniteur universel, 22 septend)re 18j9. 1048. Th. des Variétés : Les Compagnons de la truelle. Le Mo)iili-ur riniversel, 26 seplcnihiv l.s.'i'.). 1640. École des Beaux-Arts; Envois des Grands Prix de Rome. Lr M'miteur unieersrl, 28 septembre l^oU. 16.)0. Théatri: DÉJAZET : (Ouverture :j Le Programme en action; les Premières armes de Figaro. Le Moniteur univer- sel, 3 octobre 1859. 1650 '"^ Exposition de 1859. XXVI« et dernier. (La prin- cesse Mathilde; M. Chifflard; aquarelles; gravures; etc.) Le Mnniliur universel, 10 octobre 1850. 1651. Exposition de l'oeuvre de M. Court. Le Moniteur îiniverset, 15 octobre 1850. 1652. TuicATRE-FiiAxcAis : Les Projets de ma tante. — Odéox : Le Testament de César Girodot; la Fille de Vol- taire. — Gy.\inase : Un Petit-Fils de Mascarille. Le Moniteur universel, 17 octobre 1859. 1653. Vaudeville : Les Dettes de cœur. — Ambigu : Les sept Châteaux du roi de Bohème. Le Moniteur universel, 2't octobre 1850. 1654. M. Edouard Thierry, directeur du Théâtre -Fran- çais). — ÛDÉo.N : Le Passé d'une femme. — Théâtre Ueja- •200 iiisToinE i)r:s oi'.i'vhf.s of, th. cAUTiRn. 7.KT : Madame Absalon. — I'ohtk-Sai.nt-.Mahtin : reprise de La Reine Margot. I.' Mnuiirur universel, '.]\ ocloliri' is,;'.». lOii.'i. La Montre. Il' vue F.urupi'rinic. !'■'■ hdmiiiIuc is.'i'.i. Ces vers, ilmil h' lilif inimilil Tlail : Lu Mniilrc arrrlrc, soûl pnirés, 011 i8(i3, tlaiis la (lualrii-nio ûlilioii dos Evvnix cl (^itiDi'm (oonlomio dans Ir voliimo dos Vnrsies Nmirrllrn), fpi'ils n"(tnl jdiis iinillrs (lo|iuis. I..1 si Kiplio sopl a paru iiiôdilc dans celle version. Sur lo mannsciil, le dernier vci's de la lioi- sionio stiiiplio est éci il ainsi : A fail l'oniltro on son disque iHroil. lo:>(',. Le Souper des armures. Itevttc Européemu, 1''' no- vembre IH'M. Mômes renseif^nemenls bibliographiques que pour lo numéro prôcôdont. Los strophes vin;.;toi nno ol vinf;!- deux do la livruc, formont la vinjj,l-lroisienieol la vingl-(|na- trième dans le livre, tandis que les vingt et unième ol vingl-douxiènic actuelles sont les vingt-troisième et vingl- quati'iomo de la ]\rrur. La sirophe vingt -cinq riait d'ahoi'd celle-ci : Dans lo plat où l'un mot son coudo L'autre allonge ses pédiaux ; Un Iroisièmc dans un coin boude, Et demande des cordiaux. Enlin, ravanl-deniiore sirophe de la pièce a paru inédite, en 1803, dans le volume des Poésies Nouvelles. 1657. Tm:ATRK-FR.\NT..\is : Le Duc Job. — Palais-Royal : Les Hommes nerveux. — (Iaîté : Le Savetier de la rue Quincampoix. Le Moniteur universel, 7 novembre 1859. 16b8. Th. des VaruViks : Monsieur Jules. — Thkatrk du CiRoi'E : Le Chevalier d'Assas. — (IniQUE .Napoléon : Débuts de Léotard. Lr Manili'nr loiircrsrl, W novembre IcS.'iO. 16;)9. Masques et Bouffons, comédie italienne. Texte et dessins de Maurice Sand. Le Moniteur universel, 21 novem- bre 1859. 1660. (L'oeuvre de David d'Angers). Le Moniteur universel, 18o9. 201 28 novembre 1859. Cet article, qui porte ici le seul titre de Revue dramatique , fut réimprimé sous celui que nous lui donnons, dans rArtistc du 1" février 1860, et, en 1874, il en fut publié des fragments, sous le titre de : David d'Angers, dans les Portraits contemporains, par Tbéopbile Gautier. 1661. Lettres sur le Caucase et la Crimée (par M. Gilles). Le Moniteur universel, "i décembre IS.'iU. Cet article a reparu, en 1877, dans le tome premier de l'Orient par Théopbile Gautier, sous le titre de : Caucase — Crimée; à propos des lettres sur le Caucase et la Crimée, par M. Gilles. 1662. Gymnase : Un Père prodigue. — Vaudeville : Les Petites Mains. — Ambigu : reprise de Shylock. Le Moni- teur universel, '6 décembre IS.'I'.). 166:1. Œuvres complètes de Balzac, à un franc le volume ; édition de la Librairie Nouvelle. Le Moniteur universel, 10 décembre 1839. 1664. Palais-Royal: Autour d'une marmite; Coqsigrue. — Théâtre Saint-Marcel : L' Amour. Le Moniteur universel, 12 décembre 1859. 166;;. Théâtre-Français: Qui Femme a guerre a; reprise de l'Amant Bourru. — Vaudeville : La Fille de trente ans. — Théâtre Déjazet : Les Veuves turques. Le Moniteur uni- versel, 19 décembre 1859. 1666. Porte-Saint-Martin : La Tireuse de cartes. — Tb. des Variétés : Sans queue ni tète. — Folies-Dramatiques : Vivent la joie et les pommes de terre. Le Moniteur ?/«/- re/'.<('/, 20-27 décembre 1859. 1666'''°. Esquisses de voyage: l'Hiver à Saint-Péters- bourg. XII. Courses sur la Neva. XIII. Détails dintérieur. (Voyage en Russie, IX et X). Le Moniteur universel, 30 et 31 décembre 1859. I 8()0 l()()7, AMnir.u : Le Marchand de coco. — Palais-Royai, : L'Omelette du Niagara. L", Monilnir imiversel, 2 janvier 18G0. l(i()7 "^ Esquisses de voyage: l'Hiver à Saint-Péters- bourg: XV. Un bal au palais d'Hiver. XVL Les théâtres. (Voyage en Russie. XI et XII i. Le Moniteur unicersel, '.'} et G janvier 1860. 16G8. (Vaudkville : ) La Pénélope normande. — Les Nains de la salle Herz. — Léotard. — (Nouvelles). le Monidur universel, '.• jjinvipr ISfiO. 1668 •'*'. Esquisses de voyage ; l'Hiver à Saint-Pétersbourg : XVI. Le Tchoukine-Dvor. Voyage en Russie, XIIIj. Le Mo- ni(etir unieersfl, ) 3 janvier 18()s dans un laynii de limiiôiv ; puis les liallanis se IViinaicnl. t'I. (•a(li(''(' pai' rc voilo de pcin- liirc, de \ciiu<'il cl de iiinrciies, la i)arlie socivlc (n;i VUES de th. (i.uTiKii. lilaot". PaiTois il arrivait qiio los mains IriMiihlaiilcs ri roitb's (II' froid du pii'lrc laissaicid ridiaiipcr leur l'ar- (Icaii. cl l'cidaiil di>|iai'aissail an iuiid du fidiiIVrc liranl. Alors le pivln'. l'aisaiil un signe de croix, disait (i"an- (jiiilli'nicnl : <' A un .iiilic. » El rinimcision conlinuail. Quaiil à la |iaii\iv iiiric. rlli' se consolail en songeant à la ludji' placr (|ir(i(i'iiiit'i ail an cirj son clici' iionrri.s.son. 1(170. La Femme de Diomède, |imlii;:ni' par riir'djiliili! Gautier. Hrcité par inadnmiisflli" l'avarl, le li» janvier t80(>, à l'iiiaugiiraliDii de la iniison pompéienne du piincc Napo- It'-dii. iii-l"olio d'inii' pagr. a li'ois colonnes. Inipiimeric Chai.v, à Paris. Ce prolofj;ue, ipii' mms limivons inscrit sous le n" l'.l'.i'i i\i- l;i Uililinr/Vdjihir ili Id l'r>inrc d^ '.\ mars 1800, ni; se viMidail pas ft lut (tfTiMt si'ulrniL'nl aux invités de la re[)ré^entalion. Il reparut dans l'Artiste le l^' janvier 1863, et prit plaeo, la même année, dans les Poésies Nouvelles de Théophile (îaut ier ; il l'ii lit encore partie en 1866, et n'en sortit (pi'cn 1S72, jiour entrerdans son Thrôtrc, (ju'il n'a plus (|uitté depuis. Voici d'abord quatre vers ii:édils de ce prologue, ijui dr- vraicnl cire placés après le cinipianliènie de la pièce : Le peintre qui traça sur ce l'ond jtonipéien Ces tableaux loujouis neufs, comme le monde ancien, Nous montre par sa lorme et ses lignes certaines, Qu'il vient de Sicyone en passant par Athènes. Puis une variante des vers soixante-treize et soixante- quatorze : Et je vois rayonner la noble ressemblance Sur plus d'un front pensif qui m'écoute en silence. Enfin, ce rliangemeuL jujur les vers quatre-vingt-six et quatre-vingt-sept : En bas j'ai vu César, — ici je vois... Auguste; En langage moderne on les nomme, je crois, 18 60. -207 1671. Vaudeville : La Pénélope normande. L' Moniteur universel, ITjfuivior 1860. 1672. Exposition du système Rarey (au) Cirque ^a.'^Q- léon. Le Miinileii.r loiircrsel, 21 janviiM' 18()0. 1673. Théâtre du Cirquiî : L'Histoire d'un drapeau. — Palais-Royal : J'invite le Colonel. — Théatue Saint-Mar- cel : Faire son chemin. Le Moniteur unirersel, 23 janvier 1860. 1674. Tableaux de l'école moderne; Exposition au profit de la caisse de secours des artistes peintres, sculpteurs, architectes (et dessinateurs. I. Delacroix. IL Jules Dupré ; Théodore Rousseau; Cabat; Isabeyj. Le Moniteur uniccr- .sc/, 6 et 9 février 1860. 1675. (Le carnaval). — Palais-Royal : La Pénélope à la mode de Caen. — Folies-Uramatiques : Viv' la joie et les pommes de terre. Le Moniteur universel, 13 février 1860. 1676. Exposition de tableaux modernes au profit de la caisse de secours des artistes peintres, statuaires, archi- tectes. Gazette (tes Be(iu.i:-Arts, lij février, l»^"" etlouuus 18G0. Ces articles, quoique consacrés à l'analyse des mêmes u'uvres que ceux du Moniteur, sont rédigés différemment; ils parlent de Camille Roqueplan, Decaniiis, Delacroix', Meis- sonier, Troyon, Théodore Rousseau, Cabat, Jules Dupré, Jadin, Marilhat, Isabcy, Diaz, .Millet, Ingres, Gérôine, Paul Delaroche, Hippolyte Flandrin, Corot, Bonington, Ingres (dessinateur), Barye, Decam|is, Delaroche et Cérùme (dessi- nateurs), Eugène Lami, Paul Huet, les Johaiiuot, Charlet. Bida et Théodore Rousseau. Ils ont été réimprimés intégra- lement en 1880, dans le volume de Théophile Gautier : Tableaux à la plume. ^fi76l"^ Tableaux de l'école moderne ; Exposition au pro- fit de la caisse de secours des artistes peintres, sculpteurs, architectes et dessinateurs. (III. Meissonier. IV. Petten Koffen; Leys; Raffet; Bonington. V. Decamps ; Marilhat; Tournemine; Diaz). Le Moniteur uuirersel, 20, 23 et 2i- fé- vrier 1860. •208 IIISTiHKIÎ l)i:S OKUVUES HK TH. C.MTIKIl. 1(177. TjiKATHK-FuANr.Ai^^ : Mort de Fonta. — (iAiii; : Le Préteur sur gages. !.>' Mmidur idiin-rscl, 21 Irviicr isr.o. l(i7S. Odkon : Un Parvenu. /.'■ Mmulrtir imirrrsfl, :\ ni.iis 18(')(>. nnn"^'" Tableaux de lécole moderne; Exposition au pro- fit de la caisse de secours des artistes peintres, sculp- teurs, architectes et dessinateurs. iVI. Millet; Couture; Jadin ; Tassaert ; Papety ; Camille Roqueplan; Troyon; Ch. Jacques;. L M"iiiti m- iiiiln-r>^cl, 7 iiiar.s KSdU. 1079. Ambigu : Le Compère Guillery. Lr Muiiitcur uni- versel, 12 mars 18(1(1. 1680. Thkatre-Français : Le Feu au couvent. — Th. dis Vahiktks : Une Femme aux cornichons; Quel drôle de monde!; les Portiers. — (Iv.mnase : Le Cheveu blanc. — I'alais-Hoyal : La Sensitiye. — (Nouvelles;. Le Moniteur universel, 2(»ni;ir.s 18(10. 1 680 '>'*■ Tableaux de l'école moderne; Exposition au pro- fit de la caisse de secours des artistes peintres, sculp- teurs, architectes et dessinateurs. VIL Dessins : MM. In- gres; Gérome ; Decamps ; Meissonier ; Deliroche; Gallait; Lami; Charlet). Ij' Mnullrur uiiirrrsrl, -il mai's !!S(l(i. 1681. Vaudeville : La Tentation. — (Ivmnase : La Voix du ciel; les deux Timides; le Paratonnerre. Le Moniteur universel, 26 mai's 1860. 1682. Tli. (les Variétés : La grande Marée. — Théaïbe Déjazkt : La Marée démontante. — (Le Palais des fleurs, à Villiers). Le Mniiitrur uiiirirscl, 2 avril 18tiO. 1683. Le Mont Saint-Michel. Le Moniteur universel, 3 et 6 avril 1860. O, travail a reparu, en 1865, dans Quand on voyage, par Théophile Gautier. 1684. Gymnase : Jeanne qui pleure et Jeanne qui rit. — Th. des Variétés : Les Amours de Cléopàtre. Le Moniteur universel, 11 avril 18(10. 168:;. La Ronde de nuit, tableau de Rembrandt, litho- graphie par Mouilleron. Le Moniteur universel, 14 avili i8(J0. ISlîO. 209 1686. TniiATKK-t'uAxr.Ais : Madame Arnould-Plessy dans la nouvelle version de l'Aventurière. — Odicon : Daniel Lambert. — (iAirt : Les Aventuriers. Le Mmiikur wikcrsri, 17 avril 1860. 1687. Thkatre-Français : Représentation au bénéfice de la petite-fille de Racine. — Ambigu : La Sirène de Paris. — (PoKTK-SAiNï-MAmi.N : reprise de la Closerie des Genêts . Le M'.niti'ur universel, 2^ avril 18<)(i. 1688. Peintures murales de M. Matout à la chapelle de l'hôpital La Riboisière. Le M'Diiteue univi-r^el, tll avril I86(i. Cet article a été incomplètement réimprimé dans l'Artiste dn lo décembre de la même année, avec un titre général : l'Art contemporain, précédant son litre réel, et dans la Gu- zette des Beaux- Arts du l.'i avril 1861, avec une introduction ditrérente que nous citerons à sa date. (Voir n» 17ol '''*). Voici une variante inédite du début de ce travail : L'on se plaint à chaque Salon de l'importance que prend le genre au déli-iment de la peinture d'histoire. Le grand art s'en va. répètent en chœur heaucoup d'honnêtes gens qui, on ne sait pouripioi, aiment à rabaisser le siècle oii ils vivent L'aspect des E.xposi- tions, au premier coup d'œil, semble justifier ces jéré- miades. Les petits tableaux abondent, et plusieurs on! passé parla rue Laffitte, ou du moins on peut le croire en les voyant. Leur nombre surpasse de beaucoup celui des œtivres, nous l'admettons volontiers; cependant, à ati- cune époque, on n'a fait en France plus de grande pein- ture qu'aujourd'hui ; il suffit de regarder au livret la liste des travaux exécutés dans les monuments pubUcs pour s'en convaincre. Les décorations murales des palais et des églises occupent tous les artistes que leurs études ont mis à même de remplir ces lâches importantes. Les compo- ir. 14 ■JIO mSTOIlŒ DES OKL'VRES DE TH. CAUTIEK. sillons hisloi'i(|ut's cl l'oliuit'iises dispai'iu's des Snlo)is, onit'iil les s;illt's, les ciiMuclies, les voùles et les esca- liers (les nioiiiimi'iils, cl pour sr laiic iiiir \rril;il)le idée, du point où m est liiii, il l'amlrail allci' \o\v où elles sont ees compositions (iiToii ne sainail délacher du mur ponr les en\o\ei- an Palais de l'Industrie. I.e pro- plièle voyant qnv la nionlaune ne venait pas ;i lui allait à la nionta.une : le public ])lns superbe ou plus pai'es- seux, ne pi'end pas la peiiu' de se déranger pour des peintures qui ne se dérangent pas. 1089. Odkgn : Cinna. — Tiikatiîi: nu (aiujiK : Le Cheval fantôme. — Soirée de madame Ristori). Le Moniteur nni- sii, 30 aviil ISHO. KuS".)'"-. Exposition de tableaux modernes. Tableaux de l'école moderne, etc. ; VIII . Toiles nouvelles : MM. Boning- ton; E. Delacroix; Ricard; Riesener; Gudin; Zichy; etc.. Le Monilenv universel, o mai 1800. 1000. Odèo.v : Les Profits du jaloux. — I'alais-Hoyai. : Les Jours gras de Madame. — Thioatiu: Dkjazet : Monsieur Garât. Le Moniteur universel, 7 m.ii 1800. 1091. ÏHÊATaE Vkntadour : Elisabetta regina d'Inghil- terra; Mcdea. — Odkon : Représentation au bénéfice de mademoiselle Trochu; Andromaque. Le Moniteur universel, 14 mai 1S:".0. 1092. Collection chinoise rapportée par M. C. de Monti- gny. Le Moniteur universel, 18-19 mai 1800. 100:i. TnKATUK-FiiANr.Ais : Les deux Veuves. — Odkon : Une Veuve inconsolable. — Gymnase : Les Pattes de mou- che. Le Moniteur universel, 23 mai 1800. 1094. (jAiTK : Une Pécheresse. — I'alais-Roval : Le Pan- talon de Nessus. — Théatue Saint-Mahcel : Le Barde gau- lois. — Theatue Beau-marchais :La Jeunesse de Franklin. — 18fi(). 211 Madame Caroline Gilbert à l'Ambigu. Le Moniteur universel, 28-29 mai 1800. 169o. Palais-Royal : Les Trois fils de Cadet Roussel. — Th. des Variétés : Sourd comme un pot. Le Monilnir uni- versel, o juin 186Ô. l()0(i. Théâtre-Français : Anniversaire de Corneille : La Mort de Pompée; le Menteur; reprise de Péril en la de- meure. — Vaudeville : L'Envers d'une conspiration. — Th. des Variétés : La Fille du Diable. Le Moniteur univer- sel, lo juin 18(50. 1697. Porte-.Saixt-Martin: Le Gentilhomme de la monta- gne. — Amrigu : reprise du Juif-Errant. Le M'uiUeur uni- versel, 20 juin 1860. 1698. Album xilographique de Linton. Le Moniteur uni- versel, 26 juin 1860. 1699. Théâtre -Français : reprise de le Cœur et la Dot. — Théâtre du Cirque : Le Bataillon delà Moselle. — Gaîté: La petite Pologne. Le Moniteur unirirsel, 2 juillet 1860. 1700. Théâtre Déjazet : Séances géologiques de M. Rohde. Le Moniteur universel, 10 JuilIeL 1800. Cet ailiclc a lepani dans l'Artiste du lo août de la même année, sous le titre de : Histoire géologir/iœ du monde. 1701. Vaudeville : La Femme doit suivre son mari; Toute seule : le Trésor de Biaise. — Palais-Uoyal : Le Ca- pitaine Georgette; Fou-Yo-Po. Le Mnnileur universel, li; juil- let 1860. 1702. Porte-Saint-Martix : reprise de : les Étudiants. — Le Théâtre et l'Architecte (brochure), par M. Tréiat. Le Moniteur universel, l^"" août 1860. 1703. Théatre-Fraxqais : L'Africain.— Vaudeville : Ce qui plaît aux Femmes. Le Moniteur universel, 14 août 1860. 1704. Les Vosges, par J. .1. Hellel. Viiif^t dessins d'après nature, lithographies par J; Laureiis. Texte descriptif par 212 IIISTOIIIR l)i:S Oi:iVHKS 1)K TH. HAl'ïlKK. 'riR'(i|ilul.' daulKT. lu-liilio (II- JO paj-'i's. liii|ii iiiii'iii' il'' Clm/r, à Paris. — A Paris, dw/. Mnrcl ri Compdijuir, IS, mr Vivit'iiiic, à P;iris. l'rix. lit) IVaiics. Nous IriniVdiis col mivra^-o insciil smi-; li' n» 7200 de la hililiiiijritpltir dr l>i Vnincr du IS août I.S(iO. Son le\\v. a l'cparu. on 1881, dans le volunic do Thr-opliilo ('.aiilii'i' inli- lidé : /('S Vacances iln hindi : (nblcaux de mnnhiiines. IJiir particularilt'' ciiiiouse s'allaclin à ces pafios; c'csl, depuis VVH/sc'(voir II" 771. runi(|ue voyage que l'auleiif n'ait pas exécuté liii-inrine avani d'en rendre compte. Il a été écrit sur le seul examen des dessins. 170;). Représentations gratuites. — TmiATRE du Cirque : reprise de la Poule aux œufs d'or. />'■ Mintitciir univcnci, ■2[ auùl IS()(i. 1700. ^Nécrologie : ) Decamps. L Munilinr iniiierarl, 27 août 1800. In iVagmenl de cet article a été réimprimé en 1879, sous le titre de : l'Enterrement d'un peintre, dans les CheCs-d' œuvre dei> proantriirn français au XIX^ siC'cle, recueil- lis par MM. Victor Tissot et Louis Collas. ro7. Exposition du boulevard des Italiens; ancienne école française. ,1. Largillière ; Rigaud: Nattier ; Tocquéj. Le Moniteur universel, W août ISOO. 1708. THÉATi\i:-FiiANr.Ais: Débuts de M. Guichard et de ma- demoiselle Ponsin: reprise d'Horace et Lydie. — (ivMNASE : La Folle du Logis. — La Chronique universelle illustrée). Le Monileur universel, 3 sepLemlire 1800. I708'''\ Exposition du boulevard des Italiens ; ancienne école française. (II. Watteauj. Le Moniteur universel, '6 sej»- lembre 1860. 1709. École des Beaux-Arts : Concours pour le Grand Prix de sculpture. Le Moniteur universel, 7 septembre 1 800. 1710. Odkon : Le Parasite; les Mariages d'amour. — Porte-Saint-Marti.n : Le Pied de mouton. Lr Moniteur uni- versel, H septembre 1800. Il il. École des Beaux-Arts: Concours pour le Grand Prix 1800. 21:j de gravure en taille-douce. Le Monilcur imiverscl, i:] sop- I ombre 1860. 1712. GyMNASi-: : Le Voyage de monsieur Perrichon. — Th. des V.AHiÉTKs : Monsieur Joseph Prudhomme chef de brigands; Une Chasse à Saint-Germain. — Cihque de i/1.m- pÉnATRicE : L'Homme incombustible. Le Moniteur universel, 18 septembre 1860. 1713. École des Beaux-Arts : Concours d'architecture pour le Grand Prix de Rome. Le Monilcur universel, 21 sep- tembre l.SOO. 1714. Odéon : Débuts de mademoiselle Karoly dans les Horaces. — Ambigu : La Maison du Pont-Neuf. Le Moniteur universel, 2b septembre 1860. 1715. École des Beaux-Arts: Concours de peinture pour le Grand Prix de Rome. Le Moniteur universel, 28 septembre 1 860. 1716. Vaudeville : Une Tasse de thé. — Palais-Royal : Un gros Mot; La Famille de l'horloger. — Di'lassements : Le Spectacle du ciel, de M. Rohde. — (La Chronique uni- verselle illustrée . Le Moniteur nnirersel, \'^^ octobre 1860. 1717. École des Beaux-Arts : Envois de Rome. Le Moni- teur universel, 5 octobre 1860. 1718. Odéon : Les Vertueux de province; Débuts de ma- demoiselle Karoly dans Andromaque. — Th. des VAniÉxÉs : Ce qui plaît aux Hommes. Le Moniteur universel, 0 octobre 1860. 1719. Gaîté : L'Escamoteur. Le Moniteur universel, la oc- tobre 1860. 1719''"*. Exposition du boulevard des Italiens; tableaux de l'école française ancienne. (III- Pater; Lancret; Des- portes; Lemoine; Boucher). Le Moniteur universel, 18 octo- bre 1860. 1720. Vaudeville : Rédemption. Le Moniteur universel, 2.3 octobre 1860. 214 IlISTOinR OF.S ma'VUKS l)K TH. (.AITII',!!. ITOn'i*. Exposition du boulevard des Italiens; tableaux de l'école française ancienne. (IV. Chardin). I.r M^niliiir universel, 2> oclnliic ISdO. (loi articli" a (Hr i'(''iiii|ii iim'' iti- roinplt'lomcMil,(laiis l'Arliste du \',\ IV'vricr liSCii, sous le lilic (le : /(',s' Co/i )?7.s7i s frinii''ii>^: (lutnlin. 1721. Oiii:oN : La Vengeance du mari. — (Iymnask : Le Capitaine Bitterlin; Un Tyran en sabots. Le Maiiilciir imi- rersel, 29 ocloltro l.sc.O, 17-22. TnK.\TRE-riUNn.\is : Cinna. — Tli. des VAuiiVriis : Un Troupier qui suit les bonnes : le Guide de l'étranger à Paris. Le Monileur uitirersrl, (l iinvcnilirc ISCiO. 1723. Les Joujoux de la morte. lUettc Naliumile et Elran- (/rre, i(l novi'iulii'c 1S(il». Ces vers soiil entrés, ou iSii;}. dans 1,1 (juatiirme édilion des Kmini.r et r^//»(rs ffaisaiiL iiarlicdii vnluin ' ^\^^^:>■ P'iésics Noiivclli'^}, cl ils ne les rnil |iliis (|iiill(''S depuis. 1724. Théatue-Fr.^nç.xis : La Considération. Le Moniteur 2tnirersel, 12 iinvpinhre ISCiO. i72i''\ Exposition du boulevard des Italiens; tableaux de l'école française ancienne. (V. Fragonardy. Le Moniletir vnieemelj 10 n()vend)r(' l(Stl(). 172r>. Odkon : L'Épreuve avant la lettre.— Palais-Roy.\l: J'ai perdu mon Eurydice. — Thkatre Déjazet : Trottmann le Touriste. — Nouvelles). Le Moniteur universel. 11) mi- veiiibie l'•), et en forma la notice qu'il mit en tête des Œuvres complètes de madame Emile de Girardin. Le texte de cette notice est le plus complet de tous, et c'est celui qiu doit étie pris pour base en cas de réimpression. Lors de la refonte, dans celte notice, des articles en question, certains passages de celui qui nous occupe ici ont été supprimés; nous allons les citer, en commençant par l'introduction : Les Œuvres complètes de madame Emile de Girardin n'avaient pas encore été réunies dans un format digne d'elles. Cette lacune regrettable vient d'être comblée, et désormais les amoureux de ce charmant esprit ne seront plus obligés de le chercher à travers des volumes disparates peu faits pour les rayons d'une bibliothèque sérieuse. Ces (ouvres formeront six tomes grand in- octavo, sur beau papier, imprimés avec le soin que Henri Pion apporte aux ouvrages qu'il publie, et d'une irréprochalde correction de texte. C'est un monument élevé à une chère mémoii*e, plus durable que la tombe de marbre blanc ornée d'une simple croix qui recouvre la dépouille terrestre. Parmi les tomes parus se trouve celtii où sont rassem- ^>l(i HISTOIRE DES ŒUVRES DE TH. nAUTIER. \)\{'0> les (l'iiM'cs (IraiiialitiiK's de inadaiiic Mmilc df Giranliii et qui l'issoi'lcnl du IViiilIcloii de llii'àlrc. C/cst un lioidit'iir iiour nous de rcNcnir sur ces pièces, à l'éclosion desquelles nous avons pour ainsi dire assisté', e( dont nous avons suivi la lorlunc avec une (Muolion que nos propres œuvres ne nous eussent certes pas inspirtV\ Eiisuilo, avant do reproduire dans /c Moiiilcttr m\ passade de son feudlflon do Ui Prctisr du l.'i novembre 1847 sur Cliv- pâtre, Tliéopliilc (".aiiliiT Ir fail précéder de ces lignes : Dans le leiiillcluii (|iie nous écrivîmes sur la pièce diMiiadanie Emile de Girardin se trouve cette apprécia- tion du caractère de Cléopâtre, qui alors nous préoc- cupait vivement. Notre enthousiasme pour la reine d'Egypte n'avait peut-être pas été sans quelque inlkience sur le choix du poète cherchant parmi les sujets tra- giques un rôle pour Rachel. Voici ces lignes pi'ofon- dément oubliées, que nous jugeons inutile de récrire en d'auti'es termes, car elles seront à coup sûr nouvelles pour nos lecteurs : Aujourd'hui, dans la uolice, le inrnie fragment du feuil- leton de la Presse est conservé, mais non plus comme cllation, el rien n'indique qu'il soil enqjrunté à un article déjà paru ailleurs 11 faudrait donc rétablir le fragment qu'on vient de lire dans la version définitive de ce travail. Après sa citation, Théophile Gautier disait (dans le Monileitr) : Ce programme, madame de Girardin ne l'a pas rem- pli complètement. Le cadre restreint du drame s'y oppose, et Shakspeare lui-même n'a pu qu'ébaucher la figure de Cléopâtre. (iCtle phrase est modiliéo dans la notice. 1860. 217 1729. Théatre-Fiiançais : Phèdre, et les Plaideurs, pour l'anniversaire de Racine. — Le Lac, de M. Alphonse de Lamartine, illustré par M. Alexandre de Bar. Le Moniteur uniccrsel, 24 déceiuhre ISHO. 1730. Voyage en Orient, par Gérard de Nerval. Revue Nationale cl Êliar l-'lainciif,'. iii-S», l'iiscmlilc (II' \.\ - '.I l'.l paL;i'S. Iiiipi iiin'iir ri liluaii ic de l'Inn, 8, 1 lie (iaïaiii'it'ii'. à l'aii>>. I'ii\ : (i lianes le voliiiiio. Km Irlt' de cctlc rdilioii, (pic nous Irmivoiis iiisci'ili' sixi.s If 11" 2()7(> do l(t BibliiKjniphic de ht France du 2 mars 1801, Tlirophilc riaiitici- a placô, en lui dnnnaiil piuii lih c : Muildiiif Kiiiilr lie liii'dnti)), sa iiolicc pulilii'c dans l'Aitistf eu \H'M, et son arliclo sur le Tliriilrc de iiiadaiiic du (iirardiu paru ou 1800 dans le Moniteur nnircrsel. (Voir n"' IVA)\ et 1728 3°.) Ces deux morceaux sonl relbiulus ici, coiiinii' nous l'avons dt'jà dil, pI si nous les indi(|iions de nouveau, c'osL parce (pi'ils couliemient plusieurs passaj^es inédils, enlre auli-es le début du travail, où se trouve la phrase que nous avons citée à la lin de noire préface. C'est celte version, la plus com- plète de toules,(pii, augmenlée encore, devrait l'estei^l'édilinn t^pe; nous avons cité déyà les fragments des autres articles de Théophile Gautier supprimés ici. A propos de madame Emile de Girardin, voici un billet inédil de l'auteur de Fortunin qui lui est adressé : iMadame, Excusez-moi de ne pas me rendre à voire invitation ; il vient de m'arriver le plus afTreux malheur ; Maman s'est cassée la cuisse en venant chez moi ; elle est restée sur la place et l'on n'a pu la rapporter à la maison. Croyez qu'il me faut un aussi triste motif pour nr.e priver du plaisir d'aller mollro mos hommages à vos pieds. Théophile Gautier. Lundi, 1" janvier 1838. 174o. Odko.n : Une fête de Néron. — Vaudeville : Je vous aime. — Cirque Napolko.x : Débuts. Le Moniteur uni- versel, 4 mars 1861. 1746. Ambigu : L'Ange de Minuit. — Th. des Variétés : Les Rameneurs : Paris quand il pleut ; la Chasse aux 1861. -^-^l papillons. — (Un Proverbe de M. Charles Edmond). Le M'- niteur universel, 11 mais 1861. 1747. Odron : Le Portrait d'une jeune femme. — Vaudk- viLLR : Ma femme est troublée ; les Vivacités du capitaine Tic. Ln Moniteur uiiirrrsel, 21 mais 186!. 1748. Thi:atrf, du Cirque : Le Prisonnier de la Bastille. — Gaîté : La Fille des Chiffonniers. Le Moniteur universel, 2.") mars 1861. 1749. Odéon ; Jaloux du passé; Béatrix. — Gy.mnase : Les Trembleurs. — Th. des Vaiuktks : Yamenheirr. — Théâtre Déjazbt: Panne-aux-airs. Le Moniteur universel, 8 avril 1861. i7:)0. Porte Saint-Martin : Les Funérailles de l'hon- neur. Le Moniteur universel, lo avril 1861. 1751. Vieille guitare romantique : Carmen. Revue fan- laisiste, la avril 1861. Ces vers out reparu, en 1863, sous le seul titre de Carmen, dans la quatrième édition des Énunix et C'«//i'it'.s" (volume des Poésies Nenivelles); depuis, ils ont toujours fait partie de ce recueil. En 1869, Carmen dut être réimprimée aussi, en fac-similé de l'autographe, dans l'album intitulé : rObole de la Vie Moderne aux inondés de Mureie; mais, au dernier moment, la censure n'a pas autorisé la publication du dessin qui devait accompagner cette repro- duction. Carmen a élé mise en musique par MM. A. Cœdés et E. Lespinasse. Vieille Guitare romantifjue a reparu aussi dans la Revue de Paris du 20 novembre 1864. 17ol ''''. Peintures murales de M. Matout à l'hôpital La Riboisiére. Gazette des Beaux- Arts, lij avril 1861. Cet article n'est que la reproduction de celui du Moniteur universel du 27 avril 1860 (voir n" 1688); l'introduction que voici, est seule ditférente. Les Paiisiens, lorsqu'ils sont en voyage, ne manquent pas de visiter les églises que les Guides indiquent comme ornées d'objels d'art et de peintures; mais ils négligent ce soin dans leur patrie, et la plupart igno- •iJJ IIISTOIUK 1H;S (IHIVUKS l>K TH. (..M TIKIÎ. iTiil li's iioinliiciix l'I iiii|ioiia:ils lra\aii\ iluiil uns Icinples sr soiil (Miricliis depuis ('(«s dciwiièrcs années. — niMUi'Oiip (le chapelles iiiéi'ileraieiil di'lie ('(inmies el déeriles, eai" des ailisles recdiiiiiiandahli's \ oui cnlolli le ineilleiii' de leur lalriil. Le lahleaii d'é^ylise a éli'' iviiiplaré par la pi'inliii'e nmi'ale. cl c'est ce ipii l'Vpliipie p(iiiC(pini, ;'i cli.npic Saloil, 011 sc pl.Hid de la dispaiilion de la .urande ininliire, cai- en ne sait pus assez à iiucls labeurs sc sonl livrés, dans le demi-jour des cliai)elles, aux plafonds des palais, sur les liéini- cyclcs iU'> nionumenls. les peinli'es dont on lioui'rnande la paresse. La nudité de nos églises se revêt pailoul d"un splendide vèlenienl de fresques; mais riiez nous la dévotion seule attire le lidèleaii temple : il \ clierchc Dieu, et non fart. L'image du saint le satisfait, mémo mal dessinée cl mal peinte. Ce catholicisme dilettante, si fréquent en Italie, n'existe pas en France. Les ama- teurs ne vont qu'aux musées. — Cependant, même au point de vue le plus sévèrement religieux, c'est une (cuvre pie que d'aller, dans les intervalles des oflices, admii-er les peintures, les statues, les orfèvreries, les vitrines que l'enferment les édifices consacrés au culte. Ce nouveau système de décoration les rend tout aussi intéressants que telle chapelle ou telle loggia qu'on sc reprocherait de ne pas voir en tout autre pays : Saint- Séverin , Saint - Germain - des-Prés . Saint -Germain- l'Auxerrois, Saint-Meni, Sainte-Clolilde, Notre-Dame- de-Lorette, Saint-Roch, Saint-Philippe-du-Roulc, Saint- Eustache, Saiut-Suli)i('e. la cliapelle de l'hôpital LaRi- hoisière, pour ne parler (pie des églises renfermant des richesses trop dédaignées.— Là se trouvent les œuvres les plus remarquables de Delacroix, de Flandrin, de 1861. . n:i Gérôme, de Lehmann, dAmaiiry Diival, dOrscl, do Perrin, de Coulure, de Cliassériau, de Matout, cl de bien d'aulres dont la nomenclature serait trop longue. J7;i2. Vaudeville : La Poule et ses Poussins. — Tli. des Variétés : Le Menuet de Danaé ; Un Hercule et une jolie Femme. Le MonKcnr inurersel,22n\n\ I8G1. 17:)3. PohTE Saint-Martin : Reprise de la Tour de Neslc. — Théâtre Déjazet : La maison Saladier: l'Amour du Trapèze. — Salle Kiurd : A la porte. — (Ciuqlie d'Kté). Le Moniteur wiirersel, 2'.) avril ISlil. ITiii. Salon de 1861. L Coup d'oeil général. II. Peinture). A. MM. 0. Achenbacli; Aligny: Amaury-Duval; Anastasi ; Anker; Antigna; Appert; Aubert. III. B. MM. Balleroy; Baron (Henri ; Barrias; Baudry. Le Moniteur universel, 1, (i et lU-il mai 1801. Ce .salon fut réimprimé en volume la même année, chez Bentu, sous le titre de : Abécédaire du Salon de 1861 ; nous donnons ici ce renseignement une fois pour loulcs. Dans le parai!ra|>lic relatif à Alieny, Théophile (iautier cite, sans s"en déclarer l'auteur, cpielques vers de sa pièce : A trois 2^'iy gagistes, parue dans la Presse du 27 avril 1830. Il faut remaripier aussi (|ur roidie alphaljétique des noms, étahli en volume, landis qu'il ne l'est dans le Moni- teur que pour l'ordre successif des lettres initiales, a fait transposer de place plusieurs noms dans le livre; de plus toutes les indications de chapitres étant supprimées en volume, il en résulte (pie l'ordre de lecture n'est pas le même dans le journal que dans le livre. 17:;;;. Cymnase : La Vertu de Céliméne. — Ambigu : (reprise d'Angéle; la Mère Grippetout. — Théâtre du Cirque : L'Éléphant du roi de Siam. — (Mademoiselle Juliette Beau à la Salle Lyrique. — Statuette d'Emma Livry.) Le Monitrur uiiirersel, i;i mai 1861. 17;;;; ^'\ Salon de 1861. IV. B.MM.Bellel: Belly; Bérard: Berchère ; Biard ; Madame Bertaut. V. B. Madame Henriette Browne. MM. Bouguereau ; Boulanger ^Gustave); Boulan- •AM IIISTOIHI': DES OJiLVllES DE TH. HM TIKIÎ. ger >Louis\ VI. B. MM. Bonheur; Bonnegràce ; Bodraer; Brendel ; Brest; Bernier; Breton ; Briguiboul ; Brion;Blan chard. VII. C. MM. Cabanel; Chavannes Puvis de . L' Moiiilciir miirrrsil, 17, l'.l, 2:i il 2.'i iiuii INSl. I.'iiiliclc du 23 mai se ti'imiiic par ce |)aia;.'ia|ilii'. sii)iiirini(; en voliiiiu-. par suilr (Ir I'okIii' (les noms, rlalili alpliahéliqui'inciil ; nianchard [Phnrnmond). Disons un mol on passant à Blanclianl pour sa jolie Prche aux éqnUles, (nous le ivtrouvcrons parmi les aquarcllislos), ol arrivons enlin à la lollre C. C.iloiis ici. a pi()iio.s dr .\1. l'iiaraiiioiid Hlancliai d, iiih' lettre qui lui fut adressée pai- Théophile (laulicr If l""" mars 1861, lettre que nous trouvons imprimée en fac- similé, (Ml 1878, dans rinléressant voiuiiic de M. Cliailrs C^ousin; : Vuyayc dans un ijrcnicr : Mon cher Pliaramond. Sais-lu (|ue ('"esl ma lèli' le o mars? Tu .serais bien gentil de venir la célébrer et me coiu'onner de lleurs mardi prochain, à Neuilly, avec quelques compagnons littéraires et i)illoresques qui sont dévots, à cause de moi, à ce saint grec assez rare sur les almanachs. On lâchera de s'amuser et de jaboter sur les étranges pays. en engloutissant des nourritures grossières , mais salubres, telles que peut les fournir la banlieue boueuse où je vis enterré à mi-corps. Viens de bonne heure et que Dieu te tienne en joie, ù mon exotique ami. Tuus, Théophile Gautier. (Neuilly, rue de Longchamps, n. 32.) 17o6. Théatrk-Fr.xnçais : Reprise d'Un Mariage sous Louis XV. — Palais-Royal : La Poularde de Caux; Bébé- 1861. 225 Actrice. — (Th. des Variétés : Reprise de : Le Sylphe. — Théâtre de Guignol, par Fernand Desnoyers). Le Moniteur universel, 27 mai 18()1. ^736''i^ Salon de 1861. VIII. C. MM. Caraud; Campo- tosto; Castan; Cermak ; Chaplin; Chintreuil; Clément; Clére; Comte; Corot; Courbet; Curzon. Le Moniteur uni- versel, 31 mai 1861. 1737. Vaudeville : Onze jours jours de siège. — Th. des Variétés : La Tour de Nesle à Pont-à-Mousson. — (Repré- sentation au Ministère d'État. — Représentation à la Pré- sidence : Sur la Grand'Route; Monsieur Choufleury.) Le Moniteur universel, .3 juin 1861. i7o7bi'. Salon de 1861. IX. D. MM. Dana; D'Argent; Daubigny; Dauzats: Dehodencq; Déjonghe ; Debon ; Dela- main ; Delamarre; Desgoffe : Desjoberts; Devéria; G. Doré. Le Moniteur universel, 7 .juin INOI. 17;i8. Théatre-P'rançais : représentation pour l'anniver- saire de la naissance de Corneille. Le MmiHenr universel, 10 juin 1861. 1759. Vaudeville : Esther Ramel. — Palais-Roval : L'Ami des femmes ; Deux nez sur une piste. — Gaîté : Le Crétin delà Montagne. Le Miorifeur universel, 17 juin 1861. 1739 ^i'. Salon de 1861.x. D. et E. MM. Doneaud; Dubois; Dubufe fils; (Duc:) Durand-Brager; Durangel; Dussaussay; Duval-Le-Camus (Jules); Elmerich; Escallier (madame Éléonore). — XI. F. MM. Faure;Fauré; Feyen-Perrin ; Tlahaut. Le Moniteur universel, 21 el 23 juin 1801. 1760. Gymnase : La Vie indépendante. — Tli. des Varié- tés : Les Domestiques. — A-muigu : Reprise de le Monstre et le Magicien. Le Mmileur universel, 2'i-juiii 1861. iim^'^\ Salon de 1861. XII. F. MM. Hippolyte Flandrin ; Paul Flandrin; Fichel; Fiers; Français; Edouard Frère ; Théodore Frère; Fromentin. XIII. G. MM. Gérôme ; Ghé- quier; Gautier; Giacomotti ; Charles Giraud ; Eugène Giraud; Gariot; Gigoux; Auguste Glaize; Léon Glaize ; Gudin; Guil- II. lij ■2J() lll--T(ill!i; DF.S ŒUVIIKS Di; TH. (i.VL'TIKH. leinin. XIV. H. MM. Hébert; Hamon: Hamman ; Hano- teau. Harpiynies, Hcdouin ; Heilbuth; Hennebcrg; Hcrb- stoffer; A. Hesse ; Hillemacher ; Huet. XV. I. J. K. MM. Israëls; Iincr. Isainbcrt. madame Isbcrt; MM Jac quand; Jacquc ; Jadin ; Jalabcrt: Jcanron ; madame Jeiichau ; MM. Jourdan; Jundt ; Knyff ; Kuvasseg. XVI. L. MM. Lafon; Lagier ; Lambron : Landelle ; Lanoue ; Langée: Lazerges; Lcleiix Ad. ; Leleux Ar. ; Léman; Lies; Luminais. XVII M. MM. Madarasz ; Manet ; Mar- chai; Marcke ivan); Masson B. ; Matout ; Mazerollcs. XVIII. M. La princesse Mathilde ; MM. Meissonier; Ménard (Louis et Renéi; Merle. XIX. M. fin . N. 0. P. MM. Mil- let; Moer van); Monginot ; Moschelès; Moulignon ; Mul- ler (L.) ; Muyden (van) ; Nanteuil; Navlet- Nazon ; Nègre : madame O'Connell; MM. Palizzi; Patrois ; Penguilly- L'Haridon. XX. P. fin) Q. R. MM. Philippe; Pichat; Picou, mademoiselle Piédagnel, MM. Plassan; Portevin; Protais; Quantin; Ranvier; Reynaud; Ribot: Riedel ; Rodakowski; Rousseau (Ph.); Rousseau Th. . XXI. S T. U. Madame Sabatier ; MM. Schuler: Schutzenberger; Sieurac; Springer; Stevens (A. : Stevens J.,; Tidemand; (Timbal ; Tissot; Toulmouche ; Tournemine ; Tourneux ; Tyr ; Ulysse. XXII. V. W. Z. MM. Valérie; Verlat; Vetter ; Veyrassat ; Vidal; Voillemot ; Washington; Winterhalter ; Ziem; Zo: Zuber-Buhler. XXIII. Batailles. MM. Pils; Armand Dumaresq; Eeaucé; Paternostre: Yvon ; Janet-Lange; De- villy; Rigo; Couverchel ; Bellangé. XXIV. Sculpture. MM. Clésinger; Cavelier; Guillaume. XXV et dernier. MM. Thomas G.-J. ; Perraud ; Barre; Maillet; Marcellin; Schoenewerke ; Ottin ; Franceschi ; Le Harivel-Durocher ; Cordier ; Pollet; Frémiet ; Gaston-Guitton; Sanzel; Cha- trousse; Robinet; Prouha ; Aizelin ; Cumberworth; Clère ; Crauck, Etex. /.'• Mnnilnir miirrrscl, 2:i, 27, 2'.> juin, 1, 2, 3, ;>, (j, 7, 9, 10, 12. 13 cl I 1 juillel 1861. Il l'iiiit remarquer que par suite (Yuwii erreur de numéros qui n'a pas été rec- tifiée, le cliapiire dix-liuil porte dans Ir Moniteur le numéro di.x-neul'; donc, tous les litres des chapitres restent jus- qu'au dernier en avance d'un numéro; il en résulte que celui-ci indique vingt-si.x cli.ipitre» au Snlnn <(r 1861, lundis ISÔl. -227 qu'il n'en ajamais eu que vingt-cinq. Dans le chapitre dix- huit (marqué dix-neuf), inséré dans le Monitew universel du i) juillet, se trouve l'analyse d'une a(juarel]e de la pi-incesse Mathiide, ht Fellah, qui a inspiré aussi une pièce de vers à Théophile Gautier, pièce placée aujourd'hui dans les Émaux et Camées, et dont nous parlerons à sa date (Voir n» 22:)8). 1761. Vaudeville : Un Mariage de Paris; Ma sœur Mirette. — Palais-Royal: Le Songe d'une Nuit d'Avril; reprise du Phénomène. Le Munitcur luiicirscl, i;i juillet 1801. 1762. Théophile de Viau. Les Poètes français. Reeueil des ehcfs-d'œiare de la jwésir française depuis les nrigines jusqu'à .nos jours, avec une notice lilleraire sur chaque poêle; pai' MM. Charles Asselineau, Hippol.vte Babou, Charles Baude- laire, Théodore de Banville, IMiiloxéne Boyer, Edouard Fournier, etc.; précédé d'une iniroduction par M. Sainte- Beuve, de l'Académie française. Puhlié sous la direction de M. Eugène Crépet. Tome I et H. In-8°, XXXIX- 1470 pages. Paris, imprimerie Claye, librairie Gide. Chaque volume, 7 fr. oO. Tome deux. Cette notice, qui n'a lieu de commun avec le chajjilre consacré pai- Théophile Gautier à. Théophile de Viau dans les Grotesques, parut pour la première fois dans le tome deux de la publication que nous venons d'indiquer, volume inscrit sous le n° 6339 de la Bibliographie de la France du 16 juillet 1861. Elle a été réinqirimée intégralement en 1880 dans le volume de Théophile Gautier, intitulé : Fusains et Eaux-forles. 1763. Saint-Amant. Renseignements en tous points sem- blables à ceux du numéro précédent. Nous avons relevé sur le manuscrit de l'auteur un paragraphe inédit de cet article; il a paru pour la première fois en 1880, mis à sa place dans l'article cunqjlet, dans son volume des Fusains et Eaux- fortes. 11 y est imprimé entre crochets. 1764. Théatre-Fbançais : Reprise de trois pièces de Molière. — Gymnase : Piccolino. — GaIté : Loin du Pays. Le Moniteur iinivrrsel, 22 juillet 1861. 176:;. Nécrologie : Madame Luther Félix. — Théathe uu •2-JH IIIMolHK l)i:S n|;i \UI> IH. TH. (iAlTIlîU. C-iHOi'i:: La Prise de Pékin. /-- M'Oiilciir iiiiirrrsil, 2',i juil- let ISC.I. 1700. L'Enfer du Dante, illustré par Gustave Doré. /.<• Moniteur univcrarl, W ']n\\\r\ ,-\ I'' .kpùI IHCtI. 1707. La Chapelle des Saints Anges , à Saint-Sulpice, par M. Eugène Delacroix. Lr Maiiiliiir universel, '.\ .mùl IK(H. l'.t'l ailicK- a rt'iiaiu dans l'ArlisIr du 1" seplciiildc de la jHi'Uié annÛL-, sous le titre tic : licaux-Arls : la Chapelle des Saints Auycs. Dans le iuun(.''io du Mnnitrur univrrsil du ii aoiU siiivaiil, CiU.'itavc Claiidiii, en |iii'iiaMl iiosscssinii du ffiiillcloii dia- lualiiiuo, auru)ii('i' ijuc Tlu''u[,diili' (iaiilier retourne à Mos('.(jii pour leriniuer sou faraud ouvrage sur les arts de Russie, commencé il y a deux ans. cl (jui' son ahscnrc sera de courte durée. 17(')S. Description du sacre et du couronnement de LL. MM. l'Empereur Alexandre II et l'Impératrice Marie Alexandrowna. Paris, Lemercier.) Lr Mmùlear uiiiensrl, 22 et 2.3 août 18iil. 1768''''. Esquisses de voyage : le Volga : De Tver à Nijni- Novgorod I.) (Voyage en Russie, fin. L'été en Russie ; le Volga de Tver à Nijni- Novgorod). Le Mnnilcur a)iirvrsr[, 31 uclobre i8(Jl. Eu icinipriniant, cet article en 18(3(5 dans son Voyage en Bussie, dont il forme en quelque sorte l'ap- pendice, Thcophile Gautier y a ajouté un paragraphe d'iu- troduclion pour le relier au restant de l'ouvrage. 1700. (Retour de Moscou. — La Vie pour le Czar). — Odéon : Débuts de mademoiselle Dinah Félix. — I'alais- HoYAL : La Belle-Mére a des écus. Le Mnaiteur universel, 4 novemljre dSOi. 1709^'' Esquisses de voyage; le Volga : De Tver à Nijni- Novgorod. II et III. Voyage en Russie, fin. L'été en Russie : le Volga de Tver à Nijni-Novgorod). Le Mnnitrur univcn^rl, 11 et 17 novembre 1801. Lu iragmeut de ce dernier orticle a été réimprimé dans le Journal de Musique du 22 juin 1878 sous le titre de : Throphile Gautier chez les BoMmiens. 1861. 2-29 1770. Vaudeville : Nos Intimes. — Gaîté : Valentine Darmentière. — Représentations de la troupe allemande à l'École Lyrique. Le Moniteur universel, 18 noveinlire 1861. 1770''''. Esquisses de voyage: Le Volga : De Tver à Nijni-Novgorod. IV. (Voyage en Russie, fin. L'été en Russie ; Le Volga de Tver à Nijni-Novgorod). Le Mouiicur unirrrsel, 23 novenibre ISlH. 1771. Théâtre-Français: On ne badine pas avec l'amour. — Portk-Saint-Martin : Reprise de la Grâce de Dieu. Le Moniteur universel, 25 novembre 1861. 1 77 1 '''\ Esquisses de voyage ; Le Volga : De Tver à Nijni- Novgorod. V. (Voyage en Russie, fin. L'été en Russie; Le Volga de Tver à Nijni-Novgorod). Le M'jnilfnr universel, 30 novembre 1801 . 1772. Peintures de M. Hippolyte Flandrin dans l'église de Saint-Germain-des-Prés. Le Mnailcnr uniiersel , 2 dé- cembre 1861. Cet article a reparu dans rArtiste du 15 jan- vier 1862, sous le titre de : Peintures de M. Flandrin. 1773. L'Aquarium du jardin zoologique d'acclimatation. Le Moniteur universel, 9 décembre 1861. C'est cet article que Sainte-Beuve quaHlie, dans le Consti- tutionnel du 30 novembre 1863, de petit chef-d'œuvre de diction scientifique et descriptive. 1774. Après le feuilleton. Revue Nationale et Étrangère, 10 décembre 1861. Ces vers sont entrés eu 1863 dans la quatrième édition des Émaux et Camées, (volume des Poé- sies nouvelles); ils ne les ont plus quittés depuis. 1774'''^ Esquisses de voyage: Le Volga: De Tver à Nijni-Novgorod. VI et dernier. (Voyage en Russie, fin. L'été en Russie; Le Volga de Tver à Nijni-Novgorod). Le Moniteur universel, 12 décembre 1861. 1775. Odéon : Le Mur mitoyen. — A.mbigu: reprise de la Vie de Bohême. — Folies-Dramatiques : Les adieux au boulevard du Temple. — Le Théâtre de Cervantes, publié MO ni«;T0inE des OF.rvRES de th. caiitieh. et traduit pour la première fois, par M. Alphonse Royer. L» Miiiiih iir iiniri'isrl, 1 (> (Ii'ci'IIiIhi' iSCil. i77('i. Les Contes de Perrault, illustrations de Gustave Doré; la Mythologie du Rhin, de M. X.-B. Saintine ; illus- trations de Gustave Doré. Lf M'uiiiciir uiiircrsfl, \\) dt'-- i'ciulir(^ I.SllI. La ini'Uiit'ir |iaitii' tic ccl article a rlé réiiii- liriinro dans l'ArtisIr du I''' Jaiivici' IN('>2, sous le litre do: les Contes de Perniuli. 1777. TnKATHK-ruANÇAis : Anniversaire de Racine: Baja- zet: Athalie: les Plaideurs. — (ivM.NASii : Les Ménages d'autrefois. L' M"ni(itir universel, i'.i lirienihie 1801 . l ii iV;i;.'moiit do col nrliole a été réimprimé dans f Artislr du |."i mars IS(52. sons le lilri' dr : .\rt iliiniinliiiiii' : du sli/lr ilims le jeu des chefs-d'œuvre. 1778. Le Capitaine Fracasse. I. Le Château de la misère. Revue ?i(Uiu)i(dc cl EIniwjrec, :2;> décombro 18(11. 11 s'aitil ici d'une dos œuvros les plus imporlanli s de Théophile Gauliov, et (iiii l'ocetipa presque tdiile sa vie. Il y pensa immédiatement .ipiès Mademoiselle de Maupi», et, en effet, c'est bien iù i'o'uvre qui devait, à cette époque, succéder dans l'imagination de l'auteur, à ce personnage féminin. Le Capitaine Fracasse n'est du reste, par quelques côtés, qu'une sorte de oonlre-jiarfio do Madeiit'dsi'lle de Maupin. Dés 1836, nous trouvons ce litre du Capitaine Fra- casse déjà annoncé, entre autres, sur les catalog-ues de Ren- duel , l'éditeur de Mademoiselle de Maupin et des Jeunes France. En 1838, on le retrouve, avec JJolhreuse, un l'omaii de Gérard de Nerval qui no parut jamais, sur la couverture des Aventures de Victor Augerol, par Allaroche, publiées chez Déscssart, sur la couverture de la Comédie de la Mort, et au faux-titre do Fnvhniio. En 1830, il est encore inscrit au faux- titre d'L'»e Larme du Diable; la Fresse du '6 janvier 1840 le promet pour la Revue des Deux-Mondes, rjui l'annonce en effet sur sa couverture du mois de mars de celte même année ; après la rupture de l'auteur avec la Revue des Deux- Mondes, la Revue elel'aris le promit à son tour sur ses cou- vertures, du l^'' octobre 1853 au 1*' mars 18o6, et la Librairie Nouvelle, à la même époque, l'annonça sur ses catalogues 1S61. 231 et sur les couvertures de ses publications, entre autres, en deux volumes in-octavo, édition dite de cabinet de lecture, sur la couverture du Nil, par Maxime Du Camp, volume paru en mars 18.")4. Enlin, \a Revue Xatioivtle et Élr(ingcre,cA^i^*iO et dirigée par l'éditeur et l'ami de Théophilo Gautier, M. Cliai-- penlier, le fondateur de labildiothèque qui a donné son nom au format que cette collection a inauguré, lu R-vue Nutin- nule, après l'avoir promis longtemps à ses lecteurs, de mémo que les autres revues dont, nous venons de parler, eut la chance de pouvoir tenir sa promesse et d'en commencer la publication. 11 faut ajouter que le premier chapitre, le Chû- teau de lu misère, avait été écrit vers 1854 ou 18oo et remis aux directeurs de \a.Reviie de Puris, cpii le lirent imprimer en placards, en attendant la fin du livre, qui ne leur fut jamais livrée. La Revue de Puris supprimée, ses directeurs s'enten- dirent avec MM. Charpentier et Théophile Gautier, et l'œuvre fut enfin continuée et mise au jour. La publication dura un an et demi (jusqu'au 10 juin 1863), et l'ouvrage fut mis en vente à la fin de la même année, en deux volumes in-douze, qui ont été fréquemment réim- primés. En 1866, il en fui fait une édition in-octavo illustrée par Gustave Doré, qui compte aussi de nombreux tirages. Pour ne pas faire double emploi avec les détails que nous venons de donner, à l'avenir nous inscrirons seulement les chapitres dans leur ordre et à leur date de publication, réservant pour celle de l'apparition de l'ouvrage en volumes ce qu'il nous reste à dire encore du Cupituine Frucusse. (Voir n« 1891.) 1779. Le Château du Souvenir. Le Moniteuv universel, 30 décembre 1861. Ces vers, qui sont datés ici du : « 29 dé- cembre 1861 », tandis que l'autographe porte : « 25 dé- cembre 1861 », sont entrés, sans date, eu 1863, dans la quatrième édition des Éinuux et Cumécs (faisant partie des Poésies Nouvelles), qu'ils n'ont plus quittés depuis. Il y a deux variantes à relever dans la version du jour- nal; le dernier vers de la cinquante-quatrième strophe y est imprimé ainsi : Causer Shakspeare avec Scarron. 232 IllSTOlllE DES OKrVIlKS DR TH. (UUTIER. cl lo doniioi' vers de l.i (li'iiiii'rc slro|iIu\ ainsi : El. me conseille (rotililici'. Voici maiiilt'iianl Innlc mir sriic de vaiiaiilcs im'-dilos de ce morceau; nous ferons siulonl rcniaiiiuer colle du (jua- Irain relatif à Viclor Hu}^o ; cclli' iircmiortî version ne put passer au Moniteur, join iial onii-iel, el la variante cnnseivt''(f en volume y l'ut ini|iiiiuée à sa place. Celle ipic ikhis pu- blions pour la pieinièie fois l'ail honneur au dévouement el à la constante atlection de Tii(''opliile CiaMtier poiu" son pre- miei' maitre littéraire. La main au froni, le pied dans l'ùlre, Je songe el. cherche à revenir, Las du journal et du lliéùtro, Au vieux château du souvenir. C'est loin! — Un brouillard dense estompe Arbres, maisons, i>laines. coteaux, Et l'œil au carrefour (pii trompe En vain consulte les poleau\. Il faut cheminer dans des ombres Qu'éclaire à peine un joui' pâli, Parmi des monceaux de décombres, A travers des limbes d'oubli. Mais voici, blanche et diaphane, La Mémoire, au bord du chemin, Qui me remet, comme Ariane, Son peloton de (il en main. Malgré l'ortie et la ciguë, La roule ancienne reparaît. Et du château la tour aiguë Perce au-dessus de la forêt. Du couchant la rougeur oblique Glisse aux clairières de ce bois, Où Jacques le mélancolique Consolait les cerfs aux abois. Vol de la nature jalouse Au riche écrin de Murillo, Une vierge au teint d'Andalouse Sourit dans un autre tableau. Et par un caprice exotique, Notre climat brumeux para D'un rayon chaud et poétique Cette autre Petra Camara. De ses paupières prolongées, Papillons noirs d'un teint vermeil, Les palpitations frangées Montrent et cachent le soleil. Un œillet à sa tempe éclate. Sur le jais point rouge tremblant, Et sa lèvre, lleur écarlate, Laisse passer un éclair blanc. C'était bien l'idéale Espagne, Qu'Alfred de Musset célébra, Et mon cœur, battant la campagne, L'eut moins exacte à l'Alhambra. Tel, romantique opiniâtre, Soldat d'un chef, hélas ! banni, Il se ruait vers le théâtre, Quand sonnait le cor d'Hernani ! ■jy4 IIISTOIUK DES ŒlJVUliS UE TH. GAUÏIEU. Potrus liiiiit' imc (•iL.'iii'ctti^ (Ju'il l>aptis(' papclild. (A>lil)ii, i|iriui jaloux nialtraitc, Nous rend xisitc iiicoi^Miito. CcIui-Ià me lit un pormo Incendié de tons vermeils A rendre gris Hnhens liii-mème. — Une omelette de soleils ! — Voici oiu'oi-e une soeonde variante do la strophe I renie do ce morceau : De longues paupières frangées Voilent ses yeux pleins de soleil, Et des nuances orangées Se mêlent à son teint vermeil. Arsène Houssaye, dans ses intéressantes Confessions (4 vol. in-S", ISSii,, a donné de piquants détails sur Victorine, la (lame à laquelle se rapporlonl les strophes trente sept à (|uaraiite et une de ce morceau. Ces vers ont été publiés aussi dans VAlmanach Parisien pour 1804. 1779'»'*. Trésors d'art de la Russie ancienne et moderne. par Théophile Gautier, etc. Livraisons II et 111. II. Palais de Tsarkoé-Sélo. III. Palais de Tsarkoé-Sélo (fin . Arsenal de Tsarkoé-Sélo. (Voir n"- lO^ii et 171)8 '"'.j On liouvo l'annonce di; la mise en vente de ces deux livraisons, ainsi que de la première, dans le feuilleton de la Bibliographie de la France du :}0 novembie 1801. .Alalgré cet avis, elles ne furent livrécîs au publie qu'en décembre 18fil. 1862 1780. Une esquisse de Velasquez. Le Monitrur universel, 2 janvier 1862. Cet article, coiiiplètemenl transformé et refondu, est entré en 1863 clans le travail de Théophile (îautier intitulé : Don Diego VclasI"iiam'ai< : L'Honneur et l'Argent. — CiVMNASF. : Les Invalides du Mariage. — La mise au tom beau, du Titien, xylographiée par M. Linton). /.'• M^inhiir tniivcrsil, 27 j.uivicr |si,2. ITS;;. Odkon : Le Comte de Boursouffle : mademoiselle Agar dans les Horaces. — Bout de l'an et tombeau de) Henry Murger. /.' MmiHritr iinircrsrl, '.\ ri'viici' 1S(;:2. ITSf.. OiiidN : La Dernière Idole; la Jeunesse de Grani- mont. — Lectures à l'Académie, par E. Legouve. Lr M"iii- trnr universel, 10 lévrier 18(»2. iTSfii»'*. Le Capitaine Fracasse. V. Chez Monsieur le Marquis. Ikvur Nationale et Étrangère, !(• IVvriL-r 18(12. 1787. Th. (les Variiîtks ; Les Moulins à Vent. Lr Mnnii'mr universel, 2o févrior 18fi2. 1788. Théâtre du Cirque : Rothoraago. Le Monitcitr nni- versel, :t mais I8()2. 1781». Exposition du Boulevard des Italiens. Nouvelle série. I. Delacroix; Henri Lehmann; Millet; Konvin; Meissonier; Wyld; Brion; Dehodencq; Bonnegràce ; Car- rier-Belleuse ; Whistler . Le Moniteur univcrsii (\ mars 1862. 1790. Théâtre-Français : La Loi du Cœur. — Odéon : Diane de Valneuil. — Palais-Royal ; La Station Champ- baudet. — (École des Beaux-Arts ; statue d'Ugolin, par M. Carpeaux). Le Miaiilciir uniecrscl, Id m;us 18(12. 17'.il. Ciym.nask ; L'Échéance; Après le Bal. — fMademoi- selle Céline Montaland dansant le boléro). Le Monileur uni- versel, 18 mars 18fi2. 1792. Tli. lies Variétés : Les Poseurs. — Gymnase ; Le Pavé. Le Moniteur universel, 24 mars 1862. 1792 •>''. Le Capitaine Fracasse VI. Effet de neige. Revue Nationale et Étrangère, 2.'1 mars 1862. 1793. Alger, par Ernest Feydeau. I.r Moniteur universel, 27 mars 1802. 1862. ^Jl 1793 '*'*. Exposition du Boulevard des Italiens. Nouvelle série; II. Peintures de M. Paul Baudry pour le Duc de G alliera); L. Cogniet; Champmartin; Eug. Lavielle). Le Moniteur uniccrscl, 28 niar.s 1802. La fraiij;meut de cet article a été réimprimé dans i Artiste du I*"" mars 1863, .sous le titre de : Feinltircs décoratives de M. Paul Baudry; salon de M. le Dur dr GalUera. A la table du volume i! porte .seule- ment pour titre : Peinture 'murale. C'est encore un fragment du même travail cjui reparut, sous le litre de : la Peinture décorative, dans la Gazette de Paris du 23 juin 1872. 179'f. L'Art du dix-huitième siècle, par MM. Edmond et Jules de Concourt. Le Moniteur universel, 1^'" avril 1862. nOi). Revue des arts : Jésus enfant parmi les docteurs, tableau de M. Ingres. Le Moniteur universel, 10 avril 1862. 1791). THÉ.\TRE-FRANr..\is : La Papillonne. — Gymnase ; La Perle Noire. — Palais-Royal : L'Ami du Café Riche. Le Moniteur u)iirersel, 14 avi-il 1862. 1797. Revue des Beaux- Arts : Publications photogra- phiques de MM. Faucheur et Danelle. Le Moniteur universel, 26 avril 1862. 1798. Porte-SaiiM-Martin : Les Volontaires de 1814. — Thkatre Déjazet : Les Prés Saint-Cervais. — (Ambigu : Les Beaux Messieurs de Bois-Doré). Le Moniteur ttnixcrsel, 28 avril 1862. L'auteur termine cet article en promettant pour la semaine suivante l'analj'se du drame joué à l'Am- bigu ; mais à celle date, Tliéophile Gautier était parti pour Londres, et celte analyse fut faite par Gustave Claudin qui, pendant l'absence de l'écrivain, tint à sa place la plume de critique dramatique. 1798'^''. Trésors d'art de la Russie ancienne et mo- derne, par Thrnphile Gautier, etc. Livraisons IV et V. IV, Arsenal de Tsarskoé-Sélo (fini. Palais Marie. V, Palais Marie 1 fin .Monument de Nicolas I'^^(VLlir ii"M62oct 1779'"*.) La première de ces deux livraisons fut mise en vente à la fin d'avril 1862, et nous inscrivons la seconde à cette même date, bien que nous ne l'ayons obtenue (pi'en février 1866, •JÂH HISTOIRE DES OliLVUES DE TH. (.Al TIKH. p;irrr ([iip nnns croyons fiTmciiiciit ini'cllc rl.iil iinpiinir'p ili's cclti' ('iioiiiic, ri |iivti' à |i,ii;iilir ;nissi ; il y. maïKiii.iil snili'iiu'ul i|iiiliiiii's |i|;mrlii's ili' .M . l{i('Iif'l)oiirg ; ollos ne l'iiiTiil jamais aciievécs et rtvlilciii li's .illcinlil in v.iin |1(hii- iiirltic fil vcMilo colli» livraison, la (Ifinicrc de cil. iiiipiii- laiil ouvra},'!' t|iii ail, Ole iiii|)riiiir'c. Torl liriirciiscinciil Ir Icxlc tics siijcis Iraitôs est complet, Tliiopiiilc (ianliiM' ne poussa pas plus loin la rç(la<'lion de ce livre. i,e (Jahi- liH/ur (jrnrrul dr hi lifintiiir fnninihc, lHiO-I.S7:i, par M. tMIn LorcMilz. (laie ces cinq livraismis de 160i-i«();j. A,jouloii> 'liH' la (Icrnicic. (|iii ne t'iil dniic jamais mise eu vente, esl presque inlrouvaiiic. 1799. Artistes contemporains : Meissonier. Gazelle des Beuux-Arh, l" mai 18(12. Travail réimprimé eu ISHU dans le volume de Tliéopliile (lautier : Souvenirs 'le thnUre, d'art et de crilique. 1800. Exposition de Londres I. Le Bâtiment ; l'Inaugu- ration. II et III. Les Beaux-Arts; école anglaise : intro- duction. IV, V, VI, VII. William Hogarth. VIII. Joshua Reynolds. IX. Gainsborough. X. La peinture d'histoire). />' Mniiidiir iniirrrsrl, i, 10, H, [H, io. -l't, :11 mai; 2, '6 «l H juin 1862. Ces articles sont datés, dans le Moniteur iini- ocrsel, le premier do : ; le (pialriémc cl lecinrjuiéme de : « Londres, 1(> mai 1862 » ; le si.xiéme de : « Londres, 20 mai 1862 » ; le septième de : « Londres, 24 mai 1862 » ; le huitième de : c Londres, 30 mai 1862 » : le neuvième de : « Londres, 3 juin 1862»; el le dixième de : « Londres, 9 juin 1862 ». Des fragments des articles des 10, 18, 20, l'i et 27 mai ont été réimprimés, en 1863 dans le volume colleclit' (les articles non siju'nés) : lex Dieux et les demi-dieux de la pein- ture, sous le titre de : William Huyarlh; celle version incom- plète, et qui ne |)cut servir de type lors d'une réimpression, n'a qu'une seule variante; la phrase d'introduction de l'ar- ticle du Moniteur du 18 mai a élé remplacée par celle-ci : Il ne sera pas Iior.s de propos, avant de décrire 18(72. -i.W l'œuvre d'Hogarlli, de parler du portrait du peintre tracé de sa propre main. Une partie de l"ailirlc du Mnnilcur tlii 2 juin a été l'éini- primée dans le oiênie ouvrage et dans les mêmes conditions, sous le titre de Sir Jnshiia BrynoUU II y a quelques change- ments entre cette vei'sion et celle du journal, qui doit pour- tant servir «le type en cas de réimpression; ainsi, par exem- ple, voici le premier paragraphe de la version du volume, qui ditîère de celle du journal : Reynolds possède le don de la grâce ; il sait rendre avec toute leur délicatesse la beauté de la femme et la IVaicheur de l'enfant, et. comme ayant conscience de cette faculté précieuse, il se plaît à les représenter. Aussi, pour le peindre et le caractériser, mettrons-nous sous les yeux du lecteur un cadre où se trouvent réunis un enfant et une femme, le portrait de la vicomtesse Galway et de son fds. Les trois dendei'S paragraphes de l'ariicle, sont un peu moditiés aussi dans le volume; voici celte dernière version ; Reynolds a peint aussi l'histoire, mais nous n'avons pas eu l'occasion de voir beaucoup de tableaux de sa main en ce genre. Le Cymon et Iphigmie, sujet mytho- logique dont le sens nous échappe, est une toile des plus remarcjuables. Sous les rameaux d'un bois que le soleil crible de ses flèches d'or, une nymphe s'est endormie dans le costume de VAntiape du Corrège. Guidé par un Amour, un jeune homme qui semble être un chasseur, s'approche de la belle et contemple ses charmes avec un trouble plein d'amour ; le torse de la nymphe cou- chée est d'une couleur magnitlque et titianesque, e( l'etïet de lumière est un des plus hardis que jamais peintre ait risqués. :^10 IIIST(^inK DKS OlîliVllKS DK TH. (iAUTIEIl. >\tiiis Mimons iiKiins les (in'tccs dccuranl inir slaliic île rHi/mcn lailli'c fii lli-inirs. Ces GrAcrs. pi'dltalilt'iiiriil (les porli'ails, siisiifiidriil des uiiiilaiidcs de llciirs, et soiil NiMiirs coininr les (ii'àcfs (UVcnlcs, mais à la modo aiii:laist' du Icinps, cr (|iii Ifiir ùlc un pm de Icin' (•harnn\ ArriMons là colle éhide snr Hevnolds. et eoiilenlons- nous des spécimens siipeiites qno nous venons de décrire. Xous pourrions sans doute rendre nolie tiavail plus complel, uiais ce ijue nous avons dil siillil, nous l'espérons, pour caractéi'iser ce maître, honneur de l'école brilannitiue. T.'aT'IicIo sur Willluin lliiiurlli a riirorc t'-fé imjirini*'' finii.s l'Arlislc du !"■ aoùl, \HijH, cl CL-lui sur Hir Jnshici Ibijuukb dans le même recueil, numéro du ï" oclobre i8()8. En 1882 les versions de ces deux articles tirées des Lieux et 1rs demi-d'uux drln peinture, sont enlréesdaiis le volume de Tiiéophilc (Jaulier : Guide de iamalcur au musée du Louvre. Dans le Moniteur, les articles ne portent aucun autre titre que celui d' Expos itio)i de Londres. (Voir n" 180.") 3°). 1801. Revue des Beaux-Arts : Vues de Savoie et de Suisse , de MM. Bisson frères. Lr Monilrur unlrcrsrl , Kl juin lS(i2. Itéiniprimé inlégralemoni, en 1881 dans le volume de Théophile Gautier intitulé : les Vacances du lundi ; tableaux de montagnes. isn2. Thkatre-Fhaxçais • Rentrée de madame Madeleine Brohan dans les Caprices de Marianne et dans les Jeux de l'Amour et du Hasard. — Vauduville : Delphine Gerbet. Le Moniteur universel, 18 juin 18(12. 180:j. Nouveau système de décors, par M. Foucault. Lr Moniteur unirrrsrl, 23 juin 1802. Desfraf^'menls de cet aitifie ont reparu eu 18(19 dans la première livraison du tome trois du supplément du Dietionnaire de la conversation et de la lec- ture, à l'article : Décor, décorai ion. 1804. Théatke-Français : Débuts de mademoiselle Dinah Félix dans Les Jeux de l'Amour et du Hasard et dans les Folies amoureuses. — Th. «les Variétés : reprise d'Une Semaine à Londres. — Porte-Saint-Mauti.n : reprise d'An- tony. Le Moniteur universel, 30 juin 1862. 180."). Théâtre-Français : Débuts de Coquelin dans le Mariage de Figaro ; Maubant dans Cinna ; future reprise de Psyché.) Le Monilrur uniarscl , 7 juillet 18G2. 180.J-'. Le Capitaine Fracasse. VII. Où le roman justifie son titre. Ikruc Niilinwih' cl Elnnujcrc, Kljuilicl 1802. 180.) 3°. Exposition de Londres. (XI et dernier; Law- rence.) Le Mnitilcur universel, 12 juillet 1802. Article non daté dans le jouinal. UArliste, du le"" novembre de la même année l'a reproduit en partie, sous la litre do : Peintres anglais, l. Lawrence. (Voir n" 1800). 1806. Gymnase : Les Maris à systèmes. — Vaudeville : Au Bord du précipice; la Volonté de mon Oncle. — Pohte- Saint-.Martin : André Rubner. Le Moniteur universel, 18 juil- let 1862. 1807. Théatre-Krancais : débuts de mademoiselle Dinah Félix dans Tartufe. — Vaudeville : reprise d'Un Duel sous Richelieu. — Ambigu : Reprise des Filles de Marbre. — (Nouvelles). Le Moniteur universel, 21 juillet 1802. 1808. Porte- Saint-Mautin : Les Étrangleurs de l'Inde. Le Moniteur universel, 28 juillet 1802. 1809. Charles Baudelaire. Les Pejètes franniis, etc. (Voir 11° 1762). Tome quatre. Cette notice fait partie du tome quatre des Poètes français, que nous trouvons inscrit sous le n° 6715 de la Bibliographie de la France du 2 août 1862. Elle a été réimprimée intégra- lement en 1880 dans le volume de Théophile Gautier: Fu- sains et Eaux-fortes. On sait que les Fleurs du mal de Charles Baudelaire soûl dédiées à Théophile Gautier. Voici la version primitive de cette dédicace que l'auteur dos Émaux et Camées lit, parait- II. 16 ->l> IIISTOlllK DES (HAVUES 1)K TH. CAUTIKR. il. sii|)|iiiiiu'i', piii'i'i' (iiià son avis, iiiic ilùdioaiT ne duil pa^ l'Irr une |trolVssi()ii de lui : A mon lirs clitM- cl vénrir niaîlri\ 'riiropliili' (".aiilicr. IiiriMiucji' le prie de srr\ii- de paiTaiii aii\ F/ciirs du mal, ne crois pas (|iu' je sois assez perdu, assez iiuli.ene du nom de poète, |Miiir iiriina.uiner (jiie ces llcurs maladives mérilenl lun noble palionage. Je sais que dans les régions éllR'rées de la vi'ritable poésie, le Mal n'est pas. non [dus ipie le Ilicn, el (|iie ce misérable dictioiiiiaiiv de mélancolie el de crime peiil légitimer les réactions de la HKuale, idiniiie le Idaspbémateur conlirme la Kelif/'ion. IMais j"ai voidii. autant (ju'il était en moi, en espérant mieux peut-être, rendre un liom- mage profond à l'auteur {\'Albertus, de la Comédie de la mort et d'L'spana, au poète impeccable, au magicien ès- langue française, dont je me déclare, avec autant d'or- gueil que dbumilité, le plus dévoué, le plus l'espec- tueux el le plus jaloux des disciples. Charles Baudelaire. l/excmplaiie des Flcw-x du Mid oITert pur son auleurà celui des Émaux et Cdincrs, porte en onire cet cx-do/io autographe, cité en 1884 par M. Jides Le l^elità la page loi) de son inté- ressant volume : L'Arl d\thner les livres et dr les miDiiulrc, lettres ù un Jeune hdilinphilr : 3Ion bien clierTliéoi>bile, La dédicace imprimée à la première page, n'est ([u'une ombre très l'ailde de l'amitié et de l'admiration véritables que j'ai toujours éprouvées pour loi, lu le sais. Cil. Baudelaire. 18(3:2. ii.i 1810. Thi:atre-Fiian(:ais : reprise de Turcaret. — Gym- nase : reprises de Yelva et de l'Étourneau. — (Les nou- veaux) Théâtres de la place nu (Ihatelet. — (Corneille à la Butte-Saint-Roch, par Edouard Fournier). Le MonUcur unh'i:rsfl, 4 aoùl 18(12. ^8Î0'''^ Le Capitaine Fracasse. VIII. Les Choses se com- pliquent. lirvKC Ndtionidc et É(rnii(jrn\ 10 août 18()2. 1811. Inauguration du chemin de fer de Blidah. Le Mn- niteur universel, 24 août 18(i2. Cet ailicle a ôlé reproduit en 186o tlans Loin de Paris, par Théophile Gaulier, comme chapitre sept de la série intitulée : En Afrique. Le dernier alinéa, que voici, a seul été enlevé de celte réimpression : Mais le joue luit, hi r(^'alitc nous rappelle, il faut aller faire sa malle et son feuilleton sur Psyché. 1812. Théatre-Fran(;;ais : reprise de Psyché. Le Monileur universel, 25 août 1802. 1813. (Nécrologie : ) Mort de Bocage, — Oueon : Le Pa- radis trouvé ; le Marquis Harpagon. — Gaîié : La Nou- velle salle ; le Château de Pontalec. Le Monileur univer- sel, 8 septembre 18(>2. L'n l'iagmeat du début de cet article a été réimprimé eu 1874 à la suite de VHistoire du Roman- (isme, par Théophile Gautier, sous le lilic de : Bnenge. 1813 '''^ Le Capitaine Fracasse. IX. Coups de bâton, coups d'épée et autres aventures. Revue Nationale et Étran- gère, 10 sej»teudjre 18tj2. La lin de ce cbapitre, <[ui termine le premier volume du tjupitaine Fraeasse, est augmentée de deux paragraphes dans l'édition de librairie ; dans la. Revue, on lil, à la lin du paragraphe qui précède les deux derniers du volume, ces mots : « le duel était (iui », ([ui sont aujour- d'hui lemplacés par le récit de la lin du duel entre Sigo- giiac et Vallondjreuse. 1814. (ivMNASE : Les Fous. — Vaudeville : La Comtesse Mimi. — Porte-Saint-Martin : Le Bossu. Le Monileur uni- versel, lo septembre I8()2. ..'4 1 lllSTOnU': DKS OF.rVUES l)K TH. (.AlTIKIt. isi.i. Tin'ATUK-l'uA.MMs : débuts de M. Randoux dans Tartufe. — (im.oN : L Indiscret ; débuts de mademoiselle Pauline de Mélin (dans Phèdre). /.' Mmiiciir tmirirsi'l, 22 si'IiUmiiIhv iSCi2. ISKl. TnKATHi:-Kn.\Nr.Ais : Dolorès. /.'■ M"iiHriir iinlrcn^cL •J'.t stitinr iiiiirns:'!. i\ dcidln" tsii:.*. ISIS'"'. Le Capitaine Fracasse. X. Amours nouveaux et anciens. licruc ?\iiliiiiiitlr et Elraugrir, 10 ocloln'c 1802. Duns les éditions de lilnaiiic. ce flia|iilrc poiic le lilie de : J')ie tcte dmifi ïnic Iwurnc. 1810. Odéon : Le Mariage de Vadé. Le Monileur universel, 13 oclohro 1802. 1820. Vauukville : Les Ivresses. — .Amuigi; : Cadet- Roussel. — Délasskmkntqs : La Reine Crinoline. — Sali.k i{iii:TH0VEN : représentations de la troupe allemande. Le Moniteur universel, 20 octobre 1862. 1821. Le Paradis artificiel. — Odéon : débuts de made- moiselle Pauline de Mélin. — ('.iiinui; Napolkon. — Raffet, par M. H. Giacomelli. — Société des Aquafortistes (: Li- vraisons une et deuxl Li' Mnniliiir wurrrsrl.-Il nclolue 1852. 1822. (Ancien ÏHKATnE Historique : Le More de Venise. — Gymnase : Les Ganaches. Le Monilcur universel, 2-3 no- vembre 1862. 1823. (ivMNASE : Les Ganaches deuxième article). Le Moniteur universel, 10 novembre 1862. 1824. Aventures du baron de Munchausen. Traduction 180 2. 21.-) de Tliéopbile Ganlicr fils. (Préface par Tln-ophile Gautier). Illuslrations par Gustave Doré. In-quarto de 238 pages. Imprimerie de Lahior, à Paris. — A Paris, chez Charles Fume, rue Saint-André-des-Ârts, u''4;j. — Prix : i;i franrs. Nous trouvons ce volume inscrit sous le n» 10076 de /'/ Bibliographie de la France du 15 novembre 1862. La préface a été réimprimée inféi.'ralement en 1880 dons le volume de Théophile Gautier : Fii^aiiix d Kaii.r-ford's. 182:;. Th. des Variétks : Les Finesses de M. Boucha- vannes ; le Minotaure ; le Bouchon de carafe. — Vauue- viLLE : Le Dernier Couplet; Piisonnier sur parole.— Ancien- Théâtre Historique : Les Premières dents du Lionceau; la Femme coupable. — Amiikut : reprise du Juif-Errant. — Gaîté : reprise de Monte-Cristo. Le Moniteur univerurl. 17 novembre 1862. 1826. Odéon : Le Doyen de Saint-Patrick. — (Une nou- velle édition des Voyages de Gulliver.) — Th. des Varié- tés : Nos Petites Faiblesses. Le Moniteur universel, 24 no- vembre 1862. 1827. Vaudeville : Les Brebis de Panurge ; la Clé de Métella. — Th. des Variétés: Les deux Chiens de faïence. Le Moniteur universel, l" décembi'e 1862. d82S. Théatre-Franç.ais: Le Fils de Giboyer. Le Moni- teur universel, 8 décembre 1862. 1828'''=. Le Capitaine Fracasse. XI. Le Pont-Neuf. Revue Nationale et Étrangère, 10 décembre 1862. 1829. Odéon : L'Ami du Mari; Niobé. — Vaudeville : Le Pari de la Marquise. Le Moniteur universel, 16 dé- cembre 1862. 1830. Salammbô, par Gustave Flaubert. Le Moniteur uni- versel, 22 décembre 1862. Cet arlicle a été réimprimé en 1877 dans le tome deux de VÙrient, [tar Théophile Gautier, sous le titre de: Salammbô. 1831. Chatei.et : reprise de la Prise de Pékin. — Livres: Atala, de Chateaubriand, illustré par Gustave Doré. />'• Moniteur universel, 23 décemljrr ls62. 2J6 IllSTOlUK DRS ol'.rvilES DE TH. GAUTIER. \S^i. Dessins de Victor Hugo. ;:i;i\r's 11,11 l'aul (,licii;i\. Ti'xti' |i,ir 'riu''0|>liili' (l.iuticr. l'iiTc'dr' il'iiiii' li'llic de l'aii- loiir il l'cMlitoiir. lii-i|iiarlo df :2S jia^'cs, plus 2i) (ii'ssiiis. Iinpriiiioi'it' ilf Cldi/c. à l'aris. A l'aiis clicz dtstrl, passa^'o .le lOprra. Prix, 2(1 IVaiics. (Daté \HtV.\.] Nous 1 pouvons co Vdlunic iii--riil sons Ir n" ll(;(>i de la liibliogrdpliie de la Frniici' tlii 27 (Irceiuino IS()2. La pn-l'aoe de Tlu''0|)liilr (iaulii-r a irp.arii imi 1(S.s:î dans son volume : Scurmir^ dr tlirdirr, d'ait ri df friliii)ii\ 1833. TiiKATiiK-i'nwrAis : Anniversaire de Racine. — Odéon : Misanthropie et Repentir. — Th. des Variktés : Eh! Allez donc! Turlurette ! - iL" Amour et Psyché, illustré par Lorentz Froelich . L' Moiiilmr i(iiircr:^rl 2U dT- ceiubri' 1N('(2. i 8(i3 1834. Ambiou : La Mère et la fille. — Ancien Théatuf, Historique : Léonard. Le Moniteur unwcrsel, o janvier 186:i. ^834'''^ Le Capitaine Fracasse. XII. Le Radis couronné. XIII. Double attaque. Revue Natiunnlc et Étrangrre, 10 jan- vier 18G3. 1835. Gaîté : Philidor. Lr Moniteur unirersel, 12 jaii- vif-r 1863. 1836. Théâtre-Français : Anniversaire de Molière. — Odéon : La Fille de Molière. Le M>»iiteur universel, l'J Jan- vier 1863. 1837. (Nécrologie : ) Horace Vernet. Le Moniteur universel, 23 janvier 1863. (^et article a été incomplètement reproduit en 1874, dans les Portraits Contemporains, par Théophile (iautier ; un fragment en a été réimpi'imé aussi dans /e Courrier artistique du 1*'' février 1863. 183S. Théâtre-Français : reprise de Mérope. — GaIté : reprise de Cartouche. — (Nouvelles). Le Moniteur universrl, 28 janvier 1803. 1839. Ambigu : François les-Bas-Bleus. Le Moniteur uni- versel, 2 février 1863. 1840. Théâtre-Français : reprise de Le Philosophe sans le savoir. — Vaudeville : La Germaine. Le M^nil' ur uni- versel, 9 février 1863. 1840 '''S. Le Capitaine Fracasse. XIV. Les Délicatesses de 5I« MISTOinF DES OKl'VRHS HK ril, (^.AlITIEH. Lampourde. XV. Malartic à l'œuvre. Hfinie Niitiaiialr cl Etniniién: l:{. 1S4-2. TiiKATni-.-KuANr.Ais : Attendez moi sous l'Orme: (retraite prochaine de Samson . — (Iymnasi: : Sortir seule; Permettez Madame ; le Défaut de Jeanne. Li Mmiitiur imi- rrrsrl, 23 février 1803. 1843. Notes sur le Japon, la Chine et l'Inde, par le Baron Ch. de Chassiron. Le Mnnilcitr imircrsrl, H] IV-viici' 18(13. Cel jirtirlt' a reparu en 1877 dans le tome premier de l'Oriml, par Tliéophile Gantier, sons le titre de : Jdpnn ; d^ipi-rs les nnlrs du Baron Ch. di' Chassiron. |8'(i. Tin AT1U-. FuANÇAi? : reprises de Phèdre, du Barbier de Séville. et des Fourberies de Scapin. — (luATELiix : Marengo. Lr Moniteur universel, 2 mars d8(i3. 1845. Théatrk-Français : Adieux de Samson : le Joueur; Sganarelle; l'Étourdi. — VAUDEvn.i.K : reprise du Mariage d'Olympe. Lf Mniiid nr unirrrscl, ',) mars 18(i:î. 1845 '''■. Le Capitaine Fracasse. XVI. Vallombreuse. Revue Nationale et Elranyrrc, 10 mais 18G3. 1840. (Chanson à boire.) lieme Nation(de et Étrangère, 10 mais 1803. Ces vers, parns sans litre dans le chapitre seize du Capitaine Fracasse qne nous venons de renseigner, ont été réimprimés sous celui que nous indiquons, en 1876, ilans le tome deux des Poésies Complètes de Théophile dantier. Dans la Revue, le dernier vers de la pièce est celui-ci : Gomme s'il eût raillé Gérés. qui a été changé lors de l'impression en volume du Capi- taine Fracasse. Cette chanson a été mise en musique, sous le titre de : Chanson bachique, tirée du Capitaine Fracasse, par .M. A. Lafilte, et sous celui de : Chanson à boire, ji.ir 1863. 04ii M. F. Raynal. La version de M. Lafitlf, qui a été corrigée par Théophile Gautier, contient plusieurs variantes impor- tantes que nous relevons sur l'auto^ïraphe : De Bacchus, biberon insigne, Chantons les louanges en chœur! Vive le pur sang de la vigne Qui sort des grappes qu'on trépigne! Vive ce rubis en liqueur! Nous autres, prêtres de la treille, Du vin nous portons les couleurs. Notre fard est dans la bouteille Qui nous fait la trogne vermeille, Et sur le nez nous peint des fleurs. Avec l'eau, qu'on se débarbouille! Honte à qui boit au pot de grès! Le ventre aussitôt lui gargouille; Il est changé d'homme en grenouille, Comme les moqueurs de Cérès ! i847. Théathk Fram.ais : Adieux de Samson : Amphi- tryon; Don Juan; le Bourgeois Gentilhomme. — Cihqub Napoléon : Le Dompteur Crockett. Le Monileur universel, \C, mars 1863. 1848. La Terre avant le Déluge, par M. Louis Figuier. Première partie. Le Muuilcur unicersel, 21 mais iHO'.i. 184"J. Théâtre-Français : Adieux de Samson : le Men- teur. — Gymnase : reprise de le Fils Naturel. — (lAirÉ : reprise de la Belle Gabrielle. Le Monileur universel, 23 mars 1863. ISaO. Thkatre-Français ; Adieux de Samson : la Camara- derie; le Mariage de Figaro: le Vieux Célibataire; le jeu de l'Amour et du Hasard. — - Gymnase : La Maison sans enfants; le Bout de l'An de l'Amour. — Porte .Saint-Maktin : •îno msToinF ors ofa'vnrs m; ni. (iviTiKn. reprise de Don Juan de Marana. h' MonihKr unircrs'l, :t(l m;iis I.Sd:!. i8.il. TiiKATiiE-FiiANÇAis : Dernière représentation de Samson: mademoiselle delà Seigliére. — Amiuc.u : L'Otage. Le Moititnir imirrrscl. Ci-"/ asiil IS(;:t. is.ll '''\ Le Capitaine Fracasse. XVII. La Bague damé- thyste. li'riit' Muliniiiilt: ri Elniinji ri\ 10 ,i\iil iMlil. is:i2. TiiiATitK-JMiANr.Ais : Coquelin dans) le Barbier de Séville; Tartufe. Lf Mnnilrur imiri rsri, \:\ aviil l.sii:i. iH:\.]. Tiii:ATiii;-l"iîAN(;Ais ol (".ymnask : représentations de retraite de Maillart et de Ferville. — Tli. di-s Vahikids : Le Mariage de Césarine. I.f Mniiiii tir universel, 20 uvril 18(>;j. 18:i4. VAunEViLi.K ; Un Homme de rien /.' Mnniiciir imi- rerael, 27 avril 1803. C'est à co moment que Tbr!0|)liilc (laiitier icriil une poii- .^ion de trois mille francs du Miiiislt'iiMriitat, et qu'il éciivil l;i lettre inédite suivante an Ministre d'Ktal, le comte NN'alewski. Le don de cette pension lui annnnci'' dans les jouinaux de mai 18(i3 : Fin Avril 1863.) Monsieur le Ministic. Je ne veux pas altendi'e 1»^ jour oi'i j'aufai l'honneur de voir Voli'e Excellence pour lui l(''moigner ma vive reconnaissance de la mesure par laquelle Elle a bien voulu récompenser mes travaux. Dans l'espérance d'une i)rocliainc audience, je vous prie, Monsieur le Ministre, d'agréer l'assurance de mon respectueux dévouement et de ma profonde gratitude. Théophile Gautier. 18o.). Théatrk-Français : Le Misanthrope; les Femmes savantes; Phèdre. — Portk-Saint-Maktin : reprise de Charles VII chez ses grands vassaux. — Hippodrome : i863. 251 M. Hermann et sa ménagerie. Le Moniteur universel, 4 mai 1863. 18:i:;i'\ Le Capitaine Fracasse. XVIII. En Famille. XIX. Orties et toiles d'araignée. Herne Nationale et Étrangère, K» mai 1803. I8;;6. Odéon : représentation au bénéfice de la veuve de Fichât; le Mariage de Figaro. — Fomes-Dra.maïiques : reprise de la Dame aux Camélias. Le Moniteur itniverset, 11 mai 18(33. iS'M. Le Nouvel Opéra. Lp Menite^ir nnivcrsel, 13 mai 1863. 1838. Théâtre- Français : Mademoiselle Agar dans Phèdre. — Odkon : débuts de mademoiselle Deschamps et de M. Bina dans Andromaque. — CaIté : reprise de la Fille du Paysan. — Ambigu: reprise de la Poissarde. — Chatei.et : reprise de Rothomago. Le MonUeur nnirert^rl, 18 mai 1863. 1839. Le Nouvel Opéra : Intérieur. Le Moniteur universel, 20 mai 1863. Cet article a été incomplètement réimprimé, sou.s le titre de : le Nouvel Opéra, dans l' Artiste du lii avril 1866. 1860. Salon de 1863. I. Le Salon carré : MM. Hippolyte Flandrin ; Winterhalter ; Puvis de Chavannes ; Yvon ; Pro- tais ; Armand Dumaresq; Eugène Bellangé; Couverchel ; Mettez; Robie; de Winne. Le Moniteur iiniverfiel, 23 mai 1863. 1861. Théâtre-Français : reprise de Louis XI. — r,vM- NASE : Nos Alliées. — (Madame Key-Blunt. h' Moniteur universel, 25-26 mai 1863. 1862. Porte-Sai.nt-Martin : reprise de les Pilules du Diable. — Les dompteurs Hermann et Crockett. Le Moni- teur universel , le juin 1863. 1863. Théâtre-Français : Anniversaire de Corneille. — Vaudeville : débuts de mademoiselle Laurence dans la Chercheuse d'Esprit. Le Mo)iiteur universel, 8 juin 1863. ■2.V» iiisTiniii; i)i:s (ii:i vhf.s dr th. cAirir.u. ISikV". Le Capitaine Fracasse ffin' : XX. Déclaration d'amour de Chiquita. XXI. Hymen, ô hyménée ! XXII. Épilogue : Le Château du bonheur. Ilrn(i'?\iiliiiii(il(.' et Etni))- ijrrc, 10 juin I.S(»3. ISHSi". Salon de 18G3. II). MM. Baudry; Cabanel; Amaury-Duval : Giacomotti: Meynier : Briguiboul. Lf )h>- uihur iinlrcisd. II) juin ISlil!. IH(ii. TiiK.\ïiu:-l"i(.\N(;\is : débuts de mademoiselle Agar dans Phèdre: la Loge d'Opéra. — (.ii.\tki,i..t : Frederick Lemaitre dans Don César de Bazan. Le Moniteur itHirnsrl, i;i juin I8fi:t. 1804''''. Salon de 1863. III. MM. Gérônie : Hébert: Jala- bert; Brion. IV. MM. Bouguereau; G. Doré; Belly; Gustave Boulanger; Fromentin. />- Mniiiirur loiiiii-f^rl, [h cl 2(>Jinn ISOIl i86b. Théâtre-Français : Mademoiselle Agar dans An- dromaque. — (Iymnask : Le Train de minuit. — Th. des Variktks : Les Médecins. Le Mouilnn- uiiireryrl^ 22 jnin ^8r1:;•''^ Salon del863. V. MM.Heilbuth; Knaus ; Comte ; Ch. Marchai; Bonnat. Lr Moniteur universel, 26 juin 1863. 1860. Théâtre-Français: Trop curieux; mademoiselle Agar dans Iphigénie en Aulide.— (Nouvelles). Le Moniteur universel, 2'Jjuin 1863. ISOO''''. Salon de 1863. VI. MM. Marchai; Bonnat; Tis- sot; Laugée ; Eugène Giraud; Charles Giraud; Victor Giraud. Le Moniteur inilm-srl, 3 jnillcl i8()3. 1867. Vaudeville : Les Coups d'épingle; C'était Ger- trude. — (-hati:let : Le Secret de Miss Aurore. Le Moni- teur universel, 6 juillet 1863. 1867 ''>^ Salon de 1863. VII. MM. Millet; Adolphe et Armand Leleux; madame Armand Leleux; MM. Caraud ; Compte-Calix; Bonvin ; Ribot. VIII. MM. Sieurac; Grellet; Casey ; Tabar ; Bureau ; Matout; Appert; Merle. Lr Monilnir universel, 8 et 11 juillet 1863. 1868. Théatre-Fra.nçais : débuts de M. Gibeau dans les Enfants d'Edouard; Souvent homme varie; la Joie fait peur; Phèdre. — (Champs-Elysi;es ; Théâtre de Guignol}. Le Moiiilcur universel, 13 jiiillel I8()3. 1808 '"^ Salon de 1863. IX. MM. Valérie; Guillaumet ; Magy; Hauguet; Breton; Van-Hove; Willems; L. MuUer. Le Moniteur ttnirernel, 17 juillet i8()3. 186'J. Gymnase : Le Démon du jeu. Le Moniteur unieenel, 21 juillet 18(33. 1870. Théâtre-Français : La France dans l'Extrême- Orient, poème par H. de Bornier. — Folies-Dramatiques : représentations d Henri Monnier : La Mère de la Débu- tante; la Famille improvisée; le Roman chez la Portière. Le Moniteur iinireraej, 21 juillet 1803. 1870 bi^ Salon de 1863. X. MM. Giaize fils; Leroux; Anker; Henner; Lévy; Chazal ; Guillaume; Lechevallier- Chevignard; Léman; Chaplin; Lehmann. Le Moniteur uni- versel, 3! juillet 1863. 1871. Un mot sur l'Eau-forte. Sejciété des A.qiu i- for listes ; eaux-fortes meider)ies uriijinules et inédites; première année, premier volume, douzième numéro, l"' août 1803. Ce travail doit se placer en tête de la publication, com- mencée le l""" se|)tembre 1862. 11 a été réimprimé intéf^rale- ment en 1880 dans le volume de Théophile Gautier : Tableaux à la plume. 1872. (Nécrologie :) Emma Livry. —Théâtre-Français : La Jeunesse. Le Moniteur universel, 3 août 1863. Un très court fiagment de ce feuilleton, daté par erreur du 2 août 1863, a été réimprimé on 1874 dans \esPortraits Contemporains, par Théophile Gautier, sous le titre de: Mademoiselle Emma Lirrij. 1872 ^'". Salon de 1863. XI. MM. Français; Benouville; Bellel; Daubigny; Corot; A. Bonheur; Brendel ; Ph. Rous- seau; de Balleroy; Bonnegrâce; Laroche; Madarasz; Richorame ; William Wyld; Bernier ; Penguilly-L'Hari- don. Le Moniteur universel, 7 août 1863. ■.>51 IIISTOIUK DIS (tr.rVUKS l»K TH. i.ALTIKlt. \s',:\. .\\iiiii;i' : La Sorcière. — VAini:vii,i,K: reprise de : les Faux Bonshommes. I.< Mnuitrur imircrsil, K» ;miùI Inc.:;. 1871. iNécrologie :) Eugène Delacroix. Le MnHilcur uiii- vrrsrl, 14 Jt'uU ISCi.i. lu IViiiiiiinil dr cfl arlicle a repaiii dans VAInunKtrh piirisirii |i(}iir ISCi'i, ri, en 1.S7i, dans les Vuflrnits contcmjwidliis, pai Tlpii|iliilc (laulicr. IS7.'). La Rose Thé. NiiHs inuivoiis iiiiur 1,-1 ]iM'iniric luis l'i's vers dans la qualrii-nic odilion des Linnii.r il l'inin'i'^ dniblirn sous lo tilrc de /'"r.s/r.s iA'n»L't'//t'.s") , édition inscrilc .s(ins le n" 7;!Ui de la liHilinuraphic de In Frimer, dn i:» août 18():5. Lr Nain Jitunr du l(i juin ISO:», cl, apics lui, lo Pclilr Ecnic (hi 2't jnin ilSIlii, uni |inldi(' Irs drn.x |)rc- mit'ress(roi)hcs de celle pièce en les iiidi(juanl, coiuine Urées d'un album. Ces vers ont fait partie, depuis 1863, de toutes les éditions iVÉmaiix rt Camées. Ils ont été écrils, |iarail-il, pour la piincesso Clnlildc, cl lui snni di'dir's, dit-on, sui' l'autograplii' de la |iircc. 187(î. La Fête du 15 août. Lr ]lniii(eHe tmirersel, If.- 17 août ist;!{. \HH\^'''\ Salon de 1863. XIL MM U. Achenbach: Swertchow : Tchoumakoff; Patrois; A. Stevens: J. Ste- vens; Palizzi: Lanoue; Harpignies; Blin ; Saal ; Worms; Voillemot; Thierry; madame Escallier; MM. Monginot : Ghéquier : Grobon : Lays : d'Haurel. Le Muuiicur unkersel, 22 aoni 18C.:i. J877. (J.xiTii : Peau d'Ane. — ^Nouvelles.; Le Monileiir universel, 24 août 1863. 1878. (Rectification). — Thk.\tre-Français : reprise d'Eu- génie. Le Moniteur imivcrsel, 31 août 1863. lS78l'i^ Salon de 1863. (XIII et dernier . M. Bida; la princesse Mathilde : M.Bodmer; madame Henriette Browne: MM. Calamatta; de Lemud; Perraud; Carpeaux; Carrier- Belleuse: Dubois: Marcello; Chatrousse; Gumery ; Gaston Guitton; Fremiet; Franceschi ; Millet; Michel Pascal; Che- valier ; Bartholdi ; Clésinger: Cordier; Demesmay: Debay; 1863. 25-) Lequesne ; Maindron ; Préault. Le Moniteur universel, i" sep- tembre 1863. 1879. École des Beaux Arts : Concours pour le grand prix de sculpture. Le Moniteur universel, 3 septembre 1N63. 1880. Odéon : Les Ouvrières de qualité; la Fille de Dan- court. — Th. (les Vaiiiktés : Dans mes meubles ; la Chan- son de Marguerite. — Vàudeviluc : reprise d'Un Homme de rien. Le Mnn Heur universel, 7 septembre dise.:!. 1881. École des Beaux- Arts : Concours pour le grand prix de gravure en médailles. Le Moniteur universel, 10 sep- tembre 1863. 1882. Tli. des Vabiétks: Débuts de M. Charles Mathews dans Un Anglais timide. — Ambigu : Débuts de mademoi- selle Agar dans la Sorcière. Le Moniteur universel, 14 seji- Icmljre 18(13. 1883. École des Beaux-Arts : Concours pour le grand prix de peinture. Le Moniteur universel, 26 septembre 1863. 188i. (Nécrologie :) Alfred de Vigny. — Thkatre-Fhan- r.Ais : La Mère Confidente. — Vaudeville : Macbeth (joué en anglais par madame Key-Blunt). Le Moniteur universrl, 28 septembre 1863. Lu l'ragment du début de cet article a été réimprimé, en 1874, dans ]cs Purlraits Contemporains de l'auteur. L'Artiste du lii novembre 1863 en a aussi donné un extrait, sous le titre de : PJn/sionoinic litlrroire cVAIfred de Viynij. 188.). École des Beaux-Arts : Exposition des grands prix et des envois de Rome. Le Moiiiteur unirrrsri, l^oitobre 1863. 1886. THÉATBK-FuANrAis : Débuts de mademoiselle Jaillet. — Chatelet. Aladin. Le Moniteur universel, 6 oclobre 1863. 1887. Théâtre dk la Porte-Saint-Martin : Le Carnaval de Naples. Le Moniteur universel, 12 octobre 1863. 1888. Odéon: Diane au bois. -^ Vaudeville : reprise de : les Ressources de Quinola. — Champ de Mars : Le Géant, ballon de Nadar. Lr Mmilinir u)uversel, 21 oclobre 1863. In •AV) IIISTOIIIK l)i:S UKL ViŒS D\i TH. C.AlTlEll. fiiiLTiMoiil (le et' IVuilli'lon a lopani dans VArlhlc du t'''" iiovfinbre 1803, mhis le lilir de : Lu i'oincdic aidiijuv; Diane au boia. 18S'.>. I'hkatric- Khan(;ais : Jean Baudry. — Ambicu : L'Aioule. — rii. des Vauiktks: Les Voyages de la Vérité, b- Muniltur iiiiirirsfL -'i nchilni' INd:!. 18*.)0. OoKON : Les Indifférents. — (IvMNAsic : Montjoye. — I\Mni>SAiNï- Mahiin : reprise de Benvenuto Cellini. /.'• Miiitiliiir ?/)(/r('j-sr/. 2-il luivciidur ISd:!. IS',11. Le Capitaine Fracasse, par Tliéoiiliilc (iaulici'. Deux volumes in- 12, cnscniiilc de iv-7(i8 pages, inifirinierie de Bijui'dicr et enmpdi/ïiir, k Paris. — A Paris, elle/. Cliaeprn- tier, quai de Tileole, n" 28. Nous indiquons ici ect ouvrajj;e, que nous trouvons inseril sous le u° 10270 de la Jiililiixjntphie de la France, du 7 no- vembre, 186;!, à -ause de la Préface inédile, datée d'Or- (nbre ISfi'.i, qu'il eontienl en plus des cliapilies donl nous avons déjà parlé, l'ne erreur singulière du liitidc du Libraire' antiquaire et du bibliophile {ln-S°, 1882-....) indique, page 23, la première édilinn ilu Capitaine Fracasse comme parue en 18;)2, el fornianl trois volumes in-oclavo. Ce renseigne- nit^il esl alisolunient ine.xacl. M. Arnold Mortier, (pii signait : In Monsieur de TOr- cbeslre, en j>arlant dans le Figaro du :{ juillet 1878 de ro]téra-coini(pu' tiré de ce roman, donne ces intéressants détails sur le [)lan primitii' de Théopliile Gautier; nous lui laissons la parole : A propo.s (lu roman de Gaulipr, on me raconte le fait suivant, connu seulemenl de ceux (|ui ont vécu dans lintimilé du grand poète. Vous savez, — tout le monde le sait, — quel est le dénouement du Capitaine Fracasse. Sigognac s'est battu avec Vallombreuse, frère d'Isa- liclle, et il la grièvement blessé; mais Vallombreuse guérit de sa blessure, Sigognac épouse Isabelle et rentre i8r):{. 257 triomphalement dans son château restauré, qui a étôlc château de la misère et qui est devenu le château du bonheur. Tel est le dénouement heureux qui termine le roman à la satisfaction de tous. Eh bien, cette fin satisfaisante n'est point celle qu'avait primitivement conçue Tliéopiiile Gautier. Dans la pensée première de l'illustre écrivain, Val- lombreuse ne guérissait pas, Sigognac ne pouvait épouser la sœur de celui tiu'il avait tué, et le triste capitaine Fracasse rentrait seul dans le château de la misère, où il retrouvait plus mornes, plus maigres, le vieux chien Mirant, le vieux chat Belzéhuth, le vieux maîti'e d'armes Pierre ! Sûr de son admirable palette, le poète-peintre repre- nait la description déjà si désolée du château de la misère. Il mettait plus de toiles d'araignée dans les angles, plus de poussière sur les meubles rompus, plus de tris- tesse dans les yeux des ancêtres peints. Les jours se passaient horriblement moroses. Le chien moui'ait, le chat mourait; un matin, le vieux serviteur ne se relevait plus de son grabat dans la salle basse, et Sigognac pauvre, délaissé, oublié par Isabelle elle- même, se mourait d'inanition dans le Château de la mi- sère, devenu le Château de la famine. Poui-quoi Gautier a-t-il changé son dénouement pri- mitif? A-t-il été vaincu par le préjugé des dénouements heureux? A-t-il cédé à quelques conseils? Je l'ignore. Quant à dire s'il a eu raison ou tort, si la version publiée est préférable à la version rêvée, cela me paraît bien inutile. L'œuvre est lancée, l'ouvrier est mort. II. n 258 lllSTdllUi: DES ŒUVUKS DK TH. f.ArTIRH. I)('|)iiis r.'i|i|).'ii itioii (II' l'i's li;;'ni'>, iii.'iil.'iinc .Imlilli (niiiliiT. la lilli* aiiK'c du |Hirlt>, a (''Ci'il |iiMn uni' luiiivrllr idilinii illusln'o (lu Ciipiltiine Fracasse ('.i \i>\.. .liMiau>i, i,ss'i-IS8i>), une lr(''s iulci'cssanli' iin-faci'. pulilirc d'alKU'd dans h' liil lilus (lu 1(1 (lôcindui' iSSî. ipii riuilirnu' Inus rcs di'lails. Kll(^ y raconlr m uiilii' la ruiiiiiM' lii>li)iii' du Mianusiril di' r(uura;;i'. i|ui lui pavi'- \):\Lsr à pafii' a sou aulcui', cl dmil cliacuur ri'cevail, au tcvlM's, rciupri'iiilc d'iui liudur piu'- laiil le uiol : pai/rc. Nnus i^ossi'dons jilusicurs do risiiiiu?us(>s pages. Ajouloiis que le prix de iliacune ('iail (ixé à viiijil francs. I,a soinnie lolah' inurliii' ainsi pai Tlirii|diilr (ian- lier fui dr'riiui|ili''e de ses dmils d aulrui' sur le Cajtilaiiic Fracasse. Le livrclde l'opéra-coniiquo en trois acics "I riui| laldiaiix, joiK" en 1878, (jue M. Calidli' Mendrs a tiré i\c re nuiiau pour M. Kniile l'essardiCoulient le lac-siniili'' de raulorisalion anlo,:rraplie doiiii(!'e par Tla'ojiliile Gaulier à son j^endre, le 27 juin i872, d'exéculeT- ce dii'licilr iiavail. Disons aussi ([ue Tluiopiiili' (iaulirr n"a jamais dcssini; d'alTu'lie pour /e Capilaine Fracasse. U"<>i qn <'ii dise M. lù'- nest Maiudron, paf;e li.'jD de la Gazette des Beaux-Arts de tlécemlire 1884, il n'en fui pas ex(jcut(^ d'aulre que celle de (îustavc Dorié. Nous allons cilei' maintenant ((uatre lettres de Théopiiile Gaulici', (écrites toutes les ((uati'e à la lin de 1866, lors de la mise en vente du Capitaine Fracasse, illustré par Gustave Doré, jinur ji's T'I rennes de 1867. La |iii'mière est adressée à M. Charles Monsclet, qui Ta citée plusieurs fois; d'abord, en décembre 1871, dans le Catalogue dclaillv, raisonne et anecdoticiuc d'une jolie collection de livres nm's et curieux, puis dans la Chronique illustrée du 1" novembre 1S72, et dans l'Événement du 18 juillet 1878. La voici : Mon clier Monselet, Acccple ce Fmcosse illustre'', et parles-en clans les papiers où tu reluis comme une casserole de cuivre bien écurée dans une cuisine flamande. Considère cet ouvrage au point de vue gastronomique; l'absence de 18();{. 259 nourriture y eM déplorée amèremeiil, ••! quand la bonne chance ramène les mets succulents et les bons vins, ils sont célébi'és avec non moins de soin que les charmes de l'héroïne. Protège ces goinfres, ces ivrognes, et ces canailles variées; saupomlrc-les de quelques mots spirituels en guise de muscade râpée. A pi-opos de muscade, si on en mettait partout au (emi)s de Boileau, on n'en met plus nulle part aujourd'hui; le monde dégénère. Adieu; soigne ton bedon et ne t'elïorcepas de le con- tenir au majestueux, comme cet imbécile de Brillât- Savarin. l'a us. Théophile Gautier, La seconde fut envoyée ;i M. l*aiil ['"oucher; elle a été imprimée en fac-similé dans CAmateur cVautof/rophes de février 1876 et dans le Siipi^l/'inent à rho(;rit}ihie des /tommes ccicbvcs : Mon vieux Paul, Au nom de l'ancien romantisme, prends sous ta pro- tection ce Fracasse annoncé dès 1833 sur les couver- tui'es des bouquins de Renduel, en même temps que la Qiiiquengvogne de l'illustre Victor (Hugo). Il est rafraî- chi de soixante dessins de Gustave Doré. Fais-le sortir de son château de la Misère pour entrer dans le castel doré sur tranche du succès. A loi, un vieux iïHernani. Théophile Gautier, La Iroisièine, qui est inédite, fut écrite à M. Edouard Fouruier : ■MO iiisTtiiiii, lus (ii:i \ iu;s di: th. (.aitikk. MoiisitMif. Vous i|lli aiin<'/. le \ irii\ l';iiis. je \(iiis niMiic /r (.'(ipi- laùif Fracassi\ [Mnir li'i|iii'l Noirc //isio/'n' tlu Pont-Neuf m"a(''l{'> il'im Liraml sccoiiis. CVst un peu Milrt- ouvi'age. Proti'}ivz-l(' (loue; vous poiiviv, le l'aire avi'C d'atilaiil plus irassiiranro, (|uo la iuIsîmt du icxlc s'psI ciiricliic (losoixanlc hi^aiix dessins de CiMsIaM' Doiv. Mille compliments el remerriemenls d'avance. Tliéopliile Gautier. Voici tMiliii l.i (|ii;iliicm(' . iiir'dilc aussi, cl adresséo à M. (".liarlcs Vriaitt> : Mon cher Yriai'to, A vous, (|iii èles mon champion el fpii bataillez pour moi avec votre bonne lame de Tolède, j"adrcs.se ce volume illustré du Capitaine Fracasse. Dites-en (piehiuesmols dans votre chronique' avant que la pluie de dragées el de bouquins gaullrés d'or ne commence. Pongo mis espreciones a los pies de U'L Théophile Gautier. Quelques années plus lard, M. Charles Yriarte devint directeur du Grand Journal. Théophile (laulier lui écrivil alors le l)illi'l iiirdil suivant : RIon cher Yriarte, Si vous pouviez faire passer l'article de Tin-Ton-Lin, vous me feriez plaisir et lui rendriez service. Il ne doit pas ôtre très doré sur tranche, mon pauvre Chinois ! A vous de cœur. Théophile Gautier. 1 . Du Monde illustré. 18 6:{. 261 Tiii Ton-Lin est, un ("hiuois, recueilli Miilrei'ois par Tlu'-o- |»hile (îautier, qui a publié depuis la luoil du poclc une traduction fi'ançaise d'une nouvelle de son pays ; elle forme un volinnc sous le titre de : laPctile ranlnuflr. Théophili' Gautiei' avait écrit une lettre au destinataire de chacun des exemplaires du Capitaine Fiymisse illustré donné par lui. M. Pierre Guy, le secrétaire de M. Charpentier de I860 à 1867, prit copie de toutes. Mais on n"a pu mnl- heureusement retrouver ce travail. 1892. Odko.n : Le Dernier quartier. — Giuque Napoléo.x : Les vingt-quatre Ben-Zoug-Zoug. — (Copies des grands maîtres par M. Colin), ic Moniteur iinirrrsel, Ki novendire 1863. 1893. Th. des Variéiés: Ajax et sa Blanchisseuse. Le Mottilcur universel, 23 novendire 18()3. 1894. Vaudeville : Les Diables noirs. — (Nouvelles). Le Moniteur universel, 30 novembre 1863. 189o. (A propos de la Société Nationale des Beaux-Arts). Le Courrier Artistique, 6 décembre 1863. Il ne s'agit ici que d'une courte allocution prononcée par Théophile Gautier à l'assemblée générale de cette société, dont il était président, allocution citée dans l'article de M. P. -G. Parent publié dans ce numéro sous le tilre de : ht Société Nationale des Bi^aux-Arts : tpielques nuits sur son principe; r exposition aniiuelle des œuvres inédites des sociétaires. Voici les paroles de Théophile Gaulier: Ici, messieurs, vous sei'ez cliez vous; celle inaisou est la vôtfe; cette place si grande, si belle et si bien clioisie est à vous. Et comme l'œuvre d'un artiste com- porte non seulement la perfection qu'il peut atteindre, mais encore et surtout la voie nouvelle qu'il doit cher- cher, vous pourrez profiter d'une propriété qui vous est acquise à tous égards, potir y donner un hhi^e essor aux élans et aux tentatives de votre pensée. L'exposition du gouvernement représentei^a pour vous le côté officiel •262 IIISTOIllF DES OKllVRES DK TH. <;ArTIKR. (le r;irl.t'l crllc-ci son cAIr ;i\ l'iililiriix. L'illlt', ('Oin|tl('- It'ia l'aiilrt'. cl loiitfs les deux nous ((tiniiIrliMoiil voiis- UiT'iiics : là-lias vous Iroincir/, la iinrcctioii (|ui est l'idriil Icrrosiro; ici muis cliciclicrcz rinconnii iiiii est l'idcal (li\iii. Tlico|iliil(' (iaiilirr nous a dit, lors de uolir uiiiinii- entre- vue, t|nil avait inèli' en 18()i à M. Martinet, directeur du Courrier (irli^ti(/iir, un caliii r rn.ouiscrii, coniiiiisr' d'arlicles de s;i jeunesse C()i)iés ])ar son pèie ; c'est de ce rocui'il (|ue furent tin-s les deux morceaux extraits de la Chartr dr l(S;t(), réintpriniés dans le Courrier arthtiquo, des 10 et 2() juin 1804. (Voir n" 230 el239.) il i rdcniamla smivrnl ce caliicr à M. Mar- tinet, et, depuis la mort di* TlifO|diile (iaulier, toutes les démarches laites pour le retrouver ont été vaines. ])"aprés M. Martinet, il aurait été remis au secrétaire de la réduction ilu jdinnal. M. P. -C. Parent, (pii monnil dans les premiers jours de 1805 (/c Cmirrirr (irlistiquc du 8 janvier de cette année contient sur lui une notice nécrologiipie), M. Parent a laissé un frère, et sans doute, si ces lignes tondjent sous ses yeux, sera-l-il possililc, avec son concours, de idrouvcr ce précieux cahier, (]ui contient pcut-êtrf^ la co|)ie des articles introuvables éci'its par Théuphile (iaulier, en 18;i(), dans lii(r\(»ir. (ycsldoiic la lifiiirc d»,' riuiiiuiic. (|iii est l'uiiivoi-s arri\('' à se roiiiitifiidir, doiil l'ail se siM'vira jutiir ruiiiiidcr st»ii coiu'ciil. m rrlcNaiiI, en l'opuraut. t'ii la d(\uaf40ant (hM'afcidciitid ri du parliou- licr. Les Grecs l'aNairni diNinisrc a\rc Inir ndifrioii aiillii'opomorpliiiiiit'. Vcniisaii inonde, dans laji'nnesse dt' riiiinianilé. en {drinr Iraiclicnr cl rn plein)' linnièr*'. eiix-iiiènies beaux, intelligents, sereins, ils s'étalcMit approciiés du l\pe suprêiue dont ils élaienl voisins encore. Leur poésie, leur architecture, leur statuaire, sont restées les plus brillants lémoignajïes du fjjénie liumain. il devait en être de mêm<' de leur peinture, dont malheureusement les siècles jaloux onl elïacé jus- qu'au plus léger vestige. Sans nul doute Apelles égalait Phidias. Puis vinrent les cataclysmes de la barbarie et les ténèbres profondes du moyen âge, et l'idée du beau se perdit pour reparaître à la Renaissance, cette seconde aurore du monde, avec les manuscrits grecs et les mar- bres antiipies retrouvés sous les décombres des civili- sations ensevelies. Du premier coup, le grand Léonaiil de Vinci réinventa tous les arts perdus et créa une for- mule du beau si rare, si exquise, si parfaite qu'on ne l'a jamais dépassée. Michel-Ange, sans connaître Phi- dias, dont poui'tant les chefs-d'œuvre existaient intacts encore sur les frontons d'Ictinus, sut être aussi grand que lui et mit le beau dans le terrible. Rapbaël, bapti- sant l'art grec, ressuscita, avec ses madones, la Vénus de Cléoméne plus belle et toujours vierge; Corrége fit . sourire l'idéal et le baigna mvstérieusem<^nt dans les transparences argentées de son clair obscur, Titien le 1863. 265 dora de sa couleur d'amlire, Rubens rfinpourprade ses tons flamboyants, Paul Vth'onèse rbal)illa de ses ricbes brocarts ramages, Rembrandt l'entoura de ses ombres fauves et le fit briller comme un microcosme, au fond de ses ténèbres magiques. Van Dyck lui prêta une élé- gance aristocratique. Poussin lui donna la pbilosopliie. Le Sueur la grâce tendre et la mélancolie religieuse, David la rigueur classique, Prudhon le cliarme volup- tueux, Reynolds le satiné et la fraîcheur de la santé anglaise, HogarUi, infidèle à ses théories sur la ligne courbe, la roideur puritaine et britannique trop préoc- cupée de morale. Chaque pays, depuis cette glorieuse époque, tendit toujours vers ce noble but. En Espagne, Velasquez, par le caractère, dégagea le beau du réel; Murillo l'aperçut dans une vision céleste et osa le faire descendre sur la terre. Bien avant, l'Ange de Fiesole l'avait dessiné sur le fond d'or de l'art gothique ; Holbein l'avait fixé par son dessin d'une exactitude si naïve et si savante, Hemling l'enluminait de ses tons fins et purs dans ses tableaux pieusement légendaires. Tous ces grands artistes ont représenté une face de l'idéal que nul ne peut voir tout entier, et cela suffit à leur gloire. D'autres points de vue se révéleront peut-être avec le temps, et le beau de l'avenir se fera entrevoir sous d'autres masques, déposés à leur toui'; car il faut l'étreindre, comme Protée, d'une étreinte bien vigou- reuse, pour le forcer à se montrer sous sa véritable forme. Après une longue lutte, parfois le génie vient à bout de dompter ce fuyant adversaire. Il court à son chevalet, il saisit sa palette, il regarde, mais déjà le modèle a disparu. Heureusement il parvient à en esquisser de mémoire quelques traits sur la toile, et les 266 IIISTOIRK DKS ( iKl VUKS DE TH. (JALTiEK. siiTlos(''tonn(''satlniinMil rollofflorioiiso iinaûc. (|ni n'oM poiirlaiil i|iriiiit' (iii)Im-i' et (nriiii rrllci. Dans ce Hmc. du a essaye'' par iiin' ligure clioisic. t|iii acooinpaunc cliaipio l(\ti('ii(lc ilc pt'inli-c, d'expriincr d (le résuuii'r l'idéal ipul poiirsiiivail. la loiiiic laNorilc où sa pons{''p cl son amour s'iiicariiaii'ni le plus Irr- (picminciil. ri (|iii laii i ri'oiinaîli'e son d'iivre, comme une tète gravée sur Ioiinx d'iiii caclict, désigne, sans même quoii ouvre la lettre, la main (pn la écrite. iS'J'.i. Corrège. Ménu' provenance que le précédonl. Cet article a été léiiiiprinu', signé, dans l'Arlisti- des i", 15 jan- vier et l""- février ISOli, et il osl entré on t882 dans le Giiidr lie l'ainalrur nu mnsi'r du Leurre, par Théopliile Gaulicr. 11)00. Don Diego Velasquez. Même provenance que les précédents. Ce travail, dont un fragment est enq)runlé comme nous Tavons déjà dit, au MunUeur universel du l'J mai 1867 (voir n° 1780), a été réimprimé, signé, dans C Ariifiti' du 1" mais 18G8, sous le litre de bon Dicyo Velnzqucz de Silva. En 1882, il est entré dans le volume de Théophile Gautier : Guide de Vainateur au musée du Louvre. 1901. Murillo. Même provenance que les précédents. Ce travail ipu eoutieni, comme nous l'avons déjà dit, des frag- ments de l'aiticle du Mnnihu)' uuirrrsrl du 3 août ISIiS (Voir n" 1 o94), a reparu, signé, dans l'Artiste du 1'' décembre 1867, et en 1882, il est entré dans le volume de Théophile Gautier : Guide de ramate}U' au musée du Louvre. 1902. TnÉ.\Tiu;-Fii.\Nç..\is : La Maison de Penarvan. Le Mnuitcur uniri'rsel, 21 d(''e('mhrc t86;î. C'i'st à lu prendére représentation de cette i)ièce (jue nous avons aperçu pour la première fois M. Théophile Gautier. 190:]. Don Quichotte, illustré par Gustave Doré. (I). Le Moniteur universel, 20-27 décejnhre I8().3. 1904. ()r)i:o\ : Electre: les Relais. — Th. des Varu;tf.s : L'Infortunée Caroline. L' Moniteur universel, 28 dé- cembre 1863. 1864 190;j. Photosculpture. Le Moniteur universel, 4 janvier 1864. Cet article a été réimprimé, la même année. Il forme une brocliure porlant le même litre, etservani de prospectus à l'inventeur de ce genre de travaux. 190.1 '''\ Don Quichotte, illustré par Gustave Doré. ^11 et III.) Le Manileur wurerscl, 7 et 13 janvier l!Sti4. 1906. Lettre. Le Courrier artistique, 10 janvier 1864. Voici cette lettre et la note qui la précédait dans le journal : « M. le Président de la société nationale des Beaux-Arts a adressé à MM. les sociétaires la leltre suivante » : Cher Monsieur, L'exposition de la Sociélé nationale des Beatix-Arls approche; il dépend de voti.s de la faire glorieuse el riche : pour cela il suffit de votre talent, dont je suis sûr, et de votre zèle, que je ne veux pas mettre en doute. Vous n'avez pas ouhlié votre promesse d'envoyer ù notre exposition au moins une de vos œuvres iné- dites. Si je prends la liberté de vous la rappeler, c'est que la réussite générale a besoin du concours de cha- cun. Toute absence en ce moment sei-ait une désertion à la veille d'une l)ataille : cette bataille, nous la gagne- rons si nos troupes sont complètes. Elle pi'ouvera que \H\H iiisToiiti, itKs ((i:i \i(i;s m: m. t.MTir.it. l'arl, (Ml Kiaiicc, pciil \i\iT de sa piMitit' iiiilialiM', so pi'oiluiit'. s'Iidiutrcr cl se ir-compriiscr liii-inriiic. A.mvi'z, clirr ."Moiisiciir. lassiiianiL' de mes lucilkuiis scnliiiUMils. Tliéopliili' Gautier. Neuilly, 0 janvier 18()1. l'.KiT. Tli. (lis Vaiuktés : La Revue au cinquième étage. — Thkatuk Dkjazkt : En Ballon; Singuliers effets de la foudre. — (Nouvelles.) LcMniiitcitr u)iivcr.'>il. Il j.mivk r isc.l. 1908. LAlbum de la Société nationale des Beaux-Arts. Le Cuinrkr Arlisliijw, 17 Janvier 1804. Nous allons transcrirt' en entier cet arlielc, ipii est par M. P.-C. Paienl. niais(iiii lonlient la citation d'au discours de Tlié(i|dnlr Ciaulier : Dans nue des dernières séaiiees du Comilé de la Sociélé, M. Théophile Gautier émit un vœu qui eut loutes les sympathies de la réunion, viqnï ne manquera certes pas davolr celles de nos lecteurs. Nous allons leur dire ce dont il s'agissait. La séance était réservée à la discussion tU'^ statuts de la réunion du soir, et, comme à ce i)ropos Ion avait à examiner certaines réclamations qui demandaient rinstallalion des jeux de cartes dans nos salons, M. le président prit la parole et s'exprima à peu près ainsi. Je dis à peu i)rès, car quelle plume au monde ressemble assez à un pinceau pour pouvoir rendre les allocutions colorées de notre illustre président? Mais c'est l'idée et non la couleur ijuc je \v\\\ vous exposer avant tout. « 11 est inutile, je crois, dit M. 1<' |)résident, d'insister plus longtemps sur la question des cartes : elle a été vidée en assemblée générale, et il a été spécialement entendu que nous n'aurions d'autres jeux que ceux de 1864. 269 lainille : les dominos, les échecs, les dames, le tric-lrac et le billard. Nous n'avons point formé un cercle où l'on viendra pour jouei"; nous avons disposé un foyer où l'on se réunira pour causer. Une fois pour toutes, lais- sons à d'autres, qui ne peuvent rien imaginer au delà, les étranges et faciles distractions du lansquenet, du baccarat et de la bouillotte ; nous, plus tiers sinon plus ingénieux, cherchons des moyens moins vulgaires, et nous les trouverons facilement, de passer entre nous les quelques heures du soir. « De ces moyens, il en est un, par exemple, que je viens vous proposer. « En Russie, je faisais partie d'une société d'artistes et d'amateurs appelés les Vendrediens : ainsi que son nom l'indique, cette société se réunissait tous les ven- dredis, et, ce jour, chaciue sociétaire recevait à son tour ses autres collègues. Du papier, des couleurs, des crayons et des pinceaux étaient préparés, et tout le monde se mettant au travail, on procédait, chacun selon sa fantaisie, à un dessin, à une sépia ou à une aquarelle. Tout en crayonnant, on mangeait et l'on buvait ce que l'amphitryon était en mesure d'offrir : des trutïes et du Champagne si l'on était chez un prince, des pommes de terre et de la /5z"çMef^e de Saint-Pétersbourg, si l'on se trouvait chez quelque jeune artiste. A la lin de la soirée, toutes les œuvres ainsi improvisées étaient réunies et vendues le lendemain même à (juelque marchand, qui les payait fort bien. On formait ainsi, en l'accroissant chaque vendredi, un capital dont l'emploi était réservé à aider les sociétaires dans les quelques moments difli- ciles que chaque artiste est exposé à rencontrer sur son chemin. A part le comité de la société, à qui tous r.O IIISTOlHK liF.S ()|-:iiVHKS ItK TH. liit[iios que i>oiir lu Mmi, l'iipixirilinii il li;s obscijiii!^ ilii Capitaine M l'.t;U. Musée secret. .Mriiics rcnscignciiniiK i|iii' ihhhIos VOIS prôcrdcnts. Cette siipi-rlii' |iii'c'c, t'ciili' ru sejilfiiilur I8!»0 pour UKulamo ***, peiidanl uu séjour l'ail ii Vi iiisc uvcr rllt> et M. Louis de Corinouiii, devait faire partie de la pre- luiéie Oïlili"" »Ii'^ Kiiidttx cl Cdini'rs, et n'en l'ut retirée (|u'au dernier moment. Klle a élY' imprimée aussi, en 1870, joiulo à einij ou six exemplaires sur papiers de elioix du tome deux des Porsica compUtcs de Tlpnpliile Gautier, dans l'Appendiee qui termine ce volume, lui 1879, M. I']milc Her- serai l'a placée déliniliveineiit sous les veux du faraud public, dans son volume intitulé: T/wophile Guulicr ; cnlrr- ticns, souvenirs et correspondance. Il y a quelques variantes assez importantes entre cette dernière version et les précé- dentes: toutes deux existent aulof,'ra plies et sont par con- séquent aulhenli(iues. Le premier jet du la |)ièee se trouve écrit, de la main du poêle, sur un petit carnet de voyage que M. Louis de Cormenin avait emporté à Venise. Ce pré- cieux agenda appnrlient aujourd'hui à son tils, qui a bien voulu nous le communiquer. Ajoutons ici que nous connais- naissons encore plusieurs pièces inédiles du même genre, par Tiiéophile Gautier, dont l'une est un morceau de style pres(|uc aussi remarquable que Mus(:e secret, ^ons possédons laulographe de ces vers absolumenl inconnus. Quelques lettrés en connaissent d'autres, intitulés : l'Épouseiir de famille, mi' Sixain sur le peintre Chenavanl, etc., etc. 1932. Cirque dk LlMPiinATmcE : L Écuyer quadrumane. — Folies-Dramatiques : Jocko. Le Mnnilcur universel, 2 mai 1804. Publié aussi dans le numéro du Moniteur universel du soir, portant la même date. Ce journal paraissait depuis la veille seulement. 19.33. Théatre-Francais : Le Gendre de Monsieur Poi- rier. — Th. des Variétés : Les Coiffeurs. Lf Moniteur uni- versel, 0 mai 1864. 1934. (Théâtre de la Puésidence : Les Finesses du mari. 1864. 27.-) — L'Hôtel de la Présidence. — Nouvelles. j L: Mnnitfur tmi- oersel, 16-17 mai 1864, et le Monilcur univcvscl du suir du 17 mai 1864. 193;;. Salon de 1864. I. M. Meissonier. (léimprimô dans le Moniteur unirerscl du suir du l'J mai 1864, sous le titre de L'Empereur à SuZ/ermo ; 1814 ; par Meissonier. Salon de 1864. Vn fragment, de cet article a reparu aussi dans l'Artiste du lo août 1860, sous le titre de : L'Art Contempo- rain: Mi'issnnicr peintre d'histnire). II. MM. Puvis de Cha- vannes; Faure; Briguiboul ; Amaury-Duval; Bouguereau. (Un passage de ce morceau a été réimprimé dans l'Artiste, du i:; mars 186o, sous le titre de : Les Œuvres contem.poraines ; les Artistes contemporains : l'Automne, de Fuvis de Chu- vannes.) Le Moniteur universel, 18 et 21 mai 1864. Le second de ces articles a paru aussi dans le Moniteur universel du soir du 21 mai 1864. 1936. G.AiTÉ : reprise de Paris la nuit. Le Moniteur uni- versel, 23 mai 1864. Un fragment de ce feuilleton a paru dans le Moniteur universel du soir, portant la même date, sous le titre de : Paris la nuit. 1936 bî*. Salon de 1864. III. MM. Gustave Moreau ; E. Lévy; Perrault; Hugrel, Riesener; Tony Faivre; Feyen-Perrin : Jourdan; Carlier. Le Moniteur universel, et le Moniteur uni- versel du soir, du 27 mai 1864. 1937. Porte -Saint-Martin : reprise de la Nonne San- glante. Le Moniteur universel, 'M) mai 1864. Reparu le même soir, sous le titre de la Nonne Sanylante, dans le Moniteur universel du soir. 1938. (Nécrologie : Pier-Angelo Fiorentino délia Rovere.) Moniteur universel du soir, i^"" juin 1864. Voici cette notice qui n'a jamais été réimprimée : Unemoi't aiissiiiiatteiuliie que si elle avait été subite vient d'enlever M. Pier Angelo Fioi*entino délia Rovere. La maladie, dont l'issue devait être si funeste et qui ne laissait pas soupçonner sa gravité, n'avait pas inter- ■2'{^ IllSTOinE DES OKrVUES DE TH. CAUTlKlt. rompu los lr;iv;iii\ du l'ciiillcloiiislc (Iramalitiiic cl iiiii- sical. ■ Le Munïlcin- loiircrse/ coiilciiail (liiiiaiiiiic, 22 mai. un ai'liclt' sur l Hclnii\ siii" Sijlric, un ai'liclc où no s(> Ira- lii.'^sail mille l'aliuiir. nul invs.soiUimnil ddiiloniriix. Le ('rili(Hii' \ iriidail à la iiiriiidirc d'llalr\\ un li(imma;.it' (■'clalanl ri iiciiiiiail. en \ miMaid des anrcdoies char- mantes, les drliulsdii cr'lrhn' composilcnr à la rcclicr- clic d'un poôuK^; puis il appircjail la pièce nouvidh' avec la nelleli* et la line.s.si! de ses meilleurs jours. Mal.urc"' son nom ilalien. Fiorenllno êlail un espiil cl un lalenl (oui IVancais. Il avait résolu cet impossildr prohièmc de faire d'une langue étran,<2;ère sa lan,uiH' maternelle; il écrivait avec une propi'iété, une aisance et une clarté, que beaucoup d'entre nous auraient pu lui envier, dans un idiome (|ui nétail pas le sien, des cri- tiques pleines de goût, d'esprit et de bon sens. Mais ce n'est pas là son seul titre littéraire. Il avait rendu accessible à tous la Divine comédie du Dante par une traduction d'une lidélité scrupuleuse, où cependant la gêne du mot à mot ne se faisait sentir en aucune façon. Pour accomplir cet immense travail, qui lui valut la croix d'honneur, il fallait être à la fois Italien et Français, et peut-être encore plus Finançais qu'Italien. Cette ti'aduction restera comme un cbef-d'œuvre de difticulté vaincue et fera vivre son nom, quand bien même ses appréciations musicales si judicieuses et si attrayantes ne sul'liraient pas à le sauver de cet oubli qui vient vite pour le journaliste. Théopbile Gautier. 1938 >»". Salon de 1864. IV. MM. Matout; Schopin; Grellet (Frère Athanasej; Jobbé Duval-, Brune; Magaud; Bonnegràce; Giacomotti; Biennoury; Landelle; Dubufe; Lepére. Lr Monifiur universel et le MnnUeur unicer^el du du siiir, 1" juin 1864. 1939. Les Gladiateurs. Rome et Judée; luiuaii anliiiue par G.-J. Wythe Melville; traduit do l'anglais par Cli. Ber- nard-Derosne, avec préface par Théopliile Gautiei". Deux volumes in-8», ensemble de XII-85G pages. Imprimerie de Poupart Davyl et C'«, à Paris. — A Paris, chez Didier, quai des Grands-Augustins, n" 3."). Prix, 12 francs. Cet ouvrage, que nous trouvons inscrit sous le n° 3098 de la Bibliographie de lu France du 4 juin 1864, reparut la même année en deux volumes in-12. La préface de Théophile Gautier a été réimprimée en 1883 dans son volume : Sou- venirs de ihrâtre, d'art et de critique. ^939bi^ Salon de 1864. V. MM. Hamon; Gérome; G.-R. Boulanger; Aima Tadema. L' Munitcur imirersel, 4 juin, et /'' Moniteur unieersel du .so/r, o juin 1864. Dans ce dernier journal, le paragraphe sur Aima Tadema est supprimé. 1940. (Discours prononcé le 4 juin 1864, aux obsèques de Fiorentino). Le Moniteur universel, 5 juin 1864. Nous allons reproduire ce remarquable discours, le seul, croyons- nous, que Théophile Gautier ait jamais prononcé. 11 est facile de voir combien il songe à ses propres travaux en parlant de ceux de Fiorentino : La mort vient de nous faire une tle ces surprises dou- loureuses qu'elle ne nous ménage pas depuis quelque temps. Hiei' c'était Halévy, Delacroix, Flandrin, Meyer- beer; aujourd'hui c'est Fiorentino. Après les maîtres le critique, comme dans ces funérailles barbares où l'on enterrait le serviteur avec le clief. Qui aurait pu le croire malade, à lire son dernier feuilleton si récent, à le rencontrer si jeune et si robuste encore? Cette perte est un deuil sensible pour nous tous, que, dans le groupe des écrivains, relie plus étroitement le même devon-. ^TH llISTitH{F DF.S OKIVUF.S DF, TU. CATTIER. oxorcr dans le intMiic niili(Mi, sur le mrme siijcl. n |)ariMll(> (''(•li(''aiH'(\ cl (|iii pdiinions nous aiipclcr 1rs IVri't's ilii Lundi. Alil (•"est t|u"rlli' est l)ii'ii loin'dc. celle Ificlie (|ur l'on croit si l(\uèi'('! Lrs |dus viuoureuv y succoudienl. Il y l'aiU un coi'ps d'aliilèle, uni' pensée ailée, iid'alii^able, toujours on éveil, l-llre s|)ii'ilii(d à joiu" li\e, sans lonir compto jamais {\c<. li'islessos, {]c,<< déraillanrcs ot des malaises de la \ie, à propos de tout el de lien. mal.mc lalispnce ou l'inanité du sujet, être soi à liavers les autres, diriicidlé immense! improviser sur le tlièmejelé au hasard par le théâtre, avoir sur toute matière une érudition prête; transformer, en lui gai'dant son carac- lère, la pièce inepte en rendu-compte charmant; con- naître à fond le répertoire et le personnel de l'art; manier avec urbanité cet amour-propre du comédien, plus irritable encore que celui du poète; ne rien garder pour soi de sa vie, de son temps, de son loisir ; courir du bout de la ville au premier appel de l'idée, s'occuper toujours de la gloire d'autrui et jamais de la sienne; être la trompette rpiand on pourrait être la lyre; joindre l'activité de l'homme du monde au travail de l'homme de cabinet; jeter au vent sans les compter des pages qui seraient l'honneur d'un livre; c'est là, per- sonne n'en doute dans le public, un métier frivole et qu'on pratique en se jouant ; mais bien des tiens sérieux seraient embarrassés de le faire. Eh bien, ce rude labeur qui nous écrase tous,. Fioi-en- tino l'accomplissait deux fois. 11 parcourait une double carrière; il était en même temps le feuilletoniste du Moniteur, et le feuilletoniste de la France. Ce fardeau, il le portail sans peine, et cependant il n'écrivait pas. 1864. 279 ilifliculté de plus, dans son propre idiome. Italien, il parlait français, mais avec une telle perfection, une telle propriété, une telle entente des finesses, qu'on eût dit qu'il avait deux langues maternelles. Cette vivacité napolitaine, jointe au bon sens français, formait 1(> caractère de son talent. Il savait rendre la raison gaie et la critique amusante comme un roman de Dumas. C'était, en sa langue, un poète, et nous avons vu des vers de lui qui rappelaient, par leur beauté grave et mélancolique, la mâle inspiration de Léopardi; car cet esprit si joyeux avait aussi ses côtés sombres, et, tout en analysant un vaudeville, pouvait traduire la Divine comédie du Dante. Cette traduction, un cbef-d'œuvre, qui valut la ci'oix à Técrivain, paye largement l'hospi- talité que la France lui donnait; elle nous a ouvert cet admirable poème jusqu'ici fermé pour nous à sept sceaux. Tout en étant devenu Français, Fiorentino n'avait cependant pas oublié l'Italie, la sainte mère, Aima pareils; il y songeait souvent, et s'arrangeait dans quelque ])lanche villa de Sorrente ou d'AmaKi, en face de la mer bleue, sous les orangers fleuris, une de ces existences paresseuses, rêve de tous les grands travail- leurs. Il ne disait pas comme les Anglais : Voir Naples et mourir. Il disait : Revoir Naples et vivre. Tout rêve humain s'accomplit ; on arrive toujours. Quelquefois, il est vrai, on arrive mort. Fiorentino retourne à Naples, mais dans un cercueil. Que la terre natale lui soit légère comme la terre étrangère lui a été douce, et qu'il repose en paix près des tombeaux de Virgile et de Cimarosa ! 1941. Thé.\tre-Frant.ais : Adieu Paniers. — Gymnase: ■.'80 IllSTOllli; l)i:S OKI VllKS \)K TH. CAIITIKU. Les Oiseaux en cage. — Théâtre de la Présidence: ). Les bons Conseils; la succession Bonnet. Li Mmiilim- iinirirsil, c{ le Mn)ii(ciii' iDtiverscl du suii\ 0 Juin ISO'i-. I'.);i''. Salon de 1864. VI. MM. Henri Lehmann ; Hector Leroux ; Girard : Faivre-Duffer : Mazerolles : Cambon ; Barrias ; Gendron. Le M'iiiilcitr iDiiierstl, lo Juin, cl le Mn- tiitiiir iiiiivnstl ilii siiir, 10 cl 12 Juin iHiW. (Ici ailii'lc csl aujiinciilc. dans ce dernier Joui'iial, dti IVagmenl mii .\Iim;i Tadenia. omis dans le iiinnéid du ;i juin. 1942. THK.\T»K-FuANn.\is : Anniversaire de Corneille ; Héraclius: Psyché. — Tli. des Vaiukii's : La Postérité d'un bourgmestre ; Une Femme qui ne vient pas.) Le Muitilnir itiiicersel et le Mnnili iir universel du suir, \'.i Juin 1804. l/ai- licle porte pour litre dans ce dernier journal : Le iWS""' (nnii- versaire de Corneille. I<.»42'''\ Salon de 1864. VII. MM. Hébert ; Tissot : Véry : Vannutelli ; Bonnat. Le Mniiileur universel el le Mnnitvur universel du suir, 17 Juin 18(U. Dans ce dernier Journal manque le parafirajilie (jui termine l'arlicle dans le Moniteur universel. 1943. Nécrologie: Delphine Fix; Ribes. — Oi'kka : re- prise des Vêpres siciliennes. — Thi;.\thk-Lvriquk : Norma. — Vaudkvii.i.k : Les Fourberies de Nérine ; les Marion- nettes de l'amour. — Th. des Vahiktks : Les Mémoires d'une femme de chambre. Le Monilcur universel et le Moni' leur universel du soir, 20 juin 1864. Dans ce dernier journal, l'arlicle n'est reproduit qii'inconiplétemcnl. C'est le premier article où Théophile (iaulier parle, au Munileur universel, des théâlres lyriques ; il y succéda, à partir de ce jour, à Fiorentino. 1943 ^i^ Salon de 1864. VIII. MM. P. Boyer; Schutzen- berger: Poncet: A.-L. Leloir ; Bin : Lazerges ; Manet ; Fan- tin-Latour : A Gautier ; Dehodencq ; Hugues Merle ; Lobri- chon ; de Curzon ; Voillemot ; Chaplin ; Canon. Le Moniteur universel, 2li ivùn 18(j4. 1944. Opéra : débuts de mademoiselle Camille de Maë- 1864. 281 sen. — Projet d'un nouveau Théâtre-Italien. — Thkatre Déjazet : Les Danseurs Hongrois. — Ambigu : La Fille du Bandit. Lr Mnnilciir Knicefsel, 27 juin 1864. Un rragiiieiit de cet arlicle a paru dans le Moniteur universel du soir, jiorlant la même date, sous le litre de : Un nouveau ThMtrc-Ualien. 1945. Théatre-Fkançais : La Comtesse d'Escarbagnas; Mélicerte. — Salle du Théathe-Lyrique : représentations de madame Ristori dans Medea et Maria Stuarda. — Pokte- .Saint-Martin : Le Barbier de Séville, opéra-comique. Le Mo)iiteur universel, 4 juillet iSlii. 1940 ' K Salon de 1864. IX. MM. Wetter ; Willems ; Comte ; Arnold Scheffer; Madarasz ; Dauban; (etc.). Le Monilcur universel, 8 juillet 1864. 1946. THÉATiiE-FRANnAis : reprise d'Esther. — Port::- Saint-Martin : Norma; Tartufe. — Th. des Variétés : Les Pinceaux d'Héloïse. — Théâtre Déjazet : Tartufe; le Dépit amoureux. — Nouvelles). Le Moniteur universel, 11 juillet 1864. l946'*'^ Salon de 1864. X. MM. Marchai: Brion; Fernan- diz; L. Duveau; J.Breton ; Millet: E. Leroux; Bource; Luminais : Adolphe Leleux: Armand Leleux; Otto Weber ; Osv^^ald Achenbach; Schreyer: Swertschkow; E. Giraud; Belly: Fromentin: Washington. Le Moniteur universel, 16 juillet 1864. 1947. Opéra : Néméa. Le Moiiiteur universely IS iuiWeUSQi. 1947 ''i-'. Salon de 1864. XI. MM. Anker: Appert; Glaize père et fils; Tony Robert-Fleury ; Ranvier; Ribot;Vollon Monginot ; Zo : Jundt; Janet-Lange; A. de Neuville Armand-Dumaresq ; Protais; la Princesse Mathilde madame la Comtesse de Nadaillac ; madame la Baronne Nathaniel de Rothschild; MM. Galbrund; PoUet; Tourny. Le Moniteur universel, 2:5 juillet 1864. 1948. Gymnase : Don Quichotte. — (Nouvelles). Le Moni- teur universel, 1«"' août 1(S64. 1948 l'i^ Salon de 1864. XII. MM. Cabat; Français; 28? mSTOlRR DKS fU-UVRES DV. TH. CM TIKI5. Th. Rousseau; Corot: Lanouo ; Daubigny père et fils; Bavoux ; Chintreuil : Nazon ; Blin; Baudit ; Paul Huet: G. Castan ; Emile Breton: Bernier; Bcnouville : A Weber; Gosselin : Paul Guigou : Hanoteau : Ballet : Pasini : Berchcre : Brest, b M'iiiiliiir iminisil, ;t août ISiii. A pailir i\r ff i-liapilio, (]iii [lorle par ononr \o cliillVc \l dans le Munilinr, il V a dans li> joiinial iiin' r.iiili' de iiiiniri()l;i;,'i' en li'lc do ci'l artiflo cl du siii\aid, (|iii Id inim'iil \i- Sulnii i/f tS(')'i. l'.i'i'.i. TnK.\Tiu:-l''ii.\N(;,.\is : débuts de madame Victoria Lafontaine dans l'École des femmes; Coquelin dans les Fourberies de Scapin. Concours du Conservatoire, b Monilrur wnrencl, 8 août IHilk l'.t'i'.»'"\ Salon de 1864. XIII et dernier. MM. Ziem; Imer: Balfourier; Brendel; Wervée; Jadin; Ch. Jacques; Ph. Rous- seau: Brown; Brandon: Maisiat; Biaise Desgoffe; Palizzi ; Giacomotti : madame Henriette Browne ; MM. Jalabert; Herst; mademoiselle E. Morin; mademoiselle Elvire Leroy: madame Marie Alexandre-Dumas; MM. Paul Balze; Clé- singer: Crauk; Paul Dubois: Fremiet; Sussmann-Hellborn; Sopers; Brian; Falguière; Cambos : Ottin; Bartholdi : Ma- dame Bertaux; MM. Franceschi; Carpeaux; Chatrousse ; Prouha, Carrier-Belleuse ; Cordier; Desprey; Foyatier ; Jacquemard ; Thomas; Protheau; A. Préault. /.'■ Mimiteur nnivcrsi'l, 1 j- aoùl iSlii. 19o0. Th. des VAniÉTFs : La Liberté des théâtres. — (Livres : ) Mademoiselle Cléopatre, par Arsène Houssaye. Le Moniteur iDiirifsrl. I.'iaoùl ISfii-. l'.i:;i. De Paris à Madrid. I. El Ferro Carril, inaugura- tion du chemin de fer du Nord de l'Espagne. I.). Le Muni- Irur ia)ii:rrsel lia i^oir, 18 août iNlii. Cv\ article et tous ccii.x ([iii l'ont suivi, ont reparu en 186.'), .sous le titre d'El Ferm (Uirril, etc., dans: Qioind onvoyage, par Théophile Gautier; nous ne répéterons donc plus ce renseignement. Ce premier article est le seul qui ait paru dans le MnnUcur universel du soir; toute la suite a passé dans le Monilcur universel. C<; juemier chapitre, en farme de lettre, commence dans le journal par : « Moucher directeur, » tandis qu'en volume 1864. 283 il débute par « Mon cher édileur; » la date qu'il porle est aussi enlevée dans le livre; la voici : « Ce 16 août, six heures du matin. Viilareal-de-Zumarraffa. » La lettre est lermiiKM' par les mots : « Bien ii vous, )> (pii manquent en volume. 19:)2. Inauguration de la ligne directe de Paris à Madrid. Anonyme. Le Mnnileur universel, 19 août 18<)4. Ce compte rendu, anonyme dans le numéro, mais sit;né à la table du journal, est précédé de ces lignes : Nous avons publié dans le Moniteur d'hier soir, 18 août, une lettre de notre collaborateur, M. Théo- phile Gautier, datée de Villarealde-Zumarraga, sur l'inauguration de la ligne qui relie directement Paris à Madrid. Voici une autre correspondance qui nous est adressée de Saint-Sébastien, le 16 août. Ces lignes n'ont pas été recueillies dans Quand on voyage; elles y feraient en quehpies parties double emploi avec le premier chapitre d'El Ferra Carril ; les voici : L'inauguration du cheiuin de fer du Nord a eu lieu à Saint-Sébastien le 15 de ce mois. Dès le matin, la popu- lation de cette ville, presque doublée par un immense concours d'étrangers et d'Espagnols accourus de France et de toutes les parties de la Péninsule, occupait tout le pourtour de la gare et le vaste amphithéâtre qui avait été construit pour cette grande solennité. Les tribunes étaient ornées de draperies de velours cramoisi, rehées les unes aux autres par des guii landes de feuillage rattachées à des mâts surmontés de dra- peaux aux couleurs nationales. Une chapelle richement parée avait été élevée en face d'une estrade splendide- ment décorée et sur laquelle avaient été placés les sièges destinés au roi et à son cortège. A onze heures vingt minutes, des salves d'artillerie 2KI IIISToim: 1)K8 OKrVUKS liK TH. CAUTIKH. nimoii(;;ii('nl l'ari'ix rc du vol. (pii a rtr rcrii pni' son IVri'i' l'iiifaiil (Imi lliini. pai les iniiiciiialrs aiiloi'ilrs de la |tm\iiirr cl par M. \r coiiili; dt; Huiidy, cliai'jj.i' d'alVaire?; de Kiaiicc à >ladiid. La ('(''rôinonio rcli.uitMiSi^ a nisiiilc ('•(('' rôlclucc par r(''\('(pir (II' Villoi'ia. Apirs la lu'MKMliclidii tlc^ iiiacliiiirs. !M. Isaac Peroii'C a prononcî^ un discours, dans Icipicl, après a\()ii' soiiliailr la liii'ii\i'iiii<' à raugiisic pivsidcul ne celle lelc inleriialioiialc, il a dil ipi'il éiail rrscivr à rai'i'ière-pelili'-lilli' de Louis \IV de réaliser la paiole du .urand roi. Le banqucl a eu lieu près de la gare; le nombre des invilés dépassail s('[il cent cimiuanle. Trois tables avaient été dressées devant celle du roi. A deux heures, le roi est allé visiter la ville. Un aie de trionii)lie avait été élevé sur le pont deSainte-Catlie- rino, à un demi-kilomètre de Saint-Sébastien. Des mâts vénitiens surmontés (rorillammes bordaient tout le pai- cours du chemin (pii conduit de la garcàla ville. Après avoir passé quelques instants à l'alcadia et à Téglise, où Sa Majesté a été reçue avec la plus grande pompe, le roi a pris congé des autorités et est retourné à la sta- tion, d'où il est parti à trois heures. Le suir, la proFuenade de Sainte-Calberine, où se pressait une foule élégante, a été brillamment illumi- née. Il y a eu des feux d'artilice et des danses natio- nales. Sur la place de la ville, où circulait une foule innombrable, la musique n"a cessé de faire entendre des airs populaires. Saint-Sébastien gardera longtemps le souvenir de cette fête émouvante dans laquelle la France et l'Espa- gne semblaient venir se donner la main. 1864. ^T {Q'.'ùL Gaîté : Les Mohicans de Paris.— Amrigu : Rocara- bole. — Théâtre-Français : débuts de M. Randoux. Le Moni- teur universel, 29 août 1864. 1933-2'. Pierrot Posthume, ailequinade en un acte et en vers, par MM. Théophile Gaulier et Paul SiraLulin. Repiis au Théâtre du Vaudeville, le 30 août 18G4. (Voir n" 896.) Cette version de Pierrot Pnsthume, qui a été très remaniée par Théophile Gautier, n'a point été imprimée; nous allons en indiquer et en citer les modifications principales. Elles tint toutes pour but de rendre la pièce plus rapide et plus comte, et de ne pas répéter trois fois une scène de consultation avec le docteur. Disons avant tout, que les vers inédits adressés au public, à la lin de la pièce, que Théophile Gau- tier a écrits pour cette reprise, ont été imprimés, ajoutés à la i^ièce primitive, en 1877, dans la deuxième édition de son Théâtre, et que pour cette raison nous ne les citerons pas ici. Les scènes I à V sont restées à peu près telles qu'elles étaient à l'origine, sauf de fortes coupures; la fin de la scène V et la scène VI sont supprimées; la scène VU (le monologue de Pierrot), se débite d'emblée, sans que Pierrot ait vu le docteur et sorte de sa maison, comme cela est indiqué dans la pièce primitive; il se termine par ces vers qui sont nouveaux, ainsi que tout le début de la scène VIII, la VII^ de cette version nouvelle, la scène VI ayant été coupée, comme nous l'avons dit : PIERROT. (Après une pause.) Un scrupule me vient. Si je n'étais pas mort? Pour éclaircir ce point qui m'intéresse fort, Il faudrait consulter un homme de science. Justement le docteur de ce côté s'avance. 286 lllMiUlU': DES Œl'VUKS lUÙ TH. (.ALTlHli. SCÈNE VII. IMKIUIOT, l.K DOCTKIU. PIERROT. Docloiir! LE DOCTEUR, l'arlcz, mon lils, conloz-moi voire cas. l'IERROT. Mon cas est des plus neufs et des plus délitais. LE DOCTEUR. Est-ce gravello, lou\, ï\v\ de vonliv, apostliuiiic? PIERROT. Oh 1 li donc ! Vous voyez un malade posthume ; Un \Lul que je sois mort ayant été |)endu, Et chacun me renvoie au cercueil (|ui m'csl du. Pourtant, quoique déliint, à vivre je persiste. LE DOCTEUR. Oh ! oh ! PIERROT. J'ai les besoins qu'on a (piand ou existe; J'estime le poulet, j'aime la venaison, Et le vin me plaît plus qu'avant ma pendaison. LE DOCTEUR. Vous êtes mort I J'en ai la triste certitude. J'ai d'accidents pareils fait une longue élude ; Croyez en ma science et soyez convaincu Que les pendus jamais n'ont bien longtemps \écu. Ici le docleur débite dix vers empruntés à la scène XVi de son rôle primitif, sur Galien, Hippocrate et autres mé- decins de l'anliquilé; puis il lennine sa tirade parées deux vers : L'ankylose se fait, on devient raide et sec, Et la langue vous sort d'un empan par le bec. 1804. 287 après quoi la scène s'achève à peu près coiniae dans la pre- mière version. Les scènes IX à XII sont presque conformes aussi au premier texte, sauf la fin de la scène XII; voici cette variante. Apiès levers de Pierrot: Si fait, mais mon état, rend tes soins superflus. il faut lire : COLOMBINE. Rêves-tu ? PIERROT. (Jne non pas! La chose est délicate 1 El tu ne peux savoir, toi, tout ce qu'Hi[ipocrate Et l)ien d'autres ont dit là-dessus en liant lieu ! Il faut qu'à tout jamais nous nous disions adieu. Colombine réplique par six vers empruntés à la scène primitive, commençant par celui-ci : Je comprends. En Espagne une brune coquine. el Pierrot répond comme dans la version de 1847 par ce vers : Je suis sec; mais vit-on jamais squelette gras? après quoi le nouveau texte reprend ainsi : COLOMBINE. Retourne à la maison et tu t'engraisseras ; J'ai justement au four une tourte aux boulettes ! PIERROT. Tentatrice! COLOMBINE. Le gril attend les côtelettes, Le vin est dans la glace. Allons, viens, PIERROT. Non, jamais ! COLOMBINE. Prends mon bras. v.'H8 MliSTOlRK l)i:s OKIVIIRS 1)E TU. (iAUTIRH. rjEllllOT. Liiissc-nioi. COLOMlllNK. Iti'stc iloMc. ^l'.'ind dallais I Mais je sais un iimyni, (|iii, si je ne me llallo, roiirra conti'ccanci' les arrrls d'Ilipiiocial»'. Gràco à lui tu pourras clioisir ou d'(''trc ainic'", (Ml d'rlrc, iU'i^ vv soir, clic/ les fou^ ciilcrinc! [VA\c sorl.) La scciu' MU psl restée, niuiiis (|uc|{|uos coupures, la iin"iMC tju'à roi'i|ziue. Les seize pn'Uiiers vers de la scène \IV soûl remplacés par ceux-ci : PIKRlîOT, seul. Le docteur est un gueux payé par Arlequin, Il m'a trompé, c'est clair! Sur cet atïreux coquin Je voudrais, si j'étais un corps et non une ombre. Applique!' à pleins points des gourmades sans nombre, De ses grilles tirer le ducat qu'il m'a [»ris, Et lui cracher au nez son inlàme souris. Je battrais Arlequin, je reprendrais ma femme... Mais comment? Avec quoi? Je ne suis plus qu'une âme, Un être de raison, tout immatériel ; L'hymen veut du |»alpable et du sidislanliel ; On se rirait de moi, mon tréi)as est notoire, Et c'est un fait acciuis désormais à l'histoire. Pourquoi vouloir, objet de risée ou d'ellroi, Rester en ce bas monde où je n'ai plus de moi ? Quelle perplexité! Pour sortir de ces doutes, Suicidons-nous, là, mais une fois pour toutes, La fin de la scène et la scène XV sont conformes au texte primitif; mais la scène XVI et dernière, devenue la XV" dans la nouvelle version, est si changée que nous allons la transcrire tout entière, malgré les quelques vers de la ver- sion primitive quelle contient: 180 4. -289 IMEUROT, COLOMBLNE, l.l-: DUCTEUK. LE DOCTEUR. (Jiialrc, mon i\h... PIERROT. Docteur!... Vous êtes un vieux drôle. J'ai bu votre souris, reprenez cette fiole. LE DOCTEUR. Merci. PIERROT. Je suis vivant ! Colomhino le veut ! Très dispos, très gaillard... LE DOCTEUR. Non. Gela ne se peut! Chimère I PIERROT. Cette tape est-elle de main morte? LE DOCTEUR. Oui. COLOMBINE, à rienot. Uonno-lui plus bas une |treu\e [lUis Ibrte. PIERROT, lui (iouiiant de sou pied au derrière. Cet argument est-il de pied mort ? LE DOCTEUR. Non. PIERROT. Ces coufis, Pour venir d'un défunt, comment les trouvez-vous? LE DOCTEUR. Fort rudes ; vous frappez à rompi'c les vertèbres. PIERROT. Tenez. LE DOCTEUR. J'ai des amis dans les pompes funèbres, II. l'J 290 iiibï.iiUK iii;> (iia\ui;s i»i: rii. i.altiei;. Va si vous nriii>|tli(|ii('Z des soiilllols iiiissi loris, Je \(iiis r.iis t'iii|Mii,mi('r par (|UiUi'i' (•in(|ii('-iii(>rls. l'IKUUOT. .Mainloii.inl, le boulon? LE DOCTEUll, rciulanl la c.ipbdio. Le voilà. riEimOT, a\fc meuacfs. Mais le iiiuulc, \a- (I liait? LE DOCTEUll. Tenez doue ! COLOMHINE. Près de lui je me coule, Et ne 1(> quitte |iius. — l'ii mari eousii d'or, Kl dont cliaiiue bouton caclie et garde un trésor, Quel aubaine grands dieux ! — Cher Pierrot de mon àine Allons donne un baiser à ta petite femme.... Je le dorloterai, je te bichonnerai.... S'il le manque un bouton, je le le recoudrai.... Elle lui coupe les boutons de son habit. ARLEQUIN, rentrant. J'avais pris mal au ventre à force d'avoir ri ; Un coup de vin ou deux m'ont tout à fait guéi'i. PIERROT, il Arlequin. Je suis Pierrot vivant et non Pierrot posthume; A celle idée il faut que chacun s'accoutume. Conviens-en, ou je vais jiour te le faire voir, Te pocher l'œil et mettre au bleu ton museau noir. ARLEQUIN. Vous vivez, j'en conviens. PIERROT, à part, tant que Colombine coupe encore un de ses boutons. Encore un qu'elle coupe ! ARLEQUIN, Ce tableau clocherait si je manquais au groupe. > I I 1864. 291 COLOMBINE, à Arlequin. Mais il VOUS faut partir, Pierrot est de retour; Tâchez, l'espoir perdu, d'oublier votre amour..,. Voyagez, retournez au pays bergamasque. ARLEQUIN. Mon cœur se fend! les pleurs ruissellent sous mon PIERROT. [masque. Il ne partira pas! je ne suis pas jaloux, Ensemble nous vivrons dans l'accord le plus doux. LE DOCTEUR. Grand Pierrot ! ARLEQUIN. Je serai vertueux. COLOMBINE. Et moi sage. PIERROT. Un ami très souvent est commode en ménage. Il me divertira lorsque je m'ennuierai. Et sera le parrain des enfants que j'aurai. Après ces vers vient le couplet inédit adressé au public, imprimé depuis 1877 ù la lin de la pièce. 19333". De Paris à Madrid. (li.) (El Ferre carril, etc., II). Le Moniteur unù:ersel, 4 septembre 1864. Cet article débute par ce paragraphe, supprimé au volume : Il a été parlé ici niéiiie de riiiaiiguralion du chemin de fer des Pyrénées, et du banquet de Saint-Sébastien. Nous pouvons donc, simple touriste désormais libre de tout compte rendu officiel, reprendre notre récit où le laissait notre première lettre. Ce paragraphe fait allusion au fragment, non reproduit en volume, que nous avons cité plus haut. (Voir n» l'ô'M.) 19b4i Théathe^Francais : La Volonté. — Odkon : Les H'M iii>T(>ii;i; i>i:s di.rvHKS dk th. i.ai tii;i;. Plumes de Paon. — N M mvii.i.i. ; Le Florentin ; le vingt- quatre février; le Devin du village; Pierrot posthume. — Tmkatkk-Lyhioi ic : Réouverture, h' Mitnilnir loiicrrsrl , i» si'ptonibri' ISili, Voici ii'S (it'ii.v |t;n'a;iia|ilii'.s df et; Iciilllrhui nlalils il lu reprise de Pinrul ))nslliiiinc : Los liens (le raiiiillc ([iii nous l'allaclieiil à Pierrot f)osl/ninie\\v iioiisiicrnuilciil |ias(IVii pailoravcc grands ilélails. On ne Iroiivcra |)()inl mal ciiMiKlanl (|uc nous renicri-iions le ilirrclt'iii- (|iii a l'cmis à la scène celle œuvre, où nous avons essayé de faire revivre la franche houtVuniicrir, cl a\ec liiilesacleurs (jui lonl inlei-prélée d'iiiie façon si alerte. Sainl-Gerniain, avec sa facr Itlrinc rend admirablc- nienl les perplexités, les transes, les Iremblements, les épouvantes qui se heurtent etsebousculenldans l'esprit Itusillaninie de Pierrot. Grivot frétille son rôle d'Arle- quin aulanl qu'il le joue. Rictpiier est le docteur le ])lus solennellenienl âne qu'on puisse voir, et mademoiselle Hianca, si elle fait excuser les projets criminels d'Aile- (|uin, rend presque invraisendjlable la froideur de Pierrot. I0;i4'j'\ De Paris à Madrid. III. El Ferro carril, etc., III.) Le Munileur universel, 8 septembre 18(i4. 1953. Pobte-S.\int-Martin: Les Flibustiers de la Sonore. — Odkon : Une défaite avant la victoire. — Théâtre-Lyrique : L'Alcade ; Don Pasquale. Le Moniteur universel, 12 sep- tembre 18f)i. IDoo^-i^ De Paris à Madrid. IV. (El Ferro carril, etc ,IVj. Le Munileur unieenel, IG septembre 1804. 19o6.Chatelet : reprise de : les Sept Châteaux du Diable. — Théâtre-Lyrique : reprise de Faust. Le M'viHiiir auircr- sel, 19 septembre 1864. 186 'h. 29.{ iu;)(i'''\ De Paris à Madrid. V. (El Ferro carril, etc.. F. Le Moniteur universel, 24 septembre 18(54. 19:j7. Vaudeville : Le Drac. — (Ma visite à Nohant). Lf Moniteur universel, 30 septembi'fî 1 8<)4. lO.j?"''. De Paris à Madrid. VI. (El Ferro carril, etc.. VI.) Le Moniteur unirersrl, ;j octobre 18G4, 19i)8. Opéra : Roland à Roncevaux. Le Moniteur univer- sel, 7 octobre ISrik 10;;s'''\ De Madrid à Paris. VII, VIII et IX. Fin. (El Ferro carril, etc.. VII, VIII et IX). Le Moniteur universel, 10, 17 et 10 octobre 1864. UKil). Gymnase : Les Curieuses ; Un Ménage en ville. — Odéon : reprise du Marquis de Villemer. — Gaîté : Le Marquis Caporal. — Italiens : Réouverture. — Premier concert populaire de musique classique. Le Moniteur nni- versel, 2 'i- octobre 186i-. 1960. Opéra-Comique : Les Absents. — Théatre-Lyrioue : Débuts de mademoiselle Nilsson dans Violetta. — Portr- Saint-Martin : Les Drames du cabaret. Le Moniteur univer- sel, 31 octobre 1864. 1961. Théâtre-Français : Maître Guérin. — Italiens : Roberto Devereux. — Opéra-Comique : Le Trésor de Pier- rot. Le Moniteur unirirsel, 7 novembre 18(')i-. 1962. Vaudeville : La Jeunesse de Mirabeau. — Cirquf- Napoléon : Concerts de Pasdeloup. Le Moniteur universel, 14 novembre 1864. 1963. Exposition du boulevard des Italiens : Eugène Delacroix. Le Memittiir unirersel, 17 et 18 novembre 1864. Ces articles ont été bien souvent el toujours incomplèle- ment réimprimés; nous trouvons d'abord le premier, sous le titre de : Delacroix et Gœthe, dans l'Artiste du lo janvier 1867 el dans la Gazette de Paris du 18 janvier 1872. PZn 1874, ils ont repara aussi, toujours incomplets, sous le litre d'Eu- yène Delaeroix, k la suite de llfisloire du Jinnnnitisine, par 2J14 iiisToiiir. in:s oi;r\uRS de tu liAiTiKu. TliT'oidiilo (inuli(M'. \.c Coiirrirr arlisliiiiif des 2(* <■! 27 no- Vfiubrt' ISCi'i les a n'|ii otliiils ('■lialcinciil. l'.iiii. Oi'iua : Ivanhoe, (cantate). — Itamkns : L'Elisire d'amore; Divertissement. — Amuigu : L'Ouvrière de Lon- dres, i.'' M "Il Unir iniirrr^il, ■2\ iiovriiilirc IHOV. i^MV.'). Italie.ns : Don Giovanni. — (i.\iri'; : reprise de: le Fils de la nuit. — Tiik.\thk dk S.uNT-dnnMAiN : Inaugura- tion. Le M"iiiliiir iiiiiifisi'l, iX iiovrininr 1S(iV. I •.)(■>(■■. Toast porté le 3 décembre 186^ au banquet de la Société Nationale des Beaux-Arts, l.c Cniirrirr nriisiiiiiic, 4 (ItM'oinltn! 18(ii. Nous allons r(>i)ro(luin' ro toasi, (|iii a t'-lr n'-iniprinu' dans l'Enlructe du 11 décenilui' iscil cl dans l'Artiste, du )'■■• janvier ISO:; (pap-e 22): Mossienrs. Ce n'c^i i)ns un haïKjucl ordiiuiirc (juc le iiùlif ; il réunit IValornellcmenl, des artistes que leurs travaux l'etiennent dans la solitude et le silence de l'atcliei'; chaque convive est illustre, ou bien près de Tètre. Le présent est assis à côté de l'avenir. Dire au hasard le nom d'un de ceux qui prennent part à cette fête, c'est désigner ({uelque belle (niMc. Je suis lirr de présider une tt'Ue réunion, moi. (|iii ne .sais me servir de la brosse ni du ciseau, et qui nai pour oulil qu'une i)lume; on a voulu sans doute récompenser en moi le cons- tant amour du beau et le pur dévouement à l'ai'l. Rarement il y eut une salle de ban((uetplussplendide (pie la niMre. Nous avons une tapisserie que le plus riche palais pourrait nous envier, une tapisserie faite par Delacroix. L'art dîne au milieu des chefs-d'œuvre, parmi les magies de la couleur et les rayonnements du génie. Bientôt ces tableaux vont retourner aux musées, aux IHOi. 295 heureux amateurs qui les possèdent; mais pour cela nos murailles ne resteront pas nues. Vous allez les couvrir de vos jeunes œuvres, qui sauront tenir leur place sur ces panneaux illustrés par la Source, \c Jésus parmi les doc- teurs, le Pont de Taillebourg et l'Entrée des croisés à Constantmople. A propos de ce toast, rappelons-oii un autre, datant de la jeunesse de Tliéopliile Gautier, quand, romantique exalté et prétendant qu'il fallait tuer deux fois les écrivains classi- ques: eux d"al)ord et leur mémoire ensuite, il portait cette santé célèbre : « A la mort des morts ! » M. Achille Denis en parle encore dans VEntractp du 30 octobre 188t. 1967. Itamkns : Il Ballo in Maschera: Marta; rentrée des sœurs Marchisio. — Opéra : débuts de mademoiselle Bau- grand. — Bouffes-Parisiexs : rentrée d'Arnal dans Passé Minuit. — Théâtre-Beaumarchais : Surcouf. — Lectures sur la littérature allemande moderne, par madame Ida Brùning. — Almanach de la société des Aquafortistes pour 1865. Li' M'inilmir uniriwsrl, :> di^'cndjce 1804. 1967 1''% Moscou (Voyage enRuscie. Tome deux. I.j. Revue Nationale et Étrangère, 10 décendjre 1864. Le premier para- graptie de l'article est dilferent en volume ; voici sa pre- mière version : Pendant l'hiver de 18o8, nous nous trouvions à Saint- Pétersbourg occupé à prendre des notes et des rensei- gnements pour un gi'and ouvrage sur les trésors d'art de la Russie. Un fragment de cet article a reparu en 1879, sous le titre de : Paysage Russe, dans les Chefs-d'œuvre des prosateurs français au dix-neuvième siècle, recueillis par Victor Tissol et Louis Collas. 1968. Opéra : reprise de Moïse. — Théatre-Lyriour : ^^!)r. iiiSToinK DES ofiirvHF.s ni-, th. i;\i tikh. Bégaiements d'amour; le Cousin Babylas. — Livres : Le Tour de Marne; la galerie des tableaux des peintres les plus célèbres de toutes les époques. /.'• M'uilnir iniircrscl, 12 (h'-ct'inliiv IsCi'i. lu iV;i|4mi'iil do ccl aiticlc a tHô rélin- priint'', sniis Ir lilic di' : Ir T'iiir (le Mniiir, dans l'Artistr du lii janvier ISii;!; il .ivail lepani |>ri''ci'(lcniin('nl dans la seconde édition du Tniir ilr Morm, piililiiT iii-li;i 1,1 lin de 1864, dali'i' ISilii. I9(V.). Tableaux et dessins offerts par divers artistes à un confrère paralysé. Vente du 15 décembre. /.»! Mniiilcur viiiiersi'l. Il (Iccemlire ISOV. C.el arliile esl ii''iiii|iiiMié dans le Courrier (ivdstique du 18 déeenilii'e, ri dans /'/ <'lini)n(iuc (IcS(trl>i cl dclii riifidSitr du 2ii déci'nilu I' de la même année. 1070. TuÉATiîK-FuANrAis : Le Cheveu Blanc; début de madame Victoria-Lafontaine. Tiii:\rin:-Lvitinii: : reprise de Mireille. — (Iymnase : Le Point de Mire; les Truffes. Lr Moniteur unireracl. 10 déeendire 'ISfik 1071. La Statue de Vercingétorix. L: MmiHeur universel, 23 décemlue 1804. Cet arlicle a ie])aiu d;u\^ le Courrier arlia- liiiuedn i" janvier iSfio.el dans /'Ar//.s'/^ du i:i orlnhre ISfifi. 1072. Thiîatrf.-Fuant.ais : Anniversaire de Racine : la Thébaïde ; les Plaideurs. — OriinA : reprise de la Mas- chera. — Italiens : Linda di Chamouni; Poliuto. — Vauok- vii.i.K : Racine à Uzès ; les Plaideurs. — Tli. dt^s Variktks : La Belle Hélène. — linuriKs-l'AïusiENs : Le Serpent à plumes. — Concerts populaires de musique classique. — Livres : La Petite Princesse Usée ; Fables de M. de Ségur; le Robinson Suisse^. Le Mniiiliiiritnlrirr^el, 26-27 décoiiilire IStiV. 197:î. Les Bonaparte, (ialerie Bonaparti'. In-quailo de II-32pajies. Inipiinierio de Bmiovendirr et Durcssois, h Paris. A Paris, chez E. Glaeser, 30, rue de I{(!rlin. Prix (Ht fi'ancs. Cet ouvrage, qui parut en décembre 1864, ne fut ni déposé ni inséré dans hi Bibliographie de la France, i.e curieux lia- vail de Théopliile fiautier' qui serl de préface à ce recueil des poriiails de la famille HonapaiLe, a été réimprimé en I8S3 dans son volume : Souvenirs de Ihédlre, d'art et de irili;nix- Arts, imaginée par M. Bogino, slatu;iirc de talent, et ({ne le grand Théo approuvait fort. ("eUe organisation faisait des Artistes leurs propres marchands, et leur donnait im ])alais d'Exposition permanente. C'élail une sorte d'agrandissement et de consécration de la Société nationale des Beaux-Arts. Il y eut à ce sujet plusieurs réunions piivées, et d'autres publiques, au Grand Ih'» tel, présidées par Théophile (iaulier. La chose semblait devoir réussir, el l'on n'a jamais bien su ce qui a pu entraver la marche de celle affaii'e, si profi- table pour tous, et si désirée par tous. Le surintendant des Beaux-Arts, le comte de Nieuwerkerke, était aussi très enthousiaste de cette combinaison, pres(pie plus enthou- siaste que les artistes eux-mêmes, .\ussi le bruit courut-il, à cette époque, qu'une haute personnalité parisienne avait reçu cent mille francs des marchands de tableaux, poui' empêcher le succès du projet. Voici la demande inédite do Théophile Gautier, dont nous devons la connaissance à M. Kdouard Pierre (de Boesse. I^oirel) : Siro, J'ose appoléi' la haute liienveillance de Votre Majesté sur un projet de M. Bogino, statuaii^e, qui permellrait de faille entrer immédiatement dans le budget des Artistes un capital important, et laisserait libre, pour la rétribution et la commande des gi'andes œuvres, les sommes que le gouvernement consacre chaque année aux Beaux Arts. Il s'agirait d'une loterie, dont les billets seraient en grande partie placés à l'étranger, et dont les lots ga- gnants, composés de tableaux et de statues désignées •J'.tS mSTttlHK DKS OiaVUF.S l)K TH. «JArïIKR. à racluit IKU' im .jiii'V d'artistes. IVraioiil coiiiiailiv au dehors (les *euMes enfeniK'es iiisiiti'à présenl dans un ceivle lin|i l'eslreint de réiHitatidii. Cette idée a olilemi I ,i|i|ir()liatioii d'un .L:i'and nombre d'artislos statuaires dU peintres, ijui rappiiient de leur siunatiue. et si Vntie i\lajes|é daiunail accordei- rauto- ri.sation nécessaire, reii.' Ia\rui' serait accueillie avec lopins \ir asseiitinienl et la plus prolunde recoiuiais- sance. Un iiHllion serait dépensé snr-le-iliainp en achat d'œnvre.s d'art ', cai- loulesh:'s mesures linancières ont été prises, et M. I/.onard. direcicnr du soiis-roniptoii' du roninierce et de l'Industrie, s'est ciiai'gé de l'exécu- tion matérielle de ce projet, pour lecpiel j'ai la hardiesse d'imitloi'er la liracicuse laveur de Votre Majesté. Tliéophile Gautier. I. Tout Cl' qui suit le mot : « art ", a ('té rayé sur Tautop^raphi' [pai- li- baron de Rolhschild, j)ai-ait-il. dont M. Izo\iard représentait les intérêts dans cette combinaison. 1865 1974. Les Rôdeurs de nuit. L'Aulnr/raphr, 1er janvior iSn;). Ces vers, qui am"aienl dû entrer dans Émaux r( (Uimèes et qui furent oubliés par Théophile Gautier lors do la réimpression de 1872, n'ont été réunis à ses œuvres qu'a- près sa mort; ils sont enirés en 1876 dans le tome deux de ses Poésies Complètes. L'Autographe les a publiés en fac- similé et annonce qu'ils ont été faits pour servir d'épigraphe aux Bôdrars de nuit, romance sans paroles de M. Arthur Kalkbrenner, laquelle a été imprimée en effet, avec les vers de Théophile Gautier en épigraphe, dans la Gazette des abonnies du 20 janvier 1865. Voici une variante inédile de ces stances : Minuit résonne au beffroi sombre!... Minuit!... Diane des hiboux Dont l'aube commence avec l'ombre, Et qui le soir quittent leurs trous. Spadassins, coureurs d'aventures, Gentilshommes, fils de la nuit. Font sauter sous leui's couvcrlun^s Les bourgeois réveillés au bruit. Le choc du fer sous les lanternes, Les cris des ribaudes qu'on bat, Les pots cassés dans les tavernes, Forment un glorieux sabbat! .loo iiisT(iii;i iii'.s (h:i \iii>- hk th. cmiikh. .... Tout st' l;iil. — \a\ |t;ili(iiiill(' juissc, Marquiiiil stiii pas sur le |>a\c. Le noirossaiin l'oiui dans ri's|iac'o Le Travail lioniirlc est l('\r ! I'.)7:i. Oi'KHA-C.iiMiorK : Le Capitaine Henriot. ~ Vaidk- vir,i,K : La Charmeuse. — Amuigu : Marie de Mancini. /-( Mmiiliur Kiiirrrsrl, i j.iiivicr ISi;;». 197(». Thkatuk Kkaumahciiais : Jacques Burke. — Spec- TAi-.i.K HoiuN. — (Livres:) Grenoblo Malherou. Le Maiilhiir iinircrscl, '.I jaiiN ifi ISiiii. 1077. Œuvres de M. Cordier: Statues, bustes, statuettes et médaillons. Le Mioiitrur utiirrt'scl, i;! iiinvici- isii.;. l'.t7N. Itamkns : débuts de M. Verger dans Ernani. — Théâtre Drjaziît : Les Plaisirs de l'hiver. — Foliks Dra- .MATiQiKs : reprise de la Fille de l'Air. ("mori' Napo- i.KON : débuts des frères Bonheur : expériences de lucidité magnétique. /.<■ Mii)iit>'in' uiiiriTsrl, Ki jjinvirr iso.'i. I'.)7U. fiYMNASE : Les Vieux Garçons. — Odkon : Lisez Balzac ; l'Oncle Sommerville. /.'■ M'iniiiur unin-rsrl , 2'-i janvier INCii;. lOSO. Galerie Pourtalés: Peinture. /.'■ M'Diilnir inilrfrspl, 28 janvi(;r hSCiii. l',)Sl. Thkatre Kmançais : Bressant dans Tartuffe; reprise du Fruit Défendu. — Odéon : Le Second mouvement. — Théatiu: I.vriqur : L'Aventurier. - Chatki-kt : Les Mys- tères du Vieux Paris. — VALiin.viLi.K : Madame Doche dans la Jeunesse de Mirabeau. Lr Moniteur itnirrrscl, 30 janviiT tsc.;;. 1982. Théâtre Beaumarchais : Le Secret du Docteur. — (Iaîté : Le Mousquetaire du Roi. — Houffes Parisiens : Jupiter et Léda. — ConcertsL Lr Mniiiinir nniversel, {') lévrier ISOii. 19S3. ^Nécrologie : Eugène Devéria. — Vente d'esquisses et de tableaux de Bouvière. — Italiens : Débuts de made- moiselle Vitali. — Concerts populaires. /.< Mnniliur 18(>;i. 301 universel, 13 février 186.'). Un fi'agnieuL de cal article a été reproduit en 1874, sous le titre de Roiivivrc, dans les Vnr- traits ContfmjJorains par Théophile Gautier, et un autre, sous le titre A' Eugène Devéria, a reparu dans l' Artiste dn II) septembre 1866, cl ensuite, en 1874, à la suite de lllis- toire du B.O)nantisrnc par notre écrivain. 11)84. L'Épicurien, par Thomas Moore. Traduit par Henri Bulat ; les vers par Théophile (lautier ; préface par Edouard Thierry. Dessins de Gustave Doré. Tn-8" de XXXH-311 pages et quatre yravui'es. Imprimerie de Panckoncke et compaijnir , à Paris. — A Paris, chez E. TJrntu, au Palais-Rojal. Prix : 5 francs. Ce volume, que nous trouvons inscril sous le N» 1479 de la Bihliitg rapide de la France du 18 février 186ij, avait été annoncé en ces termes dans le Moniteur universel du 0 du même mois : M. Heni'i Bulat, chef de iiotfe iniprimei'ie, vient de traduire l'Épicurien de Thomas Moore ; cette ti-adiic- tion du poète anglais est pi-écédée d'une l'emarquablc préface de M. Edouard Thierry, directeur de la Comé- die-Française. M. Théophile Gautier a bien vouhi renrichir en interprétant les vei's du poète anglais. Des dessins de Gustave Doré ornent l'ouvrage, aussi intéressant par les noms de ses collaborateurs que par les soins typographiques exceptionnels qui en font un livre de bibliopliile. C'est chez l'éditeur Dentu cju'on peut se procui^er ce volume, sorti des presses du Moni- teur universel. Les fragments en vers de cet ouvrage, traduits par Théo- phile Gautier, ont été réimprimés en 1876 dans le tome deux de ses Poésies Complètes, sauf quatre distiques que nous allons citer ici : Des oracles pour moi plus certains et plus vrais (Ju'oiseaux, chênes, trépieds ne le furent jamais. Mi iiisTdiKi'; i)i;s (j;rvi!i:s dk th. (.aiiiku. Le Iruit mùi' (|ni s'( iii|i(iiii'|>ro, et dit par ses tous loiix i)\U' les siM's (le s(Hi i (iiir coiiiillc Ii^ miel soiil (I(tii\. l'Icxihlos coiniiie sont les hiaiiclics du lilleul, Où les oiseaux eirauls Irouveiit roml)re et l'accueil. Secrets, sans celte clef à loul jamais perdus Dans la profonde nier des âges disparus. A |ii(i|i(is de M. Henri Miitiil, voici (|iialio vois latins iiié- dils tpie 'riiropliilc (iaulicf lui ;ip|)(»ita <■{ (|iii l'iirciit iiii- piiniés ;i nu seul exemplaire à riin|)rinierie dn Mimidur iinivcrsi'l, le mot lutrc impi-iuié eoinnu' ci-dessous. iNons eu devons l'ohli.iroante comniniiicalion a M. Mani'icc Droyfous, el nous les faisons snivre d'une (ladnclion tiu vers" IVancjais qui essaie ilCu dnniiei au nniins le sens: Phidiaca arte polens sculpsil Marcelin Medusam Formosam vullu vipereamqne comis. Angues hacc monstrat quos perfîda femina condit Ac tantum exterius sibilal hydra ferox. Tliéophile Gautier. Marcella. rival de Tliidias, a sculpté La Méduse au front ceint d'un serpent irrité ; Une perfide femme au fond du cœur le cèle, Tandis qu'aux yeux de tous l'hydre au moins le révèle ! M. Pnvis de Chavannes, (pii possède l'autograpiie de ces vers, écrits au crayon, assure qu'il s'ag-il de la tête de .V(7??/se sculptée par Marcello, pseudonyme de la duchesse Colonna, et exposée au salon de 18()."j sous le titie de : Une Gorgone. Les vers de Théophile Gautier dateraient donc du moment où il parla de ce buste (Voir n» 2001 ''''). 198;». Vaudeville : La Belle au Bois-Dormant. — (Nou- velles). Le Moniteur universel, 20 février 1865. 1980. Op};fiA : Reprise de la Muette de Portici. — Théa- 1800. 303 TRK Lyhujue : La Flûte enchantée. — Théathe l'HA.xr.Ais : Représentation de retraite de Geffroy. Le Moniteur uni- versel, 27 février 18<>:». 1987. Théâtre Français : Régnier dans le Bourgeois Gen- tilhomme. — Italiens : Madame Frezzolini dans Lucia. — Théâtre Déiazet : Les Vieux Glaçons; la Tentation d" An- toine. Le Moniteur universel, 6 mais 180o. 1087i''^ Moscou. IL Le Kremlin : Voyage en Russie; tome deux. IL). Revue Nationale et Étrangère, 10 mars 1865. 1988. Opéra-Comique : Le Saphir. — Ambigu : Les Deux- Diane. — (Concerts populaires). Le Moniteur ïiniversel , 13 mars 1865. 1989. 0;^ÉON : Madame Aubert. — Théâtre Dkjazet : Lantara. — Préface du catalogue de la vente de tableaux de M. Alexandre D(umas) fils). Le Moniteur univcr!iel, 3 avril 1865. uoi iiisïoiiU': DKs (ti;i Mii;> m; tm. (.AiTiiiit. I'.t".t:t. TiiKATur l'nANÇAis : L'œillet blanc. — Itaiiicns : Crispino e la Comare. Lr Mnu/iiiir iniinrst I, l(i;i\ril ISdIi. l'.i'.ii. Amuic.u : Les Enfants de la Louve. — Remenyi^. Le Miinilrur iiiiivrvsrl, I'.) avril IS(i.i. IO'.iV'''\ Histoire de Jules César. II . Le livre : Temps de Rome antérieurs à Jules César. Lr Mnniiriir uiilrcrscl iIk siiir, 22 iiM-il l.s(i;i. (Voir ii»^ 1".»'J0 el 2077^°.) IDO;». Thkatde Lvriquk : Macbeth. Lr Monihiir iniircrscl, •JV avril ISC.?;. lyJO. Opkha : L'Africaine. /.- M'iiitntv nnivermi, J^'' tuai 18(5:;. l'.tOT. Salon de 1865. (r. Sculpture : MM. Paul Dubois: F. C. Moreau; G. J. Thomas: Begas: Cam.bos; Salmson. Le Monifcur iinirerscl, (1 mai \HiV.'>. 1998. Tuéatrk-Fran(;A1s : Le Supplice d'une femme. — Vaudevimj; : Monsieur de Saint-Bertrand. — Concours régional de Versailles). L' Mnniieur universel, 8 mai 180o. 1999. Ambigu : La Voleuse d'enfants. Le Moniteur univer- sel, lii mai 18()."i. 20(1(1. Galerie de M. le duc de Morny. Le Moniteur uni- versel, 18 mai l.SOil. 2IMM. Vaudi-viili; : reprise de Béatrix; le Talisman; le Sommeil de l'innocence. — (^hatklet : reprise de les Aventures de Mandrin. /.- MnnUiur universel, 22 mai l86o. 2001 ii\ Salon de 1865. II. Sculpture: MM. A. Millet; Le Veel; Doublemard: Gumery; Capellaro; A. Jacquemard; Etex ; Roubaud: Taluet ; Varnier: Falguière : Zoegger; Ponsin : Andahary ; Itasse : Augustin Moreau-Vauthier ; Truphéme: Chapu ; Blanchard: Ch. Gauthier. III. Sculp- ture : MM. Crauk; Daumas; Cugnot ; Durand; Sussmann- Hellborn : Picault; Protheau; Buhot; Courtet: deVercy; Lebourg: Michel-Pascal; madame Bertaux; MM. Sanzel; Cordier; Carrier-Belleuse : Marcello, /v Mnnilear imirersel, 28 mai et .3 juin 1805. 18 ().■;. ;JU.') 2U02. LiBAND Théathiî-Parisien : Les Gardes forestiers. L<- Moniteur universel, 5-6 juin 186j. 2003. Thkatre-Lyrique : Le Roi Candaule ; Lisbeth. — Gaïté : Le Clos Pommier. Le Moniteur universel, 12 juin lS6o. 2003 i'i\ Salon de 1865. IV. Peinture : MM. Puvis de Cha- vannes; Paul et Raymond Balze; Cabanel; Baudry; Gérome. V. MM. Hébert; Schreyer; Matejko; Smits; Duveau; Bin; Robert-Fleury ; A. L. Leloir; Debon; Corot; Français: Lewis Brown. Le Moniteur unirerfiel, 13 et 18 juin 18('>;). La notice sur madame Judith Gautier, j)ar Frédéric Bazin, mise en tète des Étrennes aux dames, année 1883, rapporte i|ue l'analyse du tableau d'Héberl, te Banc de pierre, insérée dans ce feuilleton, est par la lîlle de Théophile Gautier, et qu elle inspira au poète sa pièce de vers sui- le même sujet (voir no 2006). 2004. Thkatre-Français : Anniversaire de Corneille ; ma- demoiselle Ponsinet Provost fils (sociétaires). — Gymnase : Les Victimes de l'argent. — Vaudeville : Les Petites comé- dies de l'amour ; le Nid ; Vermouth et Adélaïde. Le Moni- teur universel, 19 juin 186o. 2004 '"^ Salon de 1865. VI. Peinture : MM. Ribot; Gis- bert; Vollon; Manet; Fantin; "Whistler; Lambron; J.-J. Lefebvre; Giacomotti; Ehrmann; Lecomte-Dunouy. Le Moniteur universel, 2i- juin 180."!. 200o. Oi'ÉRA-CoMiQUE : reprise des Mousquetaires de la Reine.— Th. des Variétés: La Troupe espagnole; Dans les Cornes du Taureau; Un Bandit; Une Fête de Gitanes. Le Moniteur universel, 26 juin 186 j. 2006. Le Banc de pierre, à E. Hébert. Le Moniteur uni- versel du soir, 28 juin 1863. Ces vers, après avoir reparu en 1866 dans le Parnasse contemporain, sont entrés en 1876 dans le tome deux des Foésies Complètes de Théophile Gautier, sous le litre de : A Ernest Hébert sur son tableau : le Banc de pierre. La pièce est précédée, dans le Moniteur universel, de ce petit commentaire : 11. ~^0 SO(i lllMdUil', DKS ŒlîVUKS I»K Tll. (.Al TIKIi. Nous iuoiis la lioiiiio rurliiiic dr |Miii\(iii- olIVir ;i nos leclcms iiiic |)i(''ct' do vers de ^\. 'riiropliilc CiiiMlicr. Maliiir le lr;i\;iil iiiccssaid du joiii'iialisinc rt de l;i i'rili(|iir. Tli('(i|dnlt' Ciaiilicr ni'ii rrvsic pas moins lidrlc à la |>(>r>ir : la science iiii'il en possède l'a ivmlii inailiv dans la prose coinine il l'est dans les vers, (".eux (|ni on! xisilùle Salon de IHUÎ) on! ceilaine- incnt roniarciui', à cOlé de la lèle de l'enHuc signéf d'E. Hébert, et (ju'il a nonuiiéc la Perle noire, un |)i'lit lalileau niysléiicux el inlinie, le Banc de pierre. (".liaiies Gounod, lauleur i\Q Faust cldc Mirei/le, pas- sant devant ce dernier tableau, en saisit tout aussitôt le senliiuent tendrement poétique, et l'idée lui vint de le nietlre en nuisi(|ue. Mais comment expliquer le rapport entre l'œuvre du peintir et l'ceuvre du compositeur à ceux (pii n'avaient pas vu le tableau? Dans cet embar- ras, les deux muses appelèrent à leur secoui's une de leurs sœurs, la Poésie, pour (lu'elle leur servit d'inter- médiaire, el voici comme elle s'en est acquittée. Nous ferons remarquer à ce propos que les paiiile> de la mélodie de Ch. Gounod, inlilulée le Banc de pierre, ne sont point de Théophile Gautier, mais bien de M4 Paul de Clioudens. l/analvs(; en j)rose du tableau d'Hébert se trouve dans l'ailiili^ de Théophile Gautier sur le Solun publié le d8 juin (Voii- n° 200:5^'*). Ces vers ont été mis eu musique liai' MM. II. Mai'échal, G. Deneuboui'ir, A.-E. Vaucorbeil, <'.1j. Lclebvrc , A. Lalille, II. (iodard el 15. Godaid , cette dernière mélodie sous le Lilie de : /c B. 2010. Opéka : débuts de madame Lichtmay dans les Huguenots. — Tli. des Variétés : Les Contributions indi- rectes; Une Femme dégelée. Le Moniteur universel, 24- juil- let i8;i;;. 20l0''i'. Salon de 1865. X et dernier. Peinture : MM. Pen- guilly-L'Haridon: Lepoittevin; Lambert; Chaplin; Protais; Van-Lérius: Adolphe et Armand Leleux; Patrois: Luminais: Toulmouche; Vannutelli; Hector Leroux; Rodakousky: Ka- plinski ; Romain Cazes ; Daubigny: Blin ; C. de Cock; Herst: Cabat; Harpignies; Anastasi ; Saint-François; Be- nouville ; Lanoue ; Hanoteau; Lansyer; Héreau; 0. Achen- bach; Valen^ano; S. A. I. madame la princesse Mathilde; MM. Brandon; G Nanteuil ; madame N. de Rothschild; •îiis iii>T(tii;i-: l)K^ (Ha viu> dk iii. «.ai Tii;ii. M. Tourny ; madaïue de Tourmont; MM. E. Giraud ; Gal- brund; Ciaudius Popelin. L M"nil(iir imirirscl, -*,i juillcl 1805. L'uni' des (L'iivres oxposéfs jiai' l;i iiiiiiccssc Miilliildc tlonl il osl parlé tians ce ioiiillelon, a inspiré à Tbéiipliilr (ianliei' inie pièco de vers doiil nous nous occiipcrdiis plus laril : (fujnt's Vdiuitilclli. (Voir m" :22.i2.) A partir de celle dalc, Théopliilc Gautier pril un ooii^é, conune ('rititjiie lliéàlral du MoiiKciir toiicerscl, jus(iu"au :J0 novonibre suivant. Il en profita poin' aller éci'ire riiez madame Cariotia (irisi, à Saiiil-.lean, près de (lenève, son ouvrage intitulé : Spiiiti . L'inlirim de son l'euilleton lui lait par .M Théophile (îauliei lils, 2011. (A Marguerite; à madame Marguerite Dardenne de la Grangerie. sonnet I) L; Journal des Puslcs, l"'^ aoùl 18(;;>. (îe sonnet, publié d'abord sans litre, a l'eparu dans la Vclilc Revue du ."I août 1805, sous le litre de : S(i)tuet à madame Margucrile 1). de la G. En 1866, il est entré dans le Parnasse contempoiain sous le litre de : la Manjuerlte, et en 1870, enfin, dans le tome deux des J'or.s/cs Complètes de Tliéo|)liile (iaulier, sous le lilre (pie nouslui avons donné en lêle de eel article. Il esl accoinpaffné dans le Journal des Postes d'un piquant commentaire que nous allons citer : Comme Dumas, comme Méij, cummc bien d'aulfes, Théophile Gautier ne sent pas sa gi'andeur l'allaciier au rivage. II court la Suisse depuis dimanche. Je vous resserve de lui une perle littéraire tout à fait inédite et même encore ignorée des habitués des primeurs : sous vos yeux elle commencera le tour du monde. Une spirituelle fantaisie en est le préambule. Théo- phile Gautier dinait chez un de ses amis oi!i se trouvai! réunie une nombreuse et arislocraliijue société. Les ouvrages du raaitre fournissaient le menu du dîner, aussi a\ait-oii distribué aux convives des cartes dont voici le modèle : 180:;. ;jof) COMÉDIE DE LA MORT D'UN DINEI5. Julienne ù' Emaux et Camérs. Hors d'œuvres. Chinois teints ^ Saucisson MUitona. Olives farcies à la Sacounlaln. Gigot fairi des Trésors de l'art de la fli/ssic. Escalopes (le veau Grotesques. Timbale à Vltalia. Chapon de la Juive de Conslauthie. Choux-Heurs sauce Gemma. Petits pois Roués Innocents. Salade de la Péri. Primeurs. Radis du Banc de pierre. Beurre frais du Tricorne enchanté. Fromage de Constantinople. Crème, vanille et Poésies. Vins. Claret de la Momie. Fleur y Zigs-Zags. Champagne Maupin. Madère Tra los Montes. Lacryma-Christi et du Diable. Eau de Seltz des Jeunes Frani'c. Eau frappée à la Fortunio. 1. Tin est le nom d'un mandarin lettré charge de la rédaction du dic- tionnaire franco-chinois, et recueilli à Paris par Théophile Gautier. (IVoffi du journal.) ;Uii Ill^Ttillti; |»F.S CH-U'Vm'.S l)K m (.AITIKH. INiiir criix (|iii ii"i,mion'iil pas la sriic dc^ clifls- (I u'iiMc iii'i sdiil prises CCS (léiioininalioiis, le sens en sera clair el ils en saisiront l'esprit. Tliéopliile ("lauliei- a renihi en poêle celle ui-acienso alleiiiioii: ajournani son n'iiiercinnenl an Jonr de la [(■'le (Il la niailressr de la maison, il i'(''innssail derniè- ci'inrnl la iiiimiic sociéh' dans son ainialile l'elraite de l.i nii' de Lon,u'cliaiiiiis. Voici les xei'sdonl il a composé son prrcieiiN lioiiipid : Ce ra\issanl sonnid. est écrit au lias d'uTie inia.ue, el c'est dans nn cosliimc de liai emprunté à la souveraine (lu Céloslc-Kmpire que la jeune femmetpiien est rohjet a inspiré le poète. Ce sonnet a ('{.(• mis en miisit|iie pac M. 11. de la llaulie, sons le titre de : la Soinle-Marr/urnlr, sonnri. 2012. La Fête des vignerons à Vevey. Le Mo}u(eiir univer- sel, i" août 18()."). Le Mmi/d'iir iiuiirriiel du soir des 2 et n août t80;> a réimprimé cet article en l'accompagnant d'ioi commentaire «pu (explique l'oiigine de cette fête. Ce mor- ceau a reparu, avec sa suite (voir n" 2014), en 1881 dans te volume de Tliéophile (iautior, inlilulé : les Vneanees dn Lundi, inhJnnix de montar/ncs. 20i;j. A l'Impératrice. Le Maniteur imiverfiel, t.'i août 186!). Ces vers ont reparu en 1873 dans le volume intitulé : Poésies de Tlii'nphitf Gmilier qui ne fuiurerimt pa?. dans ses œurim, el, en 1S76, dans le tome deux de ses Voésics ComplHei^. Celle dernière réimpression est augmentée des strophes vingt- deux et vingt-trois qui n'avaient point paru dans le Monileur universel et qui ont été retrouvées par M. .Jules Claretie, rayées sur l'autographe, dans les )>apiers des Tuileries; il les a publiées en 1871 dans son volume inlilulé : l'Empire, les Bo7inpnrte il lu Cmir. île. i8o:;. ju 2014. (La Fête des vignerons à Vevey(fin).).— Vaudeville : Les Deux sœurs. Le Moniteur univenel, 21 août I860. Réim- primé intégralement, ainsi que nons l'avons dif plus liant. (Voir n" 2012.) 201,;. Les Salles de l'Alhambra, par M. Tomaso Père?,. Le Moniteur universel, 10 septembre 18(;;;. 2016. Spirite, nouvelle iantastique. Le Moniteur riniverscl , 17. 18, 19, 21, 22, 23, 24, 2:î, 26, 28, 29, 30 novembre, !'='■, 2, 3, o et 6 décembre 186;». Cette nouvelle, longtemps annoncée sous le titre de Sj)irit, parut pour la première fois eu volume en 1866, et cet ouvrage a souvent été réimprimé depuis. Disons ici, pour le désespoir des bibliophiles, (pfil existe un seul et uni((uc exemplaire de la première édition de S^urite, tiré pour madame Carlolta Grisi, qui contient une dédicace imprimée dont on ne possède aucune copie. Pour comble de malheur, ce volume, relié en veau bleu, a été perdu ou volé, soit à Genève^ soit en Espagne pendant un séjour qu'y fit la créatrice de Ciiselle et de la Féri en 1870- 1871. Cette édition de Spirite a, été imprimée chez Claye, et voici la lettre inédite qu'il écrivit à Théophile Gautier au sujet de cet e.vemplaire unique : 7 février 1866. Mon cher Maître, Je tiens à votre disposition l'exemplaire unique (par sa dédicace) du Spirite. La crainte qu'en vous l'adressant sur un point ou sur un autre, il ne se détourne de sa voie, et n'arrive pas à son but. fait que je le détiens jusqu'à votre première visite. Bien à vous, J. Claye. C'est à propos de Spirite aussi que Théophile Gautier reçut d'une dame médium qui ne se fit pas connaître les vers sui- vants, attribués par elle à Alfred de Musset. Ces vers, datés .'U? mSTOIRF. DES OEIVRES HF, TH. CATTIER. (lu 2 (it'i'onihro lS(i:i, tV:ipi»i'iriil l';iulciii (W {''irliniin : il en lit i^liisit'uis copios. t-l rime d'cllos roiniso à Paul do .Miisscl, lit parlii\ (sous li» miiin ro liV ilii calalo^'-uc), . Ce prologue en vei's, qui iiccompagna lotîtes les éditions de la pièce de MM. de Gon- couil, lit partie en 186() de la seconde édition des Poésies Nouvelles de Théopbile Gautier, d'où il est sorti en 1872 pour entrer dans sonThéâtre, qu'il n'a plus quitté depuis. L'auto- jïraphe de ce prologue déposé aux archives de la Comédie- Française contient quelques variantes. Il est précédé de cette phrase expliquant la situation au lever du rideau : « Uue femme costumée se débarrasse des étreintes d'un masque qui la lutine, et fait qui^lques pas vers l'avant-scène. » Les deux derniers vers sont écrits ainsi : Quand on a feuilleté l'album de Gavarni L'action apparaît, terrible.... TIN MASQUE la prend par la taille et Pemmène au fond du théâtre, en disant : As-tu tini? Le début de ce piologue a été reproduit aussi, en fac- similé, dans l'Art du 15 mars 1885. 2021. Théâtre-Français : Henriette Maréchal. Le Moni- teur universel, 11 décembre iM',). 2022. OpÉnA-CoMiouE : Le Voyage en Chine. — Chatelet : La Lanterne magique. — Concerts populaires.— (Livres:) Le Bois de Vincennes. Le Moniteur universel, 18 décembre 186:;. .111 IIISTOinK \WS OjaVRES HE TM. nAUTIRR. •J(V2:i. La Sainte Bible, avec les dessins de Gustave Doré. I cl II. /,'■ Mniiiiriir iiiiirrrsi'l, -JO l'I '22 (Irci'inliic ISC.:;. ■J(V2î. rni:.KTiu:-rn\M Aïs : Anniversaire de Racine : Mi- thridato ; Hommage à Racine: les Plaideurs. — Tiikathi.- I.Mtiui'i' : reprise de Martha. — ()i'i:ha-(',o.vik>ue : reprise de l'Ambassadrice. L' Mniiiiciir iniirrrscl, 2.'i diM-ciiilni' isn:i. PORTRAIT DE THEOPHILE GAUTIER EN 1865 OU 1866. D'après une photographiu du M. Thiercj' (de Lyon) A~ <2^s '7|U^ .MT <^ /) ',!::: 1866 202o. (Nécrologie :) Provost. — Opéra : Le Roi d'Yvetot. — Théâtre-Lyrique : La Fiancée d'Abydos. — (Nouvelles). Le Mimitcur itnivrvsel, l""" janvier 1860. l]n fraiimeiit, de rot article, ii)liUilé Provost, a reparu en 1874 dans les Poiiraih Contemporains, par Théophile Gautier. 2026. Odéon : reprise de la Vie de Bohême. — (lAiTÉ : Le Hussard de Bercheny. Le Moniteur vnirersel, 8 janvier 1866. 2026'''^ La Sainte- Bible, avec les dessins de Gustave Doré. III (fin). Le Moniteur universel, 0 janvier 18(i6. 2027. Italirns : Léonora. — Concerts populaires de mu- sique classique. — Le Tour du monde, collection d'aqua- relles, par M. Hildebrandt. Le Moniteur universel, Li janvier 1866. 2028. Théâtre-Français : Le Lion Amoureux. Le Monitmr universel, 22 janvier 1866. 2020. Opéra : reprise de Le Dieu et la Bayadére. — Ita- liens : rentrée d'Adelina Patti. — Gymnase ; Héloïse Paran- quet. — Cirque Napoléon : Le dompteur Batty. Le Moniteur universel, 29 janvier 1866. 2029'*'-". Troïtza (Voyage en Russie. Tome deux. III). Revue Nationale et Étrangère, l^^ février 1866. 2030. Théâtre-Français : Le Bourgeois Gentilhomme. — Statues delà Tragédie et de la Comédie, par MM. F. Duret et Thomas. Le Moniteur universel, ;i février 1866. nc> HISTOIRE DE> DRIVRF.S DF. TH. r.AlTIF.n. '2' Moni- hui unit'K- 1. l'.t livrui l-stii., lu tiairiiifiil »!♦' ce travail a été rt^mprimé, sous le liliv do : Ira Fiijuirx de cire, dans /<• Moniteur universel du soir, du 21 février 18fi«3. 2033. fiAiTK : Le Coup de Jarnac — It.vliens : Gli Ele- menti. — Fam.ais es-Parisie\ne> ; reprise de Avant la Noce : l'Amour est un enfant. Le Monitrur umiersel, 20 fi\riti- iM.i.. 2i' :t:{ ''\ Troïtza. II . L Art byzantin. Voyage en Russie : tome deux. IV. L Art byzantin . li' i lo- yiitinn ,t Eti-m- iji'i'\ l" mars I8fi«. 2034. A L. Sextius. Le Parnasse contemporain, premier»' livTaison, 3 mars 1866. Ces vers ont reparu en 1876 dans lo tome deux des Poésies Complètes de Théophile Gautier, sous le titre de : A L. Sextius : ode IV. traduite d'Horace . l'ne lettre de Théophile Gautier à Jules Janin, dont nous reparlerons, apprend que ces vers ont été écrits en février 1861. Celte lettre a été pubHée seulement en 1884. 203j. Peintures de M. Robert-Fleury au Nouveau Tri- bunal de commerce. — Opéra : débuts de mademoiselle Mauduit dans la Juive. — Italiens : Don Giovanni. — Con- cert de 1 Œuvre des Faubourgs. L- Moniteur universel. 5 mars 1866. Le début de cet article a été réimprimé, sous le même litre, dans l'Artiste du 15 décembre 1866. 2036. Porte-Saint-Martix : Les Chanteurs ambulants. — (^NouTelles . L Moniteur universel, 12 murs i8t}0. 2037. Odeox : La Contagion, le Monitettr univeisel , i<) mars 1866. 20:i<^. Italien? : La Fidanzata Valacca. — Chatelft : reprise de Fanian-la-Tulipe. — Théâtre Dejazet : reprise de Monsieur Garât. — Concerts . Le Moniteur tmiverjicl, 26 mars 1866. 18G0. un 2030. Mademoiselle Dafné de Montbriand ; eau-forte dans la manière de Piranèse. Revue du XIX« siècle, N° 1, l'-- .ivril 186b. Celle nouvelle, la dernière que Tbéopliile Gautier ail écrite, porte comme titre sur le manuscrit autographe : Mademoiselle Dafné de Boisfkury, eau-forte à la Piranèse, sons-titre qui fui changé sur l'épreuve en celui de : Eau- forte dans la nmnièrc de Viranèse. Le nom qu'elle porte dans la Rctue a dû lui être donné par M. Arsène Houssaye, son directeur. 11 en a été fait, en 1807, sous le titre de Made- moiselle Dafné de Montbriand, une édition de contrefaçon chez G. Paetz à Naumbourg (Allemagne); elle forme un petil volume in-24 de cent quarante pages ; l'œuvre de Théophile (iautier n'en a que cinquanle-six ; le volume est terminé par un récit de Champtleury. Les 2, 3, 4, ÎJ, 6, 7, 8 et 9 avril 1872, celle nouvelle reparut dans la Gazette de Paris, journal dirigé aussi par M. Arsène Houssaye, sous le litre de : le Prince Lothario ; elle y est allongée et modifiée. Voici la lettre d'envoi du manuscrit au directeur de la Revue du XIX' Siècle : Genève, 7 mars 1860. Mon cher Arsène, Voici la nouvelle promise. J'ai travaillé jour et nuit pour arriver à temps. Je souhaite qu'elle te convienne. Fais composer bien vite et envoie-moi l'épreuve à cette adresse : monsieur Théophile Gautier, chez madame Carlotta Grisi, villa Grisi, par Saint-Jean, Genève, Suisse. Je te la renverrai immédiatement. A toi de cœur; ton plus jeune et ton plus vieil ami. Théophile Gautier. Eu 1881 enfin, cette nouvelle a paru chez Charpentier en im petit volume in-32, illustré de deux vignettes, sous le litre de : Mademoiselle Dafné. Elle est suivie de : la Toison J18 IIISTIMHK I»KS (HaMîKS DK TH. (.Al Tll.l!. d'or, Arn'd Mdiccllit et If l'rlil C/iirii dr In uutniiiisf. I.c feiiilloloii (1rs livics (r(''lrciiiios dr la l(ilili octobre 1867; pourlaiil elle ih' paiiii jamais, l'no autre : Di'noueincnl lur<\ ibuil il avail trouvé le sujet à t^onstanti- nople en 18o2, i'ut destinée d'aliord à l' Artiste et annoncée sui" la couverture du numéro du :> avril 1857 ; elle passa ensuite à la Revue du A7A'* sièele, dont le numéro de sep- leudire 18()(î Tannonf^a à son tour; le ninn(''i-o (roctol)r(^ de la même année la promet même jiour le jnois suivant. Plus lard, après la disparition île celte i»evue, l'œuvre fut réser- vée à /rt GAi^^f/e de P«;/n (pi i l'annonça sous le litre de: le Di'noiieinenl turr, depuis son num(''ro du 21 mai jiisiiu'à celui du 18 juillet 1872, sans la publier jamais, lùilin, un grand roman d'aventures , le Vieux de la MonUigne, promis vers 1865 a\\ Moniteur universel du soir, d annoncé dès 1845, ne parut jamais non plus. Lors de notre entrevue avec le yrand écrivain, en juin 1871, il nous dit que de ces ouvrages, tous trois prêts dans son cerveau, pas une ligne n'était écrite. 1! est mort sans avoir donné à ces (ciivres la foi'uie et la vie. 2040. Opéra : reprise de Don Juan. Le Moniteur uni- verset, 4 avril 1866. 2041. GAixii : Bas-de-Cuir. — (Nouvelles). Le Moniteur universel, 0 avril 1866. 2042. Beaux-Arts : Galerie de M. Boittelle. Le Moniteur universel f 20 avril 1860; Ce morceau a servi d'introduction IJ^OCt. 31!) au catalogue de la CullccUondi: M. Boitlelle, sénateur, vendue les 24 et 2o avril 18G6. Il a été réiuipriuié aussi dans bt Chro- nique des arts et de la curiosité du 22 avi'il 1806. 2043. (Disette théâtrale. — Bleak-House, par Charles Dickens). Le Moniteur universel, 2.) avril 18(36. 2044. Italiexs : débuts de mademoiselle Mêla. — Ouéon : nouveau dénouement de la Contagion ; retraite de made- moiselle Thuillier. — Ambigu : Le Mangeur de fer. Le Moniteur universel, 30 avril 1860. 204:;. Italiens : Il Casino di Campagna. — Salle Éuaru : Tobie. — (Livres :) Idées et Sensations, par Edmond et Jules de Concourt. Le Moniteur universel, 7 mai 1860. 2046. Opéra : reprise de Giselle. — Théâtre Lviuole : Don Juan. — Gymnase : Le Tourbillon. — Concerts. Le Moniteur universel, 14 mai 1800. 2047. Salon de 1866. I. MM. Emile Lévy ; Gustave Moreau ; Gérôme. Le Moniteur universel, l'.\ mai 1800. 2048. Barye. L'Illustration, 19 mai 1806. Cet article a reparu iiicom[)ict eu 1868 dans les Sommités eontempor aines, j)ubiication entreprise par l'illustrution et qui n"a pas été achevée, et, en 1874, incomplètement réimprimé encore, à la suite de VHistoire du Romantisme par Théophile (iauticr. 2049. Théâtre-Français : Mérope. — Concert de Vivier. — Exposition rétrospective (au Palais de l'Industrie). Le Moniteur universel, 22 mai 1800. 20.)0. Salle Ventadour : Ernesto Rossi dans Amleto. — Théâtre Lyrkjce : Les joyeuses commères de Windsor. — (Nouvelles). Le Moniteur iiniversel, 28 nuii 1806. 20ol. La Nue. lievue du XIX'^ Siècle, l*"" juin 1806. Ces vers ont fait partie la même année, de la cinquième édition des Émaux et Camées (seconde édition des Poésies Nouvelles) ; ils ne les ont plus quittés depuis. Dans la Revue ils sont datés ainsi : « Nuii du jeudi 13 mai 1866, en waggon, entre Genève et Paris. ». Dans le volume, cette dale est corrigée ainsi : •juo iii>T(Mi;i; i)i;s (»i;i mîi;s di, th. i.altikk. « .Initli i;; inai-5! (ISfiO), nml. lùilrc (iciirvi- ri P.iris. lui wafT^MHi ». (]'osl ccIIl' (Icrnit'i»' dalc (jiii est la viair. ('i-lli' iiiciilioii a ('[('. suppriiiK'O, i-ii 1872, dans la sixirnif cdilidii di's EiiKiii.r rt Ctimirs, la (Irniirrc t|iic 'riiéctidiilc (laulicr ail iiMir. Il a lail, lui'S do cdlf dn iiiric rt'iiniuTssioii, (|U('ltnU's coiii'ilioiis à celle pièce ; les vers iiciil', (|uiiize cl seize cl viiifjl-ciiKi élaieiit éciUs ainsi dans la Hcviir, ci dans la pi'e- mit'iv rdiliiin de lilnairic : Kilo assouplil en inulles pu^cs. Dans ce clair-obscur du Corrègc, Argenté coninic nu jour dormant. La laison 4. Théâtre Lyrique : Les Dragées de Suzette ; le Sorcier. — Eaux-fortes de Karl Bodmer. Le Mmùteur uni- cersel, 18 juin 1866. Une partie de cet article a reparu dans riUustrallim du 30 juin t86G sous le titre de : les Eaïu- furles de Karl Bodmer. 20oo. (Nécrologie :) Méry. Le Moniteur universel, 19 juin, et le Moniteur universel du soir, 20 juin 1866. Cet article a ISGC). 301 été incomplolcment réimpiiiné on 1874 dans les Pdilniils Confrmpnrains par Théophile (îautier. 20oo'>i^ Salon de 1866. III. MM. Jalabert ; Jourdan ; de Coninck ; Henner ; Lecomte-Dunouy ; Glaize fils ; Ehr- mann ; Baader : de Beaumont ; Glaize père ; Antigna ; Fir- min Girard : Hébert. Le Moniteur universel, 21 Juin 1806. 20i)6. Thkatre-Français : Gringoire. — GaIté : Jean la Poste. Le Moniteur universel, 25 juin 1866. 2007. ÎHÉATRE-FiiANr.Ais : reprise de Péril en la demeure: — Gymnase : reprise de Célimare le bien-aimé ; le Sabot d'Aurore ; le Waggon des dames. Le Moniteur universel, 2. juillet, 18(')6. 20;;7i'i% Salon de 1866. IV. MM. Tony Robert-Fleury ; Gisbert; Mercadé ; Merino ; Ribot ; Roybet ; Gustave Doré; Carolus Duran ; Brandon ; Courbet. Le Muniteur uiiirrrscl, 4. juillet 1866. 2008. Opéha : reprise de la Juive ; le pas des Abeilles. — Ambigu : La Bergère d'Ivry ; reprise des Chevaliers du Pince-nez. — (Thkatre de Salon : ) Le Bois de Daphné. L- Moniteur universel, U juillet 18(i(). 2059. Dpéra : reprise de Roland à Roncevaux. — Opi:i{a- CoMiQUE : rentrée de madame Ugalde dans Galathée. — ^Livres : ) Les Voyages imaginaires de M. Jules Verne. — Nécrologie : Edouard Martin. Le Moniteur universel, 16 juillet 1866. 2060. A Claudius Popelin, sonnet. La Gazette des Étran- gers, 16 juillet 1866. Ce sonnet, réimprimé le lendemain dans le Soleil, et la même année en tête du voltune de M. Claudius Popelin : lÈmail des peintres, est entré en 1876 dans le tome deux des Poésies Complètes de Théophile Gautier. La première version, datée du 28 juin 1866, est quelque peu difîérenle ; les vers cinq, neuf et dix étaient d'abord écrits ainsi, contrairement, pour ces deux derniers, à la règle des alternances masculines et féminines des rimes : II. 21 .•{;';' iii,sT(iii!i. iii:> (»i;i \iii;s m: ni. (.\i tii:k. Ce qui' nos sciix ont \ii, ((Miiliicii dviMix le \i'ii(tiil ? Mais toi. mon (llamlius, i'imiiiiirccssihlc ciniiil, 'l'cl (|ii(' raiiihrc vu son or une llciii' ('ncliiisst''t', La version rorrij^éc esl cilcL' aiis>i dans Ir Maiiili m imi- rcrsrl dn '10 ^\r^■vu\\>rv ISCdl. 20(»0'"\ Salon de 1866. V. MM. Landclle : Eug. Giraud ; Ch. Giraud ; Dehoddcncq ; Fromentin : Pasini ; Berchére : Magy : Huguet ; Mouchot ; Guillaumet : Brest ; Delamain : Belly ; Tournemine : Penguilly-L Haridon ; Bouguereau ; Andrieu : Hugrel ; J.-J. Lefebvre. VI MM. Gustave Bou- langer : Louis Boulanger : Anatole de Beaulieu : Comte ; James Tissot ; Goupil : Marchai : Gide ; Heilbuth ; Jundt ; Meyei heim ; Vautier ; Patrois : madame Anselma ; MM. Schreyer ; Protais, Hippolyte Bellangé. Le Moniteur universel, 17 et :2l.jiiillrl |S(i(i. 2061. Opkka-Cosiiuuk : José- Maria. — I'oute-Saint- Mautin : reprise de Salvator Rosa. /. ■ Moiiibur universel, •l.\ .jnilli't INOC. 201)1 1"\ Salon de 1866. VIL MM. Bin ; Sirouy : Vannu- telli ; Luminais ; Valerio , Worms , Zamacoïs : Van Tho- ren : Wetter ; Meissonier fils . Schutzenberger ; Lambron ; Faruffini ; Anker ; Eugène Feyen ; Feyen-Perrin ; Mada- rasz , Bonnegràce ; madame Henriette Browne ; Schle- singer. VIII. MM Lanoue ; Masure ; Paul Huet ; Karl Bodmer : Busson ; d'Alheim : Chintreuil ; César de Cock ; Herst. IX. MM. Corot ; Théodore Rousseau ; Oswald Achenbach : Anastasi ; Gosselin : Appian ; Jules Didier ; A. Bonheur : Lewis Brown ; Otto Weber ; Harpignies ; Bellel . Hanoteau ; Guiaud ; Lansyer ; Groiseilliez . Auguste Boyer ; Nazon . Breton : Blin ; Philippe Rousseau ; madame Escallier ; M. Blaize Desgoffe. Le Munileur univernel, 24, 2(5 el 20 juillet ISCil. 18 HT.. 323 2062. CiYM.NASK : Mesdames de Montanbréche. Le Muni- leur universel, 30 juillet 1866. 206;!. La fleur qui fait le printemps. Renie du XIX'^ Siècle, {«f août 1866. Ces vers, écrits le 21 mars 1n66, lurent datés inexactement, dans la Revue, du 21 juin 1866. Ils sont entrés sans date, en 1872, dans la sixième édition dos Emaux et Camées. Leur premier titre fut : /rs Marrnnniers de Saint- Jean, et voici, à partir de la stropbe six, toute une série de strophes différentes el même inédites de cette première version ; Vous pouvez, de la base au tiulc, Pendre vos grappes sans péril, Marronniers, et vous mettre en t'èle, Car Mai déjà talonne Avril. Belles Heurs, pressez-vous d'éclore Et d'éblouir mes yeux ravis ; 11 me faut retourner encore Au cercle d'enfer où je vis. Oh! de grâce, faites la joie Au poète dans sa douleur Qu'avant de s'en aller il voie Votre magnilicence en Heur! Grands niaronniers de la terrasse, Je connais vos splendeurs d'été ; Montrez-vous à moi dans la grâce Qui précède votre beauté. Je connais votre écrin d'automne, Vos tons de pourpre et de safran, Chamarrure dont l'œil s'étonne. Diadème d'or de Saint-Jean. .i.'l IIISTnlIîl, IH.> (H;1 \HI-.> Kl. TU i.AlTIKIi. .le \tiii> ai MIS, hiaiiclics rainées, Pareils aux dessins (|ue le IVoid Aii\ Vitres d argent l'Iaiiiées Trace, la nnil, a\ec son doigl. Je sais (mis vos asiiecls siiperhes, Arhres m'-anls, vieiu mai rdiiiiiers, ,l\Iais j'ignore vos lilaiiclies geilies Et vos arômes prinlaiiiers. .le [lais; adieu. — Le vrai soniiro Le vrai lK>U(iiiel. le vrai printemps, Ce n'est pas vous, il faut le dire : ■le iriillciidiai |)as plus loiigleinps. Sous le eiei d'azur ou de liriiiiie, Une lleiir rare s'ouvre ici, (Jui loiijouis rayonne et parfuiue; Son nom est : Carlotta Grisi. :Î003'''\ Salon de 1866. X. S. A. I. madame la Princesse Mathilde : MM. Bellay. H. Lehmann ; Gustave Moreau ; Amaury-Duval : mesdames la comtesse de Nadaillac ; la baronne Nathaniel de Rothschild; MM. Allongé; Saintin; mesdemoiselles Baubry; Louise Rochat ; MM. Gluck; Clau- dius Popelin ; Carpeaux ; Carrier-Belleuse : Falguiére ; Chapu ; Feugéres des Forts , Capellaro ; Cambos. Lr Moiii- trar itnii:if.riiiii'' iiitrur.'ilcmoiil, on IS8I, lians If voluiiio di- Tln-upliilc (iaulirr, iiililiilr : hs Vacanccu lio en notre possession porte celle date: « 12 mars 1866», et les deux dirnières strophes sont ilillérentes. Voici ces variantes ; Il voit l'azur derrière l'ombre, Comme un croyant sûr de son Dieu, Et sait, en dépil du temps sombre. Que la grande lète aura lieu. A la nature il se confie, Avec amour, espoir et foi. 2077. Adelina Patti ; sonnet. Revue du XIX' Siècle , I" octobre 18(iO. (le sonnet, anonyme dans la Revue et accompagnant le portrait gravé d'Adelina PaKi, est par quatre auteurs, s'il taiil «-n croire le chroniqueur du Bul- h(i)i francdia du 1.'! oclobr*» 1874 : le Bien public du 22 répète 18 ()('.. 3-27 cette inênic uffirmation qu'il empriuite, dit-il, au Journal du Havre, qui, lui-même, l'avait sans doute empruntée au Bulletin francak. Voici ce sonnet avec les noms des auteurs désignés : 'r' Es-tu le rossignol, la rose, l'harmonie, Jeune divinité du ciel italien? Es-tu l'amour, l'esprit, le charme, le génie, Etoile aux éclairs d'or de l'art cécilien? Théophile Gautier. 0 diva radieuse! ô musique infinie ! Tu nous suspens à toi d'un céleste lien. Tu portes dans ton œil le pleur d'Iphigénie, La gaîté de Ninon et l'éclat de Tallien. Arsène Houssaye. Chante, ô ma Lucia ! chante, ô mon Adeline! Tressaille sous ton lys et sous ta mandoline. Respire dans ta pourpre et dans ta floraison ! Théodore de Banville. 0 hrune Adelina! comme Vénus la blonde De la pointe du pied boit l'écume de l'onde, Tu semblés une fleur qui boit une chanson! Charles Coligny. Sans être en mesure de démentir ou de confirmer l'au- thenticité de ces renseignements, si nous avions dû cher- cher la part de collaboration de Théophile Gautier dans ce sonnet, nous lui aurions plutôt attribué le tercet final que le premier quatrain. 2077 2°. Voyage en Russie : Retour en France. (Voyage en Russie, tome deux, VIi. Revue Nntionale et Étrangère, le' octobre 1866. Ce chapitre, comme rindi([ue son titre, est le deinir-r de l'ouvrage, ({ui parut en deux volumes le mois :h>H lll'-ldllvi; DFS ma'VHKS \)V. l'Il CMTIKU. suivaiil. Voiri lu didicict- .mldiiiMiilii' iiiic |inil;iil l'cNriii- |il;iiiv oH'cil |»;ir 'riiruplMlr (i.iiilii'r à Ncsini' I^O(|ii('pliin ; elle n é\(' pul»lii'<> ilaiix /<■ t'oiisiiiiiliniiiiil (lu I •.' M'iviMiiliii' ISdO : Mnw l'Iii'i' ll(ii|ii<'|ilaii. Toi (|iii is rciiiit'Mii [x'isoniiol du soleil, ce livre nei- uviix el liiiiiiKMiv (loil le ])l;iii('. .le le renvoie |)niir !.• (Nmiici' roil'jlrr cl Ir lilaiirliif le Iciiil. liieii à loi , Théophile Gautier. il cillr ilr rexoniplaiio udressé à Sainle-Bcnve, leciicillic en 1877 dans l'Élude aitr Ica ex-Bonn cl dédicaces aidor/rophrs, |iai M. Aloxis Martin ; A Idnele Beiive, son dévoué neveu. Théoi)hil(' Gautier. 2077 3». Histoire de Jules César (III, fin), tome deux. Guerres des Gaules d'après les Commentaires. L MuniUur universel du soir, 6 octobre 1806. (Voir \\°^ l'.iOO et 1994'^''.) 2078. Italiens : réouverture; rentrée de la Patti dans la Sonnambula; madame Emmy Lagrua. — Gvmnase : Nos Bons Villageois. L' M'iitiliiir iinirirscl, Hoclobie 186(i. J070. (Nécrologie : Joseph Thierry. — Opéra : reprise d'Alceste. — Concerts populaires de musique classique. Le Monileur universel, il) oclobi'o 1866. Vn IVaitiineiii du (iébu!, de cet article a été réimprimé en 1874 dans les Portraits Contemporains par Théophile Gautier, sous le titre de .luseph Thierry. 2080. Italiens : Adelina Patti dans Crispino et la Co- mare. — V.^uokville : Le Fou d'en Face. — Amiugu : Les Amours de Paris. Le Moniteur universel, 22 octobre 18GG. 2081. Gaîté : Le Major Trichmann. Le Moniteur universel, 29 octobre 1860. 18 66. :i->u 2082. Odkon : La Conjuration d'Amboise. — Italiens : Don Pasquale ; Otello. — Nouvelles). Le Moniteur univei'scl, .') novembre 1866. 2083. THÉATRE-FRANr.Ais : Le Fils. — Itame.ns : La Tra- viata. — Fantaisies-Parisiennes (: réouverture). Lr Memi- Iciir iniirrrurl, 12 novembre 1866. 208 i. Opkra : La Source. — Théatre-Franqais : reprise de Par Droit de Conquête. — Th. des Variétés : Les Chaines de fleurs; les Deux Sourds. Le Moniteur universel, 11) iio- vemltre 1866. 2083. Nécrologie : Gavarni. — Opéra-Comique : Mignon. — Gaîté : Cadet la Perle. — Joachim aux concerts popu- laires. — L'Athénée de la rue Scribe. Li Mmiiienr unirer- sel, 26 novembre 1866. Le début de oet arlidc, sous le seul litre de Gavarni, a reparu incomplètement dans le Moniteur nniversel du soir du 7 noveml)re 1866, et, en 1874, dans les ['iirtraits Contemporains par Théophile fiaiitier. 2086. Théâtre- Français : Le Joueur; Sganarelle. — Italiens : Saffo. L' MiDiitenr iimvi'rsri, :] déccnibre 1866. 2087. Vaudeville : Maison Neuve. — Porte Saint-Mar- TLN : La Reine Cotillon. — Séances musicales de l'Athénée. Le Moniteur universel, 10 décembre 1866. 2088. Théâtre Lyrique : Freyschutz. — Théâtre-Fran- çais : reprise de Mademoiselle de la Seigliére. Le Moniteur universel, 17 décembre 1866. 2089. Chatelet : Le Diable Boiteux. Le Moniteur universrl, 24 décembre 1866. 2090. Sonnet. Le Mnniteur universel du soir, 24 décemlire 1866. Ce soniiel, adressé à M. Ingres, était accompagné de (;ette note, dans le journal : M. Ingres ayant envoyé à M. ïhéopliile Gautier une réduction d'un fragment de son Apothéose d'Honii^re. représentant les trois tragiques grecs, M. Tliéopliilc 330 IIISTOIIIK UKS (H IVIIKS DK TH. (,Al llKli. (îautiiM', fil .i:iiisc d acciiM' de rrccidion, a ailrcssr à rilliisln^ pt'inlri' la piôcc siiivanlc. (|iir nous soniiiirs liciiri'iix ili' |iou\oir ('oniiniini(|ii(M' à nos Icrd'urs. (".(•s vfis (iiil él('' roprodiiils dans le Vhinro du (> luillcl 1870 l't dans la Gnuttr dr l'nris du ((janvier 1S72. Kii J87(», ils sont onliV'S dans le loinc deux des Poésies Coinplctes de Théophile (iaulier, sous le litre de : A Ingres, sonnef. En réponse à rDimi d'ni) fruqnirnt ib' IWpothi'ose d'Ilnmrrr. 2001. Revue de l'année théâtrale. — Ambigu : La Du- chesse de Montemayor.} L' Mmilnir imirrrscl, 31 déccnuiic ISUCi. 1867 2002. Ambigt : La Duchesse de Montemayor. — fiAiTÉ : miss Adah Menken dans les Pirates de la Savane. — Nou- velles). Le Moniteur universel, 7 janvier 1867. 2093. Nécrologie : mademoiselle Georges. — Théâtre- Français : Un Cas de Conscience ; reprise de la Ciguë. Le Moniteur universel, ii janvier 1807. Un fragment du début de cet article a été réimprimé dans le Moniteur universel du soir du l'o janvier 18(37, et il a reparu en 1874 à la suite do l'Histoire du Romantisme par Théophile Gautiei', sous le titre de : Mademoiselle Georges. 209i. E. Hébert. L'Illustration, 19 janvier 1867. Cet article a été incomplètement reproduit en i87i dans les Portraits Contemporains par Théophile Gautier. 209o. Italiens : (La Patti et) Gardoni dans le Barbier de Séville. — Théatbe-Lvrique : Deborah. Le Moniteur uni- versel, 21 janvier 1867. 2096. (Nécrologie : Ingres. Le Moniteur universel, 23 jan- vier 1867. 2097. Hommes et Dieux, par Paul de Saint-Victor. Le Moniteur universel, 28 janvier 1S67. 2098. (Théâtre -Lyrique : remise de) Sardanapale. — Exposition des œuvres d'Hippolyte Bellangé. — Histoire d'Apelles, par M. Henry Houssaye. — (Nouvelles). Le Moniteur universel, 4 février 1867. Le fragment de cet ar- ticle relatif au livre de M. Henry Houssaye, a été réimprimé dans r Artiste du 15 du même mois. J3-.' I1ISTOIHK i»i:s oiirvHKS ni; th. cm tiku. 20'.)'.!. 'riiKATHK-l-vHKtn-; : Sardanapale. /.' Mniillinr uni- versel, 11 frvrior iHCtl. Le ilduil di' cri Jiiiiili' a rh- rriiii- |iiini»'' dans /c Mtwiliur utiircrstl du snir t\\i 12 tVviici, sous II' lilri* (II' : .\ })ri>pns tir Sin'(i(iiiii))iil<'. JKKt. Tm athe-I"»an(;ais : madame Arnould-Plessy dans L'Aventurière. — Ami'.ici' : Maxwell. Li M'iiiiltur iniim-scl, JS iV'viin- |Sti~. •2 lui. Un spectacle d'amateurs. — Athénée. — Les femmes de Corneille conférences) par madame Ernst (née Siona Lévy). — Henri Kowalski. U Mouiteur univorael, •_>:i IV'vritT IS07. 2102. Le Rose, sonnet. îlcnte du XIX' Siècli:, \" iiiai-s 1807. C.i^ sonnet, di-tlir sur l'auloyiaplie ;i inadanie .\di'iiue PIuu- ketl, fut écrit à Clianiaïaiidi', chez le duc de Pei'signy, le 3 juillet 18()() ; il a reparu dans la Gazette de Paris du 1" jan- vier 1872 el dans le Mniiitrar universel du 1" février 187V. Il est entré en 187(") ilans le tome deux des Poésies Comph'trs (le Th('0{)hile (îautier. 210:i. L'Hirondelle, sonnet. Revue du .VLY« S/èc/c, l"' mais 18(»7. Ce sonnet a reparu, a\ec le précédent, dans les luènies conditions. La version du Moniteur est différente, el de plus donnée comme inédite; il est joirt à cette pièce, dans ce journal, deux sonnets sans titres, nui ne sont autres que l'un des deux sonnets publiés aussi sans titres en 1870 dans le tome deux du Parnasse Contemporain, et Modes et chiffons paru en janvier 1802 dans la Revue de Paris; les trois pièces sont intitulées: Trois sonnets de Théophile Gautier, et accom- pagnées de cette note : Nous avons on la lioiinr roiliiiie de découvrir trois .sonnets inédils de Théophllr Gautier. Nous nous hâtons de les olîrif en primeur à nos lecteurs. Le petit bout de billet (jui précède le premier a à peine besoin d'explication. Tl est adressé à une dame un peu blasée sur les complimenls physiques. Le poète bii écrivait : 18 0 7. -Ui Janvier 18b5. Je veux commencer raniiée par un sonnet en voli-e iionneur. — De grâce, qu'il n'y soit plus question de mes yeux, de mon teint... J'ai aussi des qualités morales : Je suis une hirondelle et non une colombe, — Soit, je garde ce premier vers et vais faire un sonnet avec des rimes en ombe, ce qui n'est pas abso- lument aisé. .\|it("'s quoi venait la version de V Hirondelle, (jne nous Irauscrivons ici : Je suis une hirondelle et non une colombe, Ma nature me force à voltiger toujours. Le nid où les ramiers roucoulent leurs amours, S'il y fallait couver, serait bientôt ma tombe. J'habite des créneaux que le soleil surplondje, Et vole, quand l'hiver a raccourci les jours. Pour les blancs minarets quittant les vieilles tours. Vers l'implacable azur d'où jamais pleur ne tombe! Je pars, mais je reviens, et la vive hirondelle', Aux plus lointains climats garde une àme hdèlc. Elle songe à l'absent, et, triste, se souvient. Car son goût est constant si son aile est légère; Et sans craindre l'oubli, la folle passagère, D'un bout du monde à l'autre au même cœur revient ! I . Autre variante : Ma fuite a sa mémuire, et la vive hiroiidelle. J3I iii>r(>ii!i-; ni:> (H.i \i!i;s di; iii. (.aiiii.i;. Ik'iiiaKjiiiHis (|ii(' II' jii'ciiiici' Icrct't de cvMc M'isiitii lui cliaiii;!' parci' (jiril coiiliriil iimi- faille dans Tordi'i' do suc- cession ilt'S rimes, jiar ia|)|i(iii au (jualiain précrdi'iil . 2101. (Idkon : Les Ambitions de M. Fauvelle. — V.w i»i;. Mi.i.K : Les Brebis galeuses. — (ti'KiiA-tlo.Minin, : Le Fils du Brigadier. — Tiu miik-I.vhii.ii k : débuts de mademoiselle Schrœder. /.' M<>iiiti itr iiiiiurscl, 'i mais ISCiT. :ilti.l. Sommités Contemporaines. M. Théophile Gautier. L'UliisIntlinii, ",i mars Iblu. Celle curieuse éliiili' liiu;j;ia- |iliii[uc a l'Ii- ri'impiinu'c en ISliS dans les Sninniil''s cimcin- pnraiuis, |uildicalion (-dili'i' par rilliislriitinn c\ (|iii n'a pas été achevée ; clic a icpani cnsiiilc à i!rii\idlcs eu IcSTitdans le volume iiililnii' : l'orsies dr Throph'de (iaulicr )fitl ne srronl pas ri^imprimrrs ilans .sr.s truvri'fi, el, en 187i, enliii, elle est. entrée dans ses Porlrails Cnnlrtirporains. N'ouidiuns pas d'in- (li(|ucr aussi une i('iiiipiessiiMi de ed arliele accompapiiauL le |iniirait di' Théopinle (iaulier dans Ir l'inilhinit des HIks- l)-iiliiins fraiiriiiscs du dw-nuivirmc siècle. Tliéojiiiile fiaulier, on le suil, lonail beaiicnup à sa force physique el il en paili; avec complaisance dans ce curieux article. Ce (pinn sail moins, c'est qu'aux Jours de sa jeu- nesse, en pleine fuuyiie romanli(jue, il avait, parail-il, i»os<' comme modèle dans un petit cénacle d<> sculpteurs, ses amis. Voici quelques mots à ce sujet, em|)iuiil(''s à la page (>3 du curieii.x volume in-12 du marquis de Villenier (Cliailes ^rial■le;, l'nrlraKs Cnstnopulites, volume paru chez Lacliaiid en 1870 : La lofce cui-|iu!('lle ».'l la buaiité plastique comiiLciil paimi ses faluilés légiliiiies. Faut-il rappeler qu'au beau temps du fomantisinc, Gautier laissant un jour, en sa verve d'artiste, tomber un à un tous ses voiles, posa au.\ lueurs des lampes devant un cénacle de poètes et de sculpteurs? — Si la tradition ne m'a point égaré, quebjues muses éprises de l'art plasti(|ue soublièrenl 186 7. ;jy,-, ;m nom dApollon-Sminthée jusqu'à contempler cet Endymion aussi nu que lantique. 2I0(). 'Ihéaike-Franoais : Galilée. — Nécrologie : Louis Boulanger. Le Monileiir universel, H murs 1867. Le fragiiiont de cet article relatif à Louis Boulanger, a été incomplète- ment réimprimé en 1874, à la suite de Vllistoire du Roman- tisme par Théophile Gautier. 2107. Opkra : Don Carlos. — (Nouvelles). Le Monileur universel, 18 mars 1807. 2108. fÎYMNASE : Les Idées de madame Aubray. Le Moni- teur universel, 2j mais l(S(')7. 2109. Ambigu : La Chouanne. — Théâtre Rossini. — Con- certs. — Nécrologie : Eugène Appert. — (Rectification relative à Louis Boulanger). Le Moniteur universel, !«■ avril 1867. La notice sur Appert et la rectilication sur Poulanger ont été incomplètement réimprimées en 1874, la piemière dans les Portraits Contemporains par Théophile Gautier, cl, la seconde, datée par erreur du 1'^' mars 1867, à l;i suite de son Histoire du Romantisme. (^ 2110. La Grande Galerie du Louvre. L'Artiste, 1" avril 1867. Ce morceau n'est qu'un i'rajU'ment de l'important (ra- vail écrit par Théophile Gautier pour le Paris-Guide, doul nous parlerons plus loin. (Voir n" 21223».) La publication de ces pages dans r Artiste y fui accompagnée de cette noie : Les éditeurs do ce livre célèbre avant d'être publié {Parù-Gm'de),oat eu le bon esprit de confier à M. Tliéo- phile Gautier l'appréciation des tableaux du Louvre. Ce travail considérable nous a fait attendre le Dénoue- ment Turc, comme si les œuvres d'imagination devaient passer après la critique. Il est vrai qu'ici c'est plus que de la critique, c'est de l'bistoire d»' l'art. Il était bien jj(i msToiiiK !)!■> i'i;i Mil s i)i: iii. cm ni.r,. iialtiirl (|iir la Liliiairi*' liilciiialioiialr nous donnai la |iriini'Ui' (Ir ci's paufs coloivcs cl liiininciiscs, |)oni' (|iic nos Ictli'ins ailcndisscnl plus palicninu'nl If roman de M. Tlu'ophik' GaïUicr. Nous avniis di'ia ilil qiir Ih'nniicmoit Tiirr nr lui jamais t'-n'it. A |iro|ii>s ûv f \rlislr, nous dirons ici (juc la coiiver- lin'f du niiinori) du 1" JiiilK-l lISliT itiirK|iic qu'il cor.liciil un Smuirl de Tlii'Oidnli' (laulier ; c'csl uni' riicMi(|Mc la laide du voluMU' it'clilit' ; aucun sunin'l de lui ii"\ rsl un'nlinnni'. JIM. liAïaicNs ; Débuts de mademoiselle Krauss dans II Trovatore. — Tmkatrk-Krançais : Il ne faut jurer de rien. — Vente des tableaux de M. Chaplin. — iVente par suite du départ de mademoiselle Ozi: 15-16 avril. Lr M'inilciir iniinrsil, N a\ i il ISCiT. Nous ne savons si c'est à la venle dont il sajrit dans ce reuillelon, ou h toute aulie venle faite par mademoiselle Alice Ozi. (pie M. Haro acheta pour trois cents francs le pastel de Ti)éopliile (îaulier placé ensuite dans sa collec- tion particulière, et ([ui ra|ipelle vaguement les traits de la spirituelle aitiste. Nous voulons dire seulement que ce jiastel n'y lifriu'a cpTavcc l'assentimenl formel du poêle, et même sur son désir d'apprécier l'inllueuce commerciale de sasignaluic au lias d'uiir (l'iivrr da i j. il lut ravi du prix' atteint par son étude, et |)iomit à sa |tremiére propriétaire d'en exécuter une autre « plus réussie, dil-il, sinon plus res- semblante », en échange d'une es({uisse de Delacroix, le Combat du Giaour, ([ue mademoiselle Ozi lui olfrit à cette époque, et qu'elle racheta près de quatre mille francs à la vente après décès du grand poète. îl ne tint malheureuse- ment pas sa promesse, et ce pastel n'eut jamais de pendant. En revanche, il a écrit pour la créatrice de son Voyage en Espagne, anx Variétés, trois quatrains que nous allons citer, et dont le dernier a paru à Bruxelles en 1864, dans le Var- nnsse sah/rigue du X!X« siècle, portant la signature inexacte de Victor Hu,::o. De plus, il n'y est pas exactement trans- rrit. Nous avons eu l'autographe signe sous les yeux et 1807. :j.j7 nous pouvons donc le cilor ici toul ;i l'ait conforme ;ï lori- fiinal : IMPROMPTU Pentélique, [laros, marbres neigeux de Grèce, Dont Praxitèle a fait la chair de ses Vénus, Vos blancheurs suffisaient à des corps de déesse!... Noircissez, car Alice a montré ses seins nus! • BOUTS-RlMlis Sur la rose pompon de la bouche d'Alice Le jour vole un sourire, abeille au dard méchant ; Le soir l'abeille . {, et tendre et sans malice, f P«' i ) La rose désarmée embaume le couchant. Q U A T R A I .N Herscliell et Leverrier, ces dénicheurs d'étoiles, Cherchent des astres d'or au sombre azur des soirs ; Mais moi, sur ton beau flanc que nuagent tes voiles. J'ai dans un ciel de lait trouvé deux astres noirs ! 2112. OuÉoN : La Vie Nouvelle. — Vaudeville : Les Sou- venirs; les Idées de M. Beaucornet. Le Moniteur unirerscl, 1.") avril 18G7. 2113. (Livres: Goya, par Charles Yriarte. ~ Versailles: Tobie.— Les Templiers, opéra. Le Monileuv universel, 22-23 avril 1867. 2114. Autour de l'Exposition universelle (I.). L'Orient. Le Moniteur universel, iô avril, et le Moniteur universel du soir, 26 avril 1867. Le début de cet article a été réimprimé en 1877 dans le tome deux de l'Orient par Théophile Gau- tier, sous le titre de /(( Perse; il ne forme que les six der- niers paragraphes de ce chapitre. La suite et la fin de cet article sont entrées dans le même volume sous le titre de : Egypte; vue générale, morceau dont elles forment le début. (Voir nos 2122 2' et 2133 '''^) II. 22 33« IIISTOimC DKS <>Kl VUl.S l>l. TU «.M TH:i!. Jl 11. Nécrologie : Henri Varlct. — (Livres : Les Pères et les Enfants, par Ernest Lcgouvc. h' Muiiiltiir luiircrsi'l, •J'.l ,iviil ISii", . ■Jl t(i. Une Préface, i Préface du Catalogue de la Vente de quatre vingt-six tableaux dessins, aquarelles et études provenant de l'atelier de M. Ingres). Lr Muiiiliur iinirn-sd, 1 mai ISC.T. I,;i vente l'ul lii'ii les (i et 7 mai 1807. Une parlie (le cet arliole, jointe a im IVap-meiil relalil" à une veille dé livres t|ui n'a eeilaiiiemeiil pas élé éci'it par Tln-n- phile Gautier, a élé réimprimée sous sa si;.'ii.itiire, en un seul morceau intitulé : Vetilcs prochainrs, dans lu ('Inimiijiii' lies ai'tsvidi' 1(1 riiriofiilr (In :28 avril 18()7. 2M7. (L'Odalisque à Paris. j L(t Lihcrlr, i mai 1S()7. (les vers, pulilies sans litre dans le imirnal, ont (''té i'éimprini(''S sous celui (jne nous jeiii' ddiininis iei, en 1870, dans le Inine deux dos Poésies Conqjlctcs de Tlu'ophile (iaulier. lis f'taienl arcompacnés dans Ut Lihrvlr de ce cnmmenlairc : Nous avions aiiiioiicé une maliiiéede lahleaux vivants cliez madame la comtesse de Castcllane, dans son liùlcl de la rue Spontini. Dans un tableau représentant If Harem de Tunis, madame Rimsky Koi'sakow, reviHue (l"un splendide "1 imM-\eilleux costume, présent du lje> (le Tunis, qui lui e\|iiimait ainsi avec cette clo(|iience si orientale, sa gratitude pour le séjour (ju'elle avait fait à Tunis, était gracieusement étendue sur un soplia tunisien, appuyée sur un coude, tenant dans une main une guitare, et exprimant par son attitude la volup- tueuse nonchalance des l'emmes du harem. Dans la coulisse, une voix chantait une mélopée de circonstance; la toile s'est baissée au milifii des plus vifs applaudis- sements. Au second tableau, on a vu en scène madame Rimsky Korsakow et M. Théophile Gautier. Ce dernier n'a pourtant i)as paru en personne ; il était représenté par I.SC.T. lidd une pièce île vers iiiiil avait improvisée le malin poiii- la belle sullane, el que celle-ci est venue dire à un public (l'élite avec un grand cliarme de diction. Voici ces vers : c'est une pi'inieui-. croyons-nous : De bien jolis vei's, mais dans la bouche de madame Korsako^\, exprimant un peu d'ingratitude pour ce pauvre bey de Tunis, (pii lui a si galamment envoyé ce beau costume. La iiialinée en question eut lieu le nieiri'edi l''' inui 18(i7. Madame Rimsky Koisakow avait publié en 1863 un volume signé : madame R*** K***, et intitulé : Une Saison à Faria; ce livre, quoique portant le nom de Dendi, comme éditeur, ne fut pas mis en vente; il est très rare, et Théophile Gau- tier passe pour l'avoir revu et en avoir corrigé les épreuves; il est parlé du poète à la paj^e 101 de cet ouvrage. 2118. THÉAT.iE-kvr.iuL'i'; : Roméo et Juliette. — Théatri:- Fbançais : Les Roses jaunes. — Porte Saint-Martin : re- prise de la Closerie des Genêts. — Théâtre Déjazet : reprise de : les Prés Saint-Gervais. — Concert de Vivier. — Le Mniiilciii' itiiii'rrsi'l, (1 mai 18(17. 2ll'J. UrEiiA : Débuts de mademoiselle Granzow dans la Source. — (Livres:) Les Jardins, par Arthur Mangin, illustré par divers. Le Monilrnr anirerscl, 13 mai 18tj7. 2119 '''^ Autour de lExposition. II. (La Chine;. Le MonUeur universel, 19 mai 1867. Cet article a reparu en 1877 dans le tome premier de rOr/cn/ par Théophile Gautier, sous le titre de Chinois et Russes à VExposition universelle de Paris, 1867. Il a été aussi reproduit dans l'Artiste du 1<^'' novembre 1867 sous le titre de : rUnivcrs à Paris, souvenirs de C Exposition. 2120. Odéon : Les Deux Jeunesses. — GaItè : Le Testa- ment d'Elisabeth. — (Nouvelles). Le Mi.niteur universel, 20 mai 1807. 2120 '''^ Autour de l'Exposition. III. Au bord de l'eau)> 340 FIISTOIUK DKS n|;i Mil, s Hl. ill. <.Al lllili. L<- Miilliliur iiiiirrr^rl. Jti iii.ii ISllT. 1 il l'i;i^'llH'iil de Cfl ai'liflf il rf|i.iin li" limli'iiiain dans If M'uulciir nniwrscl du mir, sous If lilu' de : If Si(ii>lt(iii(lic. ■2\2\. \ AUDKViu.K : reprise de la Dame aux Caméllias. — PoHTK Saint-Mautin : mademoiselle Duverger dans Phèdre. — (Fête au Ministère de l'agriculture . /.<■ M'>iillnir idiim- Si'l, 2~ mai I Si, 7. -M JJ. Salon de 1867. MM. Gustave Doré; Puvis de Cha- vannes. Le Mii)iiliur iDilvirsfl, ;t juin 1807. (Ici arlirlo est le seul (|iic Tlircipliile Gaiilirr ail ('(ril sur If .^aldii do 1807; ahsorlic par les coiiiiitcs rendus de \'\i\- pdsilion iniivorst'lle, l'écrivain renouca ;ï faire son travail annuel; il a viù réiniprinn m partie dans l'Arlisli' du i" îiviil 18G9, sous le tihv t\c : lis TitblniKX dr la rie oi Guide; |iar les prin- cipaux écrivains et arlisles de la France. Première partie : la Science, l'Art, ln-18 Jésus, LVIll-930 papes. (Pap-e ;{0:i). Paris, imprimerie Poupart-Daiyl ; Librairie intcrnaliunalc. Pri.\ : 10 francs (Voir n" 2110.). Cet important travail fui écrit pour le Paris Guide, ou- vrage que nous trouvons inscrit sous le n° 4711 de la Bihlio- graphle de la Vranrc du 8 juin 18(37. !1 contient, comme citation, un fragment du feuilleton du Motiiteur universel dn 20 novembre iS.'i.'i, sur la Joconde de Léonard de 'Vinci. Sous le litre de : Guide de l'amateur au musée du Louvre, et com- plété par d'autres iravau.x, il forme, depuis 1882, uu volume des œuvres de Théophile Gautier. 212.3. Opéra : La Muette de Portici. — Opkra-Comique : reprise de lÉtoile du Nord. — (-irqce dk l'Impératrice : 1 équilibriste Antonio: Léotard; les lutteurs; les améri- 1867. .-ill cains. — Concerts de Strauss de Vienne, et de Bilse. Lr Moiiitrur universel, l(i-ll juin lîSGT. 2124. Théathe-Lyuiqui-: : débuts de mademoiselle Devriés dans la Somnambule. — Sai.m: Ventadouk : Elisabetta. — FoLiKs-DuAMATKjUES : Le Pérc Gâchette. Le Moniteur uni- versel, 17 juin 1867. 2123. Thkatre-Français : reprise d'Hernani. Le Moniteur universel, 2o juin 1867. Cet article a reparu en 1874 à la suite de l'Histoire du Romantisme ]mv Théophile Gaiilier, sous le titre de : Reprise d'Hernani, le 2i Juin 1867. 2126. OiiKON : Athalie. — Thkathe-I.yrique : madame Van- denheuvel-Duprez dans Faust et mademoiselle Balbi dans la Flûte enchantée. — Ambigu : reprise de Rocambole. — (PoRTE-SAiNT-MARriN : reprise de la Biche au Bois . Le Moniteur unieersel, l-r juillet 1867. 2127. A madame Marguerite Dardenne de la Orangerie, sonnet, (iazette des infants, 7 juillet 1867. Ce sonnet existtî aussi, imprimé sur une page à part, et intitulé : Marguerite, sonnet. A Madame Dardenne de la Orangerie. Nous croyons qu'il fut écrit pour la fêter le 20 juillet 1866, car s'il eût dû lui être offert le 20 juillet 1867, Théophile Gautier ne l'eût pas laissé imprimer dans un journal quelques jours aupa- ravant; il porte du reste la date du 19 juillet 1866 dans le tome deux de ses Poésies Complètes, où il est publié sous le litre de : A Marguerite ; à madame Marguerite Dardenne de la Grangerie ; sonnet H. 2128. Vaudeville : reprise de la Famille Benoiton. — (Livres :) Thorvaldsen, sa vie et son œuvre, par Eugène Pion. Le Moniteur unieersel, 8 juillel 1S67. 2i2U. Nécrologie : François Ponsard; Lambert Thiboust ; Eugène Tourneux. — Salle Vkntadouk : Troupe Anglaise. — Odéon : reprise du marquis de Villemer. Le Moniteur universel, lo juillet 1867. 2130. Cirque du Prixce Impérial : Troupe Japonaise. — C.AiTP: : Le Casseur de Pierres; l'Ours et le Pacha; troupe espagnole ; la Perea Nena. Le Mnnifear unin'rsrl, 22 juillet .11.' iii-roiHF. nr:>; <^:rvni:s ni: m. cArriKi!. 18r»7. I,<' (li'liiit (II' ci'l arlicli' ;i de iiiroiiiiilrlciiit'iil iviiii- priinr l'ii IS77 diiiis If lotnr |iii'mi(i ilr l'Oiiciil \m\v Tliro- |illili' (ijllllirr. sniis I" lilli' A' \iriiliilhx il >:illliliil"illiilirs nrlintiiii.r. •2\.i\. (iYMNAsi; : La Cravate Blanche. — Tiikatiu; Intf.ii- NATioNAL : La Smala, danses moresques, les Aïssaouas. Le Mouiti'ur unii'crsrl, 2'.l juillcl ISIIT. I..1 di-i iiiiif |i;irlir de n» roiiilli'liHi ;i t''l(' I rimpriiiii'i' t'ii 1K77 ilaiis k' Idiiic second di' l'Oriiiil |i.ii 'riiiiipliil"' ("i.inlirc. sous le lidr t\\\i>iS(i(iii(i.<. i[.\[ '"'. Autour de l'Exposition. V. L'Isthme de Suez. />< Mnititrur uuivcrsri, '.\ iuiûl IsilT. <".rl ail ic le a vW' iriinpiiiiir t'ii 1877 dans le Ininc scrniid de rihiiiil par Tlié()[»liil(' ♦ laiilior, sous le lili'c de : rirllniii' 'If Siirz. dans la si't'h' inliliili'c : K(i!/jili\ 2132. Le Nouvel Opéra. Lr Mnuid'ur viiim'srl, :» aofil, cl /(' Mnuilnir miirrrsil ihi siiir, 7 aoTil ■|S()7. ■2i:t;!. Tni:ATiu.;-l'H.\.Nr.\is : reprise du Duc Job. — (IaItm : reprise du Juif-Errant. — Ambicu : reprise de la Tour de Londres. — (.ir(jue Napoléon : Les Japonais du Taïcoun. — Concert de Bilse. L^ M"iiihui- iiiiiicrscl, 12 aoùl 1807. In rra;;in('iiL de ce leiiilieton a élé i(''ini|iiiiiié en 1877 dans le lome premier de rCh'ient par Tln'opliile (laiilier, sous le litre de la Troupe iln Titii-iiiin , d ilalé par eireur du 29 aoAl 1867. 2 1 :]o '•'. Autour de l'Exposition. VI. Missions évangé- liques protestantes. Le Moniteur iiiiirrrsi'L Ki-17 aonL 1807. Cet ailiele a reparu en 1877 dans le lonie d(Mix de fOriml par Tliéopliile Gautier, sons le litre de : .1//,ss/ri».s rnniné- litjucs ; ro,li(jin}iA l'I supci'>^ m; th. (i.viTii'it. Tliroiiliili' Cijiulii'i', sons le lilic de : /'/ Hi'i>risc (VAntunij cti octobir ISCiT. •2\V\. Comédies d'Aristophane, traduites par M. André Feuilltiuorte. — lUu ii i s-I'musikns : L'Heure du Diable; les Forfaits de Pipermans. Lr Mniiiinn /(/(/rr/sc/, :21 octtilirt' 18G7. 21 JV. Opkha : La Fiancée de Corinthe; reprise du Cor- saire.— TiiÉATHK-I.viiiui I-:: Les Bluets. //'• Mniiiliur aniirr- srI, -28 orlobiT IStlT. ■2\\:>. L'Iliade, traduction de Leconte de Lisle. — Réou- verture des Concerts Pasdeloup. Le Monitcuv universel, 4 novembre 18G7. 2146. Gymnask : Le Roman d'une honnête femme. Le Moniteur universel, 11 novembre 18G7. 2147. Nécrologie : Philoxéne Boyer. Le Mmileur universel, 19 novcnihio, cl Mimiliur iinireiscl du soir (en partie), 20 novembre 1867. Dos fragments de cet article ont été réimprimés en 1874 dans le volume de Thôophilo Gautier, iiititulé : Partniits Cn)ilemj)ornins. Théophile fiaiilicr fut l'cmplacé, comme rrilKjiu! théàliiil an Monileur unieersel, par M. Xavier Aubryct, pourrarlicle (lu lundi suivant; il sa|,,'issail de rendre compte du Robinson Crusoé d'OtTenbach, et par une bizarre superstition, l'au- teur des Émaux et Caini'es ne voulut jamais pailer de ce compositeur, qui passait pour jetlalor. Bien qu'installé à Neuilly, sa résidence ordinaire, il se dit absent a lin do se soustraiie à cette obligation. 2148. Portraits littéraires; Gérard de Nerval. ITn/rcrs illustré, 23, M iiovouibro, 7 et 14 docombio 1867. Cette notice reparut l'année suivante en lôte du tome premiei" des Œuvres Complètes de Gérard de Nerval {les Deux Fdust), et en 187b dans le volume de Théophile Gautier : Portraits et souvenirs lilti'rairrs, Klle est datée du : « 2 Novembre 1867, jour des Morts. » 2140. Opéra : reprise de Guillaume Tell. — iTAUtxs : reprise de Linda di Chamouni. - (Fantaisies-Pahisfennes : 18 fi 7. 3ir, reprise du Planteur). — Quelques mots préalables sur Hamlet (joué par madame Judith). Le Moniteur iinivemct, 2 décembre 1867. L'n fraymeiil de cet article a repaiu en 1874, complétant le cbapitre intitulé : Monpou, à la suite de VHisfoire du Romantisme par Tliéopbile Gautier. Un autre fragment du même feuilleton a été réimprimé en janvier 1808 dans une brocbure intitulée : Madame Judith dans Hamlrl. SIjO. Les Quatrains de Kéyam, traduits du Persan par M. J.-B. Nicolas. Le Moniteur universel, 8 décembre 1867. Cet article a reparu en 1877 dans le tome deux de l'Orient par Tbéopliile Gautier, sous le titre de : Poésie Persane; les quatrains de Kéyam; il a été réimpiimé aussi dans l'Artiste du 1" janvier 1869. 2101. Gaîtf, : Hamlet. — Gy.mnask : Miss Suzanne.— (Le monument de Méry). Le Moniteur universel, 9 décembre 1867. l'u fragment de cet article a aussi reparu en janvier 1868 dans la brocbure intitulée : Madame Judith dans Hamlet. 2102. Beaux-Arts : Collection Khalil-Bey. Le Moniteur universel, 14 décembre 1867. Cet article a servi de Préface au Catalogue de la Vente de Khalil-Bey, qui eut lieu les 16, 17 et 18 janvier 1868. 2i.i3. Théâtre-Lyrique : Cardillac. — Chatelet : Gul- liver. Le Moniteur universel, 16 décembre 1867. 2153'''*. Le Château de Chambord, photographié par Mieusement ; avec un texte historique et descriptif par Auguste Millot, précédé d'une introduction par Théophile Gautier. Première livraison ; in-folio, quatre pages et plan- ches. Imprimerie de Poupart Davyl, à Paris. — A Blois, ehez l'auteur. Prix : 6 francs par livraison. L'édition de cet ouvrage, que nous trouvons inscrite sous le n» 11039 de la Bibliographie de la Franee du 21 décembre 1867, ne fut pas continuée, et l'introduction de Théophile (iautier, qui devait paraître avec la dernière livraison, no fut pas écrite. En 187d seulement, celte monographie fut publiée com- .11(1 iiisToiitK i)i:s (H r\i!i:s dk th. cattiku. jilt''lt', il.iiis iiii .iiilic t'oiiiial. Il nv l'sl |iliis (iiirsliim ilr l'iii- troiliK'lidii pioiiiisc. .Nous M'.ivdiis point (loiiiii' dr mmit'io spr-cial h col oii- viai>-(*, pai' la laisdii (|ui' Tli('i>itliilc (lautiiT ny pailicipa n''(Miom»'iil pas. 2l.i». riii;ATiii:-l'BANr..MS : Madame Desroches. — VAUDr- vii.i.K : Le Frère aine, h' Moiiilnir imirrrsrl, SA décombi'i' IStiT. 2l...i. Les Livres : Jehan Foucquet; les livres illustrés: Le Nouveau Testament de N. S. Jésus-Christ; Histoire et légende des plantes utiles et curieuses, par M. Rambos- son: Paul et Virginie. Lr Mnnihur iiiiirn-sel, 2o décenilno \H(\~. lue |>ailit' (le ccl ailicli' a r('|iaiii (lan? l'Avlhte iln l" tiovciiiliri' ISCiO. snus le titre de : Ji'Ihdi V(Hirrpic(. 1868 21.)6. Nécrologie : Théodore Rousseau. Le Monileitr nni- verxrl, 4 janvier 1808. Un iVagiiienl de cet article a été réimprimé en 1874, à la suite de l'Histoire du Rnmantiamc par Théophile Gautier, et, dans l'Artiate de novembre 1871, cette fois sous le titre de : Pai/sagisfea contemjwrmns ; Théo- dore Roii.a veille du jour li\é jioii!' fode auape rialeiiirll(\ M. (laiiiier, sacliani par cteiir son Théophile, — (pii ne ré|)ond Jamais aux hîllres cl n"a clioz lui ni idiime, ni papier, ni encre, car il ne travaille que dans les imprimeries, — envoya an poèle une enveloppe avec une belle lenille de papier, une plume (le Humboldl a poinle de diamaid, de la poudre, enlin >< (oui ce «pi'il l'aiil pour écrii'e, » comme dit M. Scrihe. InspiiT sans duiile par la splendeur azurée (lu vélin, l'auteur d'Émnu.v et Camées improvisa, à Tadresse de M. Garnier. l'épitre suivante en vers mo- nnrimes ; jeu d'esi)i'it dont lui seul pouvait se tirer avec tant de bonheur, tour de force littéraire qui se résume en un petit chef-d'ieuvre ! M. Garnier, qui s"aide de la pliiuu' aussi bien (jiie du crayon, répondit sur-le-champ par uneépîlrc également monorime, et contenant le même nombre de vers. La lecture des deux épitres ne fut pas la moindre friandise du dessert. Le XIX' Sii'flc (lu (i iiuvL'iiibre 1872 les publia de nouveau sous le litre de : les Annisemcnls de Gautier, datés du 26 octobre 1867, et accoiiipa^més d'un commentaire de M. Francisfjue Sarce^- ; nous allons le reproduire avec celte version des vers qui est très ditl'érente de Ja première ; nous ignorons laquelle des deux est conforme à l'autographe ; Hier, je dinais chez Garnier, et la conversation 1868. 319 loniba sur noire pauvre Théophile Gautier. Garnier se mit à rouiller dans ses tiroirs et à chercher les lettres qu'il avait de lui. Parmi ces papiers, je trouvai une pièce de vers, par laquelle Gautier acceptait une invitation à dîner. Elle me parut amusante, et je demandai permission de la copier. La voici. J'imagine iiuon aura (juelque plaisir à lire cette fantaisie, en ne la prenant que pour ce qu'elle est : un amusement de société. Mais c'est l'amusement d'un homme d'esprit, qui maniait la rime comme pei"- sonne. 26 octobre 1867. Garnier, grand maître du fronton, De l'astragale et du feston. Mardi, lâchant là mon planton, Du fond de mon lointain canton J'irai chez toi, tardif piéton, Aidant mes pas de mon bâton Et précédé d'un mirliton. Duilius du feuilleton, Je viendrai portant un veston Jadis couleur de hanneton. Sous mon plus ancien hoqueton, Les gants et le col en carton. Les poitrails à la Benoiton Et les diamants en buuton Te paraîtraient de mauvais ton Pour ce fraternel gueuleton Qu'arrosera le piqueton. Que ce soit poule ou caneton, Perdrix aux choux ou miroton, Pàlé de veau froid ou de tlion, 3:.ii iii>-iitii;i; iii:s (»i;i miks m. m. (iViTiKU. Nids il liii'oiitlcllt's lie (laiilon, (Ml pousse d'ail sur un «Torildii, iNiisnn ou liacliis de iiKnilmi, I*aiii liis, lirioi'lii' nu pinialnn, Ai;;('iil('uil (tu Hiannc-MouloiK (lidrc on pale aie de lUiilun, (".lie/. Lucnllns on clir/ («ilon .1)' m'cniplii-ai ins(|u°au menton, Avalanl lout i'(Muiui' un i^louton Sans laisser un soni logaton Ponr la dossortc. an niaiiniton. Pendant co l)an(|Uîi de Platon. Mèlant'Atliènc à C.liarcnton, On parlera do Welliiiyton Et du soldai de Marathon, D'Aspasie ou de Mous(|uelon Et du Saint-lV'rc et du santon ; Chacun lanceia son dicton, Allant du char de l'haéton Aux locomotives Crampton, De V Iliade il V Oncle Tom VX de Bahjlone à lioston. A très graud"peine saura-t-on Si c'est du lias(|ue ou du teuton, Du sanscrit ou du has-hreton... Puis, vidant un dernier rhyton, Le ténor ou le haryton, Plus faux qu'un cornet à piston, Sur l'air de : Tonlaine, tonloii, Chantera Philis ou Gothon Jusqu'à riieure oi'i le vieux Tilou Chasse l'Aurore au frais téton. Mais il faut finir ce centon A la manière d'Hamilton, Où j'ai, pour mieux rimer en lan, 4 868. 3.:.l Fait de la muse Jeanneloii. Dans mon lauteuil à capiton, En casaque de molleton, Coillé d'un bonnet de coton. Je m'endors et je signe : Ton... Ami (le cœur et de iiluaic. Théophile (Iautieij. Cette même version a reparu eucorc, en 1873, dans le volume publié à Bruxelles et intitulé : Pocsies de Théophile Gautier qui ne figureront pas dans ses œuvres, puis dans le supplément du Figaro du .30 avril 1876, sous le titre d'Un tuur de force poétique. Kn 1870, on les trouve encore dans le volume de M. Louis Loire inlituiés : Les joyeux propos de table, d'où la Gazette uneedotique du 30 juin les extrait sous le lilre A' Acceptation à diner. En 1876 aussi, leur pre- mière version est enlin entrée, datée par erreur du 28 octo- lire 1867, dans le tome deux des Poésies complètes de Tbéu- phile Gautier, sous le titre de : A Charles Garnier ; réponse à une invilation à diner ; épitre monorime. Voici enfin des variantes inédites di; ce niorce.iii; nous en (levons cnc(ue l'intéressanle ( oinniuniealion à M. P. L;i- laime : Garnier, grand maître du Ironlon, De l'astragale et du feston, Abandonnant le feuilleton Où l'on me retient de planton, Du fond de mon lointain canton, Par omnibus, puis en piéton. Aidant mes pas de mon bâton, Précédé par un mirliton. Qui jouera fontaine, tonton, Comme au consul le fut, dit-on. Je viendrai vêtu d'un veston. Sans gants et sans col en carton. 3r.-2 iiisïoiiti; i»Ks (h;i \ui:s ih; th. i.ai tikii. Sans cliomiso à lu Hciuiildii Avec des perles pdiir lioiitoii ', Mais en Itoliènic df Ikhi ton. Prendre ma |iarl «lu i^iiiiilrloii. Kl siroter I(> |)i(|iiel(tn. (Jiie ce sdil poule ou eaiieton, Filet madère ou miroton, Pâté de veau Iroid ou di' thon, Nids d'hirondelles de Canton Ou f,'ousse d'ail sur un eroùton, Paisau ou rata de mouton, Pain Itis, luioelie ou paualou, Artjenteuil ou Branne-Mouton, Chez Lueullus ou chez Caton, Je m'en mettrai jusiju'au menton; J'avalerai comme un glouton. Sans laisser un seul rogaton Pour la desserte au marmiton. Mais il faut linir ce centon, A la manière dllamilton, Qui pour muse prend Jeanneton, La grande Itiune au dur téfou, Et prendrait aussi bien (Jotlion, Mademoiselle Mousqueton Ou toute autre drcMesse en ton, Arrivant du pays breton. Dans mon fauteuil à capiton, En casaque de molleton, Coillé d'un bonnet de colon Je m'endors et je signe : Ton... Ami de cœur et de plume. Théophile Gautier. I. Variaute effacée de ce vers: Me «Jécouvrant jusqu'au téton. 1868. 353 2160. Théâtre-Français : Anniversaire de Molière : la Valise de Molière. — Théâtre (^lijny : Les Sceptiques. Le Moniteur uuiri'rael, 20 janvier 1868. 2161. Théâtre-Français : Paul Forestier. Le Moniteur universel, 28 Janvier 1868. 2162. Voyage en Bateau sur la Meuse. Les Anlennes illustrées, {France et Belyiqui); i)ulili(''rs par Elizé de Monla- •finac. Premier volume. Grand iii-quaito. 133 pages et 12 planches. Paris, imprimorie ('l'ii/e. Librairie L. Uitehetlr it C^e. Prix : quarante francs. Ce volume est indiqué sous le n» 87o de la Bibliographie de la France du ter février 1868. Ce récit d'une excursion exécutée en juin 1867 a reparu en 1881 dans le volume de Théophile Gautier, intitulé : les Vacances du Lundi, tableaux de montagnes, sous Je titre de : Voyage d'exploration sur la Même pur le chaland : la Beauté. 2163. Italiens : Il Templario. — Gymnase : Le Comte Jacques. Le Moniteur universel, 3 février 1868. 2164. Ambigu : Le Crime de Faverne. — Athénée : L'Amour et son carquois ; reprise de : C'est pour ce soir : mademoiselle Moya. Le Moniteur universel, 10 lévrier icStiS. 216:;. Opéi\a-(^omique : Le premier jour de bonheur. — Fantaisies-Parisiennes : La Croisade des Dames ; l'Élixir de Cornélius; reprise du Farfadet. — Concert de M. Lamou- reux. Le Moniteur universel, 17 février 1868. 2166. Italiens : Don Giovanni. — Théatre-Francais : Don Juan. — Nécrologie : Dauzats ; Gabriel Tyr. Le Moni- teur universel, 2i- février 186N. Ces deux dernières notices nécrologiques ont été réimprimées incomplètement en 1874 dans les Fortraits contemporains par Théophile Gautier. 2167. Odéon : reprise de Kean. — Vaudeville : Les Rivales. — Gymnase : Un Mari comme on en voit peu : Comme elles sont toutes. — Athénke : Soirée de lecture de Madame Ernst. Le Moniteur universel, 2 mars 1868. 2168. Portraits littéraires : Charles Baudelaire. L'U)ii- 11. 23 351 MlSTOinF DFS OIvrvnKS Di; TH. <..\l TIKI!. vas iilusln, 7. li. 21. -JS mais. î. Il ri IS ,ivnl INC.S. Celle nolice, dat»n- dHii> li' innni.il du JO lévrier IHllH, re|i.i- riit la mr-iiif aiiiire m Irle des Fleurs ilii tixil, loiiie pre- inier des H'.iints inmiihiis de Charles Hauddaiie. Kn 187."», olie ct^l entrée aussi dans le volume de riir(i[iliil(! (iaiilier: VitHi'itifs cl Souvenirs litlvrdiirs. 2 il)'.». Italiens : Matilde di Shabran. — Concerts. — TnK.xTiiK-FHANnAis : Lc Baiser anonyme. — Le Portrait de Molière. — Aquarelles et études de Pils. L' Mnniliiir tmi- vcrsJ, 0 mars 18tj.S. l.a deriiu'ri' parlie de ee Iruillelon a servi de préfaee au Cutniotjiic de la vente de PiLs, ijni eiil lieu le 2!J avril snivaid ; elli' a été réimpiimée aussi dans la Chrnniijitr des nrh cl de la ririositr du 12 avril de la menu- année, sous le titre de : Vinlrs jirorhaiivs ; CnlIcrliiDi de M. li. 2170. Opkra : Hamlet. — Chatklkt : Le Vengeur. Le Munitrur itinvcrsel, i(i mars tSOS. 2171. La Bonne Soirée. l'aris-Majaziih , 22 mars [HM. Ces vers ont reparu, en 1872, dans la sixième édition des Émaux et Camées qu'ils n'ont plus quitlés. Dans le journal, ces vers sont datés de « janvier 1808. » 2172. TiMOATiiK-l.viuQUK Salle Ventadour : reprise de Faust. --- Concerts populaires. — TuKATUK.-l-HANrAis : reprise de Bataille de Dames. — Cvmnase : Les Grandes Demoiselles. — Vaudeville : reprise des Parisiens de la Décadence. — Porte-Sain r-.M a iîtin : reprise de Glenarvon. — vVente de M. Horsin-Déoni. Le MuiiUcur utiiccrsel , 2:1 mars 1808. 217:;. Itai,ii:.\s : Giovanna d'Arco ; les époux Tiberini dans I Puritani. — Théâtre-Français : La Revanche d'Iris. Le Moniteur wiiversel, 30 mars 1808. 2171^. Monsieur Saint-Maurice, le bon chevalier, émail de Claudius Popelin). L'Artiste, I't avril 18G8. Voici cet artirle : Quel ai'l admirable que celui du peintfe émailleur ! Léniail seul se rit du temps cl conserve dans leur vierge 1868. 355 pureté les œuvres qu'où lui conûe. Lorsque tout se fane, se décolore, s'enfume et disparaît, il garde son éclat immarcescible comme une pierre précieuse. Il ne change pas plus de ton que le rubis, le saphir, l'éme- raude ou la topaze. Pour le déti-uire, il faut le briser à coups de marteau ou de hache, mais les années qui useut tout de leur lime silencieuse n'y peuvent pas mordre. L'émaillerie est un art essentiellement français, et Limoges paraît en avoir été l'Athènes ou la Rome ; si bien que le mot opus lemovi'cense désigna partout un travail de ce genre, quelle qu'en fût d'ailleurs l'origine. L'émail, si llorissant au Moyen -Age et pendant la Re- naissance, a subi une sorte d'éclipsé ou plutôt de dégé- nérescence depuis deux ou trois siècles. Sans qu'il fût totalement abandonné, on lui demandait des effets contraires à sa nature, par suite de la même erreur qui faisait chercher la vérité dans la peinture sur verre. Sans vouloir méconnaître d'estimables travaux, on doit à Claudius Popelin d'avoir ramené l'émaillerie dans sa véritable voie. Les superbes émaux qu'il a exposés aux dei-niers Salons sont présents à toutes les mémoires et montrent l'excellence de son système, c'est-à-dire la libre interprétation de la nature relevée par l'élégance llorentine des galbes, le caractère ornemental des ajus- tements et la franchise conventionnelle des colorations. Un émail, on ne saurait trop insister sur ce point, n'est pas un taldeau. Son but et ses moyens sont autres. Il ne faut pas penser à l'imitation exactement minutieuse des teintes réelles que présentent les objets lorsqu'on exécute un émail, non plus que lorsqu'on peint une fresque. L'important, c'est l'originalité de la conccp- 350 lll>T(>IHK DliS ni;i Mil.S DK TH. (.AI Tll.l;. Iidii. Il' .i:raii(l >l\l(' ilii ilc^>iii, la iicrir des Imiriiiircs •'! l'asiicii inaiiislral (|iit' sail (lniiiicr an inuindi'c drlail Tarlislc vraimnil diLiiir Av cv iioiii. Il \ a corU's, clioz rciiiaillctii', 1111 alcliiiiiislf. iiiic cspèco di' sonniciii' lici- liu''li(Hi(' pciirlir a\('c iiii|iiirliid(' sur ses fourneaux, ri (|ui Iransiinir les iiiélaiix. sillon en ov. du moins rn cou- leurs sidendidt's, el lai! de lernes oxydes \iliiHables, d'élincelanles pieiierics. Mais il l'anl prendre j^ardc (jue le lalioraloiii' ne reinpnrle sur l'alejier, el l'ou- vrier sur l'ailisle. I>"iiiip(»rlanl . c'esl le dessin, la science, le .lioùl ; le lourde iiiaiii s'actpiieil bien vile, el la plus liourense cuisson ne liansforme pas une com- position mal Iracée, mèiiie quand les o>'s, les transpa- rences sur paillons, les roufies, les Mous el les verls seraient nialcM-iellemenl bien réussis. Claudius Popelin a. mieux (|ue nous ne saurions le faire, posé ces prin- cipes dans son excellenl livre inlitulé : VEmail des Peintres, émail bien dilTérenl de celui des orfèvres et des copistes de tableaux. A la théorie, ce traité ex-pro- fesso joint les préceptes les plus pratiques et les plus sûrs, dans un style à dessein légèrement vieilli qui fait penseï- au langage naïvement signilicatif et plein de bonhomie familière des anciens traités d'art. On y retrouve l'accent paternel de Bernard Palissy el de Cennino-Cennini découvrant au lecteur, comme à un élève, les secrets du mélicr. Quand on veut donnei- l'idée d'un auteur, on choisit dans son livi'c une citation qu'on découpe el (ju'oii enchâsse dans une page de revue ou de journal. i.a meilleuie manière de faire connaître un artiste, c'est de monlrei' la gravure d'une de ses œuvres. Aucune phrast^ n'étpiivaut en ce cas au moindi-e croquis. Voici 18») 8. 3.-W donc un Iraii sur liois de M. Prunaire, qui a iïrav<'' axoc tant de goût les iigures, les lettres ornées et les enca- drements de V Émail des Peintres. Ce bois représente « Monsieur Saint Mavrice, le Bon Chevalier », encadré dans un petit portique d'ébène, style Renaissance. Le saint guerrier est figuré de profd sur un fond bleu-noir que moucbètent des croix d'or recroisetées, comme on dirait en termes de blason. Un nimbe d"or s'arrondit derrière sa tête, et une couronne de vert laurier, noué d'un ruban blanc, presse ses cbeveux blonds coupés carrément à la mode du moyen âge, comme pour mêler la gloire du soldat à celle du saint. Les traits, nette- ment dessinés et arrêtés comme un ci-ayou d'Ingres, ont une fermeté douce qui convient à un cbrétien et ;"i un chevalier. Les cbairs, préparées en grisaille, sont légèrement rehaussées d'un rose pâle tirant sur le sau- mon, qui exprime suftisamment la couleur de chair dont il ne faut pas chercber les nuances exactes dans un émail décoratif. Une armure d'acier bleuâtre avec deux cercles imbriqués au gorgerin recouvre et protège la poitrine du preux sanctifié. Sur cette armure joue une ccharpe verte hachée de lumière d'or et retenue à l'épaule par une plaque blasonnée « à la croix d'argent sur champ de gueules. » La main droite, ramenée dans le cadre étroit par un raccourci savant, se ferme avec une décision vigoureuse sur la poignée de fer d'une grande épée, comme prête à défend i-e dans un élan che- valeresque les ennemis de Dieu et du souverain. Il n'est pas besoin d'insister, puisque le dessin est sous les yeux, sur le caractère de cette figure à la fois si héro'ique et si naïve, sorte d'Achille sorti de la légende dorée, et qui justifie si bien la légende inscrite dans un 3bH iiiSToiiii: iii> Mi.i \i;i;s in'. ïii. i;\iTii;it. (•arloiu'lir an lias du cailrc : « Moiisioui' Sainl Maiii'icc, |r l>on ClnnalitT. » Tliropliilo Gautier. •2I7!>. Sai.i.k m; C.onskuvatoihi. : Le Dante ; le Jugement dernier. — (»i'i-h.k-(;o.mhji'i: : reprise de la Part du Diable. L> Mouitritr iniiirrsrl, fi aviil 1808. 2170. Odkon : Le Roi Lear. — Concerts. Le Mnnitcur iiiti- rfr.se/, 1:1-1» avril ISCH. 2177. (Rapport sur les progrés de la poésie. Rapport sur le progrés des lettres depuis vingt-cinq ans, |i;ii .MM. S\ l\ l'sli'f (II- Sar\ , l'icil l''cv;il, Tliropliilc (laulirr cl Kduuanl Tliii-irv ; ;;raii(l in-nclavo. 188 pafjcs. Paris, iniprl- mcrie iinpt^ridlr. l.iliraiiif L. liarluilc. et C'«. Prix : 7 IV. i>(l. Nous trouvons cet ouvrage iiist rit sous le numéro 3201 do /'.' Bllilin(iriiphie de la Fruurr du 18 avril 18t)8, cl l'Artistf du !*■' di't'ciiilire di' ccllç inèine année en cita un frafrmr'nl sous le lilii' di' : /" Poi^aie cnntemjxiraine. Kn 1874, il lui ivimprimé à la suite de Vllisloive du Romantisme par Théo- phile (lautier, sous le titre de : les Profjrès de la pnrsie fraii- eaise dr2)uis 1830; el Théodore de Haiiville lui emprunta, en i878, les lignes (jui le courei n;iient |Miur les mettre en tèle de la nouvelle édition de ses ExUrs. Voici Vex-dono inédil (pie Tlié'ophile Gantier avait écrit à la première pape d'un exemplaire d'épreuves, daté du 31 janvier 18G8, qu'il olïrit à Sainle-Heuve : A roiulo Beuvc, poitlirc tic Magiiy, docteur ès- sciences, poésie et critique : Son très Imnible neveu et disciple présente ce rap- port, qui aurait dû être fait parle maître. Théophile Gautier. Voici, en oidre, un l'raf^îment inédit de ce travail ; c'est un autre déiiut de l'ouvrage. Ce n'est pas une tàclie aisée que de déterminer le 1868. 30 ('aiii|iaL:iii' iriiiic laiiniic si iniparrailc, (riiii iviliiiii' si in\iiiim\ malj^ri' tics iiaïvoti''s rliarinanti's. (les jiassa^it'S pleins de liaicliriir cl de sciilitncnt. (les cliaiils sans aiilriir s(inl aussi inconnus aii\ lialiilaiils (les \ill('s (|iii' les u'iiMcs saNanti's [\f^ aiilnn's de pru- rcssiiui. I.i' hasard seul en fail cnlcndit' (pirhiuc coii- pii'l. ('(ininir lin clianl d'oiscan dcniric iinr liair, dans i|iii'li|iu' rare excursion au fond (riiiic pru\ince t'lui|j,iiée dos fonlros. I.a l'rance n'il. |iar niallifiir. son urand nioiivcnicnl pot'liipii' à une rpoiiuo où sa langue n'était pas form(''n. Les niaunilitpies épopôos du cycle carlovin^icn, cos i/iades aux(pit'llt's n'a niantiué que l'idiome d'Homère. ne sont plus inlelliaibles deimis i]("> siècles ipie ]ionr les lellrés ri les ènidils. Nous t'eroiis it'iiiai(jiU!i' (|ui' Tiii''i»iiliilc (iaiilicr scinIiIc avoir écrit ces lignes en 1800, puisqu'il dit, au début, (pie dix-huit ans sont éroidés depuis la Tb-voliition de févriei- 18 W. •2\18. Opéra : rentrée de mademoiselle Granzow dans le Corsaire. — Opkra-Comique : Mademoiselle Sylvia. — Athknick : Fleur-de-Thé. Le Moniteur universel, -20 avril 1868. '217'>i. rii. dis Variktks : Les Abrutis du feuilleton; le Régiment qui passe ; la Comédie bourgeoise. Le Monilcttr univerael, 27 avril 1868. 2180. Salon de 1868. I. MM. Gérôme ; Puvis de Cha- vannes ; Bin ; Czermack : Erhmann ; Laurent Bouvier ; MazeroUe : Guillaumet. II. MM. Gustave Doré ; Alma- Tadema ; Victor Giraud ; Marchai ; Jacquet. Lf Mmiilein- universel, 2 et 3 mai 1868. 2181. Thratre-Fkanqais : Inauguration du Buste d'Alfred de Musset. — Italiens : La Contessina. — (iv.MNASE : Le Chemin retrouvé. Le Manil' nr nuln rsvl, 4 mai 1808. 1S(>8. :n\[ 21S2. Catalogue des tableaux anciens et des marbres précieux dépendant de la collection de M. le comte d'Es- pagnac, doiil la vcnle aura lieu le 8 mai 1868. In-S". Ce catalogue est précédé d'une préface de Théophile (îaulier; elle a été réimprimée en 1883 dans son volume : Soiivcnir.'i df thrâtre, d'art H dr rritit/Ki'. •2i82'''^ Salon de 1868. III. MM. Bouguereau ; Lévy; J. Lefebvre ; de Coninck ; Perrault ; Ranvier ; Lecomte- Dunouy ; H. Leroux ; Foulongne ; A. Legros ; Reynaud. Le Monilcur universel, 9 mai 1868. 2183. Catalogue de tableaux, esquisses et études par M. JoUivet, dont la vente aura lieu les 11, 12, 13 et 14 mni 1868. ln-8«. Ce catalogue est précédé d'une préface par Théophile (iaulier, reproduite en 1883 dans son volume : Sonvcnirs de théUre, d'arf et de critiffiie. 2183'^''. Salon de 1868. IV. MM. Courbet; Manet; Monet , de los Rios; Vollon ; Regamey; Smits ; V. MM. Ribot; Schutzenberger; Fromentin; Jundt; Zamacoïs. Le Mnnilciir imii-ersel, 11 et 17 mai 1808. 2184. OpÉRA-CoMiouE : La Pénitente. — Fantaisies-P.\ri- siENNEs : Le Barbier de Séville,de Paisiello. — (Nouvelles), Le Moniteur unirersrl, 18 mai 1868. 2185. Vente de Clésinger ; marbres, terres - cuites , bronzes. Le Moniteur universel, 21 mai 1868. Cet article a reparu en tête du Catalogue de la vente, qui eut lieu le ;> juin 1868. Il y contient un paragraphe de plus que nous allons recueillir ici et qui doit se placer après le vingt-quatrième de l'article : Les bustes du roi Jérôme, du prince Napoléon, sont d'une exacte ressemblance et d'une grande beauté ; celui du roi Jérôme rappelle un buste de César romain, et dans la salle des antiques, sur une demi-colonne de brèche jaune ou violette, il ne se distinguerait pas des 'M'yj iiisToiHF, ni:s (h:i viiKs i)i; th. caitikii. .iiitiTs. KtMlni-Holliii. All'icd de hiciix cl ('.l(''siiif>vi' \)av liii-iiiriin'. >o\\\ (les iiiorct'aiix lirs n'inari|ii;ilil('s. In ria,yiiii'iil (le ci' iiiriiic ailiili' a l'h' iiisiTi' aussi dans/d i'hriiiiiiiiir ilrs aiis ri ilr lu niriusitr du :il ni.ii iStiS; il \ csl lit'.N diniiiMM' cl liiv i( iii.inu' ; ces t'Iian^'Oini'iiis ii'oiil rcr- taiiioiiii'iil pas (Hé exrfiili's |iai l'aiilcni', Itit'ii i|iu' ci'llu 1 ciiiiidui liiui ialsirirc soit si^^Ufr di- son scid nom. Jls..' -. Salon de 1868. VI. MM. Antony Serres: Hugrel; Lesrel; Ch. Letebvre; Parrot ; A. Weber; Louis Baader; Cambon : Chevallier; Leyendecker. VII. MM. Chenu; James Tissot . Scipione Vannutelli; Lucio Rossi : Vautier; Brion; Roybet; Vibert : Calderon. VIII. MM. Jules Masse; Viger ; Worms ; Carraud ; Picou ; Brandon ; Antigna; Saal; Schle- singer; Schreyer ; Madarasz. IX. MM.Brown; Luminais; Adolphe Leleux: Armand Leleux ; madame Leleux; MM. Lambron ; Huguet ; Mouchot ; de Tournemine ; Toulmouche ; Debon; Bonvin ; Heilbuth. 7.' .)/"/;//(7(/- unii(rsrl,-2:>,-J.i\ mai, 1-2 cl V juin ISliS. 2I.SG. Tni:.^Tiii:-rR.\N(;,Ais : Le Coq de Mycille. — Vaudi> vii.i.ic : L'Abîme. Lr Muniteur îinivrrsil, \:\ .luin 1868. 2187. TnKATRES ; Madame de Chamblay; Les Orphelins de Venise; La Czarine. — Nécrologie : Jules de Préraaray ; Reliquiae , par Louis de Cormenin . Le Mimilnu- wrivcmcl, 22 juin 1808. LU Ira.i^iiirnl iuc,omi»lel, de la dernicrc partie de cet article a été réinipiinié dans l'Artiste du l'-'''août 18fi8 sous le litre de : lirliqnix, recueil 'poisthume de Louis de Cor- menin, et, en 1874, dans les Portraits Contemporains par Théophile Gautier, sous celui de : Louis de Cormenin. 2187'". Salon de 1868. X. MM. Corot; Hanoteau; Chin- treuil ; Bellel ; Belly; Berchére ; Daubigny (Charles-Fran- çois); Daubigny Karl - Pierre) ; Camille Bernier; Mac- Callum ; César de Cock. Le M'uiilew unirersel, 27 juin 1808. 2188. Thuatre-Fkançais : Agamemnon. — (Iy-mnase : Une Journée de Diderot; les Amendes de Timothée. Le Muni- Uur unirersel , -1\) '\u\n 1808. 1868. 363 2188 '•'^ Salon de 1868. XI. MM. Anatole de Beaulieu; Jules Noël; Ch. de Beaumont; Arnold Scheffer; Schenck; Charles Giraud ; Eugène Giraud ; Saintin ; Clairin ; Détaille; Meissonier fils; Biennoury; Roux; Voilleraot: Monginot. Le MonUcur universel , 2 juillet 1808. 2189. Opéra : reprise d'Herculanum. — Théatre-Fran- CAis : reprise d'Une Chaîne. — Nécrologie : Camille Fiers. Le Moniteur unirersel, G JLiillel 18G8. La lia de cel aiticio a été reproduite eu 1874, à la suite de l'Histoire du Roman- tisme par Théophile Gauliei,, sous le lilio de : Camille Fiers, et datée par erreur du G juillel 18GG. SlSObis. Salon de 1868. XII. MM. Giacomotti: (Henri) Regnault; mademoiselle Nélie Jacquemart; MM. H. Lehmann; Cabanel: Bonnegràce ; Olivié; Dubufe; Dehod- dencq ; mesdemoiselles Isabelle de Nieberr ; Isidorine Mikulska ; MM. Haro : Chaplin : madame Henriette Browne; MM. Jalabert; Méry ; Philippe Rousseau; Maisiat; made- moiselle Brosset; MM. Valérie; Ziem; Oswald Achenbach; Appian; Lansyer; Guigou; Guillaumin; Harpignies: Nazon; de Curzon; G. Castan; Potter. Le Moniteur universel, % juillet 18C8. '2190. Opéra-Comiqur : Le Docteur Mirobolan. — Théatre- Cluny : La Bohème d'argent. — Tableaux décoratifs pour la gare de Lyon, par M. Despléchins. Le Monileur universel, 13 juillel 1868. Un court frayaient de cet article a été cité aussi daas la Cli)'rini(jue des arts et delà euriosite du 19 juil- let suivaat. 2190 i-i^ Salon de 1868. XIII et dernier. MM. Falguiére; Carrier-Belleuse; Frèmiet ; Crauk; Jacquemart; Carpeaux; Deschamps; de la Planche; Courtet; Cordier; Perraud ; Fulconis: Préault ; Valtat ; Amy; Franceschi ; Deloye; Barre ; Bogino ; BuUier ; Bulio ; Cambos : Textor ; Vital- Dubray; Manigher; madame Nicolet; mademoiselle Du- bois-Davesnes; MM. Ottin; Mégret ; Herst; Vibert; Appian; Amaury-Duval ; madame Escallier; MM. Stattler; Cèlestin Nanteuil ; PoUet ; Tourny ; Jules Crosnier. Le Munitear unicersel, 19 juillet 1808. ;iiii iiiSToiiu: i»i:s iti;i viti:s i»k th. caitikii. -JI'.M. OpKUA : débuts de mademoiselle Hisson dans le Trouvère. — (Iymnask : Les Maris sont esclaves; les Souliers de Bal. CAin; : reprise des Fugitifs. Lr Mn- iiili itr iniiiiisrl. 'Jd jiiilli'l IHCiN. til'.t:'. Revue des Théâtres. (Sans titre . /.' Mnnilriir imi- rrr^irl, '21 jnillrl ISf.S. -Jl'.):i. Les Vacances du lundi, tableaux de montagnes. I. Le Mont Blanc Lr Mouitcur umverscl, ',]\ août, l", 'J, ;t, 7, 8 cl 23 scplcmliro 18(18. (>.>< pages avaient Hi' annoncées (l;ms lr Mioiitriir uuirrrsrl du 2'i- jiiillel sons le simple lilre (le : lr Miiiit-ltlniic. La si'iie loiil l'iilirr»', doiil cet article n'es! ipie le ju'eniici' cliapilic. a été insérée en 1881 dans le volume lie Théophile (iaulierqiii porte le même litre. Voici il propos de cclti' séi-ic une lellie inédile de Sainte- heuve ù Tlicopliile (iaulier, lettre adressée à (ienève, et la plus renianpiable assurément ipie le ciiliipie ait écrite sur le poète. Nous en devons encore la conununicalion ;ï M. 1'. Lalannr, et nous l'en lemercions de nouveau hicn viveuienl. Théophile (iaulier avait cité dans son article du 23 septendtre (piel([ues vers de Sainte-Beuve sur le lac de Genève : (Paris), ce '24 septembre 1868. Clior Neveu, Toujours le même, iinluliient poiic l'oncle, lequel est bien étoniiù qu'on se souvienne de lui, en face de si beaux Hetix. après de si jïrands noms, mais encore plus charme; et reconnaissant qu'cHonnt!*. Ce Léman, sais-tu? est une merveille, couronnant cette st'îrie de merveilleuses peintures; cette fois je suis juge des plus compétens; j'y ai v(*cu, j'y ai pa.s.sé des saisons, toutes les révolutions du soleil. Que c'est vfai, que c'est saisi dans le moindre détail et rendu comme personne ne l'aurait jamais cru possible ! El la diversité des nuances, et celle des vents, des bises et des brises, et le coté 186 s. 365 grec de celle Helvélie adoucie : « C'est là que linil, recourbé comme une faucille cVazur, le Léman, ce lac merveilleux, morceau de Méditerranée transporté en Suisse. » Il a fallu cent ans de touristes et d'admira- teurs pour trouver cela. Ton Salève et cette vue pano- rama de la lin, du haut de ce belvédère, sont d'un raaitre, — en détail. Cela va de soi, — mais aussi en composition. Tout s'y résume sous le regard. A toi, cher neveu, Sainte-Beuve. P. S. Le précipice est de quinze — pieds? Un mau- vais point à Fourché^ pour cette coquille. Mais qu'ils sont jolis ces ânes ! Nous avons lu cette lettre avec d'autant plus d'intérêt que notre appréciation personnelle est tout à lait d'accord avec celle du grand critique. Cet ouvrage, trop peu connu, de Théophile Gautier est un vrai chef-d'œuvre. Nous avons trouvé du reste dans ses lettres de cette époque la preuve qu'il avait soigné tout particulièrement ses lécits de voyages en Suisse et qu'il y attachait un grand prix. 2194. (Retour de Suisse).— Odéon : Jeanne de Ligneris. — (Thkatbe-Français : reprise des Fâcheux). Le Moniteur universel, 14 septembre 1868. 2195. Théatre-Fiunçais : rentrée de madame Arnould Plessy dans le Misanthrope ; A deux de jeu. — (Nouvelles^. Le Moniteur uniocrsel, 21 septembre 1868. 2106. Théatre-Francais : débuts de mademoiselle Héri- court dans Andromaque. — (iAîrÉ : Nos Enfants.— Théatre- Clunv : Les Inutiles. Le Moniteur universel, 28 septembre 1868. 1. Pi'ote au Moniteur universel. .•J66 iiisTdiKi. Dis (ii:rviii> m: th. r.ArriKu. îl'.tT. Italikns : la Patti nt Fraschini dans Lucia di Lam- mermoor. — I'outk Saint-Mahtin ; Cadio. /.<• M'^iulnir )(ni(i iM I . .'i oclohr.' ISCiS. •JI'.tT'". Les Vacances du Lundi, tableaux de montagnes. II. Le Mont Cervin : I. De Bex à Viéqe. II. De Viège au Riffelhorn. /,'■ Mnniliiir loiircrsrl, il cl 10 ocIoIhi' IHCiS. I(.'iiii|ii-imi' ;iin>i i|iii' li'^ rliiipili l's siii\;nils, . Sonnet (La Fuméej. Lu Vogue Furhieime, 4 décem- bre 1808. Ce sonjiet a reparu en 1870 dans le tome deux des Poésies Complètes de Théophile Gautier, sous le titre que nous indiquons. Dans le joui-nalle tercet tinal est écrit ainsi : J'allume un havane, et ma bien-aimée Un papelito roulé par ses doigts, Et l'on ne voit rien dans cette fumée. Il a été en outre réimprimé conforme à la version de la Vogue Parisienney et sous le titre de Sonnet, dans l'Artiste du l^<- mai 1869. 2206. Opéra : madame Miolan-Carvalho dans les Hugue- nots. — Opéra-Comioue : Le Corricolo. — Vaudeville : Miss Multon; Autour du Lac; le Petit Voyage. Le Moniteur U7iirersel, 7 décembre 1808. 2207. Porte-Saint-Martin : reprise de la Dame de Mon- soreau. — Gaîté : La Madone des Roses. Le Moniteur uni- versel, 14 décembre 1868. 2208. Catalogue des tableaux modernes, dépendant de la collection du comte de ***, dont la vente aura lieu le 17 décembre 1868. ln-8». Ce catalogue est précédé d'une préface de Théophile mn iiisKiiiiK i)i:s oiaviiKS dk th. cautier. (iaiilit'i-, rf|ti(t(liiilt' (Mi 18K3 ilaiis son voIiiiik" : Siiuvcuii'n dr (lirtiln-, (l'dil cl ilr rrili(/U('. ■lHy.K riiKATiiK-l'RANfjAis : débuts de mademoiselle Rei- chemberg dans l'École des Femmes. — Atiik.ni:ic : Les Horreurs de la guerre. — La Venise de Ziem. /.' Mniiih ur i(nivt'rsrl,'i{ (K''0(Mnl)ro ISliS. ('.n rt'iiillilnii roiilicnl 1rs para- ^•raplies trois ri i|ii.ili'i' tli- l;i Pu l'arc ilii (',.ilaln;^iic ili- la Vi'iilr ili' Zii'iii iIiMil nniis allims |iai liT. i:\(K Catalogue de la vente de trente-quatre aquarelles de Ziem, (Imil la venir aura lini le -21 tircciiiljic [i^ijH. Iii-N". La im'lact' de Tlir(t|iliile (lauticr (lui prt''ct''(l(; ce Oalalo^iic a été n'' imprimée confornif ri inlép-alcnirnl dans l! Arlisli' (lu 1'' janvier ISfiO, sons le îilie de : 1rs Ai/iKtivllfs de Zir)ii. Il n'y a qu'un seul elian;,'enieni dans le texte; iorscjne Théo- phile Ciaulier dit que Ziem fait des courses dans « las Camai- guas », l'Arlistr inqtrime « la Camargue ». Celte préiace a M'paiu aussi en 1H83 dans It^ volume de Th(''ophile (iaulier intitulé : Snuccnitx de lln'iilrr, irml ri dr rrll il/Kl'. ■21\ I. IrAMKNs: Otello ; la Serva Padrona. — Cmatklkt : Théodoros. Lr Mmiili m- unirrrsil, 2H décembr'c IHfiîS. Ci'l article est le dernier rpie Théophile (iautiet ail énil au Moniteur imiversel; on sait qu'à dater du !«■• janvier 18()!t, le gouvernement français publia lui-même son JnKinnl Df'fi- ricl, où nous letrouverons i'auleui- de Farluiiin. 1869 2212. Italiens : Mademoiselle Minnie Hauck dans la Sonnambula. — Opéra Comique : bénéfice de madame Ugalde ; mademoiselle Wertheimber. — Théatre-Fran- (jAis: mademoiselle Dinah Félix dans les Femmes Savantes. — Gymnase : Séraphine. — Amuigu : La Princesse Rouge. — Palais-Royal : Le Carnaval d'un merle blanc. Jounvil Officiel, 4 janvier 1869. 2213. Histoire de mes bétes. (I.). Temps anciens. La Vogue Parisienne, 8 janvier 1869. Cet article a reparu clans le Journal Officiel du soir du 22 janvier suivant, et toute la série de VHistoire de mes bêles a été réimprimée en un volume, en 1869, sous le titre de : Ménagerie intime; nous donnons ici ce renseignement une fois pour toutes. La Vogue Parisienne avait annoncé cette publication dans son numéro du !«■• janvier ; elle devait former alors quatre arti- cles sous ces titres : /, Temps anciens ; II, Dynastie blanche et rats de Noruiège ; III, Dijnastie noire ; IV, Coté des chiens et la Gazza Ladra. Un fragment de l'article qui nous occupe a été réimprimé en 1874 dans ï Anthologie des prosateurs français, sous le titre de : Madame ThéojMb. 2214. Promenade hors des murs, sonnet. Sonncls et Eaux-fortes. 1869. In-quarto, 9j pages et 42 planches. Paris, imprimerie Ctaye, librairie Lcmcrre. Prix: cinquante francs. Nous trouvons le volume qui contient ce sonnet indiqué sous le N» ,370 de la Bibliographie de la France du 9 janvier 1869. En 1876, ces vers sont entrés, datés du 25 octobre 1868, dans le tome deux des Poésies Complètes de Théophile Gautier, ji. -21 T,0 IIISTOIUE DES ŒUVIUîS DE ïll. (.AUTIKH. •22i;i. livi.ii.Ns: Piccolino. — TiiKATiiK-l'itANÇAis : Les Faux-Mcnagos. .hiiiriKil Offuirl, I I janviiT 1809. 221.")''''. Histoire de mes bètes ; II. Dynastie Blanche. In Viiijtir l'iirifticunc , 11» jaiivici' ISti'.l. Hiiiii|M iiiii' dans le Joiir))ffi. .hiunidl Uf/iilrl, l*:> janvici' isci'.i. 2218''''. Histoire de mes bêtes. III. Dynastie Noire. /-" Vogue ParisioiHC, 2'.l janvier 180'J. En ii''iiii|iiiiiiant ce cha- pitre en volume, l'aiileur y ajonla l'avanl-dcrnier para- firaphc tel qu'on le lit aujoiird'lnii. 2219. Adrien Guignet. Magasin pHloresquc, janvier 1809 (page 27). lue noie de cc^l, arlicle in(li(|ne qu'il est écrit j)ai- Théophile (îauLier. On sait que les travaux publiés à celte époque dans ce recueil ne sont pas signés. Il a été réim- primé intégralement, eu 1880, dans les Tableaux à la plume jtai' Théophile Gautier. (Vnii' ii" 2264.) 2220. Oi'KHA : La Juive ; Hamlet. — Italie.vs : Mademoi- selle de Murska dans Linda di Chamouni. — Tiikatui: Lviu- oi'K : Don Juan. — iJoiii-i s pArusiicxs : Gandolfo : l'Écossais de Chatou. — (Livres : Madame Gervaisais (par Edmond et Jules de Goncourt). Journal Of'fi'id, l''-' février 1809. 2220'"'. Histoire de mes bêtes. IV. Côté des chiens, bi Vogue rarisienne, '6 février 1809. Cet arlicle a reparu dans le Journal Officiel du soir des 17 et 18 février 1869. En l'im- primant eu volume, l'auteur y a ajouté une courte note. L'Almnnaeli Parisien pour 1871-1872 eu a cili' un fragment, cl /'' Brreil du 7 juin 1880 eu a aussi reproduit une iiartie, 1809. 371 sous le lilre d'Un chien chori^(jraphc. Le Gaulois du dimanche du 22 mai 1881 a publié de nouveau ce chapitre sous le titre de : Histoire de mes chienti. 2221. Italiens: Tamberlick dans II Trovatore ; Made- moiselle de Murska dans la Sonnarabula. — Théatke Lyrique : mademoiselle Orgenyi dans Violetta. — Ambigu : Frederick Lemaître dans Don César de Bazan. Journal Officiel, 8 février 1809. 2221 '''^ Histoire de mes bétes. V. Caméléons, lézards et pies. La Vogue Parisienne, 12 février 1809. Réiniitriiné dans le Journal Officiel du soir, le 23 mars suivant. 2222. Odéon: Mademoiselle la Marquise. — Vaudeville : Le Sacrifice ; Une Vendetta Parisienne ; Une Nuit au Champagne. — (Concerts). Journal Officiel, 13 février 1809. 2223. Italiens : Rigoletto ; Don Pasquale ; Il ballo in maschera. — Tli. des Variétés : Une fausse joie ; l'Astro- nome du Pont-Neuf. — (Concerts. — Vente de M. Fourau). Journal Officiel, 22 février 1809. 2224. Ambigu : La Famille des Gueux. Journal Officiel, 1" mars 1809. 2223. A. de Lamartine. Journal Officiel, 8 mars 1869. Un fragment de cet article a été réimpi'imé dans V Artiste du 1" mai suivant sous le titre de : les Morts vont vite: Lamar- tine, Calamatta ; il a été aussi incomplètement réimprimé en 1874 dans les Portraits Contemporains par Théophile Gautier, et dans la Gazette de Paris du 1^'' juin 1872. 2226. Opéra : Faust. Journal Officiel, 9 mars 1869. 2220 '"^ Histoire de mes bêtes. VI et dernier. Chevaux, La Vogue Parisienne, 12 mars 1809. 2227. Nécrologie : Hector Berlioz. Journal Officiel, 16 mars 1809. Un fragment de cet article a reparu, en 1874, à la suite de l'Histoire du Romantisme par Théophile Gai:- tier, daté par erreur du 10 mars 1870. 2228. Gavarni : Les Douze mois. L'Illustration, 20 mars ;n„> iiisToiin: i)i-:s œuvres de ïii. (..alitikh. ISG'.I. C-i' inomMii. il un mur, ;i servi tir [uiriicc à liilliiiin loii- U'iiaiil li's dessins de (tuvarni |iidilir> |i(uir les étreniies de 1S70, sons 11- lilre de : /es Itonn' mnis, ilcniirrc œuvre de (iaviinti. 222',i. IrAi.iKNs: Petite Messe de Rossini. — I'oute-Saint- Mahti.n : Patrie, .fownal Officiel, 22 mais ISO'J. 22;wi. Nécrologie : Calamatta. — I'.u.ais-Hoyai, : Le Dos- sier de Rosafol . Madame Pot au feu ; Deux Portières pour un cordon. — Concert de M. E. Delaborde. Jniinml Of/hiil, 2'.l-:i(l mais ISC.'.l. lii li ai.'nienl de eel aiiiele a re|.ai'n dans rArtiste i\n 1'''' mai suivani a\ee eelui s[\i Ijiiiii'ivtine, sons le lilre de : /«s Mnrts mut rilc : LnnKiiiiiic, ('iiliiiiKilld. l-l'.W. Le Jardin d'Hiver de S. A. I. madame la Princesse Mathilde. L'Ulitslratinn, :\ avril 18G'.). il inan(|iie ilans le |iaiai4ia|ilie trois (!eu.\ phrases ((ni ont été oubliées snr l'épreuve de eclailiele; d'aixod apiès : c élroile semelle », il l'aul ajouter : Il 11} a [las dt' terre clans ce jaidin où les plantes les plus rares s'élancent de magniliques vases du Japon et de la Chine, de superbes majoli(pies italiennes, de faïences de Deck, et de tout ce que la cùramiciuc antique et moderne a produit de plus merveilleux. Ces i)lantes, qui semblent là aussi à l'aise que dans leur climat naturel, montent, vertes et vivaces, d'un jet vigou- iTux, etc. Puis, le paragraphe doil se terminer ainsi : d'attitude ou de port, la manière élégante dont elles s'ajustent dans les urnes ornées d'oiseaux, d'ara- besques et de chimères qui les con tiennent, et l'air de bonheur qu elles ont de vivre, elles, filles de la solitude, dans celte atmosphère parisienne . 2232. Ambigu : reprise de Vautrin. Journal Officiel, o aviil 18(39. iSC^\). 373 2233. Théâtre I.vniQUE : Rienzi. Journal Officiel, 12 avril 1860. 2234. Odéon : Gutenberg. — Le Gutenberg de madame Louis Figuier ; l'Imagier de Harlem de Méry et Gérard de Nerval. J'iumul offuirl, V.) avril 1800. 223.>. Vaudeville : La Salle, prologue ; les Oublieuses ; le Contrat: le Choix d'un Gendre. — Palais -Royal : Gavaut , Minard et compagnie. — Concert de mademoi- selle Belin-Delaunay. .hnirml Officiel, 26 avril 1800. 2236. (Aux mânes de l'empereur), 15 décembre 1840. Le Figaro, 2 mai 1860. Cette pit'ce de vers fut récitée par mademoisollo Agar chez la Princesse Malliilde, devant l'Empereur Napoléon III cl l'Impératrice Eugénie, le 29 avril 1860 ; après le Figaro du2, le Soir, qui porte la même date, l'a reproduite également. Elle fut tirée à quarante ou quaranle-quatre exemplaires, in-quarto de 14 pages, imprimerie de Wittersheim et eampa- gnie à Paris; cette brochure est indiquée seulement sous le n« 8409 de la Bibliographie de la France du 18 septembre 1860, inscrite par erreur sous le prénom de Victor (au lieu de Théophile) Gautier, et soi-disant extraite du Journal Officiel, ce qui n'est pas moins inexact. L'édition est datée du 29 avril 1869. Cette brochure est de toute rareté, la plupart des exemplaires ayant péri, parait-il, en 1871, dans l'in- cendie des Tuileries. Un exemplaire en a pourtant été annoncé en vente au prix de quinze francs sur le N° 46 du catalogue de la librairie Pincel)ourde (novembre 1872). En 1873, ces vers reparurent à Bruxelles dans le volume : Poésies de Théophile Gautier qui ne figureront pas dans ses œuvres, et, en 1876, ils sont entrés dans le tome deux de ses Poésies Complètes. Cette dernière version, réimprimée sur celle du Figaro, n'est pas tout à fait conforme au texte authentique de la brochure ; dans celle-ci les strophes neuf, douze et treize sont écrites ainsi : Comme autrefois le peuple autour de vous s'empresse; Cris d'amour furieux, délirante tendresse, 874 IIISTOIUR DRS OKUVRES DE TH. CAl lllllt. A f;('iimi\, cliaiM'aii bas! Dans l'acclaiiiation, les priidoiils cf l(>s saj^os Murimncnl, au Crsar l'aisanl sa paît (i'Iiominages « Dieu ! ne rrvcilloz pas! » Sur le pa\s, le pi.'Uplc, (''toile iiidc cl loi'tc, S't'leud, couiuic un niantoau([ui vaillauinuMit suppinlc L'orago et les frimas. Mais ces grands si petits, clianiairés de dorures, Oui cacluMif leur néant sous de rielies parures, Ne les regrettez pas. Coiunie ils ont renié, troupe au parjure agile, Votre nom, votre sang, vos lois, votre évangile. Pour vous suivre trop las! Et quaiul j'ai devant eux ])arlé de votre cause. Gomme ils ont dit, tournés déjà vers autre chose : « Nous ne comiirenons pas ! » et Il'S vers trente, (juaranle-si.x el ciiuiiuiate-liuit sont impri- més de cette manière : Jusqu'au hout, du vautour affrontant les coups d'aile... De sa prunelle d'ombre entrevit dans l'aurore Mais sur ton sol sacré, patrie autrefois crainte Napoléon III se souvint de eos vers, et voici la lettre iné- dite et autographe, aujourd'hui entre nos mains, qu'il écrivit à leur sujet au poète : Palais de Saint-Cloud, ce 20 août 1869. Monsieur, Je n'avais oublié ni les beaux vei's que vous avez titrés de ma mauvaise prose, ni la toucbante poésie que vous avez consacrée aux vieux débris de la .arande armée. i869. 3T5 Mais l'anniversaire du 16 août en a réveillé plus vive- ment en moi le double souvenir. Je saisis cette circons- tance pour vous envoyer ces deux vases de Sèvres comme un témoignage de ma satisfaction et de ma gra- titude. Croyez à mes sentiments. Napoléon. Voici la réponse, inédite aussi, que Théophile Gautier fit à cette lettre ; il l'écrivit de Neuilly à la fin du mois de sep- temhre : Sire, Lorsque Votre Majesté a daigné par l'envoi d'une gracieuse leltre et de deux magnifiques vases de Sèvres me prouver qu'EUe n'avait pas oublié ma faible traduc- tion en vers de Sa belle ode en prose sur le 15 Dé- cembre, je me trouvais en Italie. Revenu à Paris depuis peu de jours, je me hâte de Lui exprimer ma profonde gratitude, et j'ose La prier de m'accorder la permission de Lui oflVir sous une apparence plus respectueuse la poésie qu'Elle a bien voulu favoriser de Sa baute approbation. J'ai Ibonncur d'être, Sire, avec le plus profond res- pect, de Votre Majesté, le très humble et très obéissant serviteur. Tbéopbile Gautier. 2237. OoÉON : reprise de Lucrèce. — Ouverture de l'Hip- podrome. Journal Officiel, 3 mai 1S69. Ce feuilleton contient des extraits de celui de Id Presse du 14 février 1843 relatifs à Lucrèce. 2238. A. Le Salon de 1869 : I. MM. Chenavard; Puvis de Chavannes ; Bin ; Bouguereau ; Bonnet; Monchablond). 1,'Illustration, 8 mai 1860. Cet article et tous les suivants 876 HISTOIRE DFS CHaVRES: DK TH. GAUTIER. sui' le salmi de IHd'.t, iuil)li(''s dans niliislr(ili"ii, cl dmil li- mimi'TO t'sl suivi ici d'un A, ont été ri'iiMpiinii's iiilf^iialcnu'iil CM 18S0 dans \o volinno de Tlu'opliilc (iaiiliiT : Tdbliaii.r à lu jiluiiir : t'pci dil Miu' lois |miiii' loiilcs. ■2-2W. Leçons professées à l'École des Beaux-Arts, par M. HippolytcTaine. Jniinntl nffiiiil, ".) mai IsCi'.i. 2240. ïukathk-Khamjais : Le Post-Scriptura ; Julie. — (iYmnask: (Un mot sur) Le Filleul de Porapignac. .hninuil officiel, 10 mai 1869. 22H. U. Salon de 1869. I. Sculpture: MM. Cambos ; Perraud: Hiolle; Lepère: Denécheau ; Leenhoff , Falguiére. .h>tii)iiil t'f'firirl, \ 1 mai iStil» iNoiis avons l'ail |ir('Ct''dpr ces articles du Jniirnul Officiel sur le Salon, de la lellro lî, afin d(^ les distinguer ici de ceux de VUh(slration sui' le mc^me sujet. 2241 '"'. .\. Le Salon de 1869. II. i^MM. Delaunay; Leul- lier; Gustave Moreau; Manet: Courbet; Servin.j L'Illun- tfiUion, i;> mai lcS()0. 2242. fiYMNASK : Le Filleul de Pompignac. — Tukatre- Lyriquk : Don Quichotte. — Sai.i.k VK.\TAi)oru ; Rossi dans Struensée, Hamlet et Otello. — (Nouvelles), Joitrndl offi- ciel, 17-18 mai 1869. 2242 2°. ]]. Salon de 1869. II. Sculpture ; MM. Carrier- Belleuse ; Franceschi; Lebourg; Schœnwerck; Clésinger ; Eiex. .h'iiriinl officiel, 19 mai 1809. 2242-°. A. Le Salon de 1869. III. MM. Parrot; Henner; Hébert; de Beaumont: Léon Glaize; Regnault; Fromentin; Luminais; Colin ; Détaille.) UlUuslralion, 22 mai 1869. 2242 i°. H. Salon de 1869 III. Sculpture: MM. Carpeaux ; Barre; Follet; Ottin; Semain; Cordier ; Mathurin Moreau ; E.Thomas; Truphème; Gumery ; Jacquemard; Moreau- 'Vauthier ; Loison. Jotimul officiel, 24 mai 1869. 2242 •'°. Un douzain de sonnets ; pièces diverses, par Théophile Gautier. Ln volume i^rand iu-octavo de neuf 18r,0. 377 feuilles d'impression, composé de 72 pages. 11 n'a point, de faux-titre, mais seulement un titre qui forme la première page du livre. Tiré, païaît-il, à quatre exemplaires seulement, chez Claye, à Paris, il fut offert par l'auteur à la princesse Matbilde, auquel il est dédié, le 27 mai d869 pour son anni- versaire de naissance, et ne fut ni déposé ni inséré dans la Bibliographie de la France. Il a reparu en entier en 1876 dans le tome deux desPoésies Complétcîi de Théophile Gautier, sauf la pièce intitulée : la Fellah, déjà réimprimée en 1872 dans la sixième édition des Émaux et C-imrcn, qu'elle n'a fihis quittés. Ceci dit une fois pour toutes. Voici le contenu de ce volume : 2243. Sonnet-Dédicace. Daté du 24 avril 1869. 2244. Sonnet I ; Mille chemins, un seul but. Daté d(! Saint-Gratien. 2243, Sonnet II : Ne touchez pas aux marbres. Daté du 4 avril 1867. 2246. Sonnet III : Baiser rose, baiser bleu. Daté de .Saint- Gratien, 2.'i juillet 1867. Voici une variante inédile des deux tercets : Mais de l'autre côté les feux des lampes d'or Au jour ambitieux disputant son trésor, Opposaient leur ton pourpre à son rayon bleuâtre. Les deux teintes luttaient dans leur tendre fraîcheur; Moi, du combat surtout j'admirais le théâtre, Disant : « Heureux reflets, s'ils savaient leur bonheur! » 2247. Sonnet IV : La vraie Esthétique. Daté de Paris. 2248. Sonnet V : Bonbons et pommes vertes. Daté du 12 février 1868. 2249. Sonnet VI : Le Pied d'Atalante. Daté de Trianon 1867. 22o0. Sonnet VII : L'Étrenne du poète. Daté du 1" jan- vier 1868. 378 IIISTOIIIF, DES OHIVUKS DK TH. nATTir^ll. 2-2:>l. Sonnet VIII : Les Déesses posent. D.ilr du IS mars iSliS. N'diri mil' v.iiiaiilr iiicdilc de ic sniiiid : C'est lùiMi vous ; xdilii voli'c poso, Votre éclal de iiiaiinc sculpté, Et votre air de (li\inilé Dans lin relli't (ra|Mdli(''ose. Mais (le l'àiiic onc j^i-iice ('closo Attendrit eetle majesté, Et la lèvre, à l'arc arrêté, Garde un sourire à p(ui coin l'ose. Des perles au rayon trend)lant Scinlili(>nt à votre cou lilanc ('oMinic des iroultes de luniiéi-e. Mais si le collier vous manquait Vous seriez dans une chaumière Heine encore avec un bouquet ! 22d2. Sonnet IX : D'après Vannutelli. Dalé de i800. 22o3. Sonnet X: L'Égratignure. Daté du 21 avril 1869. 22:it. Sonnet XI : La Mélodie et l'accompagnement. Daté du 2:! avril I.SC.'.l. 22oD. Sonnet XII : La Robe pailletée. Datée davril 1800. Voici une variante imnlilc^ du vecs dix, mais qui doit alors ri If lu le ni'iiviéme : En tremblollant ainsi luisent les gouttes d'eau. 22")6. Quatrain improvisé sur une robe rose à pois noirs. Daté de Saint-tiraticn, mention oubliée dans les Poêsic^i Com- plètes. 2257. L'Esclave noir, stances sur une aquarelle de la princesse M athilde). Cette pièce, datée du 14 janvier 1809, dSnO. 379 est le pendant de celle sur la Fellah. Elle a donc reparu aussi, avec raison, en 1884, dans Tédition in-32 des Émaux et (kimi'cs. 22.'i8. La Fellah, sur une aquarelle de la princesse M(a- thilde). Une version autographe est datée du 21 mai 1861. Ainsi que nous l'avons déjà dit, cette pièce a reparu en 1872 dans les Émaux et Camées. 2209. Le Profil perdu, stances sur une aquarelle de la princesse M(athilde). Da(('' du 22 mai I8(ij. (Voinv 2(i0:f Li: 22:i0''i'. A. Le Salon de 1869. IV. ;MM. Breton (Julesi ; Breton Emile) ; Brandon ; James Bertrand ; Heilbuth , Jundt ; Gustave Boulanger; Gérôme ; Baudry: Gabanel ; Dubufe ; Carolus Duran; mademoiselle Nélie Jacquemart ; MM. Bonnegrâce: Giacomotti; Paul Huet ; Ghintreuil : Cabat: Daubigny; Camille Bernier; Hanoteau; Potter; Français : Lansyer.) L Illustration, 29 mai 1869. 2260. GAîTt: Le Moulin-Rouge.— Livres:) Parisine, par Nestor Roqueplan. Journal officiel, 31 mai 1869. 2260 2°. A. Le Salon de 1869. V. /MM. Nazon; Mac-Cal- lum; Robinet; César de Cock; Bierstadt; Anastasi; Corot; de Curzon ; Pille ; Vibert ; Zamacoïs ; Brunet-Houard ; Vau- tier; Isabey; Mouchot; Guillaumet; Huguet: Belly; Ber- chére; Brest: Tournemine; Delamarre.) Ulllustration, a juin 1869. 2260 3\ B. Salon de 1869. IV. Sculpture : MM. Marcel- lin; Delhomme; d'Épinay; Chabar; Perrey ; Charles Gau- thier; E. Hébert; Chappuy: Boisseau; H. Giraud; Taluet ; Sobre; Frison; Maindron; Ferrât; Marins Montagne; Du- maige; Rosse; Dalou; Tournois; Hector Lemaire; Cha- trousse: Codine; Claire; Doussaut: Sanson ; Bartholoni ; Rochet; Captier: Devaulx : Gélon; Robinet; Chabaud; Dé- loye; Marcello; Chenillion; Mégret. Joimial officiel, 6 juin 1869. 2261. OpÉRA-CoMiorE: La Fontaine de Berny. — Gymn.\se : Mon Premier; les Mensonges innocents. — Ambigu : Les quatre Henri. Journal nfficicl, 7 juin 1869. .•!N0 IIISTdlliK DIÎS Oia'VIil'S DK TU, CAUTIKH. 22()li". \. Le Salon de 1869. VI. iSculpturc : MM Per- raud ; Cambos: d'Épinay, Carrier-Belleuse; Clésinger ; PoUet ; Lcenhoff: Lebourg ; Schœnwerck; Lepére ; Fal- guière ; Hiolle; Ottin ; Divers; Gain. L'illiislndinn, 12 juin 2201 3°. I!. Salon de 1869. V. Peinture : MM. Puvis de Cliavannes; Tony-Faivre; Emile Lévy ; Eugène Froment; Bouvier; feu Roussel. .\nuiii«l iiffuicl, i;( juin iMii".). \()ici, ;i i)i(i|>os lit' c"t'l ailiclc, do ciii'icui.scs notes iin'diUis (|iii luonfreiil lo système de Iravitil do Tliôopliilo (laidiiT pour ses oludos sur los ails; r'csl le |»i'('inicr jet do son ailiolo, ôoi'il dovaiil los fahli'aiix iiiriiics doni il pai'lc; nous le copions sur i'aulograplio : ESCALIER : — PUVIS DE CHAVANNES. Massilia, colonie grecque. Proniier plan : Icri'asse do maison lilanrlio. Doux fenimos assisos ; l'nno licnl un rond d'osioi-, l'aulre a les mains croiséos. Enfant à plat vontre rogai'dnnt ruiro un poisson. Moutard dohoni, robo rolevî'c, tenant un poisson blanc ii la main. Filouso sur un banc avec une autre femme à qui l'on montre dos étoiles et dos écbevaux de fil. A terre, corbeille de fruits et de fleurs. Au delà, ii!i; nKs (ii;i:vHi-:s ni'; m. cautiku. tiTiT loiipv. Corlifillr (iriiniivs, raisins, ligues. Aulojul. ligiiicr on KUOKNK KROiMKNT. Im C/i(iniici(sc. ImiikI d'or, ('nratlrcincnl [lislaclir. Fommo msàliT. Draperie groseille. Serpents de l'aii- laisie. '■22Ci2. 'riiKATHK-l'is.\M.\is : Juan Strenner. .Tniirnal nfl'irifl, 1 »• juin I.SC.'.I. ■2-2i\l ^". H. Salon de 1869. VI. Peinture : MM. Bouguereau ; Bonnat; Monchablond; LeuUier; Priou ; Mercadé ; Mottez; Courbet. VII. M. Fromentin: mademoiselle Nélie Jacque- mart; MM. Détaille; Protais; Lewis-Brown ; Armand Du- maresq; Viger; Patrois; H. Lehmann; Vetter; Bonnegrâce ; Mac-CoUum ; feu Paul Huet. VIII. MM. Delaunay; Legros; Henner; Gendron; Hector Leroux: Gustave Boulanger; Huguet; Guillaumet. .Iniirnal ufjkiel, Ki, 18 et I'.» juin 1809. ■l-liVl>\ \. Le Salon de 1869. VII et dernier. (Sculpture : MM. Comte: J. Bonheur; Falguiére; Cambos; Carlier; Etex: Cordier: Franceschi; Jacquemard; Barre; Boisseau; Frison; Perrey; Thabard.) L'IlliLsIratinn, 19 juin 1H(39. 2-262 i-. M. Salon de 1869. IX. MM. Chenavard ; Gustave Moreau; Bin. Journal offU-icI, 20 juin inrnnl uf'jkici, 21 juin 1869. 2263''î'. lî. Salon de 1869. X. Peinture : MM. Regnault ; Carolus Duran -, Baudry; Edouard ; Cabanel; mademoiselle Cécile Ferrère ; MM. Chaplin; Adolphe Leleux. (in Ira;.;- nienl de cet urlicle a reparu en 1872 dans le catalogue des Œuryrs de Henri Regnault exposées à r École des Beaux- Arts.) XI. MM. Heilbuth; Hébert; Coninck ; Reynaud; Sain; Magy: Tournemine ; Comte; Eugène Giraud; Léon Glaize ; James Bertrand. XII. MM. Brion; Jules Breton; Vautier ; Brunet-Houard; Bridgman; Beyle; Servin: Edouard de Eeaumont; Taylor ; Schenck; Lambron. XIII. MM. Cabat ; 1869. 383 Corot; Curzon; Chintreuil ; Français; Albert ; Bierstadt; Gustave Doré; Daubigny; Dardoize; Camille Dernier. XIV. MM. Charles Le Roux; Emile Breton; Potter ; Nazon; Ca- basson : Masure ; Herst; Yan Dargent; Jundt: Emile Lévy ; Léopold Lévy; Voillemot; Dehodencq; Toudouze ; Isabey. XV et dernier. MM. Ulmann; Parrot; Cordier; Humbert; Jacquet; Foulongne; Gérôme; Fabius; Brest; Berchére ; Mouchot ; Tissot; Saintin; Toulmouche; Schreyer; Chenu; de Flogny; Heullant: Giacometti; Healy;Haro; madame Escallier; MM. Philippe Rousseau ; Vallon; Biaise Des- goff es ; Maisiat; Méry; Mac-CoUum; Herse; Vibert ; Français; Harpignies; Moreau. Journal officiel, 2'.i, 24,2,1, 26, 27 cl. 28 juin 1869. 22Li4. Une vedette, par Adrien Guignet. Magasin ivtto- resqiie, juin 1869. (Page 193.) Cet article, anonyme, est le complément de celui de jan- vier; il contient l'analv-se d'un la])]eaa de (ùiignet. Il a aussi été réimprimé intégralement en 1880 dans le volume de Théophile Gautier : Tableaux à In plume. (Voir no 2219.) 2263. Opér.\ : reprise du Prophète. — (Iymxasi': : L'homme aux soixante et seize femmes. Journal offriel, ."i juillet 1869. 2266. Chatei.et : Botany-Bey. — CinguE de l'I.mi'Ku.\- trice: La Princesse Félicie. Journal offvjiel, 12 juillet 1869. 2267. Théaïri:-Fr.\>çais : Mérope. — .\mbigu : Richelieu à Fontainebleau. — (Souvenirs de collège : Talma dans Andromaque.) Journal officiel, 19 juillet 1869. 2268. Nécrologie : Louis Bouilhet. — (ivjjNASE : Le Gar- çon d'honneur. — Folies-Marigxv : Changement de garni- son. — Opéra : débuts de Delabranche. Journal officiel, 26 juillet 1869. Un pa.ssage du début de cet article a été réim- primé en 1874 daus les Porh'aits contemporains par Théo- phile Gautier, sous le litre de : Louis Bouilhet. 2269. Le Nouvel Opéra. — Th. des Variktf.s : L'affaire de la rue Quincampoix; débuts de mademoiselle Desclauzas dans Fleur de thé. Journal officiel, 2 août 1869. 381 IIISTOIIŒ DKS Œl VUES DE TH. tiALïIEH. J27(t. CiAiiK : La Chatte blanche. — Le Feu d'artifice. Journal offhiiL IS nunl isCi'.l. irA. Exposition du concours pour le prix de Rome. Journal nffirk'l, !'.• -loùl IHO'.t. Voici, ù eu piopos, un ])io- j.'raiiiiiic (k' oonrdurs iiuf ikhis fopiniis sur l';uitoi;i;i|ili(> niùiiio de Tlii'Opbik' Gaulici'. Nous m- savons s'il lui jiiniiiis soiunis aux élèves : Pronirllirt' a (ItTolii' le l'en du eiel el il en a lail iiail aux lioimnes. Pour ren punir .liipilcr l'a condaniiiè à vivre cncliainé sur la cime la plus ("«levée d'une raon- (a,une de Scythie. Vidrain accouipagné de la Force et de la Puissance, doit exécuter l'ordre terrible du maître {W<- Dieux. Il a pilié du Titan, du liienfaileur des Iimnains : il hésite. Mais la Force el la Puissance sont là, (jui pi'essent, (jui coniniaiulent; Vulcain ohéil. Il cloue Proniélliée à son rocher. Ce sujet est pris du Prométhce enc/udné, tragédie d'Eschyle, dont û forme la i)remière scène que nous allons transcrire pour aider les élèves à bien com- prendre le programme. 2272. Vaudeville : Les Rêves de Marguerite ; Pourquoi l'on aime. — Gy.mnase : Le coup d'éventail; Ernest. — Hippodrome: Le dompteur Lucas. Journal officiel, 23 .loùl 1869. A. partir de ce jour, la (U'ilique dramatique fut rédi- gée par Xavier Auhryet au Journal officiel, jusqu'à la fin de rannéc. 227.3. Exposition des envois de Rome. Journal officiel, 30 août 1809. Un fragment de eel article a été réimprimé en 1872 dans le catalogue des (Murres de Henri Reynaull cjposées à l'École des Beaux-Arls. Ce moiceau fut le dernier (ienné en 1869 par Théophile (iautier au Journal officiel; il partit pour l'Egypte el s'embaïqua à Marseille le 9 octobre sur le paquebot le Mœris, afin d'assister à l'inauguration du canal de Suez. 11 fit une chute sur le pont du navire qui 1809. 385 J'emmenail, et c'est à cet accident que se rapporte la lettre dont nous allons parler. Il ne reprit sa collaboration au Journal officiel qu'en janvier 1870. 2274. Lettre à ***. Le Gauloh, 19 octobre 1869. Voici cette lettre : Le déhiit tle mon voyage en Egypte n'a pas été heu- reux : j'ai fait, samedi, une chute dans l'escaher de l'entrepont (hi Mœris et je me suis démis Tépaule et écorné l'huniéi'us, à ce qu'il paraît. Heureusement se trouvait là l'excellent docteur Broca, qui a remis les choses en place; mais il faudra, pendant six semaines au moins, avoir le hras attaché au corps, ce qui n'est pas drôle. Je mange, je bois, je fume, je dors, et je puis encore écrire passablement, quoique je sois sur un paquebot en marche. Les médecins disent que je puis continuer le voyage, et, comme ils le font avec moi, je trouve cela plus sûr que de m'en retourner tout seul ;i Paris, de Messine où nous allons aborder, loucher dans quel- ques heures. Je suis soigné et surveillé avec une touchante solli- citude par L. de Lacroix, Florian Pharaon et Auguste Marc. Théophile Gautier. (^et accident troubla tout le voyage de l'écrivain. Arrivé au Caire, il ne put accompagner les autres invités dans leurs différentes excursions et passa plusieurs semaines instahé à riiôtel Sheppcard. Il y fut très bien soigné et donna au chef de cuisine français de l'hôtel, Louis Michel, pour le remercier de ses attentions, une recette des différenls risot- tos, dont nous devons l'intéressante communication à l'obli- geance de M. Edouard Pierre, de Boésse (Loiret). Nous allons la transcrire ici ; elle est inédite : II. 25 •m; iiiSToïKK inis («aviiKs dk th. <.ai tiku. /{isolto (1 la Mildnnisf. Kaiic dans une cassciolr un roux doiil on ciiIcnc les oij;noiis avec iiiir rciimoiiv. lorstm'il a siiriisaininciit, pris coiili'iii-. cl 011 l'on vorso un (Ipini-vonv de vin blanc, Saiilciiit' on ('iia\r, Mcllrt' l(> ri/. Iiicii iicIIom'. mais non lave'', dans le i'()ii\ clriidii |i;ir le \in hlanc cl l'y loiniici' (iindijiKiS inslanl,stion : Hauteville lieuse, 9 février [1870]. Mon Théophile, comment vous dire mon émotion? Je vous lis, et il me semble que je vous vois. Nous re- voilà jeunes comme autrefois, et votre main n'a pas ;J9(I IIISÏOIHK l)l> MKIVHKS DK TH. CM TII'.II. i|iiitlr nui main. (Jiicllc .m'aiidi^ pa,u;o vous voncz (l'ôcriro sur I.ucrhr liorgia ! Jo vous aime Www. \'o\\^ ries toujours It> jjrand poMo t'I le Lil'aiiil ami. V[lCTOR| H|UGO|. Vdicl mon porlrail : il \(»l<' pour vous. ïbéopliilo (laiilici- liiiiiiriiif a di-jà Iranscril ces H^mips dans une lollrc ([n'il r'crivil en 1870 à sa lillc Kslcllc. (Iclli- lollre a rli" iinpiiMU'c en IST.) |)ar M. Kmilo Hcrfifial dans son voliinii' iiililnlc: T/iruphilr Gmilirr. 2283. Une Galerie Romantique. .IniinKilofficicl, i't fVvrici 1870. r,et ailiilo a été réiniprinié en hMe du Cuialoyue '/'■ lu vente de iableaux modernes de M. lùlwurds, dont la vente eut lieu le 7 mars 1870. ni dans rArlisIc du 1*' avril de la mT-mo année. 2284. Egypte. I. Sur le Mœris. Jnional Offiekl, 17 février 1870. Cet article a été réimprimé dans le Joiirmd Officiel du soir des 17 et 18 du mrme mois, et, on 1877, dans le tome second de l'Orient \inv Tliéopliile fiautier, série de l'?Jiyplr. Tous les chapitres (jui vont suivie \()nt rli' joints à celui-ci; nous donnons donc ce renseignement une lois pour toutes. 228."). Italiens; Guide e Ginevra. — Théatrk-Fr.ançais : Don Juan. — Odkon : Au bénéfice du monument de Louis Bouilhet. — Festival en l'honneur d'Hector Berlioz, .l'nmvd U//iri('.l, 21 féviiiT 1870. 2280. Odéon : L'Autre. — Opkua-Comique : L'Ours et le Pacha ; la Cruche cassée. — Vaudkviij-e : reprise des Pattes de Mouche : Une femme est comme votre ombre ; le Cachemire X B T. Journal Of'IkicI, 28 février 1870. 2287. Théâtre des Menus-Plaisius : Malheur aux vaincus. — Théathe Clunv : La Tache originelle. — Pénélope et Phryné par Charles Marchai;. Joiinutl Officiel, 7 mais 1870. Un fragment de cet article a été réimprimé sous le litre de: /'( Gloire du Comédien, dans le Journal Offuiel du soir du 8 mars 1870. 1870, 391 2288. Opéra : reprise de Robert le Diable. — «Iymnase : Fernande. — Ambigu : Henri de Lorraine (Un mot sur). Juurnal Offirirl, lii mars 1870. 2288 '''^ Egypte. II. Alexandrie. III. D'Alexandrie au Caire. Journal Officiii, 16, 19 mars, et Journal Offin'cl du <^ ItF TH. CAITIKH. Les wauoiis. iiii|i [it'ii iKtinltrciix iioiir iinr IcUr af- lliit'iii't'. fiiiciil ;itl;u|ii(''s cl cmporlcs d'assaiil, coimii"' (les rcdoiilcs. Déjà liors de coiiiliat, à caiisc de nnlrr liras en ('cliaiitc. nous ne pouvions iircndiv pari à cos liillt's dont iiitiis atlciidioiis Iraïupiillcincnl l'issiio, assis sur noire malle en l'iinianl un ciuare. Nullement elTravés par ce liimulle, {\t'>, piciiols cl des liiiniidclies du (-aiii'. (jui ne ressemhlenl pas loul à fail au\ noires, cl onl le vcnti'c jaunâtre au liou de l'avoir blanc, pépiaient et volelaionl parmi les poulrollos dn ter de la toitinv. loules masli(pu''es de leurs nids. Ceux- là, si la l'anlaisic d'allci-voir linau.iïuration de l'isllime les eût pris, n'avaient |ias besoin de se disputer les places ! Le Irain pai'lil sans (pi'il se Irouvàlun coin pour nous dans une des voitures. Un autre convoi, mais celui-là omnibus, cest-à-dire s'arrêlanl à loules les slalions, devail lui succéder dans une heure. C'étail l'alTaire d'un autre cigare. Ses dernières boulîées s'évanouis- saient à peine que nous étions installés dans un wagon, presque vide et très confoitable. Le premier train avait emporté les pressés , les nerv^^ux , les ardents , les inquiets, ceux qui onl toujours peur de ne pas arriver. 2301. Vaudkvillk : La Révolte. — Opéra : Adieux de mademoiselle Nillson ; rentrée de mademoiselle Marie Sass. — Théatrk-Fhancais : mademoiselle Dinah Félix, sociétaire. Jnunhil Officiel, •,» nuii 1870. i'Myl. Italiens : Jeanne d'Arc, symphonie. — Odéon : Flava. — Th. des VAuiicTks : Ferblande. — Théâtre Cluny: Boule de Neige. J'iwnal Officiel, 10 mai 1870. 230:{. Fortuny. .Journal Officiel, 19 mai 1870. Cet article 1870. 39,-) a reparu sous le litre de : l'École Espagnole ; Fortunij, dans l'Artiste du l" juin 1871. Théophile Gaulier y cite huit vers de sa pièce; Ce que disent les hirondelles, et fait une variante au vers vingl-septiènie du morceau ; la voici : Et coupant des flots de fumée. 230'f. Ambigu-Comique : Tout ou rien ; Ote-toi d'ià que j'm'y mette. — Palais-Royal : Les Deux Bébés. Jaurnol itffinet, 2:{ mai 1870. Une partie de ce l'cuillelon a été réim- primée en 1874 dans les Portraits Contemporains, par Théo- phile (iauticr, sous le titre de : Panl de Koek. !230o. Opéra : reprise de Freyschutz : Coppélia, débuts de mademoiselle Bozacchi. Journal Officiel, 30 mai 1870. 2306. Marine, fragment d'un poème inédit. (Jettatura, fragment de poème). Le Farnasse Contemporain, deuxième séiie, neuvième livraison, pai'ue en mai 1870. Ce fragment entra en 1876 dans le tome deux des Poésies Complètes de son auteur, sous le second titre c[ue nous venons d'indiquer. Ce morceau, à notre avis l'un des plus remarquables de Théophile Gautier, est pourtant l'un des moins connus. C'est le début d'un poème qu'il voulait écrire sur le même sujet que Jettatura, roman publié d'abord, on s'en souvient, sous le titre de : PauUrAspremont, après avoir été longtemps annoncé sous celui de : le Jettator. (Voir IN'o 1421). C'était du reste l'habitude de Théophile Gautier, s'il faut en croire MM.de Concourt et leur intéressant journal (voir le Figaro du 22 septembre 1886], de commencer en vers les ouvrages qu'il finissait par écrire en prose. Pour notre part, nous connaissons deux exemples de ce fait : celui-ci, et ses vers sur la Péri (voir n» 624). Ce fi^agmeut seul fut écrit, et l'auteur renonça ensuite à son projet. C'est une des pièces auxquelles il a le plus travaillé, et nous tenons à citer ici comme preuve de notre affirmation, toutes les variantes iné- dites que nous en avons recueillies; il ny a pas moins de six versions du début de l'oeuvre, et il existe de la pièce entière, outre le texte publié, deux versions presque complètes extrê- mement différentes ; nous commencerons par celles-ci : 396 IlISTonu- DES ("flaVHF.S HK TH. CAlTir^n. LK .1 KTTATOli 1" Le venl sourUc. L;i mer. «•oiilrc l'rciicil (|iii riiiiu', Pousso l(> liliiiic Irmiiinm de ses coiii'sicis (l'cciiinc; Dans les liraiscs du soir, le soleil, rlarj^i (^.ommo un houclicr d'or avoc du sang rougi, Plonge. — Sur l'arc des cioux, sans ronronne d'étoiles, l^a Nuit s'accoude et prend les plus Ihihis de ses voiles. N'apercevez-vous pas au bord de l'iiorizou Où du couchant éteint luit le dernier tison Un point presque invisilile? ( hii ; sans doute une mouette Qui Iiiliiie la vague et de son vol la fouette. Un albatros, joyeux du i>rorlinin ouragan, Et dont la gaîté folle insulte l'océan. Ou bien (pielque baleine, un requin en voyage, Trahissant àlleur d'eau son dos gris qui surnage? — Non pas. C'est un steamer, et déjà l'on peut voir S'écheveler au loin l'aigrette de fumée Que pousse la vapeur de sa bouche enllammée. Le voilà qui s'arrête, — on est près des îlots, — Et sa roue a cessé de son fileter les Ilots. Du navire immobile un canot se détache; L'eau qui s'enfle et s'abaisse et le montre et le cache ; Par instants sous la vague on le croit englouti ; Mais du vallon amer avec bonheur sorti. Il reparaît bientôt, à la crête des lames Ouvrant et refermant l'éventail de ses rames. Auprès du gouvernail, tout seul, silencieux. Morne, ne regardant ni les flots ni les cieuv, 187(1. 397 Un jeune liomme est. assis. — Les vagues en tumulte Se dressent, lui jetant leur hâve et leur insulte; L'aquilon convulsif tourmente son manteau Et de son dur genou fait craquer le bateau ; 11 rêve, et penche, en proie à ses noires chimères, Son front marmoréen [tiein de perles amères. Le sel des océans est doux près de son liel, Et son cœur orageux tonne plus que le ciel!... On approche du hord. — Déjà les avirons Battent l'eau qui s'enfuit avecdes coups moins prompts; De sa quille de fer ouvrant le sable humide L'esquif s'est arrêté. — D'un bond vif et rapide L'inconnu saute à terre, et, faisant quelques pas, Gagne une place sèche où la mer n'atteint pas ; Puis, d'un geste royal, jette au\ marins sa bourse. L'esquif, remis à flot, comme un cheval de course Secouant l'écuyer à son mors suspendu, S'élance! — L'étranger, par le sentier ardu D'où plus d'un caiUou roule et dans le goull're tombe, Gravit jusqu'au sommet du rocher qui sur|)lond)e; Là, pour reprendre haleine, il s'arrête un instant. Quoiqu'il soit nuit la mer brille sinistremenl ; Comme un visage humain pâli par la colère. De livides lueurs sa face au loin s'éclaire ; Ces blafardes clartés montrent, comme en plein jour. Le canot s'élevant, s'enfonçant tour à tour, Et tâchant de gagner l'immobile navire; A chaque coup de lame, il chancelle, il chavire, Car des troupeaux de flots à l'horizon blanchi Floconnent, et le vent tout à coup a fraîchi. Un nuage répand son carquois qui ruisselle; Un orage soudain s'abat sur la nacelle ; 318 iiistoihh: des («a'viuîs dk iii. i.ai tii;u. I>('s ('(Hirsiois (le hi mer, iiii|iirs d'elle iiii,mMiil, Ikilleiit SKii IiokI (iiii Ireiiible avec leurs pieds (raij^eiil, Et hieiitùt, contounianl son énorme volute, Une va}j;ue a;éante a lorminé la lutte! TauM'es lanieuis! ICii \aiii ils laidis.-enl les bras; Leurs lits seront faits d'al;j;ue et d'éeunie leurs diaps! Leur tèle pressera, bleue et méconnaissable, Dans une ;ileùve verte un (ireiller de sable! L'étranger a tout vu. Mais (luel regard étrange, Inexplicable ! Non, le Corse qui se venge. Sous le pied du pasteur l'aspic crispant ses nœuds. N'ont pas dans la prunelle un éclair plus liaineux. Plus livide! — l'ourlant, sa figure témoigne Une pitié profonde, et, tout itàle, il s'éloigne. lime C'est le soir, — et la mer contre l'écueil qui fume Avec un bruit sinistre écrase son écume; Dans un nuage noir, le soleil élargi Plonge son bouclier, de tons sanglants rougi. Et comme un forgeron allumant ses fournaises Se penche au bord du ciel i)our souffler sur ses braises. N'apercevez-vous pas au bout de l'horizon Où du foyer éteint luit le dernier tison. Un point presque invisible? Oui ; sans doute une mouette Oui lutine la vague et de l'aile la fouette, Du prochain ouragan un albatros joyeux, Se riant, sur les flots, des menaces des cieux ; 1870. 399 Le voilà qui se range à l'abri des îlots, El sa roue a cessé de soulfleter les flots. Auprès du gouvernail, tout seul, silencieux. Un jeune homme est assis, le chapeau sur les veux. Rien n'existe pour lui. Vainement la mouette L'agace de ses cris et de l'aile lo fouette, Vainement l'aquilon tourmente son manteau, Et le flot qui se brise au rebord du bateau Sur son front incliné croule en perles amères. Rien ne peut l'arracher à ses noires chimères ! L'esquif, remis à flot, comme un cheval de course Secouant l'écuyer à son mors suspendu S'élance! — L'étranger, par un sentier ardu D'où plus d'un caillou roule et dans la mer retombe Gravit jusqu'au sommet le rocher qui surplondje. Là, pour reprendre haleine, il s'arrête un instant. Et regarde. — La mer brille sinistrement ; Gomme un visage humain blanchi par la colère, De livides lueurs sa face au loin s'éclaire ; A cette clarté pâle on peut, comme en plein jour. Voir l'esquif, s'élevant, s'enfonçant tour à tour, Tâchant de regagner l'impassible navire. A chaque coup de lame, il chancelle, il chavire; Les coursiers de la mer autour de lui nageant, L'assaillent, secouant leur crinière d'argent, Eparpillant en l'air leur queue échevelée. Se prenant au poitrail, comme dans la mêlée, A travers le combat, se mordent des chevaux Au limon d'un quadrige attelés et rivaux ! 10(1 lllSTiillU' ItKS («LVIIES \)K Tll. (i.M'TIKH. iMais liit'iilnl, nnoiilaMl son (Miornic \oliili'. Une vairiio pranic a IciiniiH' la liillc. l'aiivrcs laiiii'uis, en vain \uiis raidissez les bras, l'our lits vous aurez l'algue et Trcume jmur draps, Kl \ous iic/, à moins (pic le ricl ne \ous sauve, SouiUK'illcr cette nuit dans une liuinide aleùvc! W Le soir au bord du ciel attise ses fournaises (iOuinie un liouniie penclié (pii souille sur des braises, Et, parmi ses cliarbous, du soleil élargi iMifonce cl l'ait cliauller le l)0uclier rougi. Le vent pleure, et la mer contre Técueil qui l'unie, Avec un bruit lugubre écrase son écume. Auprès du gouvernail, tout seul, silencieux, Un jeune liomme, tenant une main sur ses yeux, Est assis dans l'esquif. Vainement la mouette L'agace de ses cris et de l'aile le fouette, La rafale s'engouiïrc aux plis de son manteau, El de son dur genou fait craquer le bateau ; il rêve, et tout entier à ses noires cliiuières. Courbe son front pensif, plein de perles amères. L'esquif, remis à Ilot, comme un cheval de course Secouant l'écuyer à son mors susjtendu, Bondit, se cabre et fuit. — }*ar un sentier ardu, L'étranger grimpe au haut du rocher et regarde : Quoiqu'il soit nuit, la mer d'une lueur blafarde Scintille, et l'on peut voir les rameurs sur leur banc. Avec un rythme égal se levant et tombant. 1870. iOl Contre l'onde et le vent l'embaication lutte; Mais bientôt contournant son énorme volute, La vague, dans un pli de son blanc chapiteau A noyé les maiins et tordu le bateau. lymo C'est le soir. Le couchant attise ses fournaises, Comme un homme courbé qui soufUe sur des braises. Dans l'ardente vapeur le soleil élargi Plonge son bouclier, de tons sanglants rougi. (Juoiqu'il soit nuit la mer brille sinistrement, Et l'on peut voir au loin le canot qui chavire. Cherchant à regagner l'impassible navire, Pauvres rameurs, en vain vous raidissez les bras, Vos lits seront faits d'algue et d'écume vos draps! C'est le soir. Le couchant allume ses fournaises Et s'empourpre la joue en soufflant sur ses braises ; Dans la rousse vapeur, le soleil élargi, Plonge son bouclier, de tons sanglants rougi. 2307. Sonnet: « J'aimais autrefois la forme païenne '>. Même renseignement que pour Ja pièce pi'écédcnte. 2308. Sonnet : « Un ange chez moi parfois vient le soir ». Mêmes renseigneinonts ({ue pour les deux pièces précédentes. 2300. Salon de 1870. L MM. (Henri) Regnault ; Tony II. 26 10;? IIISTOIIIR DES ŒUVllKS DE TH. tiALTIKH. Robert Floury : Matcjko. .\'>urtiii} Offiriil, 2 juin I87(». In Ira^'iiii'nl do l'i'l artiolf a rcpaiii en 1872 dans le (lalaluf^ui' ilrs Œlirirs (fr llcuii l\tiii\iiitU c.rpm^rrs à /'/v'o/c ilrs Ui'iiux- Arts. -':tl(i. Nécrologie ; J. Bouchardy. — 'riiKATnK-l'iUNr.Ais : Maurice de Saxe, .l'umnl offii-irl. (i-7 jnin 1870. l'ii IVa^"-- nii'nl de ccl ailii'lc a r\r i't''ini|iiirni' rw IS7'i .sons le litre de: ./. linuihiinh/, a la snilr de \' llisdiirc du llnmimtismc par Tli('()|)liil(' (iaiilicr. :'.ili. Tiii:\ riii:-l'u.\N(;Ais : Anniversaire de Corneille: Au Pays des âmes : Polyeucte ; le Menteur. Junntal (J/pirl, lii jnin 1870. 2311''''. Salon de 1870. II. MM. E. Hébert, J.-J. Lefebvre; Cabanel. III. MM. Victor Giraud ; Puvis de Chavannes : Blanc; Bouguereau ; Schutzenberger. .Inmiiiil Oflidcl, Hi l'I 17 juin 1870. ■2'^\2. On-nA-CoMioiK: reprise de Lalla-Roukh. — Ambigu: Le Passeur du Louvre. Jniinnd offuirl, :2o juin 1870. 'J:!I2'"-. Salon de 1870. IV. MM. Camille Chazal ; Bin ; Romain Cazes ; Delaunay ; H. Lehmann. Joumul Ufliriil, 21 jnin 1870. 2313. (Nécrologie:} Jules de Concourt. .IniaiKit Offlcirl, 2o juin 1870. Cet article a tHô iniumplrlcmcnt réimprimé en 1874 dans les Vorlraits Contemporains par Throjtliile Gau- tier. 2314. Porte .Saint-.Martin : Michel Pauper. — Théathk (Iluny : Père et mari ; la Folie persécutrice. Journal Offi- ciel, 27 juin 1870. 23I4'''\ Salon de 1870. V. MM. Mazerolles ; Tony Faivre; Bonnat; James Bertrand; Munkacsy. VI. MM. G. Doré; Zamacoïs ; Vibert ; de Beaumont ; Eugène Giraud ; James Tissot ; Marchai. Joiinml OfprirI, 2U .juin el 3 juillet 1870. 2313. Spectacle dans un fauteuil : Florise. — Lectures poétiques de madame Ernst. Jutini>U Officiel, 4 juillet 1870. 1870. 403 23l;i^i^ Salon de 1870. VII. MM. Emile Lévy; Hector Leroux ; Angelo Bachetta ; Lecomte-Dunouy ; Heullant ; de Curzon ; Comte ; Cabasson ; Gustave Boulanger, .loanidl Officiel, 7 juillet 187(t. ^ 2316. Oi'ÉRA-Co.MiQUE : L'Oïûhre. Journal Officiel, Il juillet 1870. 2316'''. Salon de 1870. VIII. MM. Jundt; Brion ; Heil- buth ; Chaplin ; Détaille ; Luminais ; Leloir ; Chenu ; Feyen-Perrin ; mademoiselle Henriette Browne : MM. Pro- tais ; Ribot ; Bonvin ; Manet. Journal Officiel, 18 juillet 1870. 2317. TiiicATRK-Fn.^Nr.Ais, Opéiîa, Oi-éra-Comique, Gaité : La Marseillaise. Journal Officiel, 2;j juillet 1870. 2318. Opéra-Comique : Le Kobold ; le Rhin Allemand ; madame Galli-Marié chantant la Marseillaise). — Nécro- logie : Pierre Dupont. Journal Officiel, 1" août 1870. 2318'''=. Salon de 1870. IX. MM. Jalabert ; Carolus Duran ; mademoiselle Nélie Jacquemart ; MM. Bonnegrâce ; Péri- gnon ; Corot ; Adolphe Guillon ; Karl Bodmer ; Bellel; Paul Flandrin ; Harpignies ; Emile Breton ; Chevandier de Val- drome ; Guiaud ; Bernier ; Daubigny. X et dernier. Sculp- ture : MM. HioUe ; Guillaume ; Falguière ; Delaplanche ; Bourgeois ; Marcello ; Chapu ; Millet ; Leroux ; Fremiet ; Bartholdy ; Bourjault ; Delhomme ; Carpeaux ; Leharivel- Durocher ; Dalou ; Barrias ; Rochet : Lequesne ; Peiffer ; Carrier-Belleuse. Jninnal Officiel, 2 et 8 août 1870. 2319. Tbéatre-Frakqais : Une fête de Néron ; représen- tation au bénéfice des armées de terre et de mer. — Ambigu : Le Gladiateur de Ravenne. Journal Officiel, 16 août 1870. Un IVa^nieut de ce feuilleton, intitulé : A. Soumet, a reparu en 1874 à la suite de l'Histoire du Roman- tisme, par Théophile Gautier. 2320. Gymnase : reprise de Diane de Lys. Journal Offici' l, 22 août 1870. 2321. Gymnase : reprise de Séraphine. Journal Officiel, 20 août 1870. 101 IIISTOIIIK l)i:s (HUVHES DE TH. (iAlTIKIl. 2322. Beaux-Arts: Envois des prix de Rome. .Iniinial offi- rii'l, ;i sc|»l('iiil)rt> ISTd. I ii IVa^Mnciit de rcl arlii-lc a rcparii en iS72 dans le Calald^juc des (H'iiinrs ilr llniii Ui'ijndiill, cxpnsih-;; Il rflrnlr ,/,•>■ Uraii.i-Ails, cl dans l'arlii-lc dr Tliro- idiilr (iaiilirr sur ll< mi Itriiiiaiill ,.lniini. 23 -JV . Voyages dans Paris. IX. Une lecture d'Eschyle pendant le siège. Tableaux de siège ; Paris, 1870-1871. IX.). Jniirtiitl Itf'fiiiil, :; (Icccmlirc 1S70. '23Ji. Voyages dans Paris. X. Autres croquis: I. Musée de neige. II. L'Art pendant le siège. III. Dans la nuit. IV. Clair de lune au bastion. Tableaux de siège ; Paris, 1870-1871. X.). Jniiniitl Officiel, 12 .L'icmbre 1870. i.e ci.'lnil de l't'l iirlicU' a rté riMnipriiiié sons If titre de : /'/ Stahie di' Neige, dans l'Uluslrulinn ciu 31 décemliri' 1870. Chapiire VIII DES TABLEAUX DE SIEGE {Voir page 407 de Y Histoire des Œuvres de Théophile Gautier, tome II). fca^'^a.M^ 'i^ (aL£l »«io i ixi'^o '. i"i „;i.'^~< i>m..||i*<<^*'>Kii^ .•»■• ^»*ti »'k*-«Il. j»im» ihi.frMrT *>.. '•^'' I f«Ii' 6* A4, f UU. />>-^>«h>\u '>.«.V CI.A.H.<. t,u-UU. <»>*t»,.«t, /r*~ "*»*»•»» 1.- J' H.'>'i*«i »ei» uitv- jUonV. Tviit. • Uu «<*A«iii. à ^ l,j«,/ ),,aA "Stfi^t&w. 4., ■kx-vJi «- cAau^t VMcnilivt »1u. *n»' . ''i »h»M./iti l'tlwiM/t Haiyt», II. li^M^iv^ ({tc«.»|aa«.l- t>u*. i.'UvtitJt i'tf'». h4.^fc 9 1871 23246°. Henri Regnault. (Tableaux de siège ; Paris , 1870-1871. XIII.). Journal Officiel, 2 février 1871. Des fraji- menls de cet article ont reparu aussi dans rUhistrntion du 18 février 1871. 23247». Voyages dans Paris. XII. (XI.). Les Animaux pendant le siège. (Tableaux de siège ; Paris, 1870-1871. XI.). Journal Officiel, 12 février, et Journal Officiel du soir, lo février 1871. 2324 . Voyages dans Paris. XIII. (XII.). Les Bêtes du Jardin des Plantes. (Tableaux de siège ; Paris, 1870-1871. XII.). Journal Officiel et Journal Officiel du soir, 22 février 1871. 23249°. Victor Giraud. (Tableaux de siège ; Paris, 1870- 1871. XV.). Journal Officiel, 27 février, et Journal Officiel du soir, 28 février 1871. Cet article a reparu aussi dans l'Artiste d'octobre 1871, sous le litre de : les Malheurs de la Guerre : Victor Giraud, et, en partie, en 1880, dans les Chefs-d'œuvre d'art au Luxembourg. 2324 10*. Trois aquarelles inédites (d'Henri Regnault). (Tableaux de siège; Paris, 1870-1871. XIV.). Journal Offi- ciel, 13 mars, et Journal Officiel du soir, 16 mars 1871. Vn fragment de cet article a reparu aussi en 1872 dans le Cata- logue des Œuvres de Henri Regnault exposées à l'École des Beaux-Arts, et, comme citation, dans l'article de l'Ilhistra- tinn du 2 février 1872. 110 IllSTOlIlK DKS (iKlVltKS |)K TH. (..M lll.lî. 23-2i "<•'. Saint-Cloud. Tableaux de siège; Paris, 1870- 1871. XVII.). L'Ilhi^tnilin,,, IS mars is:!. 2'M'.\. Nécrologie i: Emile Deschamps . Sii^MK' : T. (;. Jii}(nuil (tfliciil, 2."» avril 1871. Cvl ailirlc a ic|)aiii ni [Hll, sliiiK' fil tniiti's lollres, sons le litt'c de: M'ilc Srn IIISTOinE DES OU'VRFS DK TH. CAITIEH. 2M2'.». ()i'i:n\ : Érostrate ; reprise de Coppélia. (inn-tir df Puris, 23 ocldltiv is: |. 2330. Thkatiie-Fhan(jais : reprise de l'Étourdi. Gazette de Pidis, 31 o.loltro IS7I. 2331. OnKON : Fais ce que dois; Jean-Marie, (luzrih' de P de 69 pages. Imprimerie de Paul Jhipont et compagnie, à Clicli\ . — .\ Paiis, chez Larhaud. Ce volume, que nous trouvons inscrit sous le N° 0230 de la BitjUoiiraphie de la France du 2 décembie 1871, est par Théophile Gautier fils, et nous ne l'avons inscrit ici que pour donner ce renseignement reclilicatif. 233."). (liKQUE D Hiver : Ramjar et Samjo, acrobates In- diens; Une gymnaste espagnole, (iaz'ite de Paris, 4 décem- bre 1871. (ie téuilleton qui, par oubli, ne porte aucune signature dans le journal, a été réimprimé en 1877 dans le tome deux de l'Orient par Théophile Gautier, sous le titre d'Acrobates indiens. 2336. Gymnase : La Princesse Georges. Gazette de Paris, 11 décembre 1871. 1871. 4i:{ 2337. Théâtre Miniature. Gazelle de Paris, 18 décembre 1871. Cet arlicie dut servir de Préface au volume projeté par M. Alfred Aubert, Histoire du Théâlre Miniature, intrndur- tinn de Théophile Gautier, dessins de Draner. — Un volume in-li, (187()), 1 franc, que nous trouvons annoncé, sous le tilre que nous venons de transcrire, sur la couverture du volume de M. Louis Durieu : Poèmes couronnés, suivis d'au- tres opuscules en vers et en prose joyeuse, paru cbez Saynier, en février 1876. Le volume de M. Aubert ne vit jamais le jour. 2338. Thkatre FraiNtais : Christiane. Gazette de Paris, 2o décembre 1871. 1872 233'.>. Thkathe do Chateau-d'Eau : Qui veut voir la lune? — Une Revue à faire. Gtizrttr de Paris, l" janvier 1872. In fiajumt'iif do cet arlii'Io a ('tô loproduil dans iArli;>lc do mai 1872, sous lo lilri' (!«' : La Lunr. i.iW. Odkon : Mademoiselle Aïssé. (inzcUr do Paris, 8 jan- vier 1SV2. Un IVa^MU'nl df ccl ailiclc a OtO réiMiprinn'' sous Ir lilrc de Mademoiselle Aîssr, dans IWrIisIc de juin 1870. 2341. Une visite au Nouvel Opéra. Baudry ; les pein- tures du Grand Foyer, (hizrtie dr Paris, 23 janvier 1872. Cet arlicle a et»'; rciu'odnil dans l'Arlistr de févriei' 1872, sons le tilre de : Paul Baudrij : Lrs peintures du Grand Foyer de iOjHra, et, sous le nirme litre, en 1875, en lêtc du volume de .M. Kinile Bergerat, gendre de Théoj)Iiile Gautier, intitulé : Peintures drcoralives de Paul Bandrij au grand foyer '/»' l'Opéra; il est daté là par erreur de novembre 1871, et indiijué à tort comme paru en ce même mois dans la Gazette de Paris. 2342. Aug. Anastasi. L'lllusfr(di'in, 27 janvier 1872. Ce morceau a été reproduit en télé du catalogue de la Vente au profil de M. Anasiasi, vente qui eut lieu les o et 6 février 1872. 2343. Une échappée dans le bleu. (Le Fayoum, le Sinaï et Pétra, par Paul Lenoir). Gazette de Pfrris, 30 janvier 1872. Cet article a été réimpi'imé en 1877 dans le tome deux de l'Orimt , f)ar Théophile Gaulier, sous le titre de : le Fayoum, le Sinai et Pétra. Un autre fragment du même d872. 415 travail a été réimprimé, en 1879, dans Jes Chefs-d'œuvre des prosateurs franmis du A7A'* sirelc, reoiieillis par Victor Tissot et Louis Collas, sous le litre de : l' Xnmeersaire de la eapitu- lation de Paris. 2344. Vaudeville : Rabagas. Gazette de Paris, 7 février i872. 2345. Les Pièces politiques : Léo Burckard, par Gérard de Nerval. (Complément de rarlicle précédent). Gazette de Paris, 9 février 1872. 2340. Henri Regnault. Tableaux, esquisses, études et dessins. L'Illustration, 10 février 1872. Cet article a reparu le mois suivant dans le catalop-uc des Œuvres de Henri Regnault, exposées à l'Eeole des Beaux- Arts. 2347. Odéon : (reprise de) Ruy-Blas. Gazette de Paris, 28 février 1872. Ce feuilleton est le dernier article de eri- tiffue théâtrale écrit par Théophile Cautier. 23^8. Cercle de l'Union artistique; Exposition de pein- ture. L'Illustration, 2 mars 1872. Cet article contient un fiagment de celui du Journal Officiel du 13 mars 1871. 2340. Histoire du Romantisme. L Première Rencontre. II. Le Petit Cénacle. III. Suite du Petit Cénacle. Le Bien Public, 3, 10 et 17 mars 1872. Cet ouvrage, le dernier qu'ait entrepris Théophile Gautier, est malheureusement inachevé. En 1872 mêjne, un tirage à part des articles publiés, (tirage fait pour les abonnés du Bien Public et qui est la rarissime première édition de ces pag-es), resta interrompu à tapage trente-deux, vers la tin de lavant-dernier article écrit de l'ouvrage, chapitre qui parut dans le Bien Public du 3 mai 1872. En 1874, les dernières pages de l'écrivain furent toutes réunies en un volume et publiées sous ce même titre d'Hij^toire du Romantisme. Nous donnons ici ces détails une fois pour toutes, A la tïn du chapitre trois, Théophile Gautier cite trois strophes de son ode : A Jean huseigneur. (Voir n" .t2.) . 23o0. Henri Regnault, notice par Théophile Gautier. IKi lIISTOinr DES m-XVRES DE TH. nAlTIEH. {Citliihi(jur (Ira) OK» r/rs de Henri Hi'anauU, cx^wsévs à l'ÉnHe (h's Hi'tiK.r-Arls. ^ brocluiro. La Notice (iiii j)rrri''(lt' ce ('.alalo^'iir, (inc nous ti'ouvoiis insciif sons le .N" •JJiMi i\i' l,i Itililio^iapliic de la Fi'ancc du 2'.\ mars 1872, i('i>i(i(liiil, ainsi (|ui' nous l'avons conslalé dans le conrs de ce travail, îles l'ia^inH-nls de six anciens arlicles de 'riiéopliilo ("lanlier ; il conlicnt, en onli'e, eni'a- ilianl ces cilalinns, (|n('l(|ues pa^es inédites ipie nons allons repi'odnii'e, rar elles sont anjoni'd'luii diflicilesà rencontrer. Voii'i dalMiid 11' (li'liiil (le la ÎNotice, inliliih'c : llniri Regiiaull (Alexanilrc-Gcofges-Hcnri), nat|iiil an Col- lège de Ffancc le 30 octobre 1843, et moitiiil l'ia[»i)é iliine Italie niiiemie le 19 janvier 1871. On voit pai- ie i'api)iociiemeiil de ces deux dates coinitien le destin avait laissé peu d'années à sa disposition ; mais ce temps si court lui a sufli pour niontrei- la puissance de son talent et conquêi-ir un nom à jamais gloiieux, même lorsque la main de la patrie éplorée n'aurait pas eu à poser sur son urne funèbre la couronne de laurier militaire. It a commencé en génie et fini en béros! Quelle existence de centenaire a été mieux remplie ijuc celle de ce jeune homme moissonné dans sa fleur! Ce qui explique un si rapide développement, c'est le don qui, cliez Regnault, dépassa en précocité tous les exemples connus. Il se manifesta dès l'âge de trois ans. Dans sa première enfance, il était faible, maladif et souffreteux; pour l'amuser, on le posait à terre sur un lapis, avec un crayon et un morceau de papier, et, cou- ché sur le ventre, il dessinait de la main gauche des personnages et surtout des animaux où se voyait déjà un sentiment remar(|uable de la forme. On peut dire de lui sans exagération qu'il a dessiné avant de parler. 187 2. 417 Cette habitude de se servii- do la main gauche, il ne la jamais quittée, même pour la peinture, ce qui fait que ses palettes, façonnées exprès, ne peuvent s'adapter à aucun pouce ; mais il écrivait de la main droite. Il lit des études littéraires complètes, comme externe, au lycée Napoléon. — Comment s'appelle-t-il aujour- d'hui?— Son père lui avait dit (juil ne lui laisserait pas suivre ses études d'ai't (lu'il n'eût fini ses études littéraires. Le jeune Henri Regnault se conforma doci- lement à la volonté paternelle, reconnaissant qu'un peintre ne se composait pas seulement d'un œil etdimc main, mais aussi d'un cerveau, et que pour représen- ter des hommes on devait avoir fait ses humanités, comme on disait dans la belle langue d'autrefois. Il ne prit jamais aucune leçon de dessin et ne fit aucune copie d'après un dessin avant l'âge de dix-sept ans, où il entra dans l'atelier de M. Lamothe, élève de MM. Ingres et Flandrin; mais il passait toutes ses vacances à faire des études d'animaux et de paysage d'après nature aux environs de Sèvres et de Dieppe. Tout enfant, il demandait surtout à être promené au Jardin des Plantes, et il occupait ses soirées à dessiner de mémoire les animaux qu'il avait \us. C'est dans ses premiers essais qu'on peut reconnaître sa merveilleuse aptitude pour reproduire, même sans lavoir devant les yeux, la physionomie des choses. Jeune homme, il fut impossible de le faire tenir long- temps ni à l'atelier de M. Lamothe, ni à l'École des Beaux-Arts. Le spleen le prenait bien vitf ; il lui fallait avant tout sa liberté d'action , pouvoir changer d'idée artistique selon ses impressions du moment. Son père lui installa successivement un atelier bien modeste 11. Ti •jiN iii>iiiii;r, iii> (H.i \ iii> m. iii >. \\ tiki!. daltonl ;i Si''\irs. puis ;'i la nie (rMiiIrr. tiilin a la nie LafaNt'Ih-. Il liavaillail avccaidciii' (|ii,iiiil II ii"a\ail plii.s ili' iiiaili'i'. Miilrr l'ailislf cl la iialiirc il lie l'allail aih'iiii iiiliTiiicdiaire. Il ii"al!ail à l'Krolc (\r> lîcaiix-Ails (|iir pour 1rs con- cours. cl cliaiiiic lois mi a\ail hcaiicoiip Ar peine à le l'aiie se prosciilcr: un llol loiijoui's (h'ixn'dani d'inspi- lalion le soide\ail. (pi'il ne rliercliail pas (raillciM's à luaili'iscr. Il senlail le 'Imi en lui cl l'cconlail. Daiilrcs conseils auraient pu le Iriudder, nuMue il n'i'n donianda pas beaucoup aux anciens maîtres. au\ (d\nipiens de la peinlui'c, (|u"il adiuirail sans doule. uiai> dont son ori- uinalilé réloi.uiiail de plus en jtlus; il coniniuniail sans prêtre avec la nature, cl prenail l'arl coniun' sil clail né illiier. La niusitpic lui ser\ ait de délassement : il y occupait ses soirées et même ses nuits, car il ne faisait lùen (|ue par fougue et par enthousiasme; il était non moins doué sous ce rappoi'tcpie sous l'aulrt^ et il eùl été aussi grand musicien (|u'il est grand peinti'e. Le prix de Home lui fut décerné en IHiji). Le sujet était Thétis apportant à Achille les armes forgées par Vulcain. — La toile de Hegnault lit sensation ; le torse dAchille, courbé sm' li' corps de Palroclc, était d'unt; vigueur superbe, et la ligure deTliélis. moitié arcbaïfpie par le dessin, moitié surnaturelle jiarla couleur, a\ail une audace d'originalité peu ordinaire. Les ornements de l'armure témoignaient déjà de ce goût rare et sin- g'ulier qui distingue Regnault. — On compi'it qu'un peintre était né. N'oublions pas, à un concours antérieur, un Coriolan avec sa mère Vétiirte. tableau d'un ])lus sage aspect, (|ui lui obtint une mention favoi-al»lc. [H ri. 119 Le i)i'cmicr envoi do Rome di^ Rcj^naull fut Automé- don domptant les cowsiers d'Ac/til/e. C'est une ptiinliii'c d'une énergie et d'un emporlemenl sauvages, qui rap- pelle la fougue de brosse et aussi la science anatomi(|ue de Géricault. Les chevaux divins se cabrent, éclievelés, écumants, contenus à pleins poings par le robuste écuyer dont tous les muscles se tendent sous refforl. Mentionnons aussi lui Orphée aux enfers, éclairé i)ar les étranges lueurs des régions souterraines; les mons- tres infernaux arrivent des noires profondeurs, attirés par la douceur du chant. Plulon, l'inexorable, s'atten- drit, et Proserpine a une beauté grandiose et farouche (jui fait penser à la Proserpine de Cornélius dans la glyptothèque de Munich. Notre sympathie de critique s'esl éveillée l'une des premières pour Henri Regnaull, et nous avons rendu compte, une à une, de ses uiuvres, à mesure qu'elles ont i)aru. Nous ne le connaissions pas, il était encore vivant. Ces appréciations, il a pu les lire. Nous les avons réunies dans cette notice connue les plus exactes et les plus sincères. Les louanges sont bien données à l'artiste et non au héros. Après cette iiitr()(hictioii, Tljt'opliile (ioiiLiei- cile les extr;ii(8 de ses articles que nous avons ronseiiiiiés à leurs dates, et lerminc le dernier, celui île l'ilhistnidon du 10 IVvriei' [u'é- cédent, par ce para.i^rapbc qui acliève la lujlice cl seud:)lc faire parlie de l'arlicle en question, (|uoi(iu"il soil inétlit: Cette exposition dont la durée sera malheureusement Irop courte, n'est pas une apothéose à la gloire du jeune artiste mort si tôt, mais plutôt un acte de noto- riété. Il a passé si vite, ([tte le public a eu à peine le temps de le voir et de saluer son génii^ d'inie exclama- i.'O iii-Tiiii;r in> Mi:i \i;i;s in; th. (iAiTiKM. lion. Il Ml' l'aisail ciicoïc (|iir iHrpaicr son ii\t'nir, d l'on pt'ul (Mit. dcx ani icllr iiiianlih'' (Trliidos si diverses, Ixpes, porsonnaiit's. cosliimes, arcliileclurcs, paysapcs, animaux, (lu'il avail t'ssa\('' de loiilrs li^s voies cl iinil jioinail alliT à la i'é|iiilalion |i;ir |iliis d'un clicniin. Quelle conceplion féconde. i|iii'llc Mili'lli'^cncc souple, (jindle inraiiuahle aciivilé ! Il a\ail in\cnlé lui Oi'ienl. nouveau (|ui n(> de\ail rien ni à Delacroix, ni a l)ecani|)s. ni ù Marilhal: il s'élail l'ail de sa i)ropre aiilorilé calil'e do Grenade e.[ coninumdeur i\oi^ croyants; les couleurs de sa palette étalent faites avec les pierreries broyées de l'écrin des sultanes. Il nianiail l'huile et l"a(|uaiellc avec une maestria suprême. <•! il dessinait des croipiis et des portraits à la mine de plouih (pii |H'u\cnl sup- |iorler la comparaison avec ceux d'Ingres. Oit ne .saurait penser sans une amèi-e tristesse à cette perte irrépa- rable. Mais après tout, s'envoler dans un ciel lumineux, la couronne d'immortelles au front, laissant ai)i'ès soi. parmi tant de promesses, quatre ou cin(| cliefs-d'u'uvre réalisés, égaux à ceux des maîtres, (juelle ambition d'artiste oserait l'êver un jdiis beau sort ! Tbéopliile Gautier. iiJoUbis. Histoire du Romantisme. IV. Le Compagnon miraculeux. V. Graziano. VI. Célestin Nanteuil. VII. Au- tres médaillons : Philothée O'Neddy. VIII. Sans titre. Gérard de Nerval, partout ailleurs que dans le journalj. Le Bien Public, 24 mars, 3, 7, 1 i- et 21 avril 1872. Dans Ir rli,i|iilic Vlll de ce travail, Théophile Gautier, ;ï [impos tics (iMivres peidiics do Gérard de Nerval, avail dit (|uel(|Lies mots de ses propres ouviages dont les manuscrils ont disparu : V Entracte du 4 Juillet 1872 publia, sous le titre de : Ih'iiins iirrl Ménétrier). .Nous allons en li'anscriic ici la j)aiU(' |ii'inri- palo; après avoir parlé du Prince dex So/.s-, le mystiTP |icidu de Gérard de Nerval, M. Listener oonliiuie ainsi : Une autre perte, mentionnée par Théophile Gautier, est celle, écrit-il, « d'un drame découpé dans le poème si touchant et si pathétique de lord Byron, Parisina, par Au.tïustus Mac-Keat et nous. Le souvenir nous en est resté dans ces lointaines profondeurs du passé, comme renfermant des morceaux remarquables. Mettez qu'ils soient de notre collaborateur, pour que notre modestie ne soulîre pas trop, et vous serez dans le vrai : Maquet a prouvé qu'il entendait le théâtre. Nous ne réclamons pour notre part que quelques tirades assez bien toin-- nées, vous pouvez nous en croire sur parole, bien (|ue l'ouvrage soit anéanti et n'ai'rive pas à la preuve. » Eh bien. Théophile Gautier .s'abuse : si en effet l'ou- vrage est anéanli, je vais cependant lui en offrir un fragment, ou, comme on dit au palais, un commence- ment de preuve par écrit. C'est une de ces « tirades assez bien tournées » qui n'est imprimée nulle part ; après plus de quarante ans je la retrouve dans ma mémoire avec le souvenir de ces heures de loisir et de ces illusions de jeunesse que la lecture de ses articles ont évoqué. Par quel caprice étrange de mnémonique, ces vers me reviennent-ils aujourd'hui, c'est ce que je ne me charge pas d'expliquer; quoi qu'il en soit, les voici, aussi exacts que possible. C'est im monologue du comte Ugo, fds naturel du prince, et amant de sa lielle-mère, réfléchissant sur sa destinée : Que suis-je? Un vil bâtard, la honte de sa mère, (Ju'un préjugé stupide, une infâme clnmère, ij> iiisioiiii; DIS (ti;i \i!i;s i»k tu (.\i tikiî. (^iOiuliiniiii' ;'i iif siii lir i|iic lii loiiL^riii' an IVoiil ; Un rire à (|ui IDii l.iil iiiiitiiiiciin'iit alIVonl ! n;min;ili, si> laillc De Idiis cos |in'jni,'(''s qui l'ont noire souci. Son IVonl Itlauc di' l'ariui' ou île liàlr noiici, NV\|irini(' (iiii' le caluic. Il uiaiclic dans la vie D'un pas Icrnic, portant sa charirc sans cm ic. Sans antre aniltilion (\\w celle de se voir iMaîtr(> d'un petit champ, et de trouver, le soir, Iton souper sur la l.dile et l'en llandiant dans l'àlre. Il ne doit pas le jour à quehpu" jicnlillàlrc Qui roui;il d'être père, ci, sur le ( luciliv. Jurerait au besoin que l'on n'est pas son lils. Il se coiirlie tranquille et. dort d'un prol'oinl somme Juscpies an lendemain, car il est lionncte liomnie: Il pense ce (juil pense, el, pour ser\ir un roi. Il n'a pas abjuré sa volonté, son moi. Mais quand on veut, au sein des pompes féodales, Sous des éperons d'or faire sonner les dalles, Porter un beau pourpoint, un riche chaperon. Être appelé manjuis, comte, duc ou liaron, Avoir des écuyers, des varlets et des pa^^es. Des coursiers de pur sang, de brillants équipages. Des tiercelets d'autour, des faucons, des gerfauts. Des lévriers de race et des chiens sans défauts, La nuit courir les bals, faire des mascarades, Aux dames de la cour donner des sérénades, Corrompre quehiue duègne, et dépenser ses jours A des banquets joyeux, à de folies amours, Il faut, dès son enfance, avoir bu toute honte, Faire de faux serments, et n'en savoir le compte; Pour perdre ses rivaux, calomnier, mentir. Commettre un crime à fond, et ne s'en repentir (Jue s'il ne sert à rien ; il faut courber la tète, I.S7 2. 43:J Baiseï' avec respect la main qui vous soufflette Lorsque c'est une main puissante ; composer Son regard, prendre un masque et ne le déposer Que lorsqu'on est vainqueur Il faut surtout et ne pas s'y reprendre A deux fois, pour verser le sang qu'on veut répandre. Et pourtant, je l'ai fait! J'avais pris mon poignard Et mon épée, afin de n'être plus bàtaid ! Auquel des deux poètes, Théophile Gautier et Au- guste Maqnel, ces vers appartiennent-ils? Seuls, ils pourraient le dire, s'ils s'en souviennent encore. En lerniinanl. e( puisqu'il s'agit d"(euM"es inédites, je demanderai à Tiu'-ophile Gautier des nouvelles d'un drame dont il ne parle pas, composé vers cette époque, mais non en vue de la représentation et reproduisant dans plusieurs de ses circonstances réalistes les causes de la mort de François P'. Depuis, Félix Arvers a écrit sur le même sujet une pièce puhliée dans le recueil de ses poésies, vers 183:^. M. LiSTENER. Ajoutons que le litre du drame tir('' de P«r/sî)K« était : Ugo. 23ol. Tableaux Contemporains, (iazrttr de Paris, i','> avril 1872. Cet article n'est autre que Ja Préface du Catalogue de la rente de tableaux de la Collection C (arlin) qui eut lieu le 29 avril 1872. Celte pi'éfaco, qui porte pour lilre en tête du catalogue: Notiee aur la enlleetion C [arlin], est incomplèl(^- nient imprimée dans le journal ; il y manque les deux pre- miers et le dernier paragraphe que nous allons citer ici : iji iiisToiiîi: iii> (iKijvHKs in: TH. cm 111:11. Si l'dii ne (•oiisi(l(''rai( (|iii' le iiniiiliif des lalilcaiiv tiui ligiiri'iit à ctilc M'iilr. on siTail Iciih' Af la rruar- (Icr (•oimiir peu imiKUlaiilr : il ne s'rIcNc (iii'a liciilr- liojs. mil' salli' m csl à iicinc iciiiiilic à moitié, mais jamais rxposilion |iiililii|iii' naiiia plus \i\cmt'iil riim la ciii'iosilr. INmr laiic (■clic ((illccliuii, on a (''ci'ciiic les clicfs-d^cinrc t\i'^ caliiiids les plus dédai.miciix, irié lc> pelles du plus bel Oiieiil, et clioisi dans l'écrin inr-mc (lu iiiaili'c le joyau caiaclérisliiiue do son jiénie. l*orsonno ne jiourra se vanlor d'avoir ini In.m-cs, un Delacroix, un Corot, un Th. Rousseau, un Millel el iiuMue un (".oin'ltei sii|iériein- à ceux-là, tVil-il prince, lïit-il millionnaire, fiit-il critique, ami du Titien, comme rAiétin. La coUeclion C. se dislingue de toutes les autres par la perfection absolue des morceaux qu'elle renferme. Beaucoup d'appelés et peu d'élus. On n'a reculé devani aucun saci'ilice pour enlever le tableau souhaité, el la vente achevée on sera fi-appé de l'énorme somme pro- duite : c'est que le caprice, ici, ne guidait pas le choix, mais bien l'amoui- du beau, du rare, de l'exquis. De nn''me que, des portraits de famille de l'autre siècle donnent bon air à un salon, quelques tableaux anciens Iniii bien parmi les tableaux modernes, un portrait de b'mme de Rembiandt, une scène antique de Prudhon, une L' curie de chevaux pie de David Téniers, un Com- bat de taureaux de Goya, une nature morte de Chardin, le Grand Canal de Guai-di montrent que l'amateur qui a réuni cette présente collection s'y connaît à la pein- ture de toutes les époques. Théophile Gautier. 1X72. 4-<>5 A propos de celle préi'ace d'un catalof,'ue de veiiUî par Théophile Gautier, la dernière qui ail été publiée, disons qu'il doit encore en exister au moins une dont le manuscrit inédit serait entre les mains de M. Rainihaux, ancien écii^er de l'Empereur Napoléon 111 ; elle doil avoii' ('lé rédigée par Théophile Gautier vers 1871, en vue d'une vente de tableaux projetée par l'Impératrice Eugénie, vente qui n'a pas eu lien. Il se pourrait aussi que' cet autographe fût resté parmi les papiers du vicomte Clary auquel il avait été remis, paraît-il, peu de temps avant sa moi-l 2XH bis. Histoire du Romantisme. IX. Le Carton vert. X. La Légende du gilet rouge. XI. Première représentation de Hernani. Le Bien Publie, 1, .'> et 12 mai ttS72. Lue partie de ce dernier morceau a été réimprimée dans le Voltaire du 26 février 1880, et le chapitre intitulé : la Légende du (jilel rfimji dans le supplément du Figaro du 29 février 1880. 2352. Salon de 1872. I. Sculpture. Quelques mots d'in- troduction ; de la sculpture en France : M. Falguiére. Le liien l'iiblie, 28 mai 1872. 2353. Camélia et pâquerette. Ces vers ont été publiés vingt-trois ans seulement après leur composition, car l'au- tographe écrit sur l'album de madame Régina Lhomme porte pour date : « Londres, juin 1849. » Ils ont paru pour la première fois dans la sixième édition des Emaux el Camées que nous trouvons inscrite sous le M» 4036 de la Biblio- graphie de la France du 1*' juin 1872. Cette édition in-douze, la dernière que Théophile Gautier ait corrigée, est restée lype et n'a plus été modifiée jusqu'ici dans ce format. Voici la dédicace mise par le poète en tète de l'exemplaire de M. Edmond de Concourt, dédicace citée eu 1881, dans son ouvrage : La Maison d'un artiste : Aux graveui's sur pierre fine de la prose, Edmond et Jules de Goncourt; Un maintenant, mais toujours double. Théopliile Gautier. I-'C IIISTiMIU-: DlvS (H-llNUKS l)K TH. (.AI \\\M. '2X'}'t. La Mansarde. .Mrinr iciisfif:iiiiiiciii (|ur |miiii \r iiiim(''iit |)r('(('(li'iil. N'dici [ihisiciirs ciiiicnisos vil^i;llll(■.•^ iiir- ilitos (lo ci'llo pii-ci', fl iiuii.'^ (iiKiiis ;i Ifs (Inmici' Imites, cm ce sont les tloniiers vers inihlirs du viv.inl de l'aiili'in (loiil iiiiiis comi;iissiiiiis Irs |in'iiiir'ifs vcisioiis ; ils il.ilciil cortaiiifiiu'iil des dcniiri r- aiiiH't's de sa vif, l'I lini |ii'nl voir ici avec quel scnipuli' n- inailrc éciivaiii, aiiiv('' i\ iiih' l'épidaliitii l)ii'ii léiîiliiiic, nimicliail cl (111111:1^111 encore ses poési(,'s av;inl di- les Jiviei' ,111 |>iil>lic ; jro Il est une [laiivre mansarde lOntre deux tuyau\, à l'étroit, Au haut d'un mur (|ui se lé/aide, Sur la pente raide d'un toit. Pour la parer (l'un faux bien-être, Si je mentais eonnne un auteur, Je pourrais orner sa leuêtre D'un cadre de pois de senteur. Et vous y montrer Rigoletle Devant un aniile de miroir, Qui lait sa petite toilette, Croyant que Dieu seul peut la voir. Ou, la robe enror sans asiate, Car à Mabille on s'attarda, Frétillon, vidant sa carafe Sur quatre brins de réséda. Uu bien (jnelque jeune poète, Par les soirs aux rouges déclins, Considérant la silhouette De Montmartre et de ses moulins. ■ITi Il me Il est une pauvre mansarde Que de la mienne on aperçoit, Et sur l'abîme se hasarde. Comme un chat au rebord d'un toit. Pour la parer d'un faux Ijien-rire, Si je mentais comme un auteur, Je pourrais broder sa fenêtre D'un feston de pois de senteur; Et vous y montrer lUgolette Se peignant devant un miroir ', Dont l'angle brisé ne reflète Que la moitié de son œil noir. Ou, sans avoir remis l'agrafe Qui dans un gai combat céda, Frétillon, vidant sa carafe Sur quatre pots de réséda. Ou bien quelque jeune poète Qui fait des gestes sybillins. En regardant la silhouette De Montmartre et de ses moulins. 111""" Dans Paris, la ville au ciel triste, Chaque pignon, noir, gris ou blanc, Porte une mansarde d'artiste, Auprès d'un nid de moineau franc. I . Autre variante de ce vers : Travaillant près (le smi miroir, 4?« IIISTolUK l»i:s (HliMUlS DK 111. C \1 IIKIî. De fumet' eu tout ti'iii|»s Itai^'iiéc, l'iuir CCS niils, (riiùtcs toujours pleins, 1-11 perspeelive esl teiiuinée l'iir MoiiliiKiitre et ses trois niouliiis. Devant un iiori/on de plâtre, De tuyaux el d'angles de toits, Le peintre. rè\ant de nier Ideuàlie, S"v cliaulVe en soninanl dans ses doitits '. (>liaude en juillet, froide en déeendire, Sur la cornielie d'un mur Idane S'accroche une petite cliaml)re, Comme le nid d'un moineau IVane. Au bout d'un horizon de i»Iàtre Ue là soll're au regard levant, A travers la vapeur bleuâtre. Montmartre et ses moulins à vent. ymc Au bord du toit, une rnnnsaide, Sur la corniche d'un mur blanc, Entre deux tuyaux se liasarde, Comme le nid d'un moineau franc. 1. Autre variante de ces deux vers : De fumée au brouillard bleuâtre, Le peintre y souffle dans ses doigts. 1R7 2. 429 Pour la fenêtre illuminée, Le soir ralentit ses déclins, Et la perspective est ornée Par Montmartre et ses trois moulins. ' yjme Près de la mienne une mansarde, Au bord d'un mur plâtré de blanc, Entre deux tuyaux se hasarde, Ainsi qu'un nid de moineau franc. Entre les tuyaux noirs et blancs. Triste forêt de plâtre, Ou querelle des moineaux francs, L'essaim acariâtre ; Sur la maison, au l)ord du toit, Souvent une mansarde Sur la gouttière où l'oiseau boit. Gomme un nid se hasarde. Montmartre, avec ses trois moulins Tournant leur aile active. Et sa tour aux airs sibyllins, Forme la perspective. On remarquera le rythino original de cette dernière variante ; en outre, eontrairemcnt à toutes les autres ver- sions, elle (•oinnieiice par des rimes iiiHseuIiiies. 110 IIISTdlUr. DK.S (MCrVKKS l)H TH. i,Al TIKU. '2'X.t.K Dernier Vœu. Mrmr> i'riisri-iicmiiil> (|iir |iiiiii' Ir.s ilriix (|(>riii(>r.>; nimi(iii>. Vciiii drs v.iri.iiilrs im-ditcs df n's >tr()|tlics (loni riiispiiMli'irL' si- ilcv iih' IjnilciiK iiI : l.i |ii(iiiicrr l'-t ril i|li;i|lr slrn|i|irs. I,'l srcdllilr en lini^: Hélas I depuis que je vous iiiinc Il s'est passé plus de vinf,'l lUis! Vous êtes rose, je suis bleuie; J'ai les hivers, vous les prinleuips. Les lilas blancs de cimetière Pour uioi couimencent ii lleurir; J'aurai bientôt la gerbe entière ; La porto sombre va s'ouvrir. Bientôt mon soleil qui décline Va disparaître à l'Iiori/on, Et sur la funèbre colline Je vois ma dernière maison. Qu'au moins de votre; lèvre tombe Sur ma lèvre un tardif baiser, Pour que je puisse dans la tombe, Le cœur tranquille, reposer ! ir llélas ! depuis que je vous aime, 11 s'est passé plus de vingt ans. Vous êtes rose, je suis blême. J'ai les hivers, vous les printemps Les lilas blancs de cimetière Près de mes tempes ont fleuri. J'aurai bientôt la gerbe entière Pour ombrager mon front llélri. IN7 2. j,n Qu'au moins de votre lèvre lomhe Sur ma lèvre un tardif baiser, Pour que je puisse dans ma tombe, Le cœur tranquille, reposer ! (k'S vers ont rW- mis on musi(|ii(' p;ii' M. A. Cœdès fl p.ii' in;ulame Viardot ; celte dernière vei'sion sous le litn^ de : Drnùer aveu. •2;jo;ii'is. Salon de 1872. II. Sculpture. MM. Carpeaux : Barrias ; Leenhoff : Blanchard ; Schœnewerk ; Clère ; Chapu : Loison : Boisseau: A. Chevalier. III. MM. Fre- miet : Mercié : Michel-Pascal ; Aimé Millet ; Cecioni ; Car- rier-Belleuse : Doublemard. Le Biru Pnlilir, 2 cl 7 juin 1872. 23o6. Salon de 1872. I. . Ceux qui seront connus. Vlllufitrdlion, S juin 1872. Cet urliele est le seul éeril de lit série, et le dernier donné à tllluMratlon par Tbéopbile Gautier; la maladie qui devait renlevcr si vite l'enqtêeba de eoiiliniiei' son Iravail. 23o()b'^ Salon de 1872. IV. Peinture : Les médailles. ht; Bien Public, 17 juin 1872. Ce morceau est le dernier article de Tbéopbile Gautier publié de son vivant. Après i[uarantc-denx ans de production littéraire ininterrompue, la plume lui est tond»ée des mains au moment où il allait aborder ranal}se de la peinluie an salon de 1872. 2:{;>7. L'Amour souffle où il veut, comédie en trois actes et en vers. Fragment inédit. Thnitre : mijstêre, eomédies et liiilkts, paiTbr'opliile (jaiitiei'. I11-I8 jc'sus, 497 paj^es. Paris, imprimerie Haçnn rt (''<^ , librairie Cluii'pcii(icr et C'^ . Pri.\ : ;5 fr. ;io. Cette pièce, dont nous ;iurons loni;iifnienl a parler, parut quebjues jours avant la mort k th. caitiii!. lion \(i|rl;iit ;iil ilr|i(n> ilil liiil |i;iisil>l(' ri sfll". Tel t'sl II' r;uif\;is : la in'odciif iir pt'iil plus ("'lie l'iiilr pai- l'arlislo diMical ddiil la main (^sl jrlacÎM'. DclaiiiiaN. le ra\i8sant socirlaii'o de la ('omcMlic- KiaïK-aisi'. qui avait appris pai" CdMir les i)reniièrc.s si'c'iii's. pn'ssa lui'ii souvonL GaulicM" de lui donm'r l'oc- casion de jouer iiii aussi gi'acicux rôl(\ Le poèlc n'ai- niail pas clianlcr deux l'ois la mémo chanson : le vrnl, comme l'amour, soul'lle où il \eiil : il a emporté 1rs l'eiiillets épais, bon voya.ïe ! Allez, parlez, mes i:e}-s, s'est écrié Théophile, ainsi ipie Boilcaii, et voilà poiir- ipidi les scènes siii\anli's sont Minettes. L'Amour xnttfflr m'i il mit |miiI;i (l'.iboi'd pour litre : lit Perle du BhiKn. Le jiicinici' .iclc ciilior de cette version a été l'ocueilli en 187fi dans le loiiic (i(ii\ ilt'r^ Po(''sies Complètes de rauleur (voir n» 2:W.")), et, ])()ur ne p;isend)i'oinller le lec- teur dans un dédale de variantes, nous domierous seulement, en pariant de ce volume, les détails relatifs à ce premier ti'a- vail. La pièce porta ensuite successivement les tidcs de : If Nouvel Aruolplic, le Tu(rur, F Amour est eommc la yrâee, et nous avons retrouvé rauto.yriiplic du pinn en prose de cette version nouvelle; nous allons le livinscrire ici, et l'on verra comlMi'ii il a encore éti' reniiiiiii' dcpius; deux iicrsoiinages de la pièce délinilive n'y p;ii;iissciil |»as : Un cabinet riclienient décoré; tapisserin desGobclins. i)ann[)lies. tableaux. — Au fond, un grand vitracre donnant sur une si>rrn pleim' de plantes rares. GEORGES, seul. Je n'oserai jamais lui dite que je l'aime ; hier encore j'ai retenu l'aveu prêt de s'envoler de mes lèvres, quoi- que je me fusse bien promis de iiarler, et je l'ai laissée partir comme les autres jours sans avoir trahi le secret de mon cœur! — L'a-l-elle deviné? au fond, je suis 187:2. l.j.j d'une horrible lâcheté ; je ne veux pas savoir mon arrèl, car dans rincerlitiule, il y a de l'espérance ! Quoitiu'il soit un peu ridicule d'écrire à quelqu'un que l'on voit quand on veut, j'emploirai ce moyen. — Rousseau quittait bien madame de "Warens pour lui adresser de longues lettres. Je serai plus hardi sur le papier. — Voyons, comment débuter? (Il trempe sa plume dans l'encie, et la tête appuyée sur sa main il réfléchit; pendant ce temps, Paul débouche dans la serre, une échelle do corde sur le bras, et paraît chercher une issue.) — Il me semble que j'ai entendu marcher dans la serre? serait-ce elle ? non, ce n'est point son pas, c'est sans doute le jardinier qui arrange les Heurs, (u éerii) « chère Alice )) (Paul essaie d'ouvrir la porte de communication et brouille la serrure.) Ah ça, OU ne me laissera pas de repos, (u se lève et marche au vitrage.) 1 aul ! tOi iCl ! (U ouvre la porle.) PAUL. Est-ce donc chez toi que je suis ? GEORGES. Tu ne le savais pas ? PAUL. Non. — J'arrive de Mexico et tu ne m'as pas laissé ton adresse. GEORGES. Je suis heureux de te voir, mais permets-moi de te demander comment il se fait que tu fasses ton entrée un rouleau de cordes sur le bras, et (jue tu tombes comme un galant Espagnol chez ton meilleur ami ? PAUL. C'est tout simple; j'ai le cœur navré et je me sou- viens encore de mes leçons de trapèze au gymnase Triât. Ah! mon ami, je suis bien malheureux ! 4JG iiiîî'RHiii-; i)i;s Mil \i!i:s m; m. cautiku. (IKOUOKS. Kt [loiir !«' coiisdlrr lu escalades les murs? PAUL. Oui. cela me (li>lrail. Georges, n'aime jamais iinr danseiisi' ! GEORGES. Tu me (lisais il y a deux ans de n'aimer jamais une thanleuse. PAUL. El j'avais raison; mais à cùlé de ce dt'mon de Cai- mencila la Kansliiie. avec inus ses caprices, ('Mail un ange ! GEORGES. Celle histoire de les passions malheureuses n'ex- pli(]ue pas pourquoi PAUL. Si fail, lout s'enchahie. Carmencila, (]ue j'ai suivie de Paris à Lisbonne, de Lisbonne à Mexico, de Mexico à Lima, de Lima au diable, Carmencila m'a trompî; ! devine pour qui? Pour son mari.... un di-61e, qui piquait des banderolles aux taureaux dans les Places! GEORGES. Ah I le Irait est noir ! PAUL. Me jouer de lasorle ! moi qui ai supporl(''pour l'amour d'elle deux cent et vingl-lrois cachuchas par trente- cinq degrés de chaleur dans les théâtres les plus exoti- ques et les plus tropicaux, moi qui lui ai jeté tant de bouquets cerclés de bagues en diamant, et lancé tant de pigeons portant des sonnets attachés à des faveurs roses! — .l'ai mis les mers entre mon infidèle et moi, et, de retour à Paris, je cherche à me faire des rela- 1872. 437 tions. ComniL' Don César, je m'introduis dans le sein des familles. GEORGES. Parle plus sérieusement, et plus clairement surtout. PAUL. M'y voici. — Plongé dans la plus noire doulem* et faisant des réflexions amères sur la légèreté des femmes, je promenais ma mélancolie sur les boulevards exté- rieurs du côté des Invalides, un endroit propice à ces sortes de pensées. — Je longeais le mur d'un jardin terminé de ce côté par une terrasse ornée d'un kiosque. J'entends grincer une espagnolette, une main pousse la persienne. — Ali ! quelle main ! j'en étais déjà amou- reux avant d'avoir vu la tète ! Carmencita était ou- Idiée!.... GEORGES. Comme Faustine, comme Arabclla. PAUL. J'attends la tête. — Oh! quelle tête! un astre de beauté ! Cette apparition a décidé du sort de ma vie. je sentis que j'aimais pour la première fois, (u met la main sur sou cœur.) Nc bats pas ainsi, conticns-toi , mon cœur ! — L'angélique vision disparaît. Je suis le mur, je m'oriente, je trouve la maison rue de Babylone ; maison morte, fenêtres aveugles, porte murée, domes- tiques muets, un tombeau! Cela m'enflamme, tu sais que j'aime les obstacles ; je reviens me planter sous la terrasse. Le kiosque ne s'ouvrit plus. Je fis sentinelle devant la porte, personne ne sortit : je pressentis là- dessous un mystère afl'riolant, et comprenant l'inutilité de chercher une personne tierce pour me présenter selon l'étiquette anglaise, j'eus recours à des moyens I3S iiisTdiKK i>i:s (ti;i vKi;s i»i'. iii, cm riKU. plus roiiiaiit'scinos. .rciis suiii de l'aii't' cinporlcr par If \riit j)ai'-(lt'ssiis II' iiiiii' (lu jardin i|ii('I(111(>ï; Icuillcs coii- l«Mianl des vois GEORGES. Adrossi''s à t'ilo ? PAUL. Non : un frajimonl do poônio rpirnip sur Cliildoltraiid qui^ jp lis (Ml srrdiidf pour conlrarici- r.oiliMn. (iKORGES. Kl puis? PAUL. Rcliraiit d imo malle rtVIiellf dr soie (|iii nio servit à Lislionno pour l'indif^ne Carniencila, je prolilal de oelli^ (dtscui'C joiirni''C de novembre; je jetai les (ram- pons de fer sur le chaperon du mur et je ,o,rimpai. Le boulevard est déjà désert à cinq heures, et la niiil des- cend. — En cas de surprise, j'avais une réponse tonte prête : «^ Je viens cheiTlier le |)lns lieau morceau de mon poème épi(pie (|iie la hise m"a enlevé des mains comme je le reUsais pour le ptrlcclionner; j'ai frappé à la i)orte du jardin et de riiùtel, on ne m'a pas ré- pondu. Je suis le baron Paul de Vermont, constatez mon identité. » Tu trouves peut-être mon strata^ième médiocre, mais je n"ai lieii imaginé de mieux. Je saute dans le jardin après avoir leth'é mon échelle. J'erre au hasard, j'ouvre une porte^ personne; une seconde, personne encore. Je débouche dans une serre qui se prolonge indéfiniment, je cherche; une troisième porte se présente, et au lieu de tomber aux pieds de ma belle, je tombe dans les bras de mon ami ! GEORGES. Toujours le même, l*aul. 187 2. 439 PAUL. Oui, tu le sais, j'ai une âme volcanique, la passion c'est ma vie. Mais comment se fail-il que je me heurte nez à nez avec mon ami Georges de Vallombray dans cette retraite mystérieuse où je poursuivais mon idéal. Cette jeune tille, tu la connais, puisque tu habiles la même maison quelle. Tu me présenteras, (siience de Georges.) Ail! je (levlue, nous n'avons pas voyagé en Orient sans prendre un peu les mœurs turques : lu enfermes ta sultane, tu es jaloux. Alors je renonce ;'i ma passion. GEORGES. Écoule, Paul, je le cache depuis dix ans un secret. PAUL. Ah ! c'est mal. GEORGES. Je vais le le révéler, et tu me conseilleras. Tu le souviens de noire premier voyage en Italie? Tu me quittas à Florence pour suivre une improvi.salrice. PAUL. Fiorilla; je me le rappelle. GEORGES. En passant à Milan, pour regagner le Simplon, je vis sur le Corso, à côté d'une femme qu'une voilui'e venait de renverser, et qui était moile, une petite tille éplorée, mais charmante. La femme chantait dans les rues des airs tyroliens, et l'homme qui l'accompagnait disait ne pouvoir se charger de l'enfant. J'étais jeune, libre, déjà maître d'une grande fortune. La fantaisie me prit de jouer le rôle de la providence ; je donnai quelqu argent pour faire enterrer la mère, et j'emmenai la petite fdle, d'abord alarmée de se voir avec un in- nu iiisTiiiiir, i)i:s (H'.i \ UKS he th. (.ai iikh. ronnii. mais Iticntùl rassiirrc |iar {\r<' joiijdiix l'I des lioiihoiis. l'Ail,. C't^sl lii's liini. Oui l'aiirail s(>ii|i((iiiii(' (rtMic un Yiiii'i'iil (11' l'aul ! GEOUGKS, Qiioi(]iii' piiit's. mos vuc:^ n^'laiciil -|*^is si (l(''siiU(''i'(:'s- st''Os. Tu sais Ion 31(ili('i'0? PAUIi. BoUo (|iieslion! Mo. pronds-lii poiii- un âne illriiiv ! GEORGES. Qiio (lis-lii (Ir /' /:cole des femmes. TAur,. .lolit' piôct' ma loi 1... .le lis (Micoie en pcnsanl à cri imbécile Arnolplie qui L'iève si préciouscmenl Agnès pour Horace. GEORGES. L'idén d'Ai-nol[ilii' n'rsl pourtant pas uiauvaise. Au lieu de recevoir une femme des mains du hasard, il tu élève une selon ses goûts, ses mœurs : il crée lente- mont la Galathôo que l'amour doit animer plus tard : son seul tort, c'est d'avoir la soixantaine. J'avais vingt ans alors, l'onfant on avait six. l'AUL. Elle a seize ans maintenant; je commence à com- prendre. GEORGES. Je l'ai fait élever avec tout l'amour qu'on met à soi- gner une plante rare, non pas comme une innocente destinée à un barbon, mais comme une jeune fille qui doit faire le bonheur d'un galant homme. Dans le paradis solitaire que je lui ai créé, elle a vécu libre, heureuse, 187 2. 141 confiante, au milieu d'une atmosplière de luxe et d'art. Personne ne l'a vue jusqu'ici. Cette serre communique à la maison voisine arrangée pour elle: c'est par là qu'elle vient chaque jour. PAUL. Heureux coquin ! GEORGES. Tu ne m'as pas compris, j'ai respecté mon œuvre, j'aime Alice. PAUL. Eh bien, épouse-là. GEORGES. Jusqu'à présent, elle n'a vu en moi qu'un fière ; je l'aime comme un fou et j'ai peur, et j'attends. Je me consume sans rien dire. Si elle n'avait pour moi qu'une froide affection... Ah ! j'en mourrais ! PAUL. Tu m'alarmes ! tu danses sur une passion ! Parlons pour la Chine ! GEORGES. Non, je reste; je veux savoir mon sort, j'attends d'elle la vie ou la mort. PAUL. Viens. Tu n'es pas comme moi un Salamandi'e habi- tué à vivre au milieu des flammes. GEORGES. Cette idée est devenue pour moi une question d'exis- tence; quand tu es entré, j'attendais mon notaire. Si à la lettre que je lui écris, Alice répond défavorablement, je lui lègue ma fortune et je me lue. PAUL. Je m'y oppose formellement ; tu me promets bien de 11-2 iiiSToiuK DKs (»i;i vuKs i»K ni. (;ArTii;ii. \i\ir jn^iiu'ii >i\ licuiTs. ji' Nit'iidiai le jiitikIic jioiir ililliT. Voici in.'iiiili'ii.'iiil Iniil UNI' sri'io de v.-iri.nilcs ImimIIIcs, en vers, (le celle |iière; tiuiis leiioiis ;"i li'S cilei' loiiles, :iliii (|iie le leelelll' |illisS(' .jll.lli'r (■(lllll)ieil celle lellNIC il ilceil|H' SOIl illllelll ; dans eelie \eisj()tl la scène |i|eriné|'e lienl lieu ili'S scènes I el II : SCKNK I (;k(»|{<;ks dki.ca, i>.\i l dI'] saim-claik. l'AlIL (Il entre furtivemont.) lîion ! siloiioc proloiid, solitude C()iii|tlèt(i ! Ni liùig's Charles jappant a|>iès imo ^iiidilcllc, Ni laquais à convaincre avec un louis d'or (ju'on n'est pas un voleur, quoicpi'on cherche un trésor ; Pas même un jardinier laissant choir, de surprise, Son arrosoir tout plein sur ses cloches qu'il hrise; Un lourdaud, cpii parfois ne veut pas croire encor ' t^Uie l'on n'est pas Mandrin, mais hien le beau Lindor ! Une porte! — Très bien; cette porte sans doute Meneaux appartements, et doit m'ouvrir la route, ('omnie au prince éc;aré des contes de Perrault, A'ers la chandjre où je vais réveiller en sursaut La Belle au Bois Dormant de ce logis magique ! On la nmre au prochain, mais je suis énergique, Je détruirai le charme et je la reverrai. Et tout en l'enchantant la désenchanterai. Avançons. — Ouehpi'un ! Diable. GEORGES lEiilrant.) Oui, j'ai, la chose est sûre, Dans la serre entendu craquer une chaussure ; 1. Antre variante : Et qui, tremlilaiit irefTroi, mali,Té tout doute cncor iH12. 413 Antoine avait raison. — (Apercevant Paui.) Monsieur! Parlez, [morbleu, Que cherchez-vous ici ? PAUL. Moi? Le dahlia bleu. Ma chimère, mon rêve en fait d'horticulture '. GEORGES. Qu'il vienne par semis, par cayeux ou bouture, Votre dahlia bleu me semble une couleur A vous faire des gens prendre pour un voleur. Holà Germain, Dubreuil, Antoine ! A moi! Main forte-. PAUL. Chut! Il n'est pas besoin de crier de la sorte, Et cet imbroglio va vous paraître clair; Je ne suis pas... Eh mais, c'est lui; Georges! GEORGES. Saint Claire PAUL. Embrasse-moi. GEORGES. Quel fou ! Sans se faire connaître, Après six ans d'absence entrer par la fenêtre. Quand la porte et les bras lui sont tout grands ouverts ! C'est bien toi ! D'où viens-tu ? 1. Autre variante : Mon rêve que peut-être enferme cette serre. GEORGE. Un fripon maladroit doit être au moins sincère. 2. Autre variante : Expliquez-vous, sinon permettez que je sonne. PAUL. Là! là! tout doux! Pour moi ne dérangez personne. 3. Autre variante des deux vers qui suivent : J'aurais pu t'assommer et puis te reconnaître; Mais quel caprice aussi d'entrer par la fenêtre! m iiisïdim; dks ma vuks di^: th. cAiTiKn. PAUL. .le viens de I'iiiumms ! J'ai \ii, inrhinl raiiiaiir h lii ;;('-oi;:i'a|iliii>, Berlin, Naplcs, Madrid, Canlon, IMiiladcIpliie, Mexico, GoviKinil cl Hio-Janciii», l'tjc loinhc (l'instinct jnslc à l(»n nunicro. GEORGES. Tu ne savais donc pas.... PAUL. Non, j'ignorais la iiic (iEOHGES. lluinnicnl s"c\|ili(|iic alors celte entrée incongrue? PAUL. Par le liasard, — soleil dont je fus ébloui. — Dans quelle obscurité t'es-tu donc enfoui ? Quand je te demandais, en arrivant du Havre, On me disait : « Ab oui, Georges ! je l'ai connu. Mais du diable, qui sait ce (|u'il est devenu ! » On ne i)arlail de toi qu'au prétérit, tout comme D'un roi de Babylone, ou d'un consul de Home. En vain je te guettai sur rusplialt(! élégant, J'eus beau cliercber ta trace au boulevard de Gand, Demander ton adresse à fa demeure ancienne Dont la poi'te était close ainsi que la persienne, Aller au Jockey-Club pour minf'ormer de foi. Gretchen au t'eld-zeugmesfre au bout d'un an céda Et je devins épris de Dona Casilda. Ce n'était pas ma faute ! GEORGES. Ob, non ! PAUL. Ces Madrilènes, Savent si Itien poser au bord de leurs grands peignes 1872. 445 La inantille de blonde ! Elles ont de tels yeux Que le noir de l'enfer y vaut l'azur des cieux ! Casilda n'était pas jaune comme une orange, Mais elle était charmante et d'une c^ràce étrange. Malgré les novios aux regards furibonds, On acceptait mes fleurs, on mangeait mes bonbons; Dans sa loge, aux taureaux, j'avais toujours ma place, L'œillet rouge piqué dans ses cheveux de jais. Dans un fleuve de joie à pleins bras je nageais. Un pur hasard. — L'express me prenant au steamer, M'a jeté dans Paris depuis avant-hier. D'un Oreste oublieux, Pylade méconnu. J'allais partout criant : qu'est-il donc devenu ? Je cherchais une simple et modeste retraite, Un hôtel de garçon entre cour et jardin. Et j'avisai celui de monsieur Lavardin Qui jouxte ta maison, en style d'inventaire ; Un demi-million m'en fit propriétaire. J'étais emménagé depuis cinq ou six jours, Je reposais mon cœur lassé de trop d'amours, Essayant dans le calme et dans la solitude Sur mon cuir chevelu, de plus en plus désert, Le système de Lob ou le système Obert, Quand je vis, m'accoudant un jour à la croisée, Dans le jardin voisin où plongeait mon regard, Assise sur un banc, et lisant à l'écart. 41(1 IIISToiIU'. DKS MlUVnr.S l)K TH. (iAl TIKK. Une jouiif porsonuo, atloiiihli' inrlan;,'(', Di's licautôs (le la rfiiiiiu' cl «les iMxoiis de l'aiif^tc ! Hélas ! non; au jardin elle ne icvinl idiis. l^e (•(M'1)('mt, fonlt', iiiontia îles crocs de dotruo, I^aducj,'no roliisa mes louis d'un air roj^ue; 11 fallut en venir alors aux farauds moyens, Danser la cacliuclia sur les murs iniloyciis, Se suspendre à réclielle, en j;alant de Sé\ille, Pour liiclier d'arriver jus(|u'à la jeune tille, Et lui dire à genoux et la main sur le cieur : « Je l'aime 1 » cl cœtera, — le pathos de rigueur'. Non sans m'ètre écorclié sur les tessons de verre, Je descends... j'aperçois une |)orte de serre, J'entre; je m'oriente et je tombe en tes bras Par un imbroglio que tu m'expliqueras. Suis-je ici chez loi, George, ou bien suis-je chez elle? Est-ce elle qui te cache, est-ce toi qui la cèle? Et comment se fait-il, qu'en ce douteux séjour Je trouve l'amitié quand j'y cherchais lamour? Avant d'aller plus loin, voici une aulru variante do cette même scène à partir du vers dix-sept : PAUL. Diable! quelqu'un ! GEORGES (entrant). Un homme, à cette heure, en ce lieu ! Que cherchez-vous ici ? 1. Autre variante de ces deux vers : Et lui tlirc, tu sais, la phrase de rigueur : A vous ma vie, à vous mon ànie, à vous mon cœur 1 187 2. u: PAUL. Moi... le dahlia bleu, Mon desideratum en fait d'horticulturo I (Ils se regardent lixement.) GEORGES. Fabuleuse rencontre ! PAUL. Incroyable aventure ! GEORGES. N"ai-je pas la berlue? PAUL. En croirais-je mes yeux! Georges sortant de terre! GEORGES. Et Paul tombant des cieux. Sans dire gare, ainsi, comme un aérolitbe ! PAUL. Tu trouves, n'est-ce })as, mon entrée insolite. Et sans être indiscret tu voudrais bien savoir Si j'ai la lièvre jaune ou le vomito noir. Mon bon Georges, pleuré par plus d'un et plus d'une ! GEORGES. Mon brave Paul, jailli d'un volcan de la lune ! Mais d'où viens-tu? Ré|)onds PAUL. De Naples, de Berlin, de Londres, de Lisbonne, D'oîi je suivis Carmen (l'histoire est assez bonne). En Amérique, au diable, à Rio-Janeiro, Où ce rat m'a quitté pour suivre un torero ! Souvenir douloureux et qui vraiment me navre ! Enfin, voici deux variantes d'un passage que le lecteur reconnaîtra facilement : 148 iiisKimi; i)i;s (H'.imu'.s hk th. haitiku. VAKIANTK A. l'AlJL. Mon (fi'si(kral(iiii eu l'ail (riiorliciilliiit'. IViit-rlic fil cette serre il lleiirit d'aventure. GEORGES. Vous T'Ics lin lilou ! PAUL. Non. GEORGES. Ces traits, celle voix, Me sont connus! Eh 1 mais, c'est bien Paul «|ue je vois! FAUL. Tiens, Georges ! GEORGES. Cher ami I PAUL. Permets (|ue je t'embrasse ! GEORGES. Oui; mais jieimels d'abord que je te débarrasse '. VARIANTE IJ. PAUL. Je suis horticulteur. GEORGES. Vous mentez par la gorge ! Vous êtes un filou ! — Mais que vois-je! Paul ! PAUL. George ! Ce cher ami. 1. Antre variante de ce vers : Voilà six ans bientôt que j'ai perdu ta trace. iSrl. 449 GEORGES. Ta main. PAUL. Mes bras te sont ouverts ! GEORGES. D"oîi viens-tu, vagabond? PAUL. Je viens de l'univers, La scène qiuilre u'csl pas Jiioiiis changée ; après le vers de Georges : De ce nom, par maliicur, nul que moi ne se nomme. il continue ainsi dans cette variante : Depuis dix ans le chef de ma famille est mort Et je suis, par malheur, le seul d'Elcy, mylord. LORD PURLEY. Excusez mon erreur. — Ainsi, quoique d'un âge A remplir galamment un autre personnage, De miss Lavinia vous êtes le tuteur ! (Mouvement de Georges.) PAUL, à part. Ce nom l'a fait sauter à trois pieds de hauteur. GEORGES. Oui, mylord, je le suis. LORD DURLEY. Je viens vous parler d'elle. (Paul va pour se retirer.) Je n'ai rien de caché pour un ami fidèle ; Restez, Paul, et soyez présent à l'entretien. GEORGES. Lavinia... mylord... je ne comprends pas bien... Vous la connaissez donc ? II. 29 iôo iiisTdiKi: i)i:s (ii:i \iîks m; iii. (..\i tikk. Voilà tout. l]ali KOHI) DUUliEY. Moi? NulU'iiiciil. Je riiiiiH', PAUli. GEORGES. Vciiillf/ m'cxpliquei' ce piolilrnic LOKD I)U1U/F,Y. (Vcst hii'ii simple. — J'étais Irisic. crriiiil, ilésd'inn' ', Pour y \oir im \ilrail dans uiu' ('glisc t'iilié. Près (riinc gouvcrnaiito à touniuic d'anglaise, Une jeune personne accoudée à sa chaise Se penchait sur son livre. — Un rellet égaie Meltail un nimbe d'or à son (Vont éclairé, J-]t lorscjue i)ar moments se levait sa paupière Connue pour suivre au ciel le vol de sa prière, Un jour de paradis inondait son ï(>lliK liKS (iKl VIU:S DK TH. (..M TIKU. TAUL. l']|>oiist'r (les pariMils! (Test Itieii asst'z des nùlivs'; Oïl n'a pas lo itMiionIs (»i:r\iiKs m. m. (..\i tikk. PAUl-, à purl. Il lie l'a pas ciicdrc I GEOlKiKS, frnùlonierit. Voh'o lii'iis(|ii(' (Icmaiidc cl in'cldiinr cl m'iionoiv. Mais iiioii coiisnilt'mcin ne siitlil pas. I.OIU) DUHhKY. iMtrI Iticii, Carji' ne luctciids pas (piDii la conlraiifiic t'ii rien; N'diis Mit' pivscnlcn'/ à lajt'uiK' pcisoiiiit'. PAUL, fi part. OiK'l licaii sans-froid anjj;Iais ! Mii'ii ne le dcsaironno ! LOIU) Dl'llI.KY. Six mois, un an, donx ans. je lui l'crai ma cour, A moins pourtant qu'elle ait dans l'àme un autre amour. GEORGES, à part. Co mot a fait en moi tressaillir chaque (il)re ! Un autre auKUir 1 — iiaui.) Le ('(cur de Jjaxinie est libre! Mvlord. PAUL, à part. Tant mieux. LORD DURLEY. Parfait ! Tout va selon mkhi gré; y.ù le pressentiment que je réussirai. PAUL, n paît. Fat ! GEORGES. Vous rencontrerez des obstacles peut-t'tn^ ? LORD DURLEY. Lesquels ? Je n'en vois pas. GEORGES. Il en i)ourrait bien naître. LOED DURLEY. Je suis opiniâtre et je les vaincrai tous. Lavinia me plaît, je serai son époux; Donnez d'autres raisons pour que je me retire. 187 2. 455 GEORGES, à part. Avec son insistance il me met au martyre. (Haut.) Vous êtes trop pressant : ces résolutions Ne se prennent qu'après mûres réflexions. Une telle demande a de quoi me confondre ; Je ne saurais vraiment, niylord, que vous répondre; Si LORD DURLEY. Si Lavinia, comme elle en a le droit, Concevait une horreur formelle à mon endroit? Mais j'en courrai la chance et je pense, qu'en somme, Elle recevra bien un loyal gentilhomme. GEORGES. Ce n'est pas une affaire à conclure en un jour. LORD DURLEY. Non, mais en attendant je puis faire ma cour; (Jui donc, la pauvre enfant, la mure et l'emprisonne? Mais je devine !... Ainsi que plus d'un le soupçonne, Vous êtes marié... morganatiquement. Et, chez vous, le tuteur prête un masque à l'amani. J'y songe tard ! — Pardon, pour tant de maladresse ; Le tuteur est amant, la pupille est maîtresse, Et Rosine, changeant les groupes du tableau. Du comte Almaviva rit avec Bartholo ! Dans ce bonheur caché j'entre et je le dérange ; Pardon ! GEORGES. Que dites-vous ! ma pupille est un ange, Pure comme celui (pii veille à son côté ! LORD DURLEY. Bien. — J'en crois votre honneur et j'en crois sa beauté. Contre les cruautés des tuteurs rigoureux 4.-.t. IIISTdlUF, DKS (M'VHKS DE TH. nAl'TIRn. Je saurai, sans Fitnilin. Iioincr iiii slnitaf^î'inc. Va |iiU' l.i II ii|i|i(' (inverti' au |ilaiicli('r (luc je cmiiH' ' J'anhc à iikhi iulaiitc et je r<'iii|t(>iU' eu oroiijn'. GEOUOKS. Je l'cMvorrais plutùl au IiduI iIii iikhkIi-. PAUL, à pari. Uicn ! LORD DUllLEY. Je l'y suivrai. — Je sais la route, car j'en \ien. A nous autres, Anglais, quand le ciel gris tamise Ce spleen qui l'ait courir auA ponts de la Tamise, Gherclier les pistolets dans le tond des tiroirs, Ou, connue Gastlereagli, re[)asser ses lasoirs, Il faut, pour nous sauver, un rêve, une manie, Quelqu'entreprise folle et qu'on veut voir finie, Quelque amour insensé qui donne une raison, De remettre à plus tard d'aNaler le poison ^. 1. Variante de ce vers : Je soulève du front le plancher que je coupe. 2. Variante de ce vers et des suivants : Pour enlever l'amorce et boucher le poison, C'est le but désormais que je me donne à suivre ; I^e monde me semblait hier un mauvais livre liempli de lieux communs, mal écrit, déjà lu; A ne pas Tachever. j'étais bien résolu. Lavinia parait, c'est un divin poème! GKORGKS. LORD DCULEV. Alors donnez-la moi? GKonr.Es. Non!... cent fois non!... Je l'aime! LORD DURLKV. La question est autre; épousez-la vous-même. 187 2. 451 Heureux quiconque alors se crée un but à suivre 1 Pour moi, Lavinia, c'est le prétexte à vivre, Je m'ennuyais, — j'étais maussade, — il avait plu ; Le monde me semblait un roman déjà lu ; De ne pas lo finir je me sentais l'envie. Lavinia paraît, et mon àme ravie. Voit dans ses yeux le but du poème divin ! GEORGES. Mylord, tuez-vous donc, car votre espoir est vain, Vous n'obtiendrez jamais Lavinia. — Je l'aime ! LORD DURLEY. Alors c'est difl'érent ; épousez-la vous-même; Je me ferai sauler, ce projet me sourit. Et ne l'exposez plus dans cette ombre équivoque, Aux brusques passions que sa beauté provoque. Pourtant, j'aurais voulu plus rayonnante encor. L'hermine sur l'épaule, au front le fleuron d'or, La voir, lady Durley, dans son carosse à glace. Allant au Draicing rnoin de Buckinrjhams palace. Le Times eût raconté sa présentation ' Comme un événement de la haute fashion, Et doublant sa beauté de toute ma richesse, La reine eût, elle-même, envié ma duchesse ! Mais vous avez pour vous l'antériorité ; Ce soir, au lieu de lait, je mettrai dans mon thé. Un soupçon de morphine ou d'acide prussique. PAUL. Tenez-vous-en [dutôt à la crème classique. 1. Antre variante Ce-, ces rleux vers : Oui, j'arrangeais déjà sa présentation; Je voulais, au milieu des cygnes d'Albion. •158 IIISTOIHK DKS oKl VUES DE TH. i.Al Tli:ii. LORD DURLEY. Uoil. iiiriiic à son il\al loiilc la vt'-iilr; (i'ost |MMii' moi, (|irim iiiii lue et (in'iiii lum l'ail iciiaîli'c, I.a (|ii('sli(iii (i'ilaiiilrl : n Khc on Iikmi ne pas T'iic. » (IKOKCKS. Je lu ici II st.' rai s alors iiiriiu! à moi) livre, S'il élail épris d'elle, et je pourrais le voir Sans llécliir, à mes i)ieds mourir de désespoir! Ce n'est (»as vous, m^Iord, cest moi (|iii iih' luerai. LORD DURLEY. C'est liiiir le roman dans le j^oùt l'asliionahle ', Lavinia vous dit qu'elle ne vous veut pas, Très bien Mais vivre est bien usé, Mais si je réussis, vous vous tuez; j'épouse 1 GEORGES. Je me relèverais de ma tombe jalouse ! Avant (le passer à la sc^nc suivanlc, voici encore une variante de la tirade de Lord Diirley racontani idiiiincnl il a vu Lavinia pour la première fois : Visitant une éf,dise en simple curieux, J'admirais les vitraux au jour mystérieux; 1. Antre variante de ce vers : Vous vous faites sauter? Très Ijici). C'est fashioiiable. IS7 2. d.-jy Devant l'tiutel, avec sa gouvernante anglaise ', Une jeune personne, accoudée à sa chaise, Vers son livre penchait un profil chaste et pur Que Fiesole eût tracé dans l'or ou dans l'azur. Quand elle relevait sa paupière abaissée Gomme pour suivre au ciel sa prière élancée, Un paradis d'azur s'ouvrait dans son œil bleu. Et semblait de sa flamme éclairer le saint lieu. En regardant cet ange, à ligure de femme, Je sentis mon cœur vivre et renaître mon âme, Ce cœur que je croyais à tout jamais blasé, Cette àme dont j'avais tant de fois abusé ! La scène cin(| n'a pas été muins remaniée ; après le vers de Georges : Avait à mon orgueil joué l'un de ces tours, on lisait d'abord : Qui ne surprennent pas mais qui blessent toujours. J'étais seul. Cette vie à soi-même pareille Où l'on fera demain ce qu'on a fait la veille, Me fatiguait. — J'avais assez d'entendre, au son Des pièces d'or, chanter la banale chanson. Et mon spleen dédaignait de demander asile Au temple hospitalier de la Vénus facile. PAUL. J'entends. — Comme un buveur, lorsque vient le matin, Sent une soif d'eau pure au sortir d'un festin, Tu sentais le besoin de faire une débauche.... ... De vertu, — pour changer... 1. Autre variante de ce vers et des deux suivants : Quand je vis dans un coin, à genoux sur la pierre Une enfant qui semblait l'ange de la prière. Et penchait vers son livre un profil ciiaste et pur. m iiisToinK i)R>i oi':r\iîi:s i»i; m. (iAiriKii. fJEOROES. .l'alliiis (le droite à i^auclic, DésuMnii': lU' sacliani (|iii' laiic de mon corps, Katii,Mi('' (lu lo^'is fl iirt'imiiyaiil dehors A ce |>()iiil. (|uati\ /•raiiçais, un soir, nialtjrré ralTielie, J'entre, moi (|nator/.ième, en la salle, et me niclie Dans un coin, d'où je suis, d'un d'il |»res(|ue diirmanl. La |»ièce (|ui marcliait assez, indolennucnl : PAU1-. Mon brevet (rattaclié ni'arriva, quand son cœur Allait payer en moi l'amant ou le claqueui'; Ainsi (urenl |)erdus hou(iuets, rap|iels, cabales, Bravos ù dominer le tracas des tindiales, Sonnets sur satin rose et pigeons blancs lûcln^s, Sous leur aile portant des madrigaux cachés; Mais poursuis.... GEORGES. J'allais seul à Sorrente en calèche'; Parmi ces mendiants que l'étranger allèche. Une petite tille, à l'air timide et doux, (Courait en me jetant des Heurs sur les genoux^. 1. Variante de ce vers et des deux suivants : A la MergelliiKi poursuivant ma calèche, Comme déjeunes cliiens (|uc la curée allèche. Des enfants, les pieds nus, sur le pavé brûlant, 2. Autre version encore de ce récit : J'allais à l'ortici, tout seul, dans ma calèche. Comme de jeunes chiens que la curée allèche, Sur les dalles de lave, au soleil et pieds nus. Trottaient, près des chevaux (;liantant leurs airs connus, De petits mendiants : « Per mamjiar, excellence! » Une petite fille avec eux, en silence, En se haussant jeta, juste sur mes genoux. Sans mùler sa voix pure à ces voix enrouées, Un bouquet, quatre fleurs d'un bout de fil nouées. 187-2. 461 Un vieux jupon trop court avec une brassière, Elle, près des chevauv, courait, courait toujours, Et j'admirais sa joue aux suaves contours ; Une fraîche beauté luisait sous son teint pâle, Et ses petits bras blancs avaient des gants de hàle, La poussière couvrait ses charmants petits pieds, Quand un corricolo vint sur nous, mais si vile, Que sa roue écarlale eût broyé la petite Si je ne lavais pas, plein de trouble et d'émoi, Par les bras enlevée et mise devant moi. J'étais tremblant encore, elle, folle de joie. Riant de se trouver, sur des coussins de soie, Dans la belle voiture, ainsi qu'une lady. J'appris qu'elle était née à Procida, d'un père Qui péchait le corail à Bone, et que sa mère Etait morte Lavinia, — c'était son nom, — avait six ans ; Mais les six ans de Naple en valent dix de France , J'aurais pu lui donner avec indifférence^ De l'argent, que son père aurait pris et mangé, Mais sa misère avait un instant voyagé Dans ma calèche, assise auprès de ma richesse, Plus belle en ses haillons qu'une enfant de duchesse. Et je ne voulus pas remettre en son taudis L'ange à qui je venais d'ouvrir le paradis. Prière parfumée où la fleur pour l'enfant Se fait humble, et demande au riche triomphant! Je cherchais des carlins dans le fond de ma poche, 1, Autre variante de ce vers et du suivant : Et lui mettant en main de l'argent que sans doute Son père pour lui seul aurait pris et mangé. le.-.' iiiSToiHK i>i> MKiviiKs i)i; m. (.aitikii. I.c prcliciir me (tMla ses droits pour une soimnc; .rciimuMUii la pclilc en France, et le «Ikt lioiiiiiic Mourut liicrilôt aprcs, le xciilrr Irop tiariii Do poulpes au i^raliii cl Ai' loacaroiii. PAUL. (Jue le macaroni lui soit li-i^er ! •- l'.iisuilc? (iEOIlGES. A ma torrc (ri'.lcy, Lavinia conduite Fut conlicc aux soins de l^ucy Cameron. Lorsque je Tallais voir, vile, sur le perron, Sitôt que de ma chaise elle entendait les loues, File accourait, m'oiïrant les roses de ses joues A la place des lleurs cprelie vendait jadis. La trouvant clia(|ue fois plus belle, je ino dis' : Fardieu ! voilà IMy/zAs de V Ecole des fummes! Las d'actrices, plus las encor de ^'randes dames. Je cultivai pour moi loin du monde et du liriiit Cette cliarmante fleur, espoir d'un plus doux fruit. La vie ! elle l'a vue à travers sa persienne, Comme dans son liarem, une Circassienne, Va depuis (juelques jours amenée à l*aris Tout semble étrange et neuf à son regard surpris. l'AUJv. Tant pis; ce [irécédenl à l'amour est contraire; Je ne puis approuver ce système transi El cette vie à deux à ton château d'Elcv. I. Antre variante de ce vers et des deux suivants : Et jetait à mon cou ses i)eaiix l)rtis arrondis, Car du iustn:" natal déjà déi)ai'l)Ouillée, Blanche, elle t'hlouissait la vue émerveillée! 187 2. 463 Voici, eiilii), les vai'iaules de la première scène du second acle, la seule écrite. Après celle réplicpie de Luvinia : En père ! — Non, monsieur, mais en frère adoré ; on lit : GEORGES. Quoi, rien de plus ! LAVINIA. Est-il un titre plus sacré, Plus tendre, plus charmant ? GEOEGES. En cherchant bien, (teut-ètre On en trouverait un. LAVINIA. Je le voudrais connaître; Un amant, un mari, sont-ils des noms plus doux? Non; le [uemier venu peut devenir l'époux, puis, après celle réplique du rôle de Laviuia : Ou la mer par Gudin quand on reste à la ville ; on lit : Comme on peut à Paris se figurer Bombay \ Ou la mer en voyant les tableaux d'Isabey. J"ai lu, tu l'as permis, romanciers et poètes, Des mystères du c(pur, lidèles interprètes. Dans leurs livres, (pie nul n"a fermé sans émoi, . Bien des groupes d'amants ont passé devant moi. Souriants ou rêveurs, les mains entrelacées ^ : Francesca, Paolo, chères ombres blessées, I. Autre version de ce vers : Ou, d'après Daniello, Singapore ou Bombay. i. Antre variante de ce vers : Heureux ou malheureux, les mains entrelacées, Jt'i iii>Tuini; i»i:s (ti;i \i(i;s dk th. caitieu. (lliaiif^caiil |iiii' leur aiiioiii' renier en jtaradis, l'il |tiir laii^'e enviés. (]ii(ti(nie clie/ les iiiaudils ! A|H'('s ce vei'S ilr l..i\ iiii;i : Je me eouclie, eL ne sens aueun Irissun nei\eii\, ajniiliT ("es vei'.«, omis en volume : Apiès nn frais sommeil, (|ni, riante rliiinèro, Me lieree, tout enl'anl, sur le sein de ma mère, Ou nrempurtani au\ bras de ses sylphes lé^^rs Me montre un palais blanc dans un bois d'orangers I liiilin. aprcs le vi-rs de l.aviiiia : Sans excepter le fruit de Tarbre de science. la première version continue ainsi : Liseron de la haie en serre transplanté ', Je te dois mon parfum et jusqu'à ma beauté. GEORGES. Chère Laviuia ! mais, tu m'aimes ! tu m'aimes ! LAVINIA. Mes sentiments pour toi furent toujours les mêmes; Pourquoi ces questions ? GEORGES. Mais, parce que je veux Réaliser un rêve où tendent tous mes vœux ; Tu te contentes, loi, d'amitié fraternelle, Mais une âme virile a quelque chose en elle Oui réclame un plus fort et plus étroit lien. 1. Autre variante de ces deux vers : Une Eve qui saurait confondre le serpent. Si, jusqu'à son oreille, il montait en rampant. 187 2. 4U5 LAVINIA. Tu vas le marier et je n'en savais rien ' ! GEORGES. Je parlais de mari quand tu parlais de frère Tout-à-l'iieure. — Ce joug auquel tu veux soustraire Ton col indépendant, moi, j'y courbe le mien ! LAVINIA. Tu veux te marier !. ali ! comme tu fais bien ! Sournois! C'est donc ainsi qu'on cache sa pensée ! Est-elle belle au moins, ta jeune (iancée? GEORGES. Aussi belle que toi. — Ce sont les mêmes yeux, I e même front. LAVINIA. Flatteur I Elle doit être mieux. GEORGES. Cela ne te fait rien, tu n'es donc pas jalouse? LAVINIA. Jalouse? Non. — Fi donc ! quoi, si jamais j'épouse Quelque beau cavalier au regard lier et doux, Georges, de mon mari, tu serais donc jaloux ? GEORGES, à pail. Un mari !... tout mon sang bouillonne à cette idée. (Haut.) Tu ne m'as pas compris ; celte leinme, c'est toi LAVINIA. Moi! GEORGES. Toi, Lavinia! LAVINIA. George amoureux de moi ! I. Autre variante de ce vei-s : Tu veux te marier et tu nen disais rien ! 11. :J0 466 IIISTOIIU: 1U:S oKIVHES de th. (iAUÏIKIl. Voici l'iicitrc dillV'ri'iils |i;issa,:^i's de cctlc sci'iic (|iii ne sdiil l»as restc^s diiiis la version dcliiiilivc ; après Ir vers do Cu'oi fîos : Caclit' sous sa froideur une auianle endoi'niie : on lisait d alioid rd'i : Sur ce marine oii le dard de l'ainour s'énioussu, Posons la jalousie en ^niise de iiioxa. (Haiii.) N'as-lu pas reniai'tiué laulresoir, au lluViIre, Une jeune lille ? l.AVINIA. Oui : hlanelie connue l'alliàire, Kl (pie coillait un bout de ^Miirlande \erl dtîau, Torlilloo au hasard dans l'or de son bandeau ; Oui, lu l'as saluée et sur notre baignoire Elle braqua deux Ibis sa lorgnette d'ivoire; Mais Alboni clianlait la CenercuUda. GEORGES. Sans doute un jour aussi, toi, tu te marieras Et de ton vieil ami tu le sépareras ! I.AVINIA. Elle pourrait répondre à linterrogatoire Que tu lui fais subir, juge sans toque noire : « Je n'en ai nulle envie !» Avant de [lasscr à un auii.' article, il nous faut dire encore cpi'en 1877, dans la seconde édition du Thcdlre, qua- rante-se[)t vers inédits ont été restitués à la pièce et rétablis il leur place; l'auteur les avait coupés en vue de la rcpi'é'- sentation, comme faisant longueur à la scène. En revanche, il a fallu, pour les intercaler, supprimer parfois deux vers. Il en résulte que les versions de la pièce dans l(?s deux édi- 187 2. 467 lions du Théâtre sont roil différenles. Comme nous l'avons (lit, nous parlerons plus loin de la Perle du Rialto, première version de l'Ainmn' souffle m'i il mit, puisque le hasard l'a fait paraître après l'auivre qu'elle a en réalité précédée. Au moment m^-me où nous corrigeons les épreuves de cette partie de notre ouvrage, une très curieuse lettre de M. Mario Uchard nous est communiquée. Elle est adressée à M. Paul de Saint-Victor, et nous la recueillons ici à titre de document, sans rien changer à ce que nous avions écrit avant de la connaître. Nous ferons remarquer seulement (|u'à la date de décemhre 1872, les fragments de l'Amour souffle on il veut avaient paru depuis trois mois. Dimanche, 8 décembre (1872). Cher ami. J"ai lu dans les feuilles que lu es chargé de revoir tout ce qu'a laissé notre pauvre cher Théo, et que tu achèves ses MémoiresK Si la chose est vraie, lu as dû trouver une pièce écrile de ma main, trois actes sur une idée de lui : V Amour est comme la grâce, ou le Nouvel Arnolphe. C'est la première pièce que j'aie faite et la première fahle que j'aie inventée, pour y faire rentrer son sujel. 11 a fait là-dessous, sublimant ma prose, un millier de vers que j'ai en douhle. Tu dois te i-appeler cela du reste, car tu les as connus. Maxime du Camp, par surcroît, trouvant les vers de Théo si hien venus en pedestro sermone, les avait retimluits en prose. Tout cela veut dire que je crois qu'il serait, fâcheux que ces vers se perdissent, puisqu'il y a un acte de fait, sur trois. Si par hasard tu voulais finir cette pièce, il en résulterait un essai littéraire des plus curieux. En ce cas je me mettrais à ta disposition. I. U Histoire du Itonmiitisme, 468 lllSIdim; IH-S (HaVRKS ItK Tll. (ÎAIITIER. Dis-moi ci' (|iir In en penses, e( ienseii:ne-nu)i snr ce (|n"esl devenn dn moins li' mannsciil. lijeii enlendn que je n'en lais ancuno roveiidicalion, el (jne je n'ai en \ne ipie la mémoii'e de nuire Tliéo. A loi. .Alario I'ciiaim). /'.S. Si In \eii\ me \(iir, un mol de rendez-vous, avec ton miresse. Moi. 'i."». Chanss(''C dWidin. Ions les jours de dix -i onze heures. ■lX\x. Prologue de Struensée, drame de Michel Béer, musique de Meyerbeer . Mt'fuo vonsuifiiieinonl que i)oiir le iiiunéru préct-donl. t' ' Ce pnilnytio. qui fui ùcril vers IS;;;,!, jiiiiiil dans ce volume sous le siuijiio tilie di' : Prologue de Struiiiscc, inrdii. Dans la seconde édition du Thrâtrr, parue en 1877, il porte Je titre (jue nous lui donnons ici. Voici, à son sujet, une curieuse lellrc (le Meyorliecr à Tliéopinle ri.iiilici', qid rivail passé en octolae is;»;} un traité avec M. Hraiidus, l'éditeur du musi- cien, à reffet de traduire eu vers le drame allemand : Slrucmrc, projet (pii ne fut jamais réalisé : Monsieur, Monsieur Brandus est venu deux lois pour avoir ilion- neur tle vous rencontrer. Il voulait vous amener un j)ianisle prêt à vous jouer les morceaux mélodrama- tiques pour savoir souscjuelles mesures de la musique il faut placer les paroles déclamées. J'ai eu également l'honneur de passer deux fois chez vous pour vous prier (h' vouloir hien me donner (ainsi que nous en étions convenus), la partition de piano de Siruemée, alin de vous indiquer le sens des paroles allemandes (jui doivent être déclamées sous la musique; 187 2. 4C0 voire concierge me dit que vous habitez la campagne, et que je ne puis pas espérer de vous trouver à Paris. Comme je ne possède pas un aulre exemplaire de la partition de piano de Struensée, j'ose donc vous priei' d'avoir l'extrême bonté de m'envoyer le vôtre; j'y ferai ce travail en vingt-quatre heures et je vous renverrai la partition pour que vous puissiez continuer voire travail poétique. Veuillez agréer, Monsieur, l'expression des senti- ments les plus distingués de voti'p très dévoué Meyerbeek. Samedi. Écrit dans la loge de votre concierge. Voici, daulre paît, quelques variantes de ce prologue, a partir du second paragra[)he : Deux muses devant vous, groupe au Iront étoile, Dont l'une chantera quand l'autre aura parlé, Deux immortelles sœurs, poésie et musique'. Viennent vous dérouler une \ie héroïque. Et, du fond de l'histoire évoquant le passé, Ressusciter pour vous tout uu monde effacé, Qui jadis sur la scène à la voix du poète Palpitait et marchait dans sa forme complète. Comme un lierre embrassant quelque marbre éternel. Le grand compositeur, au drame fraternel. En guirlandes d'accords, en festons d'harmonie, A suspendu ses chants, dictés par le génie. Et moi, j'ai mission d'expliquer par la voix \ . Variante : Eli faisant alterner poésie et musique. ro iiisToiiii; i)i;s okimiks dk th. cautirh. Ia' sens de tons ros luiiils i-rsimianl à la fois ', Coiirnlciiccs (1(> l'àmo, iiu'lliil)lt's miinmii'cs, I-'rais soiipiis, loiii^s saiii^'lots. raiilan's, I)niils (raiimircs, Ont' rorolicstir ^'londanl, sous le drame iiKiuict, lionrdoniit' sonrdoiiuMit ainsi qu'un chœur nuict. Ko Danemark, ave<' des pâleurs de lanlùme, Trône, laissant lloller les rênes du royaume, Uiu' ombre de nionarque, un Charles Ueii\ du Nord, Christian, pauvre roi, cliar^'é d'un poids tn»)» Ibil. Parti du fond du |ieu|tie et du [leuple ayant l'àme, Sachant ce (|u'il admire ainsi (|ue ce (ju'il blâme, Struensée, un penseur, grand cœurel nom obscur, Est monté sur ce faîte où nul n'a le {»ied sur. Souverain par le fait sous le nom de ministre '\ Il fait fuir les abus dans leur antre sinistre. A la reine son âme et son génie au roi. La tète sans pensée et le cœur sans amour, Mais, dans les préjugés de son orgueil de cour, Voici encore, k propos des intéressants rapports île Meyerbeer avec Théophilo (iautier, quehjues lignes d'une lettre adressée à ce derniei' par M. Marie Escudier, l'édi- teur de musique bien connu, directeur à cette époque de la 1. Variante : Le sens de tous ces bruits cliuchotanl à la fois, Soupirs, aveux damour, iiieft'ablos murmures, Chants de fête et de mort, fanfares, bruits d'armures, 2. Variante : Souverain par le fait, et plus roi que ministre, 1872. 471 Frnncf miisicali' ; elles sont d'autant plus intéressantes qu'elles parlent d'une pièce de vers du poète qui n'a jamais été imprimée et qui doit être perdue sans doute : Paris, 17 octobre 181?. Mon cher Théophile, Meyei'heer nous a dit que vous lui aviez donné dans le temps une poésie destinée à être mise en musique, et qui portait pour titre le nom du prophète qui arrêta \c soleil : Josné, si mon irréligion ne trompe pas ma mémoire. Meyerbeer a perdu cette poésie qu'il avait trouvée fort belle. En avez -vous gardé copie ou vous la l'appelez vous? Si vous pouviez la transcrire de nou- veau et me l'envoyer par le porteur de ma lettre, vous m'obligeriez inliniment; Meyerbeer est plus disposé que jamais à la mettre en musique. Je vous serre bien amicalement les deux mains. M. ESCUDIER. Voici un fragment inédit de Théophile Gautier, (jui pour- rait bien être la première version du début de ces strophes; l'autographe porte pour titre ; /'/ Bataillr : Les chars de guerre allaient et fauchaient la mêlée, Et les lourds éléphants, soufflant des jets de feu, Clairons géants, dressaient leur trompe déroulée. Israël combattait sous les regards de Dieu ! Les grands bieufs eflVayés descendaient les ravines Où le sang d'Anialec regorgeait à pleins bords, A travers les débris, à travers les ruines, Emportant sur leurs chars les blessés et les morts. Les chevaux se cabraient, écrasant sous leurs croupes Les guerriers renversés ■rri iiiSToiiii; i)i;s ()i:rvnKs m; m (;.\iitiku. •J:i.i0. Post Scriptum du ballet de Giselle ; préface delà : Lettre à Henri Heine . Mi'inr iHiisciitiiciiniit que |i(iiii les (|rii\ iiuiiii'rds |Mvcrili'iils. Ce iiiiiiccaii i|iii, ihiiis 1,1 incmicrc fililioii (lu Tlii^(Uir, ne |>ttilt' aiicim litre, |ias plus (|iii' la Icllii' à lli'iiii' (voir N" ."llii). cl siiil avec dit' \r liallcl de iii:iillr, si'il, dans la scrtimlt^ rililion (1877), di' ( (iihiikmi- laifc-iirérafi' à fcllc Iclliv. «[iii csl iiiiiu iiin'i' à pail, api es Cisrllc, sous \o lilro de : Idtri- n llrmi Ucim . Toul cf i\\[v nous allons iiidicpu'i' niainlcnanl a parti après la nioil tlf Tiii''0|iliili' (ianticr, et ces piil)lii'atioiis poslluinics II ont doiir pas ili' irviics pai lui. '2'M'tO. Couplets d'Hélène, chantés dans Maître Wolfram. J'iuntdl des DvIkiIs, I"""^ novciiilirt.! 1872. (les foiiplols soiil cilcs par Kniosl Hoyer, aiilciir de la iiiusi(iiio di' Mdilrc \Vili({îti' r( lUtr- rairc, 2 novenil)re 1872. Ces vos, après avoir fait parlic du volume : Étreniira i et rorreupoivldncr, par M. lùnilc Bergerat. Disons ici que le volume clandestin dont ces vers son! extraits, fut tiré à cent soixante-deux exemplaires et publié en réalité ;i Bruxelles, au mois de février 1873, par l'oulel- Malastsis. Depuis lors, d'autres réimpressions en ont été faites. Il contient des pièces que nous croyons apocryphes, telles que : Mon Aldegondc et vui Rodogune, et un seul vers, écrit : En sortant de la veprênentntion des Faux- Ménages, l'œuvre dt> M. Edouard Pailleron. Voici, du reste, ce vers : De chemin, mon ami, va ton petit honlioinme. M. Albert Delpit, dans ses Notes sur Paris, publiées dans le journal Paris du 10 février 1882, le cile encore, légère- ment modifié, formant le second vers du distique suivant ; Théophile Gautier l'aurait écrit comme parodie de vers prosaïques, terminant la tirade supposée d'un père donnant des conseils à son fils : Bien remplir son devoir est très facile en somme !.... Va, mon fils, de chemin fais ton petit bonhomme. 1. Pour les œuvras posthumes de Théophile fiaulier, qui sont eu petit nombre, nous faisons se suivre les années, sans divisions spéciales pour chacune, en les séparant seulement par un truit. m III8T0IUE UES (>:UVUES DE TH. GAl'ÏIEU. M. Jules C.laiflic avait aussi alliiluir à Tln''(»pliili' Tianlioi-, iliiiis son l'i'iiilli'Ioii tli' l'Oliiiiioii ^)ltinn(ll^' du A mai 18(1'.), ce disliinif : Monsioiir Fiaurois Ponsard, c'ost ainsi (|u'on le noiniiu' ; Il égala l-ornoiiU' cl surpassa Piuiriioinine. Or, iKuis (liions de Tlii''o|)liilr liantiii' lui-inèini! (jiie f(^s deux veis sont de M. Kdmond Texier. Disons poiirtaiil, à propos de la pièee : Mmi Ahlrijotid' ('/ mu /J'c/'if/ioc ', ipie l'erdiean (Jules ('larelie) a publié ee ipii suit dans \'lUustraliun du l.i septenibie liSSit : Siiaiidiii avait aussi collahoir avoc Tlirophilt' Gau- lit'f, mais Gautit'f (lisail vnlonlioi's : « Il n'a lien fail dans nos piôces ! » ïhôodoi'o do Banvilli' est pet'suadé que certain ron- deau, dune faclufc admiiahlc et d'une allure élounante, qui se Icouve dans une des pièces de Sifaudin : Mon Aldegonde rt ma Rodogune, est de Théophile Gatiliof. 'riiéodoro de Manville a publié dans le Gil Blaa du '.\0 sop- teudii'e suivant sous le titro de : Lctlrcs rhiinén'qucs : nw Ch'munu. A Edmond Gondinet), un lon^; article où il reproduit la pièce de vers; mais il n'y parle point de Théopbilt; Gautier. (Voir son volume : D-ttrcs rhimt'n'rfjics). 230:}. Distique pour un dessin du peintre P. D. C. (Puvis de Chavannes . .Même oi iiiine (pic le miiné'io ]irécédent. i'M')'t. Cinq lettres à Ernest Feydeau. Le Bien Public, 7 mars et I'.) avril ISTil. Ces einq lettres, doid la première n'est pas datée et dont les autres le sont de Saint-Péters- bourg, 19 décembre IS.iS, 7, 11 févriei' et 18 mars ISoO, ont 1. Elle l'ait partie du vaudeville de M. Siraudin, intitulé : Les L'ronomies ih Cabochard, joué pour la première fois le 17 juin 18H. 1873-1880. 47^ reparu en 1874 dans lo volume d'Ernest Feydeau : Théophile Gautier, souvenirs intimes. 2364 '''^ L'Étoile, sonnet. L'Événement, 12 juin 1873. Ce sonnet esl absolument apocryphe et n'a pas même le mérite d'être une imitation réussie du maître ; nous allons le citer ici pour qu'on ne puisse jamais s'y tromper et le joindre à ses œuvres par mégarde : Je la lorgne qui danse un ballet de féerie, Tourne sur elle-même ainsi qu'une toupie De gaze; puis se pâme et se meurt en bémol ; Puis pour mieux rebondir sur l'élastique sol, Tend ses muscles rosés, sans qu'une maille crie, Saute et va saluer l'avantscène choisie Où, le menton caché dans son raide faux-col, Applaudit en riant tout bas le prince Paul. Et je la vois encor, quand la toile est baissée, . Qui se fait détacher sa bottine lacée Par la mère hideuse en contemplation ; Et qui claque des dents sous un tartan qui pue Ouand il lui faut monter, sans voiture, la rue Où dans son bouge infect ou lui chaulfe un bouillon. 23G:>. Un sonnet inédit de Théophile Gautier ; à madame de ***. 1869. La Renaissance artistique et littéraire, 2 no- vembre 1873. Ce sonnet communiqué, dit le journal, par M. Gustave Rivet, fut réimprimé dans les Étrennes du Parnasse pour l'année 1874 et n'a pas reparu dans les Poésies Complètes de son auteui' ; le voici : - Sous cette vérandah peinte en vert d'espérance. L'on arrive et l'on part avec un souvenir Si doux, qu'il vous oblige à bientôt revenir Sous les fleurs du Tropique et les plantes de France. i:(i iiisToiiti; iu:s oiaviiKs dk th. (jai tiku. l'iio iiKiin (lt> (ItM'sso y ^'iitMit la soiiUVanco ; Au iiu'iih' niDilcstt' elle ouvre ravcnir; Kilo sail coiiiomit'r coiiiiiic elle sait pimir; rmii- If 1,'t'iiit' clic csl plciiii' (le (Iclcrciirc. novnnt cllo. ciiliaidi, l'esprit primesatilier, Ainsi (priùiphorioii dansant snr la prairie, reut enire terre et ciel se montrer tout entier ! l^our (pic son d'il p(''tille et (pie sa lèvre rie, Uu'elle soit de riiuineur et de l'eiinui Riu-ric, Il ne faut (prun lion mol de son boullon Gautikk. Ce sonnet. (|nc nous ci oyons aulhenli(iuc, ;i dû cl rc l'ciii par Tlit''opliilc (iaulier sur houls-rinit';s, chez la princesse Matliildc. dont il (''tait le ltildiolli(''caiic, ol conçu à son iiitcnlion. Un sail que le pot-le, à la lin de sa vie, s'aniusail souvent à ce frenre de jeu : voici encore quatre sonnets illi'dit^ ('ci'ils pai lui dans (>cs coinlilions : I Lorsque le clHlfonnier dans un placer d' — ordure Pliilosopliiquement fouille avec son — crochet, Il pêche un Moniteur, un museau de — brochet, Un os vide de moelle, une carcasse — dure, Un vieux po('lon (jui fuit par faute de — soudure; Et puis, quand il est las déjouer de — l'arcliet. Au cabaret A' eau d'aff il s'emplit le — bréchet, Pour (''teindre la soif que son gosier — endure. Dans son aflreux taudis, sans prendre un — chandelier, Il monte en titubant, gris comme un — cordelier; L'ivresse, devant lui, va soufflant dans sa — flijte. 1873-1886. 477 Il braille, et donne l'ut ainsi qu'un grand — chanteur. Mais bientôt le sommeil, agréable — menteur, Lui montre le triompihe et la lin de la — lutte ! II Bien souvent le poète enfourche l' — hippogrille, Mais pour monter là-haut, il l'éperonne en — vain; Le philosophe épris du mystère — divin ïàche d'interpréter l'antique — hiéroglyphe ; Le sphinx sournois retient le secret sous sa — grille. (Jui croire? Mahomet, Bouddha, Luther, — Calvin? Dans la dive bouteille, où rougit le bon — vin, Panurge croit trouver le mot du — logogriphe. Le titan Prométhée, audacieux — voleur, Vainement dans l'Olympe a dérobé la — flamme; Allons! pas tant d'orgueil, faible enfant de la — Jemme I Saint-Michel met le pied sur le démon — hurleur, Une lumière luit au jardin de 1' — olive, Et le Verbe est écrit sur l'infâme — solive' ! I. Voici \uio antri» vor-^ion di' ci> cwi'ipiis sonnet : Lorsque le docteur Faust, enfourchant 1' — liippogrifle. Trouvant que tout au monde est trop vide et trop — vain. Ciierchant à pénétrer le mystère — divin, A déchiffrer du ciel l'illisible — hiéroglyphe ; Méphisto, l'étreignant de sa puissante — griffe, Le conduit au Brocken, où l'austère — Calvin Qui, moins gai que Luther, ne chantait pas le — vin. Eût trouvé cependant matière à — logogriphe. Dans la ronde, où la valse entraîne le — voleur Avecque la sorcière, émergeant d'une — flamme, Parait la belle Hélène, emblème de la — femme. Puis, tout s'éteint au cri d'un grand diable — hurleur, El Faust va retrouver Wagner au teint d' — olive, Dans celte salle où pend la toile à la — solive. i'fi iiisToiin: DKs (h;i vHts dk th. (.aitikh. llanccl cl (iaiiilielt;i, titans — audacioiix, l*oiii- (li's plans insensés houlcvciscnl la — lorrc; Ils mil le vciho haut cl la puissance — (icrc, ICt luirlcnl dans les clubs des discours — furieux. Ils lâchent vainement d'escalader les — cieux, Où. sur un Irùne d"or sièm' un dieu — solitaire; De leurs vaincs clameurs il ne s'alarme — f;uère ; Pour les comballre il a des traits — mystérieux. Os braves citoyens, qu'égare la — lolie, Trouvant leur républitiue adorable et — jolie, Unt tous Napoléon cl l'Empire en — horreur. Ils regardent sa gloire avec — mélancolie, Et pour changer leur foule irritée en — amie, 11 faut (jue « //adinguet» se déclare un — pécheur. Ce dernier soniiti lïil iiiit en J8()',) au iiionienl des élections. IV A L A !• m N G E S S K M A T H I L IJ K La Vénus de Milo, forme parfaite et — blanche, (Ju'on voit à râtelier, qu'on achète au — bazar, Fut trouvée autrefois par un heureux — hasard. Découvrant son beau corps jusqu'au bord de la— hanche. Vous, lorsque vous daigne/ vous montrer le — dimanche, Vous, déesse, devant le demi-dieu — César, Qui délivra Venise et triompha du — czar. Pour vaincre la Vénus, vous n'ôtez qu'une — manche. 1873-1880. 47!» Vous faitei? seulement entrevoirie — trésor, Et l'Amour aussitôt vers vous prend son — essor. Mais vous le repoussez, riant avec — malice, Et faisant ressortir vos contours — vigoureux, Dont le marbre est rosé par un sang — généreux, Vous dites à Junon : « Entre donc dans la — lice ! » 30 mars 1870. Nous devons la connaissance de ces derniers vers à la bonté de madame la princesse Mathiide, qui a bien voulu nous en donner l'autographe. 2366. Monologue de Maître Wolfram. Jniirnal des Débats, 13 décembre 1873. Nous indiquons ici ce numéro du Journal drti Di'bals, non qu'il contienne les vers de Théophile Gautiin-, mais parce qu'on y trouve l'article de M. Ernest Reyer i{ui lui en attribue pour la première fois la paternité. En 1876, ces vers ont été recueillis dans le tome deux des Pni'sics C'ii)iplêle>i de Théophile Gautier, avec les couplets d'Hélène dont nous avons déjà parlé (Voir n» 2360), sous le titre de : Fragments intercalés dans l'opéra : Maître Wolfram. Voiei deux variantes inédites du morce;iu de Wolfram : Ire Quand j'ai l'àme d'amour ou d'amertume pleine En mon isolement, Comme avec un ami qui comprend votre peine Je cause avec cet instrument. Voix sympathique, Qui d'en haut me réplique. Chère musique, Tu berces ma douleur ! Ta suave caresse Allège ma tristesse, JSO IIISTOllU; llKS (HaVllKS ItK TH. GAUTIER. Kt tu \i('iis. (liviiic iimilicssc, A rii|t|i('l (le mou cdMii. Autour (le uioi tu \oli's, El MU' consoh'S Dos loiTostirs ennuis ; Ton cliiinf se mêle à mes piirolos, l'uis ;ni ciel lu l'enluis, Kt je t'\ suis. Douce liiii'uionie, Tu viens cliiin.ier luu \ie, Dynuie inlinie, Ta voix parle à mou cieui'. Tu viens sur la tristesse Uni nie poursuit sans cesse, llêpaiulre, 6 divine maîtresse, Le calme et le bonheur. 1 1""^ Quand j'ai l'ànie d'amour et d'amerlume pleine, Pour tromper mon isolement. Connue avec un ami qui compremlrait ma peine, Je cause avec mon instrument. Traduction terrestre Du langage des cieux. De l'éternel orchestre, Echo mystérieux, 0 musique, je t'aime, Musique, divin thème, (Jue la terre re|trend; Paix de l'inquiétude, Fleur de la solitude. Baume du cœur souffrant ! 1873-1880. 4,si 23()7. Après la bataille, sonnet écrit sur bouts-rimés. Le Bien Public, 7 févi'ier 1874. Oc sonnet, qui doiL dalei' de 1871 ou de 1872, est eniré en 1876 dans le tome deux des Poésies Complctcs de Tliéophne (iauliei'. 23()7 ^'5. Chanson d'adieu, paioles de Tliéo|ilii]e Gautier, jnusi([ue de l'auteur de : Chanson de Trislcsse. Ceile romance (jue l'auteur anonyme de la musique a déposée, et que nous trouvons inscrite sous le n» 17'J0 de la musi([ue dans la Bibliographie de hi Fninre du 22 mai 1875, est absolument apocryphe et n'est certainement pas de Théophile Gautier, bien que son nom figure en toutes lettres sur le titre. 11 suffit de voir les hiatus et les fautes de toutes sortes dont fourmillent ces trois stropbes pour s'en convaincre. Nous allons les citer afin d'en donner la preuve : Adieu donc; moi je pars, je vais dans les vallons; Je suis trop villageoise (!) pour une capitale, J'ai mal étudié la langue des salons, Et sa nullité froide et sa grâce banale. Je ne sais pas cacher un sentiment profond, Et quand j'ai le cœur gros, rire du bout des lèvres; Un mot glacé me tue; un regard me confond ; Un signe mécontent me donne un jour de fièvre. (!) Là, réveillée d'un songe, oubliée, j'oublierai Même le nom de ce qui m'a fait vivre, Et, s'il se peut, combien on a le cœur brisé, (!) D'un moment d'amitié que tant de haine doit suivre. ( ! ! ) Il ne devrait pas èlie permis, après lu mort d'un grand écrivain, d'abuser ainsi de son nom pour publier, sous sa. signature, d'aussi ineptes élucubrations. 2308. (Le Sonnet; à maître Claudius Popelin, émailleur et poète. Sonnet III. i Cinq oetaics de sonm.is, par Glaudius II. n 182 IIISI'dlItK DKS (HllMlKS |IK TH. CALTII'IU. Popt'liii. lii-(|iiiiilii. I i(i |i;i^('s. Tcxlc riK.iilic. I»,iiis, impri- nii'iii' Cldiji': lilir;iirit' IjCiiicrrr, |S7I>. l.c livre de M. ('.limdius l'oiicliii rsl iiixiil xiiis le n" N'HCl (le l;i Uililiiiiiriiphir (le la Fntiicf du 7 .loùl iSTii, cl le sniiiicl de rii(''((|»liili' (iiinliorcsl oiitir en IHTCi, diilr ilii 1 1 iiiillcl IS7(>, iliiiis le lomc deux di- sos Pm-sirs Cniiiphlis. i:u\'.K Vers inédits de Théophile Gautier : le Nid. /.' (iiiitlnis. II) ;i(iùL iHV.'t. C.i's vers, licdiés ;i iii.i(l.iinr *"*, oui été rrtinpiiiiit'S en 187(), dans le loiUf ilnix des l'nrsii's CnmpIrU's de 'riiéopliilt' (iaiilicf ; leur pid)lic,alioi) (Lins lo (iiinl"t\ (Hail ;n r(inipai;ni'i' d'inir lnnt:iif mile dni'i nous ij.\lia\uns ceci : l'ii rUidiaiil de Gi'Oiioldc a Iticii voulu nous envoyer des vers inédits de Tliéopliile (jiiiilit r, (|ue le poêle a écrits, penilanl son séjour à Genève, sur l'al- huni d'une femme siùriluelle cl dislinjiuée. La cliar- nianle l'ennue dont iarnum s'était enriclii de celle élé- gante el tri'acieuse poésie avait une sœur plus jeune, d'une beauté idéale. On assure que c'est ce type ado- rable (le jeune tille (jui servit de modèle au poète pour sa délicieuse création de Spirite. Or, ces vers lu; soni point par Tliéopliile (Janlier, mais ])ien pai' ^\. (ial>riel IMonavon, et se trouvent pid)liés sous son nom dans le Niinri'iiu l'unidusi- fraiicdis de M. Jules Von liag, publié en deux volumes à Leipzig, en 18^0. Voici, du reste, loute l'histoire de ces vers, lacontée sons le litre (VUne Anecdote litlcraire, dans le Fassc-Tcinpfi (de Lyon\ du 30 décer)d)re 1883 : La petite anecdote littéraire dont le récit va suivre nous a paru de nature à intéresser nos lecteui's. On verra qu'elle pourrait presque s'intituler: Deux poètes au même nid. A propos d'une com[)Osition légère et fugitive, ell(! ol1re,en effet, comme particularité curieuse I87;j-188(;. Isa elpiquanle, le rappiochemenl iiiipi'L'viulunomdcdeiix poètes; l'un, illustre et ayant conquis de son vivant une grande célébrité ; l'autre, obscur, presque inconnu et possédant à peine une notoriété locale et restreinte. Voici dans quelles circonstances s'est produit ce raii- prochement, ou, si l'on veut, ce contraste inattendu. En 1873-187(5, l'éditeur Cbarpentier, de Paris, a [)ublié, en deux volumes, les leuvres poétiques com- plètes de cet admirable poète qui se nomme Théophile Gautier, et qui, on le sait, est mort en 1872. Cette édi- tion renferme, dans un appendice, les productions iné- ilites du gi'and éci'ivain. Parmi les poésies posthumes classées à la (in du deuxième volume se trouve une petite pièce intitulée le Nid, portant la signature de Théophile Gautier, mais dont la reproduction est pré- cédée de la note suivante : « Une personne qui signe : Un étudianl de Grenoble, a adressé au journal le Gaulois cette pièce, qu'elle dé- clare avoir cofiiée sur un album à Genève. Nous avons vainement jusqu'à présent fait chercher à Genève l'au- tographe de celte poésie. Nous ne l'insérons donc que sous toutes réserves. ■> Telle est la teneur de cette note prudente. Il y avait, en réalité, une excellente raison pour que ledit autographe ne se trouvât pas. C'est qu'elTective- ment cet autographe n'existe pas et n'a jamais existé, de la main de Théophile Gautier, qui n'est pas l'auteur de cette poésie. Il y a donc Kà-dessous un mystère à éclaircir, un autre auteur à signaler, et il est nécessaire de savoir ce que c'est que cet « Étudiant de Grenoble » ([ui avait fait à l'époque en question l'envoi de ces vers au journal le Gaulois. INI iiisToiisF. DFs (n:rviu:s hk iii, km tiku Or. lions |uillVOlls (Idiiiirr le iiuil de ce pclil |)i'ol)l(''niC lillôrairc, (|ii'(M1 iiolrr (|ii;ilil('' d^' liihliojirajihc nous avons rlr ciiiicux (rapiiiMitoiidir. I/auli'ui' (Ir la iiircr en (|ii('sli(iii, nous vnions de le (lire, iicsl poiiil Tliroiiliilt' (laiilirr. l/aiiliMir rrci csl un poiii' liicnohlois, (ialtiicl Monavon, dont le nom n'csl pas inconmi (\*'<' Icctnirs du I^nsse-fonps, cl ce n'osl (iii'à l'aide diin iirlil irril coiili'oiivé cl jiar siiilc d'une sup(M"('lierit\ api'cs loul bien innoceiile. (|iie celle l)!'odiKMion a |iu ('■lie mise an comple du ('(Mèbrc aulciii" {VL'inaux et Camées. Théopliile Gautier n'existait plus et sa mort remon- tait à trois ou (|ualrc ans, lorscpic Gabriel Monavon composa celle pièce, dont le litre est le Nid. C'est, sous une forme all(\uorique, un simple et léiicr niiulii- gal. Un auteur u toujours poui" ses œuvres, mèjue minces et légères, certaine faiblesse d'amour-propre. Aussi fut-il porté à juger que son opuscule était digne d'être soumis à l'appréciation d'un public plus ou moins étendu. Mais comment s'y prendi-e pour en lépandre un peu la connaissance? Sous l'empire de cette fantai- sie, notre poète conçut l'idée de faire obtenir à son œuvre la publicité d'un journal parisien. Il songea au Gaulois, journal boulevardier, d'allures littéraires, très sympallii(iue aux cboses de l'esprit, toujours friand de nouveautés, d'anecdotes, et en quête d'actualités. Mais par quel moyen arriver à faire admettre dans la feuille parisienne cette petite pièce de mince étendue, en la signant d'un nom tout à fait inconnu? La nécessité d'un pseudonyme s'imposait absolument. L'auteur comi)rit d'ailleurs (jue, pour atteindre le but souhaité, il fallait 1873-1886. isr. donner à son opuscule le cachet inédil d'une Irouvaillo littéraire. Il ne crut pas se faire trop d'illusion en con- sidérant sa composition comme écrite dans la manière, dans le ton, dans la forme de Théophile Gautier. Un autre point de ressemhlance existait en outre dans l'em- ploi du rythme octosyllal)ique dont le grand écrivain s'est servi avec une. préférence marquée, notamment pour Émaux et Camées, aussi hien que pour la plupart de ses pièces fugitives. C'est ainsi que l'auteur du Nid fut amené, de réflexion en réflexion, à imaginer une petite historiette pour pro- duire son œuvre sous un nom d'emprunt, et lapi'ésenla comme une poésie transcrite sur l'alhum d'une dame de Genève à la(|uelle l'illustre poète l'avait dédiée en revenant à Paris en 1870, au retour d'une excursion en Suisse. Par forme de conclusion, la pièce ainsi res- tée comme perdue dans cet alhum illusoire, était censée avoir été retrouvée et copiée par l'éiudiantde Grenob'e, heureux de remettre en lumière cette perle ouhliée. Telle fut la fahle invenléf pour justifier l'envoi de ces vers au Gaulois. Il faut hien convenir que si l'ieuvre avait été mau- vaise et indigne de la plume célèhre à laquelle on l'at- tribuait, la luse n'aurait pas pu réussir; mais, à ce qu'il paraît, la fausse />er/e ne faisait pas trop disparate dans l'écrin du grand poète, car les lins lettrés du Gaulois s'y trompèrent et acceptèrent, sur la foi de « l'Étudiant de Grenoble », la pseudo-poésie posthume, exhumée du fabuleux album genevois. La pièce fut [)uhliée sous la signature de Théophile Gautier et, plus tard, ses édi- teurs, en collectionnant toutes les tcuvres du célèbre écrivain, y compris ses productions inédites, n'hésité- 486 IIISTOIUK l)i:s (IKIVUKS l)K TH. CAITIKU iTiil pas ;'i \ i■(////•' 1rs slaliit's. •■ Lu Lihrrir. l'.l iiovi'iiilirc tK77. Tliropliilo Gautier (lisait (l»> (iiistave Flaiiborl : « (Vrsl mil' l'crisc ;'i l"('aii-(l('-\ii' lonihre dans le IVn ". » Lr CoiiSl/IllIininirl, III ||i;ii {SSII. '•'fi « H. de lîalzac s'accronpil, disait-il, [Tliéoidiilc Gaii- licii, (lovant la caisse du Siècle comme un clial devant un Iroii de souris. » l'Ilililicll AlDEHIlANU. Le (inni'l Jolliii'll, K.iiiillcl 1880. C'est Gautier qui a (UMini le gi'anl : « Un mart\r en longueur. » Pierre Vi;no.\. Monde iUmlré, 4 décembre 1880. « Mes nu'iapiioies se tiennenl, disail ïlK'opliile Gau- tier ; tout est là. » \ict()i' IIlgo. par un liibliopliilc cûvenul (M. Parran). 1 brochure, 1880. Artistes nu liourpeois. nous (^tions tous chauvins pen- 1. Le mot vrai n'étant pas imprimable, c'est au mo\n9. : (icnter sitv i[n"\\ laut entendre. i. Le visage de Flaubert avait été envahi par une couperose, dégénérée plus tard en eczéma véritable. Telle est lorigine du mot de Théophile Gautier, s(;lon Caliban (M. Emile Bergoiat), dans le Figaro du ' janvier 1887. 1873-1886. 491 (lant la guerre, <( quand on Ijallit Maman », comme disait le bon Théophile Gautier. Marc MoNNiER. Journal des Débats, 7. juillet 1881. {A pt'opos de la mort de M . de Saint- Victor.) . . . Dans les entretiens où il charmait ses intimes par sa paradoxale sagesse, Théophile Gautier, ce Gœthe qui n"a pas eu d'Eckermann, répétait souvent cette boutade : « J'ai connu Saint-Victor glaireux et lamar- tinien. Je lui ai donné mes moules à gaufres, et il est parvenu à écrire comme vous voyez'. » C'étaient sa syntaxe infaillible, ses excellentes formules, ses impec- cables procédés, que le bon Gautier appelait en riant ses (( moules à gaufies » ou « ses gaufriers » François Coppée. L^i Patrie, 18 juillet 1881. (Sur Victor Hugo.) On parlait un jour devant Théophile Gautier des broussailles et des scories qui hérissent presque tou- jours les meilleures pièces du maître; on lui signalait les chevilles, les répétitions, les inversions forcées, les vers pénibles et obscurs, les procédés visibles, ce lourd appareil qui fait ressembler chaque pièce de Victor Hugo à un vitrail éclatant, mais tout l'ecouvertde lames de plomb entrecroisées. Jamais on ne put lui arracher 1. Citation empruntée par P. Coppre à l'article d"H. Céard sur Paul do Haint-Wctor, pnhViédsins lu Revue littéraire et artistique du 13 juillet J«81. 4!i-^ iiisTiiiuK ui:s oi;r\iu;s dk th. (iAiTiKu. d'iiuliv rôpoiist' (|ut' colle-ci : « .1»' sais Mcii. mais (pic \(>ll|tv.-\()lis ? c'csl le pci'O lliiLîo. C'est le l'aère! » Viclor loi «MCI,. Lr l'iirrespinulonl, |i. <;i7. 10 avili ISSj. /(ni/tti())i, (le Mario l'cliard : <( le livre le plus anion- reiix (le la laniiiie fi-ancaise », disail Théophile Gaii- lier. Mario I'chaiu). Pirraci' di' la liurcusc de Perles, IH81. * MÉMOIRES DAr.lOUHD'HUI VISITES ACADÉMIQUES. On lie montre plus le poino- an collèpc tle.s quatre Nations, et l'indignation no se monte plus contre Boileau, ni Louis XIV. Depuis, le gilet rouge iVUer- nnni s"est promené avec Gautier à la recherche du douiicile des académiciens classiques. Car Théophile Gautier a fait ses visites. Il arrivait précédé d'une si épouvantable réi)utation d'immoralité, que M. Nisard disait avec elîroi à l'oreille de ses amis : — Figurez-vous que le candidat se promène tout nu chez lui ! Pour détourner ce coup làchoux, le hon Théo ne s"imagina-t-il pas d'aller dire en se présentant chez un homme aussi rigide qu'était M. de Sacy : — Rassurez-vous, Monsieur, ne croyez pas que je vienne ici pour vous dire des cochonnoi-ies... Gautiei- était le moiileui- des hommes, et il s'excu- 1873-1886. 493 sait à sa façon. Tout son laisicr-allcr et sa bonhomie sont là. L"iiistoire de ses visites académiriues serait curieuse à reconstituer. Ja.\us (Robert db Bo.nnière?). Fiyaro, 8 décembre 1881. * * Méry me foudroya tout d'abord par son éblouissante laideur. Théophile Gautier l'avait surnommé le Christ des singes. A. DE PoNT.MARTix, p. lOol. Corrcspoiidanl, io décembre 1881. * Gautier disait de la Taglioni : « C'est une prêtresse de l'art chaste ; elle prie des jambes. » Pierre Vérox. Monde illustra, 7 janvier 1882. * Un jour Théophile Gautier, se rendant au Moniteur, se promenait sur le quai à la hauteur du pont des Arts, lorsqu'un étudiant inconnu l'aborde et lui montrant l'Institut : — Vous marchez lentement, monsieur Gautier, mais vous y arriverez. Malheureusement, la mort marcha plus vite. Mascotte. Paris-Journal, 27 mars 1882. Elle (madame Angélique Arnaud) a recueilli ses observations et ses préceptes en tous genres, et a 49» III>T(»1KL Ul> (iKl \lti:S DK TH. (..\lTli;U. ("rril cil l(Mi' tic son lra\ail des dclails sur la vie dr celui ijiic Thcopiiilc ("laiilicr appciail : >> le Talina (\i' la inii- sii|iic. <> Kiaiintis I>clsailci. L'Ui((ri\ :t jiMil l,S82. M. Ma\iiiii' Du Cauip |)ai'raiii de riiiic iU'i^ lillcs de Gaulier). aurad pu ajoidei'' (|uc Tlié(i|iliile GaiilitM- (ils cciivil souveiil. ce feuilldon avec une lialii- lelc (|ui t'aisail lioniicur au nicillciir Iradiicleiir de Wilhclin Meister. Gaulier disait alors de son (ils : (( Les Bourgeois seroni conlenls aujoiird'liui ; (•"csl Tolo (|iii m'a remplace au Mvniicio-f » l'aiis-Jounial, 7a\iil I8t>2. Théophile Gaulier, i|ui élail ou [)ai'aissalt fort scep- liijiie, méprisail, en sa (lualilé d'écrivain précis, les formules de réiotpience. — « Ce (pie je reproche sur- loul aux orateurs, disail-il doucement, c'est de désap- prendre h" français à la nation. Le sein d'une assemblée irallaitera jamais personne. » Jules Claretie. Z,c 7V7//;>s, 1 4 avili t882. \'}lh(^(ratiini du 'i7 juin snivanl a réiniprinié la pliraso alliiliuée ici à Tliéoitiiile (iaulier, et l'a signée de son nom, parmi toute une série de Pensccs de divei's écrivains. * Tliéopliile Gautier lui-même traitait mal M. Feuillet, — hien moins cruellement pourtant qu'il ne traita vers la même époque un autre écrivain très I. Dans ses Souvenirs iitUiraires. I87;j-I886. l'j.j hiillant, M. About, qui venait de publier la Grèce con- temporaine. « Très bien, cela, disait Gautier. Plein de renseignements, ce livre ! On dirait que c'est écrit par le portier du Partliénon. )^ TiiOiiPETTE. Le Français, 18 juin 1882. M. Norbert Billiart terminant un jour une lettre (lami par quelques phrases légèrement contournées, les lut à Théophile Gautier en hii disant: « Est-ce assez précieux ? » — Oui, répondit le poète, c'est du pur céladon, cra- (pielé de préciosité et truite d'inouïsme. » Récit inédit de M. Billiart. 22 i-.ovcniljre 1882. ' * Théophile Gautier eut un jour à son endroit (M. Lehmann) un mot cruel : « M. Lehmanii, un maître? Oui, d'école. » Pierre Verox. (Courrier de Paris du Monde illustré du 2T janvier 1883. Théophile Gaulier n'a jamais eu de vanité. Seule- ment, il savait ce qu'il valait. Un jour, il se trouvait dans un dîner ofticiel, parmi beaucoup de gens à titres et ù noms sonores. Égaré là, lui aussi, par hasard, le grand vaudevilliste Duvert l'aperçoit et vient à lui en disant à demi-voix : — Si j'avais su qu'il dût y avoir tant de monde, je ne serais pas veuu. llKi IlISTollU'; DKS («'AVUKS Di; 111. (.Al TlKIt. — Coiiuin'iil, iMiil (Ir iiKtiidc. s (''(lia Tlu'opliilo Gan- litM' en atiilaiil sa hcllc (•iiiii('i(' ; mais nous wc sommos i|iit' ilcii\ ! Cli.iili'S >K).\ski,i;t. L'Èri'iir)nriil, 10 li'vrici' ISS. t. l'n Jour je ne sais plus (|iicl iiliiiiiilif de sixiiMiic calc- goric al)oi(lc. loiil lici\ Tli(''opliil(' Gaiilicr : — Avez-vous lu mou (hM'iiici- rciiillcidii ? J'y ai joli- mcnl (iM-finlô LamailiDO. — Vous voulez (lire quo vous vous y (Mos érclulé sur l>aniai(in(\ rcclilia Gautier avec sa placidité ordinaire. Piciic Vkiion. ("ifxinicr de P;iiis du Mondr ilhislir, Hjiiilicl 1883. Tliéophile Gautier disait que ne pouvant avoir des tigres, il avait des clials : « Les pachas aiment les tigres, moi j'aime les chats; les chats sont les tigres des pauvres diables. >> .\n\os Clahetik. Le TrmpK, 2i seplendtrc 188:t. Théophile Gautier eut un mot d'une philosophie pro- fonde, un soir que Geodroy jouait et que tous les bour- geois de la salle s'escIalVaient follement : « Je n'aurais jamais cru. lit Gautier, (pi'on pût prendre un si vif plaisir à se regarder dans une glace. » Pierre Vkrox, Monde illuslrc, io septembre 1883. * * 1873-1886. 4i)7 On a raconté que mademoiselle Dudlay, dn Tliéàtiv- Franrais, avait eu Tliéroïsme de se faire arracher, puis replanter six dénis, — pour se débarrasser d'un insup- portable zézaiement. Avant elle, Théophile Gautier avait fait plus fort que cela. Trois dents cariées, faisaient grandement soutïrir l'au- teur de Forlunio. Cela se passait en 1840. Il prit le parti de les faire extraire. — Eh bien , dit tout à coup le poète au dentiste, pendant que vous y êtes, arrachez tout le reste. De cette façon, je n'aurai plus à y revenir. Et il se lit meubler la bouche en très bel ivoire d'élé- phant. (Garanti authentique.) L'Écciieinoit, 8 octobre 1883. * * Quant à M. Théophile Gautier, à qui je crus devoir une visite, je le trouvai couché sur un divan, un bonnet grec sur la tête et trois chats sur le ventre. Comme il ne fit aucun mouvement à mon entrée, je lui demandai si je troublais ses méditations. — Point du tout, me dit-il, je ne travaille (jue le dimanche à l'imprimerie. Asseyez-vous si vous voulez; mais, si vous aimez mieux rester debout, ne vous gênez pas. M'ayant ainsi mis à mon aise, 1^ poète û'AlOertus ne me demanda pas qui j'étais et causa tout le temps, en i:. ;J2 498 IIISTi>lltK DES ( iKl' VKKS DU l'Il. (iAlTIKU. jclanltlos In SI' es (lo loulos los couU'Ui's. Les trois «liais (jn'il lie cossail (le cai-i'ssrr rncconipa.uiiaiciil d'iiii ron- ron (ji'asi iiioiias[i(|iii'. Il inr paila t\*' loiil " ri il Un jkmi plus (|iit' (oui » (('"rlail tiii ilo ses inols),siMlonl du cliicn (le nn'-licr «in'il (Mail forer «If fair«' : «le la «'oiiic |Miin- Ifs Ijonrgt'oisl Un l'iMiilli'Ion Ions l«'< Iniil jours sur «les pièces iuopk's! El il l'allail c«'la pour \i\rt', on lui pajail iin«' aune de hoiigraii plus cher <|u'une j)oign(je de pierreries ! Dans sa premi(''r«' J«Mnu'ss«' [W n'en (Hait (|u';i la Iroisième). il avait dû riMligcr des prospectus: c'esl là «pi'il avait appris le fram^ais. L'Iiomnn' «pii n"a pas rédigé de prospectus n'aura jamais d'orlliographc. Au reste à «juoi lion (''ci'ire? Racine n'a l'ail (pi'un beau vers : La fille de Minos et de Pasiphaé. 11 n'y eut jamais qu'un poète en France : Victor Hugo. Avez-vous lu les Châtiments? C'est plein de choses inexactes. 3Iais c'est d'une telle pliosphoi-escence tjue, dans dix-neuf siècles, il ne restera pas autre cliose de tout le règne de mon empereur. Voilà la postérité, mon Itonhomme : Tacite fut probablement un pauvn^ diable à «[ui Néron avait refusé l'équivalent d'un buivau de tabac; c'est pourquoi Tacite a fait de la copie et Néron est un monstre. Ce sont les écrivains «pii civent les événements; il ne s'est jamais rien passé dans le monde. Au reste, dans dix-neuf siècles, il n'y aura plus que des Allemands; mais, quand il n'y aura plus qu'eux, ils s'ennuieront tant, qu'ils oiïrironl une prime à ceux qui leur fabri(jueront des Latins. Pour le moment, il ne reste que Hugo — et Baudelaire : les Fleurs du mal, férocement bariolées et tigrées, d'un pourpre semblable 1873-1886. 499 à (lu sang iigc ou d'un blanc chlorotique exhalant des parfums (acres, pénétrants, vertigineux. Marc MoNxiER : Ma Binyraphie, roman d'aventures. Journal (h's Th''1iatx, 12 octobre 18^3. ■ \\ 209. Gautier, pour me consoler, me dit avec sa séré- nité habituelle : « Quand tu écris pour le Moniteur, organe ofliciel, sois plat. Les punaises ont deux peaux, tâche de n'en avoir qu'une. » V. 28(1. Il attendait toujours au dernier moment pour écrire son feuilleton : « On ne se fait jamais, disait-il, guillotiner avant l'heure. » P. 281. Je me rappelle que, près de Padoue, je trou- vai, dans un couvent de carmes, la trace de son passage [en 1850]. Le supérieur l'avait pi'ié d'écrire quelque chose sur un registre qu'on présentait aux voyageurs. Dans ce couvent on était fort sale. Gautier avait écrit ces lignes : «Je n'ai jamais compris pourquoi des hommes se réunissent pour puer ensemble en l'honneur d'un Dieu qui a créé quatre-vingt-dix mille espèces de fleurs ^ » P. 282. Une fois, il était seul au journal C Entracte^ dont il fut un instant le rédacteur en chef honoraire. 1. Cette citation avait déjà été recueillie par M. Claiuliu dans son roman : Lri Caprices rie Diomêde, paru en mai IST.', 500 HISTomE DES OKIIVHKS DK TH. CAUTIEU. Il vil < Profn'cz cjuclqucs sons. » Là-(U'ssiis iiolic lioiiinit' (h'rampa v{ rtMH'ontr.i liniriMiscuit'iil un .uarnm i\r luirraii a\('c it^picl il s'enlendil. il Ncnail i-cndiivcjri' un ahoniKMiuMit, opération liion sinii)l(', (pic (laiilicr naii- rait pu accomplir. Mrs Snïiroiirs. pail!. Cl-AUDIN, 1 vol. 1884. A propos do niadamo do Païva. un mot tirs niiinix do Thoopliilo Gautier : — « Eh bien, Gustave l'ianclic a laison : la coiiili- sanc est le ministre de la justice éternelle parmi les hommes. G'est elle (pii rélahlil l'iMiuilibre des forliines. Celle-là aide à cliàlier les siiperhes. La femme du petit tailleur polonais a aidé à briser un artiste trop vain. (Henri Herz). Elle ronge les princes, lesducs, les lords, les bamiuiers. Elle se marie à un grand de Portugal et elle l'humilie. Elle se marie à un futur gouverneur de TAl- sace-Lorraine et elle le rend ridicule en lui faisant por- ter des cornes. Laissez passer la justice des siècles I L'Êrrnrmrnt, 29 janvier 1884. Un soir que, dans ce petit cénacle (chez Emile de Girardin) — il y a bien longtemps de cela — on jouait aux définilinns, jeu littéraire alors très à la mode, Girardin fut le mot proposé. Toutes les délinilions devaient être écrites sur des carrés de papier, qu'on pliait en quatre et qu'on jetait péle-mèle dans une 1873-188(5. 501 coupe. Le dc'pouillemcnt fiil terne : critiquer trop vive- ment son hôte eût été d'aussi mauvais goût que de le louer avec excès. Entre toutes ces élucubrations mal venues, une seule échappait à la banalité générale. Je la cite de souvenir. « Emile de Girardin. — Un tunnel sous lequel passe toujours un train de progrès ; fatigue ses voyageurs, les mène bien loin, là où souvent ils n'ont pas souhaité d'aller, et ne les ramène pas. S'endort chaque soir dans un portefeuille ministéi'iel et se réveille dans son journal, ce qui n'est peut-être donné qu'à lui. » Théophile Gautier, lui, s'était abstenu. — Et vous, mon cher Tiiéo, lui demanda le grand publiciste, craignez-vous ou désespérez-vous de me déhnir ? — Ni l'un ni l'autre, lépondil le poète, mais je ne tiens pas à garder l'anonyme. — Alors, exécutez-vous. — Volontiers. Voici ma délinilion : « Emile de Gi- rardin. — Un tigre qui a passé sa vie à dévorer un ti'aversin ! » Pakisis (Emile I^lavet). Le F/f/'(ro, 10 février l«8'j-. .... Je puis donner à M. de Maupassant un rensei- gnement qu'il ignore. Il souligne certains mots de la lettre de M. Du Camp à Flaubert, à propos du travail de coupures. « Nous le ferons faire sous nos yeux par une personne exercée et habile; on n'ajoutera pas un mot à ta copie; on ne fera qu'élaguer; ça te coûtera une centaine de francs qu'on réservera sur tes droits. » 502 II1ST(UIIK l)i:s (>i:i \UKS l)l>: th. (iAlTIKU. Kl M. (If ."Maiipassaiil ajoiilc : « La mulilalioii de ce Wwr lyphiiir cl (h'snrmais ini- niorlol, |iiati(|ii(''i' //'/;■ idic pt/'soii/ic exercée et habile, n'aiirail corilr ;'i railleur (|ii'iin(' ccnlaiiie de fi'anrs ! Vraiiiit'iil, c't'sl pour rien 1 -> Or. Je crois savoif (pio la n personne exeicée » prise non imiii- censeur, mais poui- aihiire, n'élait (el Flau- tieil iii l'ut piévcnu) an! IV iiiie Théophile Gaiilier, (jui (lisait alors avec sa honlioniie nai'(|iioise : — Ça m'ennuie, moi. de lire nn manuscrit. Je ne lis jamais de manuscrits. Je veux hien lire celui-là el faire ce travail-là, mais à une condition : on donnera une l'ohe à ''•*. Total : cent francs '. .Iules (]l.\ueïik. Lr Temps, 8 ocloJnc 1884. Théophile Gautier, parlant des sceptiques de vingt-cinc] ans, se vantant de n'avoir pins dlllusions, de ne croire à rien, disait ; — Ce sont des Don-Quichotte renversés. Écho (fc Paris, "21 septembre 1884. P. :j'.i. Théophile Gautier disait de Barroilhct : — Impossihle d'avoir plus de cœur dans le nez. P, 297. Théophile Gautier (chacun sait çà), détestait la mu- sique. 1. Il tant (lire au sujet de ce débat (soulevé à propos dos coupures à faire dans le manuscrit de Madame Bovary) que M. Emile Bergerat a soutenu dans le Voltaire du 'îi lévrier 1881 l'impossibilité de rafrirmation de M Claretie. 1873-1880. 503 Un soir, dans un salon, il causail assez bi'uyamnienl, tandis qu'un virUiose s'évertuait sur un piano marty- l'isé. Le mailre de la maison crut devoir intervenir en adressant à Théophile Gautier un chvt! amical. Mais hii, avec son sourii-e placidement ironique : — Je ne supprime pas le piano, je ne fais que l'atté- nuera ■ ' Pierre Véron. Galop Géncntl, 1 vol., Dculu, 188u, (paru le 20 jiovcnihre 1884). Je me souviendrai toujours d'avoir vu un jour Théophile Gautier dans les bureaux du /)/o??//É>//r, penché sur son feuilleton, le feuilleton du lundi, et Dieu sait, s'il avait le théâtre en horreur! Il me lit pitié. La nau- sée lui montait aux lèvres. Il me montra la page blanche, et, usant d'une de ses expressions terrible- ment familières qui lui étaient habituelles dans la con- versation : — Si je ne me retenais, dit-il, je vomirais dessus. — Ne vous gênez pas pour moi, lui dis-je, en riant. Francisque Sarcey. Notes de la semaine, Annales politiques et littéraires. N° du 4 janvier 1885. Je me souviendrai toujours d'avoir entendu Théophile Gautier dire par manière de raillerie à son 1. A vrai dife, nous soupcjonnons fort M. Pierre Véron de faire parfois parler les morts et de leur attribuer ses propres mots. r.04 lUï^TOlIlF. DES (Ha'VllES 1)K TU. (i.M TIKIt. lils, i»<'lit iMHiliomnic ipii lui rcprocliail de ne jamais lui (''criri' : — Tu M'ii\ (|iii'jt' l'assr de la diji/'c poiir loi; |>ayo la. mon ami. (Vêlait clitv, lui un siiiiplc hadiiiauf. car il a (''ciil (''iiorinémciil. mrmc à des amis, td sa corrcspoïKlaiicc. si on la iviiiiissail rii corps (ToiiNraiir, formerait |dii- sieurs \oliim(\s rrancis(|iie Saucey. L \\\' Sirrir, :j Irvriei I8H:;. * Tlu'opliile Gautier, ce grand srepti(|iie de beau- coup de foi, disait en parlant de la littérature : « On l)eut toujours tout réimprimer : tout est inédit! » Jules Clauetie. Le Temps, !<=•• sepLeiubre 1885. Une réilexion inédile, ])lns jolie (ju'absolumeni juste, de Théophile Gautier, revenant d'Angleterre : « C'est un pays qui n'a de poli que le marbre, et de fiuits mûrs. . . que les pommes cuites ! » Le Figaro, 18 mai 1880. Il y aurait enfin l)ien des Irails de ce genre à Teciieillir dans les si intéressants Souvenirs lûtérarres de M. Maxime du Camp. Mais nous considérons cet ouvrage comme si indispensable à connaître à propos de Tliéophile Gautier, que nous ne voulons rien lui emprunter. Il faut le lire tout 1873-1886. 505 entier. Le Journal do MAI. di' (Concourt, qui a commencé à paraître en 188G dans /<; F/y^(/'(),el les C"?i/V'.N\s?o>i.s d'Arsène lloussavc, sont aussi, mais à un moindre degré pourtant, très curieux à consulter sur Tliéopliile Gautier. Terminons par ces deux citations inédites. Il donnait à M. At[(dplie (i. le ({ualificatif suivant : « Fils de Vénus et de Polichinelle ■>, et il aimait à répéter ce distique inédit, qui nous est communiqué par M. Henri Lavoix, lorsqu'il voulait exprimer son admii-ation pour le grand Corneille : Oui, lorsque je prenais le vieux Corneille austère, Je le lisais debout et je tombais par terre ! 2.371. Lettre à Alphonse Karr. Les Gurpcs, 12 mars 187G. Voici cette lellre, ({ui ne porte aucune date : Mon cher Karr, Je te recommamle par piii*e formalité madame (Er- nesta) Grisi el mademoiselle Vii-ginic Huet, son amie, qui vont à Nice, l'une pour piauler, l'autre pouf tracas- ser l'ivoire. Nous sommes d'assez vieux amis pour que cette lettre soit inutile, mais elle servira d'introduction à mes protégées. Tu connais madame Grisi; mademoiselle Huet n'est pas moins agréable à connaître; dispose en leur faveur de ton Influence exotique, explique-leur Nice, et donne- leur des bouquets de ton jardin. Tout à toi de cœur, Théophile Gautier. A propos de madame Ernesta Grisi, voici deux quatrains inédits qui lui furent adressés par Théophile Gautier, et dont les autographes ont été vendus publiquement à Paris le 6 mai 1878 . .'.(K; IIISTOIUI-: DES ŒUVHKS DK TH. (lAUTIKU. I .Neige iiu .liiia, liiiiiiic au Saine, Va liriso noire sur le pont; Mais si la lolie se relè\(>, (jiie le veiil s'aiièle an .itii)(in ! •1 novembre ISCr). Jour de ?ainl Ernest; avancé. Il Les lianes des Dieiiv sont en ivoire; Votre tabou rot est plus beau : Bal/ar à vos pieds met sa gloire l-'t son n>nvi'(\ eonime eseaheau ! Tliéopliile Gautier. 2.372. Le Glas intérieur, /'ors/es Cnmplrlcs. Tome (ieiix. ln-12, 330 pagi's. Paris, iniiirinieric l'ilhl pis aliir; lilnaiiic (finrpenticr cl C". Prix : 3 Ir. :iO. Ces vers écrits par Tliéopliile Caulier en 18i-8, à la mort de sa mère, ont paru pour la pi'emière fois dans ce volume, que nous trouvons inscrit sous l(> n° 3717 de la Bibliographio de laFrancc du 22 aviil 187(>. On le sait, celte édition des Pnrsirs CoittplHca, en deux volumes, dont le premier avait paru en 1871), est la seule qui eontiemie les poésies inédites et poslbumes. Emaux cl Camcca n'en fait |i(iiiil paille et eontinuf! à l'ormer un recueil à ])art. Nous allons donner ici des variaides inédites de ces remarquables stances; voici traliord celles de la version imprimée : 1" STllOI'HE. On me voit pâle mais serein Aller, venir, manger et boire, Car SOUS ma redingote noire J'ai boutonné mon noir chagrin. 187:1-1886. 507 Sans qu'un mot de mes lèvres sorte, Sans pousser dehors un : hélas! J'entends en moi sonner le glas : « Ta mère est morte ! » II' STROPHE. J'entends toujours tinter le glas : « Ma mère est morte ! » m" STROPHE. A l'Opéra, comme autrefois, Quand le ballet nouveau sautille, Ou que l'opéra s'égosille, Je juge les pas et les voix. A la musique douce ou forte Ma peine mêle son : hélas ! J'entends toujours tinter un glas : « Sa mère est morte ! » Voici maintenant une version conipIMe, très différente I Je vais pâle et le front serein. Menant ma vie ambulatoire, , Et sous ma redingote noire Ayant boutonné mon chagrin. Mais que je rentre ou que je sorte, Que j'agisse ou croise les bras. Ma peine en moi pleure tout bas : La chère vieille femme est morte !^ II Au bois de Boulogne on me voit, Comme un dandy que rien n'occupe, A l'amazone en longue jupe Parler dans le sentier étroit. r«tH IIISTOIHK DKS (•KIVUKS DE lll. ti.VLTiEU. Mais, \('is (|ii('l(|ii(' t'iulroit (|iio m'emporte L'ii soiillli' IVdid me dit, liiut has : Lu pauMO \i('illi' Iciimit' est moite! lll A l'avanl-scène (|iiel(|iicl()is Je tiens au hout de ma loi'^nelto l.a daiiseus(> (|ni piidiietlo, Le tliaiiteui' poiiisnivaiit sa voi\. Dans ia nuisicjue douce ou forte, (Jiii pleure ou se brise en éclats, L'n |)etit sou file dit tout has : La clièi'e \ieille femme est morte ! Knlin, voici encore une v.nianle (\r la lucmière strophe : Le gazon croît sur le terrain, L'ouhli pousse dans la mc'moire, Il le faut; j'ai repris le train De ma critique ambulatoire, Et sous ma redingote noire J'ai boutonné mon noir chagrin. 2373. La Neige, fantaisie d'hiver. Daté du i^-^ janvier 18jU Môme rcnseignemeul. 2374. Les Joyeusetés du Trépas. . Mèiuc renseignement. Xous avons déjà parlT; de eoLle pièce, en d8o8, à propos d'' Bûchers et Intuheaux (voir n» {"ù\(y) ; elle contient une faute d'impression qui dénature absolument ce veis : Pose en Vénus dans l'atelier. II faut lire : Pose en vernh dans l'atelier. Voici, de plus, une variante inédile de la première et de la sixième strophe : 1873-1886. :.09 Il traîne à la danse macabre L'empereur, le pape et le roi, Et du destrier qui se cabre Jette bas le preux plein d'elTroi. Et pose sur son crâne jaune La couronne, arracbée au roi Qui se retient aux bras du trône, Et qu'il entraîne, plein d'effroi. 237:;. A Claudius Popelin ; sonnet II. Écrit sur un exem- plaire de la Mode. Daté (raoùl, 18G9. MiMiie reust'iynemcnl. 237(î Sonnet : « 'Vous étiez sous un arbre, assise en robe blanche ». Mrme renseignfnienl. 2377. Le vingt-sept Mai, pour l'anniversaire de nais- sance de la princesse M(athilde). Daté de Versailles, 27 mai 1871. Même renseignement. Voici quelques variantes inôdites de ces vers : Pendant que Paris brûle et que l'œuvre s'acliève, Mai revient à son temps, Mai toujours parfumé, Ramenant pour mon cœur l'anniversaire aimé. Date cbère où revole obstinément mon rêve. Malgré tout les bourgeons sont pleins de jeune sève. L'azur luit dans le ciel par la poudre enfumé, Les oiseaux font ouïr leur cbant accoutumé Comme si le canon ne tonnait pas sans trêve. Et moi, je pense à vous, promenant ma pâleur Par les sentiers déserts du jardin de Versailles, Asseyant ma fatigue aux grottes de rocailles. Pour fêter ce vingt-sept, [j'ai pris, la mort au^] cœur, Dans mon pauvre jardin tout criblé de mitrailles Près d'un éclat d'obus celte petite fleur. 1. Les mots entru crochets, ajoutés ici, manquent siir l'antograplu'. jiu msToiiiK iti;s (ii:i vuKs dk th. caitiku. Aiilre v;iii;iiili' du |ii('iiiii'i tcicel : Va iiini, I liste, sounVant, seul avec ma (loiilciir, Va ne pensant «lu'à vdiis aii\ lH>s(|uets de Versailles, Doiii j'adiniie, en liaillani, les ifs et les rocailles. On >,iil la siiicri't' l'oconnaissance du poète pour ci'lk" qui lui liMijouis pour lui une amie >i (l(''Viiu(''e. M. l'idiinuid de (ioiii'ourl laeonte, dans la prtM'aee du vcduine de M. Mer^e- ral, (lu'ii iioniMiait lui-inènic cul altaclienieiil : « une amitié voluptueuse «. 2378. A Maxime du Camp, sonnet. Mènie ienscifj,nenicnl. Voici une variante inédite de ee soiniet : Merci du eaoliet, merci du papier, De la cire roug(> et des plumes d'oie; J'ai reçu le tout avec grande joie El j'irai ce soir te remercier. Mais, en attendant, je veux gribouiller Sur le bleu crcani-laid ces vers que je ploie Dans une enveloppe, et que je t'envoie Par un Azolan devenu portier. Comme un vi'ai dandy, gnice à ces richesses Je |iuis désormais glisser aux duchesses Des billets charmants en carton anglais. Je ne ferai plus rougir les valets Sur le plat d'argent forcés de remettre Un vieux torche-c. au lieu d'une lettre! Voici encore une variante des vers deux et trois de la version des Pnësicf. Cninplrtrx : Plume de Perry qui glisse avec joie Sur le vélin bleu plus doux que la soie. 1873-1886. 511 et des vers doux el dix : Cire rouge, ambrée, avec plumes d'oie. . . . Sur carton anglais, aux blanches duchesses 23*0. Allitérations ; imitées de celles du Romancero. Mrmc renseignement. Voici nue variante inédite de ce cmien.x essai de poésie rimant par les consonnes : Un jour sur la Vivarambla, Le vaillant grenadin Gâzûl Passait sur son beau cheval barbe; Il avait un burnous d'âzûr, Emblème d'amour et de foi, Et pour le regarder chacun Se retournait : surtout les femmes. Calendaja, Fatmé lîi brune. Se penchaient au bord du balcon Pour voir de plus loin dans la rue; GazAil arrêtant son cheval Dit : '( Miracle de la nature, Perle de Grenade et du monde, Réponds à mes feux, je iTissûre Par jour trois têtes de chrétien. » — « Donne-m'en quatre, cher Gâzûl, Et je ne serai pas ingrate ! » Gesl cette pièc(! de vers dont Théophile Gautier nous a fait envoyer l'autographe, avec celui d'un Ave Maria. (Voir u" 2389). 238(1. Sonnet : « Mon œil, sur le cadran toujours fixé, calcule ». Même renseisnemenl. 2381. Au bois de Boulogne. Même renseignement. Voici une variante des vers vingt et un e a pièce d'abord une variante des vers vingt et un et vingt-deux de 012 iiiSToiiiK nrs oKivnKs \n: th. (;ai tikh. IJIc clirrclMii |i,ir Iciii'. cl ses (loif;'ts de s(|ii('l(.'llt' Alhiiciil Miiis le i;ii/(iii pri'inlrc iiiir Miilclh'. [Mil- mil' vi'i>'enci'ns des liourj^eons verts, nie niontaienl au cerveau; Je nie plonjjeais dans l'air, le soleil, les arômes; Des rêves de la nuit seeouant les fanlômes, .le ne pensais à rien, comme tout cavalier Ouand une fois il a le pied dans l'étrier, l,ar, en dépit du vers de Boileau, pris d'ITorace, I e rliagrin ne saurait suivre un clieval de race. Kl. vous regai'dant fuir, s'asseoit, tiainanl le |)ied, Au talus du chemin, comme un estropié. Dans le milieu du bois, sur le bord de la roule, Une vieille marchait; son dos formant la voûte, Son visage de bistre aiïreusement ridé, Le cercle de son o'il, par la maigreur vidé. Ses mains aux mouvements incertains et débiles, La faisaient ressembler à ces grandes sybilles Ouc Léonard Vinci sur un coin de papier De sa plume croqua, pour se désennuyer. Parfois elle plongeait sur une [)lante en lleur, De forme gracieuse et de vive couleur, Hors de sa mante noire une main de squelette, Et cueillait bouton d'or, pervenche, \ioletfe, Tout ce que le printemps, de ses prodigues mains, Verse du haut des cieux sur le bord des chemins. 1873-1886. r>i;i Ce souvenir fleuri des premières années Mettait quelque fraîcheur sur ses tempes veinées; Sa lèvre souriait à ses anciens printemps, A ses beaux amoureux, défunts depuis trente ans ! Une autre variante, enfin, en rimes croisées, du début de celte pièce : L'autre jour, je passais par le bois de Boulogne A cheval, pour baigner dans l'air frais du printemps Mon front ardent encore d'une chaude besogne ; Car nous que l'ouvrier nomme oisifs, en ces temps, Aux forges de l'esprit infortunés cyclopes. Nous fatiguons le fer de coups intermittents Dans les prunelles d'or des oiseaux nyctalopes. 2382. Le Ruisseau. Même renseignement. Le véritable litre de ce morceau, vérifié sur l'autographe, est : S'juvciu'r de PivinciKid:. Il date de 1869. 2383. Chez les Étoiles. Même renseignement. Ce reniar- f|uable fragment a été retrouvé et décliitl'ré par nous sur un manuscrit presque cflacé, écrit en partie au crayon, en partie à l'encre, et qui doit dater de la jeunesse du poète; aidé d'une forte loupe, nous avons réussi à reconstituer tout ce qu'il avait écrit de ce morceau; la fin de ce fragment surtout est pleine de couleur et de poésie. Voici une variante des vers cent vingt et un et cent vingt- deux de cette pièce : A la coupe d'amour du ciel buvant l'oubli, J'abandonnai le soin de mon globe poli. 2384. L'Orestie, tragédie antique. Fragment. Même rensei- gnement. Ce monologue, début de la pièce, est le seul morceau que Théophile Gautier ait écrit pour cette tragédie, qui lui fid demandée, vers lS4o, parle Théâtre-Français. (Voir n° 8UU.) II. " 33 5M iiisroiiii', i)i;s (ii'.rviuîs dk th. (jai tiku. 238;;. La Perle du Rialto (premier acte). Mrinc niisci- giioint'iil. (".ollc pit'i'c. ainsi (|iic iKiiis l'avons dil di'jà (NUir iioiltoT), est la [ircinii'i'i' vci'sioii de I' .Xiimiir sniifjlr nii il nul: nous avons l'cl i'(Hivi' tics IVa^nicnls du |ilan en |iros(! du ]nr- initT afic |iiiinilil', vl nous allons Irs nii'llrc sous les yeux du Icilt'ui'; il y vrri'a , parmi les cai riri'cs (juc (icor^^'cs ilKIcy l'unnirrr fonunr poiivanl lui cnnvi'nir, cclli' de pvé- shh'iit (/(' ri'imliliiiiii . ce ({ui dair ce iVa^nicnl de JSi'.) ou 18.")0. CIii'onolo^i(iut'niinl . /'/ /V/Vi ilii hinllu doil donc cli'o placOe fivaiil rAiii'iiir Knii/flc m) // mil, hicn (|in' paiiic apctis relie dcinicre piùcc. d' n'est pas sans |ieine (|uc nous avons l'cussi à roconslituer le nianusciil de ce premier acii', jiour le jilacer daii-s les P'»'.s/t'.s' (''*;;/;;/'•/(;*• de Théophile (iaulier. Voici d'abord les frajinienls dont nous venons de parler du plan priniiiil de lu l'aie du lliitlln : PlillSONNAGES DES DEUX SCÈNES GKORGKS DELCY. AU(^.I1115AI.l) SIXCI.AIU. I.ALIUl';. FANNY. SCÈNE 1"=. AllCHIBALD, à Georges. Viens avec nous au bal de l'Opéra. LAURE. Nous souperons jusqu'au déjeuner. ARCHIBALD. Je le préviens qu'elle a la (ruiîe seiUimcnlale el le rhum expansif. GEORGES. Non, je préfère rester. LAURE. On se griseia au vin de Madère, en gens sérieux, et qui se respectent. 1873-188(3. 515 GEORGES. Je suis triste, ennuyé, FANNY. Habille-toi en Pierrot et mets un nez de cai'lon à la mélancolie : un nez vei'ui avec des moustaches ; il n'y a rien de meilleur pour le spleen. J'ai conseillé ce remède à un anglais qui voulait se couper la gorge, et il a été si gai qu'il a Uni sa nuit au violon. LAURE. Le perdreau trutie et le salmis de bécasses sont aussi très bons pour les vapeurs. ARCHIBALD. Viens, nous rirons. GEORGES. Une autre fois FANNY. Que crains-tu! nous n'avons pas comme les honnêtes femmes le moyen de n'être pas jolies, et tu ne cours pas risque de voir au démasqué... SCÈNE II. GEORGES, ARCHIBALD SINCLAIR. SINCLAIR. J'ai laissé babiller cette folle, mais les fous comme les enfants terribles disent quelquefois la vérité sans le savoir et sans le vouloir. GEORGES. Tu me crois donc, comme Fanny, amoureux stupi- dement d'une Charlotte de la rue Saint-Denis et devenu un Werther de boutique? 516 IIISTOIIIK DKS OKIVHKS 1)1:: TH. (.AITIKU. SINCLAIR. Non. pas pirrisrmr'nr. mais lu n't's plus le Ticorgcs d'aulfcrois. 0K()1{(!KS. Suis-Ji' oliliiir à .uai-dcr Idiijoiirs Ir iiiriuc caractriT? (piand un liahit vous dôplail on on olian.m', (|iiand une laron d'Olre vous ennuie on en prend une aulre. J'avais assez (lu Georges que lu connais, je l'ai mis à la porle. SINCLAIR. Quoi, lu las renvoyé ainsi, ce bon Georges, .si com- mode, si complaisant à loiilcs les l'anlaisies, (|ui se gri- sait si bien, (pii pariait si haidiiiicnl aiilour de la table jaune du turf et de la table verte du jeu? Georges, cet excellent genlleman-rider qui sautait les baies et les fossés à Berny plus délibérément qu'Edwards ou Ro- binson. et qui n'avait pas son pareil derrière les por- lanls de coulisse de l'Opéra pour séduire avec un cornet de dragées les diablesses ou les anges du ballet nouveau ? GEOllGEH. Oui; cr fal me doiuiail à la lin sur les nerfs et je m'en suis dél)ari'assé. SINCLAIR. Plus d'un de tes amis le regrettera, et surtout plus d'une de tes maîtresses. GEORGES. Quant à ce Georges-là. il est bien mori, comme Fanny l'a dit en riant. SINCLAIR. Est-elle blonde ou brune, la belle puritaine? GEOEGES. Tu tiens donc bien à ta supposition ? 1 873- 1886. . ■■ -)17 SINCLAIR. Oui ; il faut toujours une Circé pour métamorphoser les hommes. GEORGES. J'espère que lu ne me i-anges pas parmi les compa- gnons d'Ulysse. SINCLAIR. Oli ! non ! Circé ne change pas toujours les hommes en sangliers domestiques; elle se plait quelquefois à changer en hommes GEORGES. Des sangliers domestiques ! merci SINCLAIR. Pour parler sans mythologie, la femme qui souvent tire un libertin d'un sage, peut tirer un sage d'un liber- tin. C'est le cas où tu te trouves. GEORGES. Je suis vieux, mon cher, j'ai vingt-sept ans, l'âge de la gravité; il faut devenir quelque chose: représen- tant, ministre, président de la République ou ambassa- deur en Perse. SINCLAIR. Ce n'est pas là ce qui t'inquiète, à coup sûr. Allons, Georges, pas de fausse honte, ouvre ton cœur à ton ami qui ne cherche pas à pénétrer ton secret, mais qui veut partager ton chagrin si tu en as ; toi qui m'as con- fié sans crainte mille folies, hésiteras -tu à me dire une chose raisonnable? GEORGES. Mais c'est toute une histoire. 518 HISTOIRE DES OKlVnKS DE Tll. GALTIEH. SINCLAIll. Panliou, je l'cspiM'i' liini. Aluisc de moi roiiimc d'un conlidi'iil de Iniurdir. OEOROER. Tll auras l'avanlatio sur cos n\s|iorlabIts iililih's. <]{' ne pas savoii" ce (juc ji' vais le dii'c. SINCLAIR. J'rcoulo. GEORGES. On s'jnquii'lc lioaiiconp do la (raiio iU'> noirs, mais fort peu de la traite des lilanclics. Tous les hazai's d'es- claves ne sont pas à Constantinopic ! SINCLAIR. Au fait, il n'est i)as besoin d'aller en Oiieiil pour aciieler une femme. GEORGES. C'était l'avis de lord Pembrocke. SINCLAIR. Ce satyre, pair d'Angleterre? Mais quel rapport Constantino|de et lord Pembroke ont-ils avec les amours ? GEORGES. Attends, toutes les sorcières ne sont pas dans les Caprices de Goya; il y a encore de vieilles l'emmes (jui lavent pour le sabbat les jeunes filles innocentes ; à l'Opéra, cliaque sylpbide est gardée par une fée Cara- bosse qui ne demande pas mieux que de la vendre aux gnomes, s'ils ont de l'argent. SINCLAIR. Je te vois venir. GEORGES. Non. Lord Pembroke marcliandait donc une Willi à une stryge ; — une enfant de treize ans! l'âge de Juliette 1873-1886. 510 quand Roméo la rencontra au bal ! — Mais nous ne sommes pas en Italie. Comment cet ange était-il né de ce démon, cette beauté de ce monstre, cette perle de cette buitre, cette fleur de celte mandragore? Dieu seul le sait! Ce que l'on peut supposer de plus bono- rable pour la nature bumaine, c'est que Tborrible vieille avait volé cette enfant. Une pitié me prit de voir tant de grâces, tant de jeunesse passer au pouvoir de ce Vitel- lius anglais qui a puisé dans l'or le mépris de l'buma- nité, et semble mettre une joie sombre à souiller tout ce qu'il y a de pur au monde. Je venais de gagner une somme considérable au jeu; moitié envie de contrarier Pembroke, dont les chevaux ont toujours battu les miens, moitié désir de sauver cet être cbarmant d'un amour qui faitpeur et qui fait borreur, comme celui de Tibère à Caprée, j'intervins dans la négociation, je mis une folle encbère sur l'enjeu du lord, cinquante mille francs, je crois, et je l'emportai. Ne fis-je pas bien? SINCLAIR. Si fait ; il est aussi méritoire de délivrer de jeunes françaises que de racbeler de petits Cbinois. Et la lin de l'bistoire? fiEORGES. La fin de l'bistoire est qu'Alice a seize ans aujour- d'iiui et que j'en suis amoureux fou. SINCLAIR. Diable, c'est dangereux un dernier amour, un amour de vieillard; car, nous autres qui vivons triple, à trente ans nous sommes centenaires, ou peu s'en faut. GEORGES. Oli ! non 1 Tous les feux de l'adolescence brûlent r)30 lllSTollïl'. l)i:S (tKlVUKS l)F TH. (iAlTIKU, «laiis iii;i i>oiliiiio ! j";iiiiir cominc un Ixcrcii, coiiinic 1111 S(''inin;iiislc, coininc un sol. STXCLAIR. Kl la pclilc. raiiiii^-l-t'llo ? GKOllGKS. .!(> ne sais. J'ai l'cspoch'' son cnraiict' ; j'ai rh' iioiir oWc lin |)èn\ un ïvcw, iiiic iik'mv [iliilùl. SINCLAIR. Uôlc (■■|iiiicii\ (i difticilt': si clic allait le véiiéi'cr ("1 le prendre au siM'ieux comme un ancêlre? GEORGES. Une i'l(^c folle m'avail lravers('> la cervelle, un soir que j'avais lu avant de m'endoi-mir un volume de Mo- lière. Comme Arnolplie. j'ai voulu avoir mon Ajj;nès, un èli-e (|ui ne tiiil à rien au monde et (|iii linl loul de moi. SINCLAIR. Eh ! Georges, pour un roué, c'est un étrange capi-icc. Don Juan continuer Ainolphe ! GEORGES. Eh ! mon Dieu, il n'y a pas si grande dilTérence que l'on croit entre Don Juan et Arnolphe. L'un cherchait son idéal tout fait à travers les hasards de la vie; moi, j'ai voulu faire le mien. SINCLAIR. Ton Agnès est-elle bien innocente, bien sotte, et répond-elle au jeu du corbillon ce « tarte à la crnne » ([ui fâchait tant le marquis? GEORGKS. Dieu merci, je ne suis pas encore un Géronte de co- médie. Alice est élevée d'une manière supérieure; je lui ai donné les clefs de toutes les serrures ; j'ai voulu 1873-1886. rrU faire son àme grande pour que plus d'amour y pût tenir ; poésie, musique, peinture, je ne lui ai rien inter- dit; elle lit couramment dans Byron, dans Beethoven et dans Raphaël. Je lui ai permis le luxe comme un art de plus. De cette enfant arrachée à la fange, Dante pourrait faire sa Béatrix et Pétrarque sa Laure. Elle est intelligente et belle, pure comme Agnès, spirituelle comme (lélimène! SINCLAIE. Tu m'alarmes. GEORGES. Et moi aussi, quelquefois j'ai peur de mon ouvrage. Les Prométhées et les Pygmalions ont de terribles angoisses ! l'argile est pétrie, le dernier coup de ciseau donné. Le feu du ciel animera-t-il le fantôme immobile? Le llambeau de l'amour, échaulïera-t-il le marbre, et la statue descendra-t-elle du piédestal pour tomber dans mes l)ras ? SINCLAIR. On ne sait. Le marbre animé est fantasque quand il représente une femme. Mais comment se fait-il Voici maintenant une série de variantes inédiles, en vers, de l'acte publié : SCÈNE 1. FANNY, entrant. George, veux-tu venir au bal de l'Opéra, Et souper avec moi, Cidalise et Laura? GEORGE. Je ne suis pas en train. r»22 IIISTOIHE DES (.KlvnES DE TH. (Î.MTIEH. FANNY. Avec moi loiilc si'iilc ? '. GEOROE. Non. LAURA. Tu deviens, mon cher, lionihleinent l)é^neiil(>; Moi (|ui nie coni|»roniels. SIKCLAIH. Fi! le jeune Galon 1 GEORGE. Je suis I liste, ennuyé. SINCIjAIR. Mets un nez do cailon, LAURA. Rentrer lorsque Ton sort et s'asseoir quand on danse, 0 dégradation, ô honte, ô décadence ! FANNY. ' Rester à la maison un soir de carnaval, C'est primitif, bourge;)is, bête et patriarcal ; Mais laissons-le croupir ici dans sa sagesse ; Il se couche la nuit et n'a plus de maîtresse ! LAURA. George, tu baisses. GEOKGE. Non, je remonte. FANNY. Je crains. Que quelque Dalila ne t'ait coupé les crins, 1. Variante de ce vers : GEORGE. Non. FANNY. Au fait, trois c'est trop ; avec moi toute seule. 1873-1886. r.23 Et que, piteusement, tu n'aimes en cachette, Une madame Evrard ou bien une Lisette. Pendant que tu moisis dans cette solitude Tout Paris se demande avec inquiétude : — Oïl donc est-il passé cet aimable vaurien, Qui jouait si gros jeu, qui se battait si bien, Et, les soirs de débuts, dirigeant la cabale. Se prélassait si lier dans la loge infernale ; Cet élégant pilier du café ïortoni, Ce genlleman-rider de la Croix-de-Berny, Qu'Edwards etRobinson, que tant d'audace effraie. Proclamaient sans rival à sauter une haie ' ; Ce sultan de coulisse et ce père du rat, Méduse des maris, amour de l'Opéra, Qui jetait pour mouchoir des cornets de dragées, Aux vertus du ballet en espalier rangées! De profundis sur toi ! ta jeunesse a vécu % George est mort ! — Deviens chauve, engraisse et sois cocu ! i SCÈNE II. SINCLAIR. Gavarni, Dans sa collection eût pu mettre Fanny. Elle t'a touché juste à la place sensible. Et la femme qui parle est un enfant terrible 1. Variante de ce vers : N'eussent pas distancé pour la course de haie. 2. Variante de ces vers : fieorge est perdu pour nous. — Adieu. Que la vertu Te soit légère ! Vis gros, gras, ijête et cocu ! r.>4 IIISTOIUR DES OFAIVIIES DE TH. CAUTIEU. Trainiml. poiii' déocli'i- un l'iiilif n'iidoz-vous, 1.0 cliaitt'iiii (lo raiiiaiil sous les yeii\ de I'<'|>mi\. (iKOllOK. Tu mo mus ddiic cliaiii;!'', moi, le viveur sc('|iti(|ii(', Kii Saiiil-lMcux (lo conipluir, l'ii Wcillicr de houlicjuc? RINCLAIU. I']t laissait cniporter aux brises de Bolièino, Les IViiiiicts inédits d'un incrvtMJlcux itoénic ! (IKORGI';. Oui ; ce fat m'agaçait, je m'en suis délivré. SINCLAIU. O George, par tes mains avant l'âge enterré ', Sera pleuré longtemps, et surtout de plus d'une. GEORGE. Paix sur ce moi défunt. SINCLAIR. Est-elle blonde ou brune Ta belle puritaine? GEORGE. 11 paraît que tu tiens, A cette idée absurde où toujours tu reviens ! SINCLAIR. Dans les temps fabuleux, commeau temps où nous sommes, 11 faut une Gircé pour transformer les hommes. GEORGE. Me ranges-tu parmi les animaux grognons (jui d'Ulysse jadis furent les compagnons? 1. Variante : Ce garçon-là sera, tiens-t'en pour assuré, Regretté de plus d'un et surtout de plus d'une. GEORGK. Ce George-là n'est plus. SINCLAIR. Est-elle blonde on brune.. . 1873-1880. 5-25 Merci ! — Pour un ami galamment tu me traites ! SINCLAIR. Circé ne changeait pas tous les hommes en bètes : Et la femme, qui fait du sage un libertin, Du libertin souvent tire un froid puritain. . GEORGE. Et les gnomes hideux, grâce aux monstres femelles Trouvent, au rendez-vous, les sylphides sans ailes ! SINCLAIR. Cela s'est vu parfois. GEORGE. Donc un diable vendait Un ange ! — Celait cher, et Maddock marchandait. Une enfant de treize ans, l'âge que Juliette Avait quand Roméo la vit dans une fête ! Mais nous ne sommes pas à Vérone. Comment Etait sorti d'un monstre un être si charmant, Ce bleu myosotis de cette mandragore. De ce fumier vivant, cette perle, on l'ignore. La nature parfois de la difformité, Comme par repentir fait naître la beauté. Ce qu'on pouvait penser de mieux, c'est que la vieille Avait dans son berceau volé cette merveille ! En voyant tant d'attraits menacés par ce lord, Par ce libertin sombre, heureux de souiller l'or. De cracher sur le beau, de baver sur la rose ', Cette idée en mon cœur remua quelque chose; Je vis une Angélique enchaînée au rocher, L'Orque allait l'engloutir, et, pour la détacher, I. Variante : Limace de sa bave argentant toute rose, .•>■.>() mSTOlUK DES oKlVnKS DE TH. (.AlTIEll. Je iDiulis, ayani lail la \n\U' un laùn t'iiorine, Dans nue armure d'or sur la lièlc diffornu; ! SINCLAIR. Tu lis I)i(Mi cl cft or est mieux placé eent l'ois Ou'à (les souscriptions pour les petits llliinois. Hacheter une blanche est œuvre inériloiro (Juoique moins à la niode; .... et la lin de l'Iiisloire? GEORGE. C'est (pi'Alice a seize ans, et j'iMi suis amoureux. SINCLAIIÎ. Un amour de vieillard ! Diable, c'est dangereux, Car à trente ans, selon le calcul ordinaire, (Juand on a vécu triple, on est nonagénaire. GEORGE. Oli ! mon amour n'est pas un amour de vieillard, Si, comme la vengeance, il est arrivé tard 1 Ce dernier amour c'est ma première jeunesse ! J'ai l'étourdissement d'une première ivresse. Je vivrais d'un sourire et je mourrais d'un mot 1 J'aime en séminariste, en lycéen, en sot. Son éducation a reçu tous mes soins Et si c'est dans un but égoïste, du moins. Riche, je lui permets le luxe connne un art, SINCLAIR. A ce monstre charmant fait de perfections Je voudrais un défaut, comme une ombre aux rayons ! Une femme accomplie est la pire chimère. Tu t'es préparé là plus d'une peine amère. GEORGE. 1873-188G. Oil Enlin Pygmalion a fait sa Galathée, Et Pandore, muette, est devant PronuHliée. L'un a prié Vénus, l'autre a volé le feu, Et tous deux sont tremblants ! Le sculpteur et le dieu Attendent que la vie avec sa flamme agile Enlin ait traversé leur marbre et leur argile ' ! Hélas 1 \errai-je un jour, ou ne verrai-je pas, Mon marbre s'animer, et tomber dans mes bras? SmCLAIR. Qui sait! Quand on l'atteint, Dapbné se change en arbre, Et la nymphe pour toi peut redevenir marbre; Mais comment se fait-il que personne n'ait su Cette histoire, et ce plan si longuement conçu? GEORGE. Dans la maison voisine une porte secrète M'ouvre, quand je le veux, l'accès de sa retraite; Entre les deux logis par des ouvriers sûrs Nuitamment et sans bruit j'ai fait percer les murs. Dans ce nid arrangé pour que l'amour s'y plaise, Elle demeure avec sa gouvernante anglaise; Ses gens la croient venue enfant de Calcutta Et Hlle d'un Nabab dont tout l'or lui resta, Car personne ne sait sa véritable histoire. Rêve presque efl'acé du fond de sa mémoire '^. Chaque soir je la vois dans ce petit salon Une heure, après un jour qui m'a paru bien long, Et si, l'heure écoulée, à rentrer elle hésite, Et debout, sur le seuil prolonge sa visite, Ou retourne la tète avec un regard doux. J'ai des ravissements et je tombe à genoux ! 1. Variante : Enfin ait traversé leur fantôme d'argile. iJ. Variante ! Page presque effacée au fond de sa mémoire. rns IIISTdlHI-: DES Oi:i VllKS DK TH. «iAlTlKK. Voici mit' ■'iiilro vorsinii cncoi'c d'im p.issjiLic di' cctlc lir.idi' : l'illc vit seule avor su 1,'Oiiveriiaiile aui^Iaise. El |)assi' aii\ N(>u\ do Ions pour lille do parents' Moifs aulrolois dans l'Inde, à (-alonlla; je prends l'onr toute liherté eolle d'une visite Dans ce parloir commun (pi'à franoliir clic hésite; (Vost là (pfà mon sii^nal elle vient clKupu' soir, !']t que dans un instant je vais onlin la \oir ! Voioi onlin le jx-ndant, oomplèlomeni, inédit, du dc'liul do la soèno oniro (ioorf^'e et I avinia (|ui cninmcneo la partie écrite du second ado de rAiimur sniifflr m) il rrut; dans l(( I'itIc (lu Kiiilln, l'on s'en souvient, riioroïno s'appelle Alice : ALICE. George, vous venez tard aujourd'hui ! GEORGE. Doux reproche! Vous l'avez remarqué ? ALICE. Sans doute; riioure appi'oche Où miss Lucy, l)àillant comme une huître au soleil. Sonne le couvre-feu parce qu'elle a sommeil, Et je ne voulais pas, à dormir condamnée, Achever sans vous voir celte lonp:ne journée, Car au monde il n'est rien qui soit [)lus ennuyeux - Plus monotone à l'àme et plus maussade aux yeux, 1. Vniianti" : On la croit orpheline et fille de parents 2. Autre variante de ces vers : George, vous qui toujours fûtes si bon pour moi, Je vous fais à genoux une demande... GEOUGE. Quoi? 187:J-18S6. iu'J nu'iin k'iiU cuii|)('i'osé de youvcrnanle anglaise, Faisant flu petit point sur une grande chaise, Et tout paraît clianiiant après un tel régal. GEORGE. Même moi? ALICE. Même vous. GEORGE. Mince est le madrigal. ALICE, Au moins si (|uelqnefois elle changeait de pose, Et mettait un ruban vert pomme an lieu de rose ! 2386. (Huitain). Écrit en août I84S. Même reiiseigiic- nient. A j^artir de ce morceau, qui est accompagné d'ouf copie de lettre, tous les suivants fout partie de VApj^oulicc du tome deux des Poésies Coinplrlcs. 2387. Quatrain à Claudius Popelin, maître éraailleur, improvisé et placé en tète d'un exemplaire des Émaux et Camées. I);ilé d'août 1803. Même renseigueuienl. 2388. Quatrain. Datéd'oclobi'e 1872.. Même renseiguemeni. Ces vers, qui devaient être les premiers d'un sonnet (]ue Théophile Gautier avait commence pour nous, sont les der- niers qu'il ait écrits. A propos de ces quatre vers de Théophile Gautier, voici de lui plusieurs ([uatrains complètement inédits. I.o pie- ALICi:. Coinmamlez à Lucy, pour varier la chose, Qu'une fois par semaine elte change de pose! GEORGE. Moqueuse! miss Lucy vous aime fort. ALICE. Eh hieti II. 31 :>M iii>i'itii{K i)i:s OKI VHKs i»i; m. «.ai iiku. mici- csl l'ii vers (II- oii/c |>ii'ils ; rv mode de vcrsilical mii l'sl, tiii le sait. In's lu'ii t'iiii)lo\ T' à cansi' de sa dilliciillr : La liinosc Irvc cl la nuit est !î(Mvin(>; Allons voya^icr snr la nici' an\ llols Itlcus, Tn-s (les rotcanx vcils. ù ma cliairnanlc llolrnc, |-'.l iaissf-nitti \oii' tmi IkhiI cl Ir^ 1mmii\ \arul inrililo dans ce voiunit', (pic mais liuii- vons insciil sous le n" l-lTl de la hililiiKjnipliic de lu Franci' du -Jl avril 1877. 23'Jl'''-'. Sacountala, ballet. Versinn pivniicrc ; daiir (],• janvier 18;»8. Alrnie renseifincment. (Voir n" lo97.) Voici uno vniianlo inrdilc du (N'nononicnl df n'Ilc version : Le méclianl ermilc, vaincu par la pi'ière de Canoua, s'iMoigne. Aiisj^ilôt la mémoire revient au roi. 11 écrit au bas du dessin achevé : Sacountala! Puis, en se re- toMinanl, il aperroil Sacountala elle-même. Pénétré de it'mords, enllammé d'amour, il se jette à ses pieds, la priant de lui pardonner les mauvais traitements qu'il lui a fait subir. Sacountala se laisse tomber dans ses bras, et il lui ivmcl au doigt l'anneau royal qu'elle ne perdra (plus) cette fois. Il s'humilie aussi devani lei - mite et remercie la fée. Puis il apjielle ses courtisans, ses ofliciers, ses femmes, tout son monde, qui descendent les escaliers des terrasses à llols piéripités et forment un immense linal de danse. Le ciel s'est ouvert ; on ap(;rcuil (oui en haut Casyapa près de sa femme Adyti. Plus bas Misraken et Menaça, (uère de Sacountala, des légions de gandharvas (gé- nies) et d'Apsaras (danseuses célestes), qui viennent se 187:i-i8S(). rm mêler aux moiiels pour célébrer les iiores de Sacoun- lala e( de Douchmanta. de qui doit naître le héros dominateur de l'Inde. 2392. <( Je suis le mot de la charade », vors inrdits. Thrnpkili' (jdulii-r; entretiens, souvenirs et eorresjxmddnee, par iimWe Rergerat. Avec imo préface par Edmond do (ion- rourt et une eau-forto 'de Rracqiioniond. In-12 de xxviii- 332 pages. (En ivalilé, XX\"n-328 pa^es, y compris le titre.) Imprimerie de QiuiHtin, à Paris. — A Paris, chez Chnrpen- lier, 13, rue de Grenelle-Saint-Germain, 1879. Prix: 3 iV. liO. Cet ouvrage est inscrit sous le n» 7114 de la Bihlinijrapkie lie In Fennec du iJ juillet 1879. 2393. Sonnet acrostiche et écrit sur bouts-rimés : « En ces yeux fiers et noirs que la grâce tempère ». Même indication . 2394. L'Étudiant; sonnet écril sur houts-rimés. Même indi- cation. 239;>. L'Anachorète ; sonnet écrit sur bouts-rimés. Même indication. 239*1. Vers pour une chanson espagnole : « Ne sonnez pas la cloche ». Même indicalion. 2397. Vers pour un lied de Schumann : « De nos larmes, brillante ». Même imlicalinn. 2398. Strophes : « Vous recevrez pour votre fête ». Môme indication. Datées de novembre 1863. 2399. Autres strophes : « Je vous envoie une lorgnette » ; datées du 30 décembre 1864. Même indication. 2400. Sonnet : « Sur un coin d'infini traînant son voile d'ombre ». Même indicalion. Le titre de ce sonnet, relevé sur une copie autographe, est : Sur une boucle d'oreille en trirqunise. Voici une vai'iante du premier vers : Sur lin coin d'inlini traînant son cône d'ond)re. 2401. Sonnet : « Sur son toit de lave où pendent des .'..Il iDSTiiiui: i>i:s OKI \im:s dk tu i;\iTii:ii. grappes». .Mi"'mi' intlicalion. I ne vcisinn ,tiilii:,'i,i|ilir |Mirlc la (lalr ilr ilirciiiKn' is;i',*. 21(12. Sonnet dédié à M. de Nully : " L'ombre de Dieu planait sur la foule en extase ». Mrinr iihIh aiion. I.aiiln- L'^iaplii' est au jiiuid'Iiiii nilii' nos niaiiis. 2io:!. Le Preneur de rats de Hameln. Italld eu ili-ux ailes. 1872. Mt'^iiii' imlieaticiu. Co ballot, dont .M. Massoiicl devait roiupctseï la niiisii|ue. t'sf la doiiii^K' MMivie do 'riiéopliilo (iauliei'. Il ue pul luèiiie l'éciire (.'Il oiilior el diila la |iliis l'iaude pailie du sci'iiai'in. ■2Wt. La Statue amoureuse. Uallet iianloniinie eu deux ados ol (|ualre lahleaux. l'ciil vers iSli!!. Même iiidicaliou. (".e lialiel. (Idiil \\n\\< |)OSS(''doils raiil(i;iia]ilie. el (pie uou^ avons eu le plaisii' de (•(luiuuiuitiuer ;i M. IJer^nal |>(hii- le pidilior dans smi livi e, dut d'abord porter le lilre do Vvitus. Sans paiiei iei d'I'nr tiiiit de (Uropiltre, ballot perdu depuis fort longtemps, el donl. M. Xavioi- Koisseiol du! aii- Iri'l'ois ooni]>oser la iunsi(|uo, disons qu'il (îxislo oncore, |iaraU-il, une autie (euvie cliorf'jurapbiquo inédite du maître, inspirée à Tbé'opliile Gautier par le tableau de For- tuiiv : un Marhirje dmis la vicar/n dr Madrid. M. Bergerat en raconte le sujet el assure (|ue raulogra|)lie du ldin:ttn se trouve (Mitre Ie> mains du comle de Morpliy, aujour- (riiui secrt'laii-e de la niiie r('';.:ciile d'Espagne. Ajoutons, poiM' nolii' |iarl. que les plus pressantes (b'-marches faites pai' nous pour en obtenir eommmiication sonl restées sans réponse, nialgr('' le coneoiu's et rinlervenlion des personnes les |)lus autoiisée<. 240.». Trente-neuf lettres, adressées à diverses personnes. .Même indication, l'ne des plus intéressantes a trait au S(''jour que l'auteur fil à INoiiant: George Sand l'aimait beaucoup, et nous devons à l'obligeance de M. Ridiattel, l'aimable biblioj)liile lyonnais, la communication d'une dédi- cace fort cui'ieuse écrite par l'auteur (YIndtana, en tète d'un exemplaire du Tombeau de ThèophUc Ganlicr [iSl'X) ; la voici : Ro'rai'de-noiis de l'aulfo vie où lu nous as devancés, iS7;!-i8« el d'un enfani ! Nous j)onsons ipie ces vers soni |ilnlnl de Mc'tv ipu' de Tiaidier. 2410. Lettre à ses parents. L' Évrimmcnt, 2i novembre 1882. Voiri relto lellro, reproduite aussi dans ht Vie arti'^tiqur de novem])re-déi'emhre 1882 et dans le Lirrr de janvier 188.'{. Nous eori'iii'eons ici (piel(|iies laules de la veision irn|)rimée: I87;j-I88 août 184o. Cliors parents de (ont sexe et tle tout âge, Je vous écris peu de mots, mais ils sont bons. Je pars pour (la) France le 29 août, de Stora, après avoir visité Constantine et à peu près tout ce qu'il est possible de voir dans ce pays sans se faire couper le col. J'ai de quoi faire un bon volume, qui ne sera pas inférieur, je l'espère, au Voijage en Espagne. Par un basard singulier, j'ai rencontré ici des peintres de con- naissance, de sorte que les illustrations du bouquin sont toutes faites. Maman sera rétaldie complètement quand je revien- drai ; c'est le bouquet que j'attends d'elle pour l'anni- versaire de ma naissance, que je passerai sur la mer, entre deux bleus. 0 Lili ! comme si ce n'était pas assez d'avoir un mu- lâtre pour père, tu vas avoir un Kabyle pour frère ; je n'ai plus d'autre blanc que le blanc des yeux. 0 Zoé! sois encore ébourilîée; j'ai vu au bazar des gens qui faisaient de la passementerie, des tresses, du cordonnet, avec leurs pieds ! Sauf que je sue comme Eugène Sue lui-même n'a jamais sué, je me porte assez gaillardement, à pied et à clieval. L'Algérie est un pays superbe, où il n'y a que les Français de trop. Un de mes admirateurs, mai'écbal des logis de spa- bis, m'a donné à Oran une très l)elle peau de pantbèi-e. Ainsi, voilà la peau arrivée. J'avais ce désir; il sera réalisé de la manière la plus inattendue et la plus 538 IIISTOIHK DFS (iKlVIiF.S KK TH. ilMIlKM. iiivraisiMnblalilt' . dduli'/. api'rs ci'la ilc la lorcc i\r^ liidicclioiis (Ir \(tl()lll(''! I.a Croix ilc llvriuj csl liiiic, Dit'ii soil Idiirl (u'-i'ard m'a dil (|iii' iiirs iiioiroanx a\ai(Mil t'U' rcmaiNjurs ; lanl iniciix, cai" Ir roman son- limontal n'csl uiiiMf dans mon uiMirc : mais, (jnand on a nn rlal. il lanl loul l'aif'. Je srrai à Paris le 7 on le iS scjilcnddc ; rt-joiiisscz- xonsà l'cilc ponsro drliralc ot lriomidianl(\ .ranrai (lo) plaisir de liim'i- avec vons. si vous n'avnz pas do lY'pn- liiiancc à \oiis iniilrr à table à côté dini homme d»^ conicnr. .1.' NOUS lèche lo museau à lous. Théoidiile Gautier. 2411. Sonnet. Elrrtmrs »(wrs [pour 18«:i). Iii-;i2, \2H paiios l't i^iavuic à l'cau-roiic. Paris, ui\\n\n\cv'n' Mallcroz; liluairii' ClKininn/ frères. Prix : 20 IVancs. Ce voliiiuc, i»aiu en déceinbro 1882, est iiisoril, sous le n" \\'^'^ de la Bililiiuiniphic de la France du :{ IV'viici' iHHW. Voiii oc soniiof,(pii a passé aussi dans le suppirineiil li!- raire du Goiilnis du :to di'cembre 1882 (;! dans le Di.v-mit- rii'iiir sircir du 2 jaiiviri' 1883: A MADAME *** SONNET Trop modeste est ton v(eu. Que n'as-lu souhaité, tlonnne un enfant mulin qui veut avoir la lune, Ouelque chimère folle, absurde, inopportune, Réalisation d'impossibilité. Que ne désirais-Ui le croissant argenté (Jui luil au front d'Hécate à travers la nuit brune, On la boule où se tient sur nn pied la fortune, Ou la perle qui dort sous le flot agité ! 1X7:5-1 s 8(). r.:iO J'eusse enfourché pour toi l'hippogriffe d'Astolphe, Plis la déesse au vol par ses longs cheveux d'or Et fouillé jusqu'au fond l'azur amer du golfe. Mais tu rêves un sou de ton propre trésor, De la Californie une seule paillette, Et tu veux un sonnet plutôt que ton poète ' ! Ce 30 janvier 1852. Voici une version différente des deux tercets : Pour toi j'aurais monté riiippogritfe d'Astolphe, Pris la déesse au vol par ses longs cheveux d'or, Et sondé sans ptilir l'azur amer du golfe. Donne-t-on une ohole à qui tient le trésor? Tu possèdes la mine et veux une paillette I Un sonnet, [à quoi bon,] quand on a le poète- 1 2412. Compliment de nouvel an ; sixain. VÉvthx'itu'nl, 2 janvier 188:3. Ces vers, dont i'auLhenlicité nous semble sujette à cau- tion, sont cités par M. Georges Duval. Il les publie accompa- gnés de ce commentaire : Il est un autre compliment (de nouvel an) que j'ai vu improviser par Tliéopliile Gautier chez Dardenne de la Grangeiie. Les invités s'étaient donné comme difficulté à ré- soudre de composer le compliment le plus banal qu'il serait, possible. 1. Ce vers a (Héiuexacteinanlimpi'iiiiJaiusi dans \ii^ Etrennes aux dames : Et tu veux un sonnet plutôt que le poète ! 2. Les mots entre crochet';, ajoutés ici. inaiifjmMit sur rauloaraplie (li> cotte version. *»'io iiisToiiîi: DKS (•'('•lait voliv iV'Ic. J'ai clicrclu'' par Ions les jardins. Ilt'las ! ni roses ni jasmins I Vrainii'nt, je n"ai |tiis de lidnlicnr: Mais \(Uis p(Mi\(7 piciidrc mon coMir. 21-12^''. Sur la mer Les trois fils d'or), poésie de Tiii'ii- piiilo ('.;iii(//i('r, ninsi(pi(' de llélrnc de Hojand. (llii-z ./. A<(»s, édihMir. Paris, 12, Fauitnurfi-Poissonnière, iHH'.\. Iiis- orii sous If 11" ;j'.)87 do la miisi(ine, dans la liiHiixjritphic (Ir In Fraïuc do 2'.) soplcndirt' iHH',\. Nous avons Ir.iiiscril cxactoinent lo titre et le sous-lilre de eelle loniaiice. dtnil les piiinles. que nous niions citer, n'ont jamais pu êlic iciiics pac Tli('iipliile (iaiitiei'. Il est vrainii'ul indiii. nous l'avoiisih'ia dit (voir n" 2:107 '''''), (jii'on sr pcrnielle d'allcihiier ainsi à nn^'cand poète mort d'aussi i'aibles compositions, .hiscpi'à |irodnction de i'aulo^'raplie, nous nierons énerfji(pienienl qu'il soit l'auteur de ces v(!rs, qui essaient nialadroileinent de paraphraser sa pièce : « J'al- lais part il- ->. (Voii' n" ().">2i : Là-bas, sur la mer, connue l'iiirondeik', Jo voudrais m'enfiiir et pins loin cncor! Mais j'ai beau vouloir, puisque la crucilo A lié mon sort avec trois lils d'or. L'un est son regard, l'autre son sourire. I^e troisième, enfin, est sa lèvre en fleur. Mais je l'aime trop; c'est un vrai martyre. Avec trois lils d'or elle a pris mon cceui-. Oh! si je pouvais dénouer ma chaîne, Adieu pleurs, tourments! Je |)rendrais l'essor. Mais non, non ! Phitôt mouiirà la peine (jue de vous briser, ô mes trois fils d'or! IS7;!- 1S8C.. 511 24i:;. Dédicaces et lettres autographes, pai ClraiL'ui- Juiiiu. Iii-N", '.)(') payes. IJiJon, iiiipriiiiLTic Ihinmlicrc, 1884. CeUe brochure n'a pas été mise tians le commerce. Nous la Iroiivons inscrite sous le n° 12o2:j, de la Bihlloijiuphi,' île lu Vranrc du 22 novembre 1884- ; ollo contient une lettre de Théophile Gautier à Jules Janin que nous allons citer. <'elle leltie est relative à VOdcà HcrUtis, imprimée dijpuis, ainsi ([ue nous Tavons (b'-jà dit (voir n" 20:j4) : (Neuillï), 25 février 1861. Cher Maîlre et ancien, Je vous remercie bien cordialement de la traduclion d'Horace que vous m'avez envoyée par Curmer. Je ne suis pas un grand latin comme vous, mais je puis encore regarder dans le texte, et pour vous prouver que vous n'avez pas semé vos perles devant un barbare truculent et ultra-romantique, je me suis débarbouillé démon feuilleton d'hier dans cette pure et saine anti- quité, toujours jeune, et j'ai rimé, à votre intention, ÏOdc IV : à Sexlius, avec autant de lidélité que le permet notre vers français si diflicile et si rebelle. Comme toujours, la traduction en prose est poétique, et prosaïque la traduction en vers. Enlin, je vous olïre la chose telle qu'elle; soyez indulgent et : « regardez ci-derrière », pour employei- le style de ïéippfer dans ses albums de caricatures. J'ai copié proprement ma petite pièce à part, sachant que vous aimez les auto- graphes, et celui-ci est unique. Agréez, cher maître, mes respects all'ectueux. Théophile Gautier. 2414. Deux lettres à Louis Godard, l'aéronaute. L'Évé- nement, 27 février 188o. Voici ces deux lettres qui sont publiées par M. Georges 5J2 iiisToiiii: DKs (ii;rviu;s di; th. nu tikk. Diiv.il dans son arlicli' iiililiilr : Cuniil l'uiisicn. I.'iiiii.;in(' <|iril li'Mi ;iltiiluii' MOUS m'miMi' (|iirli|ii(' |iiii roulcslalilc : l'aiis. IHGl. •• C.liri' niOMsifiir (îodaid. -« J'ai it'Nt' i|m' J avais des ailes, liic lois irxfillr, mon |>n'mit'i- moiiNCinenl a éU'' de vous ('ci'irt'. VoiMoz- Miiis Tn'i'îiipoi'lcr avec vous lors tic voir»' |not'haiin' nsct'iision.' J'ai iiii las de pclilcs liistoii't's (|iit' los daines lit' Ncidt'iit jias ( nleiidi'c cl i|iit' jr voudrais couler a.ii\ oiseaux. H Rien à \()iis. " Tliéopliile Gautier. » Godard coiisfiilil. l,»' vnyaue fut lixé. An jour dil. Gaulier ne se piêsenla pas t'I Godard partil sans lui. Oc rclour, il Irouva ce second hillel : « Cher monsieur Godard, « J'ai réiléclii. M. Sciibe m'accuserail tie vouloir m'élever au-des.sus de lui. « Excusez moi. ïliéophile Gautier. >>'' 2ilo. Lettre à Fanny Elssler. Jnitmal dr Siant-Prtfrslinunj, 23 iV'viior -^ i88;i. / mars Voici celte curieuse letlie ccrite en mars 1840. Nous la faison.s suivre (les faules d'oiiliof^raplie corri^'f-es) de la réponse de Fanny p]lssler, et de la première lettre qu'elle écrivit ensuite d'.\niérique à Théophile (iautier : 1«7:î-188(;. 54y (( Mademoiselle, J'aurais vivement désiré vous voii- avant voire départ; j'ai été chez vous deux ou trois fois sans avoir le bonheur de vous rencontrer. Je vous renouvelle, pai- l'entremise de notre ami Barrez qui vous remettra cette lettre en Angleterre, les offres de services lilté- i-aires que je vous avais faites, et je me mets à votre disposition. Quand vous serez chez les sauvages, tout lù-bas, en Amérique, écrivez-moi vos succès, les détails de vos représentations et de vos ti'iomplies; je me servirai de vos notes dans mon feuilleton, et je ferai en sorte que l'on parle de vous plus souvent que si vous n'aviez pas quitté Paris; surtout ne soyez pas modeste : dites la vérité ; mademoiselle Taglioni a trouvé le moyen d'agrandir sa réputation depuis qu'elle est en pays étranger, et il vous sera facile d'en faire autant : il ne suflit pas, dans notre vilain monde, d'être tout naturellement belle et charmante et pleine de talent connue vous létes; il faut encore s'occuper un peu soi-même de sa réputation. Je prends la liberté de vous dire tout cela, parce que je vous poi'te un intérêt sincère, qui ne s'est jamais démenti, et je pense que vous ne le trouverez pas mauvais ; j'ai l'orgueil de me croire un de ceux qui ont le mieux compris votre talent et votre beauté ; je vous ai étudiée en artiste et en poète, et j'ai la conviction que personne aujourd'hui ne peut vous remplacer. Mais, à coup sûr, on essaiera de le faire ; on parlo déjà de l'engagement de mademoiselle Cerrifo de Milan, dont il a déjà été question auti'efois; quelques journaux répandent déjà le bruit d'un retour de made- moiselle Taglioni ; à défaut de mesdemoiselles Cerrito :.ij iiisi'diiiK DKs (h;i viiKs in; ïii. cm TII'.K. ri Tauliniii, il \ a iiiadcmoisrllc l.iiciic, Gralm. (|ii(', raiiiiiiiiislralioii iir |i('iil iiiaii(|iii'r de ixiiisscr cliaii- ili'innil pour iTinplii' le \ ii h- dr \ nlic altscnrc. Si xoln' mli'iitioii. ('(iiiiiiii' je n'i'ii (|(iiii(> pas, rsl de rr\ciiir à Pai'is, il l'atil ddiic \oiis i'a|)p(dri' le plus soiinciiI pus- siltlr à la inriiioiiT de ce Itraxc piddic, si didiliciix de sa iialiirc ; (pidipirs rér/tnncs iiicivcillriiscs, (pichpii-s liisloricllos raiitasli(pi('s on à peu |)rrs ne l'oiil pas dt; mal; cl. si \oiis nie le pcniicllt'/, jVii iiivoiUcrai ipirhpifs-iiiii's. iS'c craignez pas (raliiiscr {\i' moi, jn \iiiis IImc mi's roloiiiK's. 11 serait iton «pif J'aie des driails sur vos reitrrstMdatioiis eu Aiiulcicrro : vous savez à quel point les joiii'nan\,r('mi)lis de lettres écriles de Londres, vous ont maltraité*^ : il scrail l)oii de réparer ce petit éclicc, qui n'avait lien d<' rétd, mais (jiii a (ail (jnelqiie impression sur les gens, toujours prêts à s'en rai)porter au jugement des autres. Barrez, (pii a pour vous la plus ^iv(■ admiration, m'a promis aussi de mécrire; je conqtle sin- lui pour les éloges que vous n'oserez pas lairc df vous-même, avec la diaimaule simplicité allemande ipii vous caractérise et «pn donne tant de grâce à tout ce que vous faites. Maintenant je vous demande pardon de celte longue lettre, pleine d'avis et de conseils; mais j'ai dit assez souvent à dix mille exemplaires tout le bien que je [tensais de vous pour n'avoir jias besoin de vous le répéter ici; croyez (jue je suis aussi jaloux de votre gloire que vous-même, et comptez sur la /idélité de mon admiration. Votre tout dévoué feuilletoniste, Tbéopliile Gautier. Paris, rue de Navarin, 14. lS7;j-188r.. 515 Lonilros. le 17 mars 1840. Pormellez-iuui. iiiuii cher luoiisiem', (levons exprimer lotis mes remerciments pour votre cliarmante lettre. Je ne puis vous dire tout le plaisir qu'elle m'a fait. Il m'est si doux de vous savoir mon ami. Étant loin de Paris, de ce Paris chéri, de mon Paris. j"ai hien })eur rpie tous mes amis [ne] m'ouldient. Mais je compte sur vous ; vous m'avez promis, vous me promettez encore, dans cette bonne lettre, que vous me rappellerez à leur sou- venir et je vous crois, car vous avez toujours été si bon pour moi ! Je vous assure, mon cher monsieui", que l'idée d'avoir en vous un véritable ami, me rend hien heureuse. Oui, je vous écrirai souvent, vous aurez souvent de mes nouvelles, car vous êtes bon, et vous ne me tra- hirez pas. J'ai en vous une entière confiance et je ne puis vous dire assez combien la preuve de votre amitié m'a fait plaisir. Je conserverai votre lettre comme telle, précieusement, je vous assure, et je profilerai de voire aimal)le permission ; dès que nous aurons donné la Tarentule ici, je vous ferai })arl du succès, si toute- fois cela est ainsi. Aujourd'hui, je ne veux que vous l'emercier de voire charmante lettre, et vous persuader qu'elle m"a i-endue l)ien heureuse. Agréez donc, mon cher monsieur, l'assurance de loule ma i-econnaissance el croyez-moi Votre dévouée, Fanuy Elssler. La célèbre danseuse se rendit ensuite à New-York, où elle arriva le 3 ni.ii 1840. u. 35 516 iiisTDiiii: i)i::s iii:iviu:s \w. vu. (.ai:tii:ii. Ncw-V.iik, \r .11 mai 1810. M(tii clirr moiisii'iir, Eiu'oiirajivc [Kir vdli'c cvlit'iih' hdiilc, je picmls la liliiM'It' (le vous oii\n\iT (|iiil(|iit's joiiiiiaiix aiiK'ricaiiis. Vous a\('/ laiil de utuil i|u il \(iiis scr.i lacilt' de prendre cr (|ii(' Miii^ lioinri'c/, de iniriix dans loiil ccia, |Hiiir l'aire |iaii aii\ Parisiens do mon ininiense succès ici. Il nie sérail en elVel diriicile de vous dii'c {|iiel succès j'ai ohicnii ici. On me lèlf. on nie Irailc coniinc nue reine. Oiiand ji- \ais (|ii(d(|Me pari en \()ilMr(\ on me jette ^\^'> Meurs dans nia \(iiliiie, et si je surs d'une salli' de, spectacle. t(Mis les liomuM's ("ilenl leius cha- peaux comme devant une reine. Jamais je n'ai mi un pareil enlhousiasmc pour une ai'lisle. Vous voyez par cela, mon cher monsieur, que je suis larjiement dédommagée de mon voyage, car il n'est pas possible d'être plus appréciée (|ue je no [le] suis ici. Vous comprendrez facilement cpud désir j'ai [d']en faire part aux Parisiens, car vous savez combien je les aime, et que je leur dois ces succès ici, car ce sont eux qui m'ont fait une telle réputation. En leur annonçant mon succès ici, je crois jlesj i'emerci(;r pour tout ce qu'ils ont fait pour moi. Je vous laisse donc ce soin, et ;jej vous remercie d'avance, jusqu'au jour heureux où je pourrai vous sern-r la main et vous i-emercier de vive voix, et vous dire de nouveau que je suis votre reconnaissante Fanny Elssler. Il nous l'aul, ajouler ici que rtMoiie de Kaimy ElssJcr pAlil, quelque peu aux youx de Tln'dpbih; Gautier après le début à l'Opéra, en mars 1841, cle la plus rhanuaute danseuse de IS7;M88(3. 547 nolri' temps : Carlotta Giisi. Les deux ballets que le poète écrivit pour e\\e,Gisellee[l(( Péri, onl été ses meilleurs rôles, et sont restés dans la mémoire de tous. Fanny Elssler, après sa représentation à bénéfice (Opéra, février 18i0), et après son voyage en Amérique, ne dansa plus jamais à Paris. 2416. Lettre à M. Ingres. L'bdcnni'diaire des chercheurs et des curieux, 2o mai I880. Voici cette lettre, dont l'autopraplie nous appartient. Le tableau que Théophile Gautier attribuait à M. Ingres, fut reconnu plus tard pour être de madame Calamalla. L'écri- vain en a parlé, tlu reste, dans le Moniteur wiircrscl du 18 juin iS.'iO: Saint-Pétersbourg, ce 7 févi'icr 185:). Cher et vénéi'é niaili'e, Je viens de découvrir à Saint-Pélersbourg un tableau mii-aculeux qui ne peut être que de vous... ou de Raphaël. Il n'est pas de Raphaël, sa conservation trop parfaite le dit, et jiourtaut je n'ai i)as vu dans votre œuvre gravé au trait cette composition sublime. Fait- elle partie des trois ou quatre tableaux égarés, perdus, passés à des possesseurs inconnus dont on regrette de n'avoir pu retrouver la trace? J'ai recours à votre bonté pour le savoir. Cette toile représente In Vierye et l Knfant Jésus de grandeur naturelle. La céleste mère oITre au inonde son enfant divin, dont les petits bras et le corps perpendi- culaire simulent la ressemblance d'ime croix, comme l)ar un pressentiment de la passion. La Vierge, de ses belles mains, soutient le bambino par les aisselles, comme si elle voulait lui faire essayer sur ses genoux le premier pas, et ce premier pas présage le Calvaire. A l'expression de tendresse maternelle sur le visage de Marie se mêle une mélancolie prophétique ; elle 518 IIISTollîi; DKS (ii:i \ KKS llK TH. (..UTIi:!;. (IcNiiic roiiriisciiKMil les anjioissos du (i(il,L:nili,i. Le |iciit Jfsiis aussi csl sérieux. Iiislc; sa Irlr piMiclic sur répaulo. (loiiiiaiil (h-ja le iiioiiviMiinil d agonie sur la croix l'I ra|i|M'iaiil le ... /jaiicns cnpiil c.vpiravil. Les (Iciiv liMcs (le rciifanl cl de la Vicruc se Idiichciil ; par une liardicssc heinviisc ei clianiiaidc, raiircnle de Jésus (race son ccrcli^ d'or siu' la joue de Marie, doid le niniltc .s'enlace à celui de son lils. à peii près comiiho les anneaux d'une liagiie d'alliance omcrle. I.a lMni(|ue de la Vierge esl rouge, son niaidean d'un Meii intense. Le dessin esl le vôtre, c'est tout dire; le iiiodelé, d'une force el d'une finesse (|ui n'a])])arliennent (|u';'i vous; la couleur d'une liai'nionieiuiissanle, d'une clialein- voilée, dans la gamme dorée et lu'une de l'école romaine ; le fond consiste en une architeclure représentant une niclie ronde llanquée de deux pilastres avec des arabesques. D'après le dire du proiiriétaire actuel, plusieurs tètes de saints ou de moines liguraienl de clKupic côté de la Viei-ge, remplissant d'une façon symétrique les coins maintenant vides. Elles étaient, suivant liu, tout à fait endommagées, et il a lallu les couvrir en i)rolongeant rarchitecture ; comme la toile a été rognée jiar le bas, votre signature manque pour le vulgaire. Si nous achetions ce cbef-d'oeuvre et si vous vous en reconnaissiez le père, vous seriez sans doute assez bon pour y apposer, à mon i-elour en France, ce nom sou- verain, qui veut dire sublimité, style idéal, beauté suprême, et peut-être vous retrouveriez sous le crépi du restaurateur les têtes sacrifiées. Je croirais le dévouement de toute ma vie à votre gloire bien payé par cette condescendance. 1873-1880). 549 M. Carolus de Raay, mon ami et l'édileur des Trésors d'art de la Russie ancienne et moderne, grand ouvrage auquel je travaille maintenant et où votre tableau aura une des premières places, a fait, pour l'acquérir, des démarches (|ui seront, je l'espère, couronnées de succès. Daignez, cher maître, quitter un instant le crayon ou le pinceau pour prendre la plume et m'envoyer, courrier par courrier, la solution de mes doutes; si vous n'étiez pas l'auteur de ce groupe divin, alors j'aurais trouvé un Raphaël ignoré d'une jeunesse et d'une consei'vation inexplicables. Ingres et le Sanzio sont les deux seuls noms qu'on puisse inscrire au bas de ce chef-d'œuvre. Votre très liuml)le et très fervent admirateur. Théophile Gautier. Voici mon adi-esse : M. Théophile Gautier, chez M. Varlel, dom Smoii- rolf, malaïaMorskaïa, n° lo, Saint-Pétersbourg, Russie. P. S. C'est avec la honte la plus profonde que je joins à ma lettre cet infâme croquis fait de mémoii-e après avoir vu le tableau cinq minutes. R en rappelle à peu près l'agencement et, tout infoi'me qu'il est, pourra guider vos souvenirs. 2417. Lettres, distiques et quatrain. Les Confessions, souvenirs d'un demi-siècle (1830-1880j ; par Arsène Houssaye. Quaire vohimos in-8o. Paris, imprimerie Paul Dupont: librairie Dcntu, 1883. Prix : 24 francs. Ces volumes sont inscrits sous les n»» 5413 et 6364 de la Bibliographie de la France des 13 juin et 11 juillet 188."). Ces quatre volumes renferment non seulement de très r>.M) lllSTOIliK l>KS (IKI \ IIKS \)V: TH. (.Al Tll'.ll. rui'iiMix tlflails sur Thr-oiiliilc (laiitici'. mais ciicnic des Ifltrcs l'I tk's vi'is iiiriiils di' lui. lui voici la liste : Tdiiir !'^ T/'i/s irilirs. Paj^c ;i;ti-;!;;c.. — /v7//r, rn.s' ri (trssin. Pa^'cs IN, \VI cl WIV (les iiuliiiiniitlirs. Tome 111. Hillrl ri ijunlniiit. Pa^c WIW . I.a IcUro iin|irimt''0 en l'ac-siinilé ilans le lijiuc !'■'•, a i c- pani CM |tailic dans la linzrllr (i)irr(liili cheval stMiihlc lier de poilcr co lioaii j^'i'oiipo, La jt'iiuc lillc ril -- llux, se liatlciil toiijoiii's I Saiiil-l'tHcrsljour^;. 18.')'.), IV DHDICACE DES ÉMAUX ET CAMEES s M. l'.T M""' M. Il inanqiio aii\ lùnauv et Camées Un médaillon où mon liuiin Enl gravé vos tètes aimées ; Mais j'ai trop tôt fcniié r(''crin. S'il se rouvre, sur une agatlio Au fond laiteux, mêlé de roux, Ma pointe la plus délicate Sculptera l'épouse et l'époux. Les cheveux, do la blonde tranche En ondes d'or suivront le lil, Et les chairs, sur la veine blanche, Découperont leur |)ur [jrolil. Elle, pour qu'on la reconnaisse. Aura l'esprit dans la beauté. La grâce aiguisée en (inesse, Avec un air de volupté. Lui, malgré sa lèvre qui raille, Ce charme où tous les cœui's sont pris. Et, pour achever la médaille. Un coup de (er aux favoris ! (1863 ou 18G4.) 187:{.18Sf.. 553 V ET VI EN QUITTANT TOLÈDE DEUX SONNETS KCIUTS S l" H noiTS RIMKS. Oh ! que rapidement est arrivé le — soir ! Souvenirs enchanteurs, que nos âmes — charmées Voudraient sertir en or comme autant de — camées, Ne disparaissez pas au fond de l'oubli — noir ! Murs, églises, palais, tours de créneaux — armées, Daignez nous pardonner d'être venus vous — voir, Lorsque Y Hôtel du Lin pouvait à peine — asseoir Des touristes errants les meutes — afTamées. Que le Ferro-carril les remporte d'un — bond ! Moi du moins j'avais vu tes remparts — cenlenaires, Tolède, où me ramène un destin — vagabond ! Moi, que l'Espagne attire à ses jeux — sanguinaires. Moi qui cherche des mots dans les — dictionnaires, Pour peindre chaque objet : rouge ou bleu, brun ou — blond II llodrigue dans le bain vit la Florinde un — soir. Elle jouait parmi ses compagnes — charmées , Avec sa jarretière, au fermoir de — camées. Mesurant ses appas, bien blancs quoiqu'il fit — noir. Pour ces appas l'Afrique envoya des — armées ; Au-dessus de la Croix le Croissant se fit — voir; Rodrigue n'eut plus même une pierre où s' — asseoir ; Le sang rassasia les plaines — affamées. Parce que la Florinde à l'honneur fit faux — bond, L'Arabe, violant les temples — centenaires, Fit manger sur l'autel son coursier — vagabond. Wl MlSTdlHi; DKS OKL V1U;S DK TH. (iAlTIIlli. Le ... loiiJDurs causa ces luttes — sanguinaires. Si Von (Ml cioil riiisloii-c et les — (iirlioiinaiivs, riorinilc lavait i)iiin, llrlrnc l'avait — blond. Kii vv;ip;oi). de .Mailiid à Avila. AdAl \X'M. VU A .M. l'ETlT-SENN. ArilMU liK-^ li/i/rflrs ri Ihiuliidcs. Ta Muso, (Ml sa vcMclour pieniinc, Malgré ses cheveux blancs sourit ; Dans une perle de lumière Tes B/uelles mettent Pesprit. Genève, 27 octoijre If-'O.'). VllI l>ori{ I.ALBUM DE L'IMPÉRATRICE DU MEXIQUE'. Pour vous garder toujours l'Europe vous élève; Mais une destinée, étrange comme un rêve. Tous prend à Miramar, vous met à Mexico ; 1^1 de Montézuma vous portez la couronne Dans ranticpie cité qu'un grand lac environne. Et dont notre clairon fit retentir Téclio. Vous avez |)our sujets, douce (Milant de Belgique, Le farouche gauclio, le juaristo énergique Et l'Indien, encore à nos lois mal soumis. Mais le sceptre est léger que tient une n.ain blanche ; Sous lui plus volontiers le Iront hautain se penche, Et vous ne régnerez que sur des cœurs amis. 1866. 1. Ces vers ont élé iniid-imés à trois ou quatre exemplaires, en lettres tror, chez un iniprimeur de Sedan. Ils n'ont, bien entendu, jamais C'U' déposés. 187:^-1880. Ô55 IX SUR LES ÉLECTIONS DE M. LE PRÉFET SO>'NF,T KCRIT SUR BOUTS RIMlis. Pour les élections, il faut être — malin ; Dans ce métier de cliien, hélas, tout n'est pas — rose 1 L'électeur campagnard demande qu'on 1' — arrose, L'entliousiasme altère et le vote est — ï^alin. Au préfet, trop souvent, Persigny — Fialin De par le télégraphe expédie une — prose A donner au pins froid une ardente — névrose, A rendre Mazzini dévoué — papalin. En dépit du bon sens, en dépit de 1' — histoire, Il faut au candidat assurer la — victoire, Gravir le mont à pied, passer le fleuve en — bac, AflVonter tour à tour glacière et — rôtissoire, Persuader Ambert, passionner — Issoire, Quand on voudiait entendre une fugue de — Bach ! (Clermont-Ferrand, 1867 ou 1868.) X LE NAVET SONNET ÉCRIT SUR BOUTS RIMlis. Vous avez au navet ouvert un — horizon ; Vous réhabilitez ce mets de la — chaumière. Que la maîtresse sert en baissant la — paupière, Lorsque sur son menu manque la — venaison. Le navet à propos vient dans cette — saison, Où Valel s'ouvrirait le flanc de sa — rapière; Vous les accommodez d'une telle — manière Que l'on en mangerait même à la — Malmaison. WO IIISTOIKK l)i;S OKIVHKS DK Tll. (lALTlKU. Il iiaj,'(' iiKiIlt'iiicnt (liiiis iiiic siuici' — Idondc, Plus lihiiic (|iir l;i ^^'Mllls Ii)i's(iir('lli' sort de 1' — oiulc, l']l votre ((inloii lileu iiiérile la giaiid' — croix. iMais vous èles timide el votre n'i,'ard — soude A l'endroit du navet les \eu\ de tout le — monde... Soyez calme ; au sci'utiu, il a toutes les — voix. (C;ierin<.iit-lMMT;iiMl. ls(i7 du 18G8.) \l QUATII.VIN Coiii|i.isi'' jinur un eiil'aiit faisant ii-riiiitiiHi dans le salon (le sa .Mi'i'i' en s'i'iTiaiil : Je s//i>i f/ii/i/rii'-inf ! En classe je suis quatrième ! C'est un plumet à mon cimier. Mère, dans la classe où l'on t'aime Je s(>rai toujours le premier! (Ciermonl-i'errand, IHGl ou 1868.) XII I.Ml'iiO.Ml'TU A la Princesse .Mathilde, le Jour de la première représentation de Fei-nniifle, pai' V. Sardou, représentation à laquelle ils ne se rendirent point, après être convenus d'y assister ensemble. Je ne regrette pas la pièce de Sardou ; De ses imbroglios je ne suis pas très fou. Mais j'aurais regardé, sans souci du théâtre, Sous votre peigne d'or votre nuque d'albàtre ! (8 mars 1870.) FIN APPENDICE ET ERMTA Depuis près de cinq an$ que l'impression de cet ouvrage est commencée (novembre 1882), un certain nombre d'er- reurs et d'adjonctions, et beaucoup de fautes d'impression, ont rendu cet appendice et cet errata nécessaires. Les fautes sont surtout fréquentes à propos des numéros cités, auxquels le lecteur doit se reporter. Ceci s'explique par les remaniements que le numérotage général du livre a subis, à diverses reprises, pendant son impression même. Les numéros de l'appendice renvoient aux mêmes nu- méros de l'ouvrage. Septembre 188" TOME 1 >i° G. Le Marais est ainsi dédié : >< A mon ami Armand E... » N° 12. Cauchemar. La deuxième épigraphe de Daniel Jo- vfird, dans les Jeunes France, est tirée de cette pièce. Ce fragment n'eût donc pas dû être réimprimé à part, en 1870, dans le tome deux des Poésies Complètes de Théophile Gau- tier, où il se trouve, en conséquence, imprimé deux fois. N» 13. La Demoiselle porte pour dédicace : « A mon ami Alphonse B... ». Cette pièce a été aussi réimprimée dans le Livre de Demain, par divers, en décembre 1884. (Voir N» 974.) N"» 13, 2:j et 29: Far-niente, Élégie II et Voyage, sont 5:.S IIISTOIIŒ DES OKLVUKS Di; TH. CM TIIIK (lt'si'4;iu's par ciicur roiiinu' ii'iiii|iiiiiit''S dans If Vdliuiif : Po<'sji?s de Tfii'npIiiU' iiaiilicr (jui iir f'KjurcnnU puis dans ncs œuvres. N" 17. Promenade Nocturne a r\r miso aiis.-i m mii>i(iiic par M. .Marin Koscarina. .N-'itl. La Tcte de Mort, (.ciic pire, •dr mmn csl rmic dns prciuit'n's (In p(»Mt'. Kllc a (''h- (•t'rilo aiissilAt. aprc'S sasoiUc (■> fiicdiirai^cnicid-. lin Ndiri la [in iniri'c \('i',-i(in, ahsolunifnl (liHiMond' iln h'.xh' pnidir. I.'allcrnance des limes est loule anlic. \ons la cupions snrnn unioeraphc riivové ])ar le poMc adulfsccnl ;i son anii de rcdlr^c, M. {-'nL'i'in' (If .Nnlly, cl. Tln'dplnjr (ianliiT Icnail licanccnip il celte vei'sion inédile, car il l'envoyait, aver le h'xlc imprimé, à M. TrcmMay, aceompai^née de ces mois : Paris, 6 mai IKil. Monsieur, Vous pouvez disposer comme bon vous seniliicra de nita pièce ; je laisse à votre c,omI de choisir entre les deux versions. Mon amour-propre a lanL de motifs de vous croire lion juge que je m'en remets entièrement à vous siii- ce point. Avec considération et coidialilé, Monsieur, NoIre liés Inimitié serviteur. TJiéopiiile Gautier. Sur le mnr (h'-labié d'un ancien oratoire, Avec du huis hénit, pour orner une croix Une tète de mort lut posée autrefois. Gomme le crucilix elle send)le d'ivoire Tant elle esthlanclic; enfant, hien longtemps j'en euspeur, Et si j'étais forcé de passer par sa chamhre. Surtout pendant les nuits si tristes de décemhre, APPENDICE ET ERRATA. 559 Je croyais voir au sein d'une étrange vapeur, — Comme dans un rayon de soleil des atomes, — S'agifer, se lieurler des milliers de fantômes Affreux, tantôt géants, tantôt nains; mon regard Alors autour de moi se promenait hagard, Et, me ressouvenant des fables qu'on débite. Parfois j'apercevais, au fond de cet orbite Que l'œil n'anime plus,, du feu qui flamboyait. Et si, resté dehors, un vieux chien ai)oyail, Si le hibou, caché sous l'ogive gothique, Jetait un cri d'effroi, si par la vitre antique Le vent d'hiver sifllait dans le long corridor. J'aurais juré vraiment que ses dents déchaussées Ricanaient et grinçaient, et des sueurs glacées Me montaient au visage! A présent, quand tout doi't, Que la lune répand sa lueur violette, Souvent je la regarde et je dis : « Quelques ans, (i Que sais-je, quelques mois, un espace de temps «~ Beaucoup plus court peut-être, et je serai squelette, « Tête de mort Mvide, horrible! » — Celle-ci Est celle d'une \ierge autrefois morte ici Dont voilà le portrait, qui, de son cadre semble Se pencher en avant pour sortir; ses beaux yeux Etincellent de vie; un souris gracieux Luit sur sa lèvre rose entr'ouverte, et l'ensemble De ses traits ingénus, de fraîcheur éclatants. Montre qu'elle touchait à peine à son printemps. Pourtant elle n'est plus : bien des larmes coulèrent A son convoi sans doute, et des bouquets de fleuis Aux rafales du vent bien longtemps s'effeuillèrent Sur sa tombe, tribut de pieuses douleurs. Puis, des premiers chagrins l'amertume passée, Enlin l'on oublia la pauvre trépassée, Pendant qu'elle vivait objet de tant de vœux, Et que plus d'une bouche avait proclamé belle. •■)<îO IIISTOlltK DKS (>i:i \HKS 1»K TH. (iAl Tl MIS. Itt'llfl Oui le (lirait? Où sont ces lilonds clicvctix. Dont sa inaii) lilaïu'lic anaiii^o uiil' IkhicIc icbcllo Oui loiiilii' fie enté; celle peau de satin Où, conniic un lit d'a/ur. traiis|tarait cIkkiuo veine; Ces lèvres de corail au sourire enfantin; Ces yeux itieus aux huii^^s cils, (|n'nne passion vainc N'a jamais l'ait pleurer? — l'n crâne blanc et. nu. Deux Irons noirs et profonds où l'ieil fnicontenu, Une (iico sans n(>/, inldrine cl j^niinaçaiite, Dur avertissouicnt, pensée étourdissanle, Voilà ce (pril en reste, avec un souvenir Oui s'éteindra bientôt dans le vaste avenir! N" iiO. L'i Muiii (II' (ildirr |i()rlc dans lu W'ilu'inr (inhiiilr, \>Av (i('rai'd de Nnval, le lilir Ar la Mdiii n>r/i(n>lc(\ N" ()(). Colère. Ces vers ]iorleiil, b; titre d7«////;c.s', sut l'aii- tof^raplic ijue nous possédons; il provient aussi de M. llufiènc de Nullv. Voici liuil vers inédits (|ui doivent se placer aprrs le qua- trième et après le seizième vers de la ])ièce : Sous la pourpre la plaie, et l'aspic sous les roses, Une chauve tête de mort Derrière un niasrpic frais; au fond de toutes choses Une gueule ouverte qui mord. Vieux squelettes pourris, dont les haleines puent A faire vomir leurs amants, Oui, le soir, près du feu s'accroupissent, et suent Pour prendre leurs médicaments! APPENDICE ET ERRATA. 561 N" Tii. Albertus. Une autre variaule do ce poème a encore été relevée clans le Musée des familles des 13 janvier et lo février, et dans Vlntcrmrdùiire du 10 juin 1884. Il s'agit de la strophe LW qui délxitait ainsi dans la première édition : Le papier que la belle avec un air d'angoisse Dès la strophe 36 de ce poème froisse, Indubitablement est un billet d'amour... Ur, (juand l'ouvrayc fut réinipriuié vn 184j, on s'apei'çut que le cbifire trente-six, en lettres, faisait trois pieds et Gautier changea le vers en question. Il fut remplacé par celui-ci : Dans sa petite main aux ongles roses froisse, l.a noie qui accompagne Tniculrnce-Purulcnce, sur l'exem- plaire d'Albertus vendu par Baur et Détaille, est par M. Eugène Crépet; elle est écrite de sa main, et l'ami malicieux dont il i>arle n'est autre ([u-^ M. Xavier Auhrvet. N° 77. Venise. Dans la réimpression de l'Orient, Venise est indiqué à tort comme écrit en 1842. N" 81^''. Les Jeunes France. L'('dition originale de ce livre ne porte pas, au titre, de trait d'union entre les deux mots, et chaque fois (ju'il s'y trouve ici, c'est par une erreur d'impression. Au dos, le titre de l'ouvrage n'est pas im- primé non plus sur la couverture même, comme cela se fait de nos jours. Sur le papier tout uni est simplement collée une étiquette, sur laquelle le titre est imprimé. Di- sons aussi, à propos de /(( Jeune France, que la pi'emière édition de la Biblioyraphie Umiiantique par Charles Asseli- neau est de 1866; la préface du Catalogue de la Vente Amand (également par lui), de décembre 1871; la deuxième édition de sa Bibliographie Romantique de 1872, et la brochure de M. Tourneux de 1876. Enfin, l'édition des Jeunes France publiée eu Belgique, avec frontispice de Féli- cien Rops, est de janvier 1866, et non de 1863. n. 36 M\> iiiSToiiii: DKs (»i:r\ iti.s dk th. (,ai iikh. N» '.M. Laquelle desdeux? ('•' t'onltHiil ir'iin|iriniôoii iSCi.") dans la Vr.iii ilr Ti(in\ s.iiis vnn ilmiici- iiaiMyiaplu', t'Ic'esl soiilciiu'iil tlans la version (|iii. tl('|Mns 1873, accomj)ai?iio /'S ,//7(»/'s l'niiiri\ ([iio ce |tassaj,'-e a élé l'ecueilli. Ghazels. (I, Chinoiserie. II, Watteaui. Ces vers nul |i,irii |iniir l.i lu'eniière Ibis (sans leurs lilres .icliiels), dans V llitinminji' aux d(mii':ipoiir iHX'i (N" 0888 de la liililioyrap/iii' (Ir hi Frinirc du -20 dt''eeinln'e I83i). Nous avons di'eoiiverl ce l'ensoi^nriiienl I rii|i lard |wiiii |ioiivoir lions eorrigei daii^ l'nuvrago, car nous avons iiuli- (|iié la preniit're publication de ces pièces dans la Comhlic dr la .U'-)7. en 1838 (Voir N»' 305 et 320). Chrnnolo^'iqne- uienl., leur vérilalde place esl apn'-s le .N» 107. l']lles sont entrées ensuite, avec leurs lihcs arluels, dans /»/ Cumédk de la Mort, et elles ont l'ait |>arlie depuis de loides les ('di- tions de ce recueil. La dernière strophe de Wallcau est iuipriinée ainsi dans Vïljmnuujc aux dames : Je m'en allai, |)louranl comme une femme; Kn regardant j'avais compris cela : Oue j'étais près du rêve de mon àme, Oue mon bonheur était renfermé là! Les vers inédits de Théophile Gautier eilés par nous h propos de Chinoiserie , ont une origine que nous avons retrouvée. Louis de Gormenin avait écrit, à propos d'IInn, le roman de Méry iMililii' dans la Presse à partir du 26 fé- vrier 1842, une pièc(! de vers que Théo corrigea, et dont nous avons Tautographe sous les yeux avec ses corrections. Les vers que nous avons ]Hihliés étaient destinés a lem- placer dans ce moiceau ceux que Gautier condamna. Voici du reste la pièce entière, telle que l'an leur de Fortunio l'avait arrangée, sauf, bien entendu, le passage déjà recueilli par nous, dont nous conservons ici la version de Louis de Gormenin imprinu''c en ilaliipie. APPENDICE ET ERRATA. 563 A MÉRY. Avec vous, ô Méry, je me suis promené Dans le pays bizarre, au\ doigts teints de henné ; Comme vous je les vis, les blanches porcelaines, Les petits pieds d'enfant et les pantoufles naines. Les éléphants massifs, qui, sur leurs vastes dos. Portent des lettrés lourds de vingt-cinq mille mots; Les mandarins ventrus, à l'attitude gi-ave, Caressant de la main leur barbe de burgrave; Les poussahs monstrueux au cuir couleur de rhum. Balançant dans un coin leurs rêves d'opium. Et les pécheurs hàlés ayant, coill'ure étrange. Sur leur chef sans cheveux des ronds de peau d'orange ! J'ai vu les miaôs qui, sous le ciel serein, Frissonnent, dans le vent, d'un murmure d'airain, Les clochettes jetant, comme dans votre livre, Au milieu de la nuit une note de cuivre! Je sais, ainsi que vous, le lac dormant et noir Où l'arbre du Japon se penche pour se voir, Le large nénuphar aux pétales de soufre, Fleur immobile aussi sur l'immobile gouffre. Et les poissons d'azur, tout pailletés d'argent. Dans les tranquilles eaux par bandes voyageant. Je connais la fenêtre ou dans Vomln-e se noie Le profil pur et fin des tisseuses de soie ; Je sais un certain pied, si petit, qunn baiser Le couvre en son entier s'il vient à s'y poser. Et fai vu r éventail qui, papillon de gaze, Sous des doigts d'ambre jaune ouvre son aile et jase. Puis la lune au teint clair, prodige curieux. Souci mélancolique éclos au front des deux! Je vous ai vus, dragons aux corselets d'écaillés. Les ongles accrochés aux angles des murailles, Bayadères, le front constellé de sequins, .")lil lllSTOlKi: UiiS UKLVllLS IJE TH. I.ALTILII. nionpt's (rt'iirunts boiTi's au vont dos palniuiiiiiis, hoirt's et pairuiiis, [laiavciils. vases, j')ii(|ii('s, Loliis ti'('ini>iiMt leurs pieds dans la nacre des cduipies, Tigres aux iniillles noirs, panthères de ,la\a Mais, certes, avant vous, jr ne \is point llé\a! Louis DE CollMENIN. Quelques l'aules s'cl.iiil ;jlissi''es (l.iii-- l;i \iT~inii do \crs (le 'flir'diiliili' (i.iiil ii'i- cih'c |i;ir nnus, nniis h-s rciiniuiiiiniis ici. cdiiloi iiK'^ a raiil(ijj;r;iph(' : Sous le treillis doré (pie de ses larmes noie Un saule inconsolable aii\ lonj^'s cheveux de soie. Je sais un petit |)ied, lleur de chair, qu'un baiser, Couvrirait tout entière en voulant s'y poser. Derrière révcntail, beau ]»apillon de gaze, (Jui sous des doigts de jade ouvre son aile et jase, Je sais des yeux charmeurs, qu'agile l'àme, où luit, Comme un rayon dans l'eau, le rellel de la nuit ! N° llli. Roccoco (Pastel). Pastel a ropai'u aussi, on iSii, dans le lonic prcMiicr des Vhcfs-d'œuvvc des éo-ivains du jour. i\*^ llCi. Mademoiselle de Maupin. Page 73, ligne ;J2, au lieu de iV 391, lire : « Voir N" 300 ». Page 74, la réinijjressiou du fVagnienl indiqué, dans la Ginildu en 184."), est anonyme. Les deux éditions in-N" de Mademoiselle de Mitupin auxquelles il est fait allusion, sont l'iklition originale de 1835, et celle de MM. Conquel- Charpentier, parue en 1883. Le poi-trail placé en lèlc de cette dernière, est gravé d'après celui dessiné en 1838 par Cé- lestin Nanteuil. Page 7;i, ligne 24, au lien (Vnlli'upprr, lire : nllinpcr. N" 118. Mirage (Barcarolle;. Barcarolle, (et non : lidrai- role), a été mise aussi en musique par M. Léon Joiiret. N" 11'.». Histoire de la Marine, etc. Page 80, ligne 0, au lieu (le >>'° 572'''% lire : « Voir N» 571 '"■' ». APPENDICE ET ERHATA. '.O.') N" 124. A Louis Boulanger, etc. Pa^ic 83, ligne 10, nu lieu de N» 306 '"'% lire : « Voir N" 'M'y ''■'' ». N" 126. La Couronne de Bluets. Page Sri. Lire [larLoul. : srlt'nien el si'li'iii^lr au lieu de ^elenien et de seleni^tc. N° 139. A deux beaux yeux. Depuis l'impression de notre note sur VÊlincellc, nous avons Uouvé un exemplaire de ce keepsake, avec toutes ses vignettes et dans sa reliure d'étrennes, qui doit avoir paru bien avant janvier 18iG. N» 140. Du physique des acteurs. C'est dans le feuilleton de /'/ P/Y'ss^' du 19 mais 18il (]ue Théophile Gautier parle de sa collaboration au Flyaro.' N" 187. Le Paradis des Chiens. Page 107, ligne 2 : suppi i- merlemot: fZans. Ajoutons à la note de cettemômepage 107, que ce passage de Sainle-Beuve se trouve dans le tome deux de la nouvelle édition de ses Portraits Coulcmpordim, parue en 1869. Il est imprimé h. la page o24, et termine Tajouté de la note publiée au bas de cette page. Les i^elations de Sainte-Beuve et de Théophile Gautier s'étaient refroidies à la suite de circonstances que l'on sait, et qui avaient amené la rupture des relations de Victor Hugo et du critique. Elles se renouèrent lentement, et Sainte-Beuve lui-même donne la note et la date de leur rapprochement détlnitif, dans la lettre à notre poète que nous avons citée N» 2193. IS° 229. L'Hiver (La dernière feuille). La dernirre fruillc a été mise aussi en musique par M, Léon Jouret. N° 239'''". La Mort dans la vie. Page 119, ligne 20, au lieu de : « Vreiniêre partie, » lire : Deuxième partie de la Comédie de lu mort. » xN° 211. L'Eldorado Fortunio . Il existe des titres de l'édi- tion de 1838, portant les millésimes de 1840 et de 1842. Depuis l'impression de notre notice sur For fiinio, M. Jolly Bavoillot, l'émineiit bibliographe établi à New-York, a aussi acquis en 1886 un exemplaire de l'Eldorado de 1837, en parfait état, ce qui porte à trois le nombre des exemplaires connus de cet ouvrage. r)()G iiiSToim: i)i:s f>i;rviîi:s df. th. haï tiiii. N" '212. Les Papillons, nul imh-oit ilc mis en iimsi(iiir p.ii iM.M. Marin l'oscai iiia fl l'aolo Tosli. I.c cniiiiinsilciir (lcsij.'iii' dans noiro iKtlicc iresl. |utiiil .M. Th. .loincl, mais hit-ii M. L('0I1 .Inllict. N" 240. Académie Royale de Musique. P:\p;c 12(1, li;.'iic lo. ail liiMi {\'/iiiiii(irii«ii(i\ Wvr » hiiiiiorinli'jiti'. » N* 200. Prospectus de la Société Œnophile. l'ajio IVT, lii.'iio 1() ol 17. \.\vi' rhifs-d'iriirii, r\ \\(U\ i/ufs-d'intrrcA. N» ;H2. Lamento ^r"";. La Chanson du Pécheur. Ctîsvcrs ont «MU'orc r\r mis en miisitiiic, sous le lilic de ],(iinr)i(n, par .M'"« Viardof. ('( par .M. J\ml Pii^'Cl. De plus, (inimnd les a mis aussi en nuisique sous le liliv de: Ijimiiiln /"• /,/ Chcninnii du Vi'rhcur. Cotte mélodie n'a pas él,('' ])id)liée, et le nianiisciil en a passé en venir le 1«'' décembre d88'i-, portant le N" 312 du Culdloyiir de la v(!iile d'anLojiraplies faite par Élienne Gharavay. N" 310. Absence. Ces vers ont encore été mis en musique par M. Paul l'u^'el,sous le titre de : l'Ahaence, el par M. C.li. Lefebvre, sous leui' titre léel. N° 3ri9. Monsieur Victor Hugo dessinateur. Le litre imprimé dans ÏAUiiim Cusinopulilr (lif^iie M; est certaine- ment inexact. Il laul lire : Vue de Lierre prés d'A7ivers, etc. N" 388. Une nuit de Cléopâtre fii opt^ra en trois actes, e^trait de cette nouvelle, a été écrit par M. P. J. Barbier pour Victor Massé'. Il n"a été représent('' que le 2."» avril 1881», un an après la mort de ce chainianl eomposileur. N" 423. La Tulipe. Page iUO, lire, à la note, N" 27, au lieu de N° 20. (l'était l'adresse de Victorine, qui inspira à Théo- jiliile (iaulit'c l'une de ses passions les plus vives. Arsène Houssaye en a parlé avec détail dans ses intéressantes Co7i fessions. Page 180, à propos des fragments de Théophile Gautier repris par Balzac dans Bvutrix, la dernière citation paral- lèle est tout à l'ait intervertie et lronqu(''e. Nous l'avions réimprimée d'après le texte même tie M. Victor Fournel dans le Corrt'xpondmit, et voici comment elle doit être lue : APPENDICE ET ERRATA. Î)G1 Balzac. le costume du temps où les femmes avaient des corsets pointus ù échelles de rubans s'élançant minces et frêles de l'ampleur étoffée des jupes en brocart a plis soutenus et puissants, où elles s'entouraient de frai- ses godronnées, cachaient leurs bras dans des man- ches à crevés à sabots de dentelles d'où la main sor- tait comme le pistil d'un calice, (P. ga.Ae^/^c/e, 20avril 1839.) Gautier. Les grandes robes de lampas ou de brocatelle aux plis soutenus et puis- sants, les hautes fraises godronnées ; les man- ches à crevés et à sabots de dentelles, dont la main soil comme le pistil du calice d'une tleur ; les cor- sets pointus à échelles de rubans s élançant minces et frêles de l'ampleur étoffée des jupes ; (P. 385. Jenny Colon, déjà citée;. ' N° 432. La Toison d'or. Celte nouvelle a encore été réim- primée, en 1881, dans le volume de Tliéopbile Gautier : Mademoiselle Dafné. N" 4o4. Le Garde national réfractaire. Ce morceau reparut encore, en 1873, a la suite des Jruncs France. 11 y est tou- jours imprimé avec sa transposition. N° 476. La Colombe messagère Plaintive tourterelle'. Celle romance, mise t-n musiqm^ par mademoiselle Martin, porte inexactement, à sa première page, le titre de Plaintive fiirrmdelle, sous lequel elle a été inscrite par erreur dans la Bihlifigrapkie de la France en 1842. M. Paul Porthmann Ta aussi mise en musique sous son vrai titre. Voici, enfin, une strophe inédite de cette pièce. Elle doit se lire après les deux premières du morceau actuel, qui, dans la version primitive, (écrite en sirophes de huit vers, nos iiiSTiiiiu: dks ui:i vhks ijk th. <;.uiii;k. cl non »lo (|ii;ilr( l, n'en fes vers ont encore éli' mis en musique par .M.M. Pierre de Bréville et \.. l'illiaux. N" i)07. Les Matelots et la mer (Les Matelots), ("/est, M. Gabriel Fauré (et non Faurej (jui a composé lamiisiciue de ces vers. iN" oi;3. Giselle ou les Wilis. l,a disliilmli' n des rôles imprimée dans les deux éditions du Théâtre de TlK'ophilo Gautier est inexacte. Voici la distribution vi'M'itable de l,i première repré?(Milation : (jhelle, paysanne.,..*....... .M""'* Cai'loll.a Grisi. Mj/rtha, reine; des Wilis Dumilùlre 2''. Balliildc, fiancée du duc. . . Forster. Berthe, mère de Giselle Roland. Zuhna, Wili Dumilàtre 1''^ Moyna, Wili Carr»'. Le Duc Albert de Silésie, sous des habits villageois M.M. Petipa. Hihirion, garde chasse Simon. Le Prince de Cowiande Quériau. yVilfrid, écuyer du duc..,, Coralli. Un Vieillard, paysan L. Petit. APPENDICE ET ERRATA. 569 M"" Forsler à inspiré deux pièce? de vers à Théophile Gau- tier (Voir N'» 734 et 7;i9). N° Îv26. En passant à Vergara. Liie ainsi le vers 8 de la page 223 : Naguère eut le rayon qui t'éclalre à présent. N°' 527, o28, o'29 et ;i30. Supprimer le mot : En, avant E>ipftgne, et, pour le N" 529, lire 15 septembre (el non 15 novembre) 1841. N° 538. Espagne. IX. Sérénade (LÉchelle d'amour). 'Sérénade a encore été mise en musique par M. Gharbîs Grisart, et, sous lelilrc de Y Échelle d'mnoiir, ]^a.r M. Gabrii'l Fauré. N° 548- Rapport, etc. I.e morceau de Théophile Gautier cité dans cette notice pourrait bien être int''dit, malgré les traces d'impression que porle le manuscrit. Il était sans doute prêt à paraître dans la Pretisc, à la un de no- vembre 1841, lorsque son auteur fut nommé membre de la commission du monument de Napoléon I'^''. Telle serait la raison qui empêcha sans doute la mise au jour de ce travail. N" 559. Une Journée à Londres. Les deux paragraiihes qui n'en forment (ju'un seul dans la Revue dea deux Mondes, sont les paragraphes six et sept de ce récit de voyage, seu- lement dans Ses premières éditions de librairie. Depuis l'édition de 1865, il s'agit ici des paragraphes sept et huit. N° 585. Opéra, etc. Ge feuilleton, bien que portant en tète la date du 15, n'a paru que le 16 dans /(( Presse. N° 588. A des amis qui partaient, sonnet. Ge sonnet el la lettre qui le précédait, ont été écrits en juin 1835, et adressés à M. L. Leroux. Le roman promis à Renduel, était Made- moiselle de Matepin, et c'est dans un petit volume collectif, intitulé /(,' Cnnataye en Franee, que se trouvent imprimés, pour la première fois, le fragment de lettre et les détails que nous avons recueillis pages 248 et 249. Ce livre a paru chez Taride, en 1858, et le chapitre de Léon Gatayes qui contient ces lignes porte pour titre : la SHne il y a trrnle r>-;o iiisT(tii{K DES f«-:rvuKs dk th. fi.MTiKn. ((«s. De plus, II' rr;ii;iui'iil d'iii I irji' de M. I,. I.crniix i|iic nous avons cili', csl rxlrail imn de la HntK .\(W(rr//r, mais drs liriHi,v-Ai(!>, niKr itniinllr. N" ii'.).-^ Théâtres^ ïliroplnlr Canlin |i;iil,' d.ms nd,aiii(lc tic son doini'^lii|iic Ahdallali, ddiil d r-l iiiic^lion aussi dans la non\(dli' : /(( l'ipc //'(Ijiiuni. N" C>1\. Le Hachich a ('h- M-inipi-iMn'' aussi dan< WMiiin-- tiiicli (Ir Friincr \\t\ni jS.'il. ri la nn''nir anniT, simiv |r liiic (!'■ : rK.sjor/7 (/(• r/Ktavrc, i\:\\\^ \r hmn' driix des Cluf^-d'ivu- vir des l'^crivnins du jour. N" G34. Séguidille. M. l'anl l'u-vl ;i mi- aussi ces vers en mil-~i([m', Milis le lilic de l'/iilH^till All'/dIdIISC. N" ii~'.\. Pendant la tempête, prière. Ci-s vris oni rh' mis aussi ou miisi(|ui\ sons le lili'c d.' : Fliio' du l'arudis, par li' vicoinlr Havnmn Decuzes (sons le p-i'udoiiymi' de Kavnion Sé/.ac). Ils ont été encore impi inn's en lac-simik', en d88îi, dans ii'S ('(mf'rs^ions dWi'srnc lliiiissa\ c. N° 67Î. Poésie : le Soleil et la Lune. I.a lin du druxirim- parapniplie iimcrie snr les bons à tirer; voici comment il l'aul la iclalilir : '( a don ItnJo/. des diMix mondes ». N" 711. Feuillets d'album d'un jeune rapin. .V la li-nc 11 (le la pap"e 277 lire : De mii- mthnidi, el non Dr ar^ iinhiiuli. N" 747. Guzla. ■ Dans un baiser. » Ces vers ont mcoie été mis en mu>i(pi(' par M. (labi'iel Fanré, sous le lilrc de : Seule. N° 7a9. (Sans titre, etc, ('elle |iicce de vers est aussi imiM'inn'-e ti'és inexarlemenl dans le calnlo^^ue de la eollee- lion d'autographes Hodakowski (Troisième parlie, pafie 636, in-8°, Berlin, 1864), collection appartenant aujourd'hui à la Bibliothèque de Berlin. N" 762. L'Esclave a encore été mise en musique par .M. l.alo. APPENDICE ET ERRATA. 571 K° 764. (Sans titre), etc. Ces veis oui encore été mis en musique par M. Paul Piiyel sous le litre de VŒiUcl rniif/c. N" 764'"'*. Deux tableaux, etc. A la dernière ligne de la page 301 et à la deuxième de la [)age 302, rétablir ainsi le nom (le madame Si(i)V( Kévy. N» 804. Salon de 1846. Voir, pour la pièce de vers : les Néréides, le N" 1200. N° 811. Les Roués innocents. La petite édition de la Librairie Nouvelle a pai'u en 1862, datée de 1863. N° 830. Le Pavillon sur l'eau. I.a lettre de Gautier est adressée à M. Samuel Henri Berthoud, nommé inexactement ici Sir Henri Rerllioud. N" 831. Courrier de l'étranger. A la [)age 340. ligne 3, lire feiiilliidnislj', (4 non friiillrtumiiste. iN° 83 L Théâtre Français, etc. Su|iprimer le im)t (A. s-, ligne 9, page 3;i('>. N"847. Rondalla. Ajouler : (Voir N» 607), N" S:i8. La Croix de Berny (Courrier de Paris). Page 364, ligne o, au lien de .Ni^ li;)U, lire : c Voir .N" HiiS. » N° 896. Pierrot Posthume. Page 371, ligne 16, au lieu de N» 1932'''% lire : « Voir N" 19332". » >■" 970. Lettre à Auguste Vacquerie,. La lin de la lettre d'Alexandre Dumas a été imprimée inexactement dans V Événement. Dumas l'a publiée dans son joui'nal le Mois (numéro de février 1849). et voici, d'après cette version rectifiée, comment sa leld'e se termine : « pour en avoir jamais fait, ou être tenté d'en jamais faire ». Une lettre inédite de Théophile Gautier à son ami Louis de Cormenin, écrite en mai 1862, porte, qu'à celte date, il ne s'était jamais présenté à l'Académie. Nous fiant à ce ren- seignement, nous avons indi(pié seulement trois candida- tures du poète. 11 en existe pourtant au moins une quatrième, r.7;> iiisToiuF. DKS (ii:i \ lus i)K TH. (;.\iTii:i{. |Ktiii' l.iiiiiclli' il l'crivil la Icliic di- (Irinaiidr cxiurc par \r i'i''|?l('mi'iils. Il s'a-.nl tlf rrli'clidii au l'auliiiil dr \|. Ciiarlr (le l.aiii'h'lli', iiu'iililini M. lîiol, cm IS.'ili. 'riir(>|iliili' (iaiilicr ii'i'ùl (| MM III' seule \l»i\. N" ".tTS. Le Musée ancien, l'aj,'-!- Wi'.», Ii;.;nc :io. au lieu di' N» I I7t». lire : •< Viur N" I 17:;. » N" l()at;i"\ Salon de 1849. lu eomi IVa^'inenl de l'ailiele du 111 juillel a iMe iiiiii|iiiiin' eu is;i;i dans la lii'deliiiic mui mise dan*; le (•(iiumerco, iiililiiléi» : Frotni'nl Mi'uriri-. Conseil d'État. Section de législation. Commission char- gée de préparer la loi sur les théâtres. Enquête et docu- ments officiels sur les théâtres. lii-4" de 31 ieuilles el ili'lilie {24s [laucs . linjii iiiiirir \iil iniinli'. ni''eeiiilu-e liSi-!). ('ell(^ t'n(|U(Mf\ omise daus noire lra\ail, où sa placi', d'aïuès l'ordre elirnnolo^'i(|ue élaldi, sérail avaul le N" 101 'i, esl insi'ritc seuleiiionl sous le N" '.)6 GoiiNciiioiiicnl, l'cprrsonlalion de la natiou. (pic pour cluupie ciloycn de la nalioii. I,e Gou- vernement a le droit d'élever rinielli.uence du peuple et de le moraliser; s'il juge certains lliéfilics utiles à celte œuviv, il peut les soutenir, les subventionner, il peut même avoir ses théâtres dirigés |)ar des agents qu'il nommera ; mais les théâtres actuellement suljven- lionnés par l'Etal ont un privilège (pi'il me semble impossible de leur conserver : la propriété exclusive de l'ancien répertoire. M. Merle. — Vous n'avez pas vu, comme moi, /)on Juan joué par M. Pompée dans une échoppe du boulevai'd. M. Théophile Gautier. — Et où était le mal? Pen- dant ce temps-là il ne jouait pas des ordures, et ses auditeurs saisissaient toujours quelques bribes d'une grande œuvre. M. le Président.-- Vous croyez que l'émancipation de l'industrie théâtrale serait aussi féconde pour lait que le régime de protection ? M. Théophile Gautier. — La protection, je l'ai dit. APPENDIGl'; l"r EUUATA, Ô75 je fadmels i)oui' corlains lliéàlres ; ffu'est-elle mainte- nanl pour les lliéâtres ?... Rien ! Si rÉlat avait des moyens de proteclioii ré(^lle, je pourrais hésiter. J'ad- mire Louis XIV, et plus encore Léon X. comme pro- tecteurs des arts. Le rôle qu'ils ont joué, les gouverne- ments actuels ne le jouent plus ; la portion qui revient à la littérature, dans le budget des beaux arts, est telle- ment minime qu'elle ne peut servir qu'à donner des secours. Or, les hommes d'une certaine valeur n'en sont pas, d'ordinaire, à avoir besoin de cette sorte de protection. Il y a quelques places (pii pourraient servir de récompense et d'encouragement aux auteurs, comme celles de bibliothécaires ; on aime mieux, en général, les donner à des hommes politiques. A une protection semblable je préfèi-e la liberté. M. LK Président. — M. Delaforest, vous avez rempli sous la i-estauration les fonctions de censeur. Pouvez- vous nous donner quelques détails sur la manière dont la censure était exercée à cette époque? M. Delaforest. — Il y avait plusieurs censeurs. On remettait lieux manuscrits de chaque pièce au ministère de l'intérieur. Le bureau des théâtres les renvoyait aux censeurs. Ils examinaient la pièce successivement, puis faisaient un rapport (pii contenait leurs observations sur le fond et sur la forme. Le ministre, d'après le rap- port, permettait ou ne permettait point la représenta- tion. Sous la Restauration, la censure, d'ailleurs assez large, eut le tort de ne pas se contenter d'intervenir dans ce qui regardait la morale et la politique, mais de se faire encore quelquefois partie dans les querelles littéi-aires qui, alors, occupaient tous les esprits. 11 n'y avait pas (jue la censure des manuscrits ; la 576 HISTOIHK DKS Œl^VUES DR TH. CM TH.Ii. criisiiri' s"''\iMi;;iil ciicori' ;iii llir;'ilrr iiK'iiii'. lors des ri'jK'iilioiis ni'ncrali's : sans rcla rllc fiil vlr iii('nin|)IMt\ L'iinpi't'ssioii ipii' prodiiil une picci' irsiiKc. en rtIVl, sncloiil (Ir la niisi' cii scène du jeu dcsarlours. C/otîiicnl les iiis|H'clt'ins {]>'<. ilii';iliT-^ i|in <'\tM'(;aicnl ccllr (l(Mi\i(Mni' ccnsiirt' ; (danl ins|H'clrin- t\i'^ lliràtrcs en lUiMiit' It'inps (|iiL' censeur. J'ai cti aussi occasion de l'exercer ; loin de sni'cncin'rir sur les riLiiicms de la première, le plus souveiil, au conlrairc cllr les dinii- nuail. Tel passade qui avait i)aru dan,u(M'eux aux cen- seurs èlail souv(Mit autoi'isé loi's des i(''p(''tilions urnô- rales par l'inspecleur. M. r-E Président. — Pensez -^ous (pie la loi ijue nous préparons doive rélablir la censin"e ? M. Delaforest. — Je le crois, mais la question de la censure, comme celle des lliéàlres en général, se Irouve dominée par la (juestion de décentralisation administrative. Le Gouvernement éprouverait peut-étie de l'embarras à rétablir la censure à son protil. La loi pourrait laisser aux administrations municipales le soin de faire censurer, (pumd elles le voudraient, les pièces (|u"on devrait i-eprésenter dans les villes. A Paris, ce soin serait laissé au préfet de police ; comme il est agent du Gouvernement en même temps (ju'il fait partie de l'administration municipale, le Gou\ernement inter- viendrait réellement sans assumer la responsabilité. Ce serait un grand avantage. M. LE Président. — On pourrait objecter qu'à Paris le Gouvernement a trop de pouvoir sur le préfet de police, et qu'en province il n'en a pas assez sur les municipalités. M. Delaforest. — Il ne se fait pas en province six pièces par an ; la censure y sera donc peu de chose ; APPENDICE ET ERUATA. bll toutes les pièces se font à Paris. Ainsi, le Gouverne- ment aura encore dans sa main la censure presque aussi entière ({u'autrefois, et, je le l'épète, sa responsa- l)ilité sera Itien moindre. M. LE Président. ~ Un auteur censuré à Paris pourra aller se faire jouer dans toute autre ville, à Rouen, par exemple, si la municipalité de Rouen est plus indulgente. Vous voyez donc que le pouvoir, que vous attribuez aux municipalités, est très considérable, et, entre les mains de certaines municipalités, il pour- rait être fort dangereux. M. LE CONSEILLER BÉHic. — M. Delaforest admet-il que des municipalités pouri'aient renoncer à exei'cer la censure et laisser tout jouer? M. Delap^orest. — Parfaitement. M. Théophile Gautier. — Mon opinion est toute en faveur de la liberté morale comme de la liberté industrielle des tliéàtres. Les arguments que l'on invoque en faveur de la censure sont spécieux, mais ils n'ont pas de portée réelle. La censure est impuissante: elle s'attaque d'ordinaire aux détails, et les détails lui échappent si facilement ! Elle frappe une allusion, l'allusion se déplace et passe. Le censeur le plus minu- tieux omet souvent des idées dangereuses. Qu'est d'ail- leurs la censure du manuscrit ? L'acteur, par ses gestes, par l'indexion de sa voix, peut faire sentir tout ce qu'il veut. Les censures de tendances amèneraient des sup- pressions complètes de pièces, et ces suppressions ont toujours été assez rares. J'ajouterai que la censure porte surtout sur les ouvrages du second ordre, auxquels il est dangereux de donner de l'importance par la persécution, et que les 11. 37 s 578 lllSTOllii; DKS (H.l VUKS DE TH. i.Al TlKll. uMlMTS iMpilalcs, celles ddiil rilllllleiice es| l.i jiliis i-raiule. lui écliaiipeiil |iies(]iie loiljoui'S. Laisse/, la liherlé: les iHumes pièces coinlialli'oiil les inainaises pièces, el huil ^e halaiicora. iNV |iieiii'/, pas d'aiilies censeurs ipie le |iulilic; c'est un censein'sévèi-e. éclairé el coiilre leipii'l il ii'\ a rien à dire. M. i.K IMcKsinKNT. — l'reiKMis deux exemples actuels. I.e lliéàlre de la Porlc Sainl-Marliii Iraine siu' la scène le pape, le chef suprême de la relijiion cal.lu)li{]uc à lupu'lle la iMMiice apparlieiil pres(|iie (oui enlière. D'un aulre cùle, de|iuis (juehpu's mois, vous vove/ sur d'aulre-s scènes les aulein-s Ijalouer la Répuliliipie. le Gouvernement sous lequel nous vivons. Ne penscz-vou pas (pi'il y a dos inconvénients à laisser ainsi le [tulilic insulter tout ce (|ui a droit au respect des hommes? M. TiiKOPHiLE Gautier. — Remarquez que, si vous ne voulez point permettre de produire un pape sur la scène, vous eu arriverez à dire bientôt : pour(pioi laisser > produire un roi? pourquoi un fonctionnaire? pour- quoi un notaire? pourquoi un médecin? C'est ainsi que, sous le dernier réiiime. la censure était descendue du roi, des pairs de France, des députés et des ecclésias- ti(|iu^s, aux gendarmes. Vous arriverez bientôt à n'avoir plus de pei'sonnages, mais seulement des caractères, des êtres abstraits, comme le Panialon de la Comédie italienne. Quand l'autorité est légitime, et qu'elle mérite les sympatbies du jtublic, (pi'elle s'en rapporte à lui : il pourra être égare un instant, il reviendra vite. Ces pièces du Vaudeville, dont vous parliez tout à llieure, elles tombent ; personne n'y va plus. M. LE Président. — H y a deux choses à examiner dans la question de la censure : le principe en lui-même el APPENDICE ET EUIIATA. ô79 la manière dont il est appliqué. Il se peut que dans le passé l'application ait été tracassière et quelquefois injuste; mais, s"il \ avaitmoyende supprimer ses abus, n'vaurait- il pas grand intérêt à empêcher le tliéàtiv de jeler dans l'esprit public des germes de désordre et d'immoralité? M. Théophile Gautier. — Je répète ce que j'ai dit : lapportez-vous-en au seul véritable censeur que vous puissiez troiivei-, au public. Ne craignez pas si facile- ment (ju'il puisse être perverti. Ayez confiance dans sa sagesse et son intelligence. M. Merle. — Pauvre censeur que le public ! car il n'empêche rien. M. Théophile Gautier. — Rarement il empêche par la violence, et je l'en félicite; mais il empêche en ne venant pas, en refusant son argent. M. Merle. — Le grand malheur de la censure c'est (|u*elle a presque toujours été faite dans un intérêt privé et à un point de vue singulièrement mesquin. Elle en était arrivée à interdire dans une pièce la mention d'une salade de barbe de capucin. Il fallut que l'auteur cherchât toute autre salade qui \w compromît pas la religion. Si on pouvait organiser la censure de manière qu'elle fût plus large, plus impartiale, elle deviendrait tolérable, et l'on aurait rendu un véritable service au pays. M. Delaforest. — En généi'alisant cette observa- lion, je dirai qu'il faudrait trouver des censeurs qui n'aient point d'esprit de parti. Cela est difficile, car les agents secondaires sont toujours disposés à exagérer le zèle. M. le Président. — M. Gautier, dans le système de la liberté, vous auriez des garanties purement répres- 580 IIISTOIKI. DKS 'iKUVUKS Di; TH. (..\iTii;i;. sJNt's. MiiliT les mains(l»'(|iii |»l;icrri(v.-\niis la i('[)i('ssi()n? M. TiiKoriiii,K CiAUTFKiî. - l'Jilic Ics iiiaiiis du jiii\v, foimiir ('l'Ile lies drlils de presse. Ksice une alla(|iie coniro le ("loiueiiiemenl. la inoiale |iid>li(|iie ? I.e miiiis- 1ère pMldic pdiii^iiil (roriicc. l'isl-ce une caldinnie difi.Liée conire un ciloM'ii ? I(* cihiyen poile plande coinine (jiiaïui il esl allaipié dans un Joniiial. M. Delafoukst. — ^'(tlls donneiie/. là une sin81 ment rexistence des grands maîdes est toute remplie de romans et de drames, mais elle se rattache encore par mille liens à tout ce qui nous émeut et nous captive le plus : la politique, l'amour, les actions héroïques, la physionomie des personnages fameux, les mœurs des divers peuples, leurs usages, leurs costumes. Peut-on écrire la vie de Gros, par exemple, sans rappeler les lialailles de l'Empire; la vie de Léonard de Vinci, sans pénétrer à la cour de François I"; la vie de Titien ou celle d'Albert Dui'er, sans faire revivre les grandes figures de Luther et de Charles-Quint ? Il y a un moment où l'hisloire de l'art, soulevant des tapisseries aux- quelles on n'a pas encore touché, nous introduit, par une porte secrète, auprès de la grande histoire, et nous y fait rencontrer Holbein entre Anne de Boulen et Henri VIII, Velasquez à côté de son ami Philippe IV, Rubens en compagnie de Mai'ie de Médicis. et Philippe de Champagne dans les appartements de Richelieu. Les livres d'art ont été, jusqu'à ce jour, des livres sans aucun charme, et par conséquent sans aucun art. Ecrits pour la plupart d'un style sec et décoloré, ils ont résolu ce singuliei- problème de nous ennuyer en nous parlant de ce qui doit nous ravir : la beauté. Qu'est-ce donc que la peinture, si ce n'est le monde vu par son côté le plus charmant, parle côté qui intéi'esse l'esprit et plaît aux regards? Considéi-ée d'ailleurs en elle-même, y Histoire des Peintres, si on la suit pas à pas dans cha- cune des personnalités qui la composent, depuis la Renaissance jusqu'à Prud'hon ou Léopold Robert, jusqu'à Reynolds ou Goya, et, si l'on veut, jusqu'à M. Ingres, cette histoire, disons-nous, a un attrait par- liculier, indépendant de laflinifé des tableaux nvec les ■>s» iiisTdiiii-: I)f;s (>i:i viu:s dk th. haitikm. ItMiips (M les niodt'los. cl ('(Mil |)ai'C(> (|ii(> la pliiparl tics pciiilrcs ciii-ciil une (^xislciicc |»lciiic diiiUMVl cl t'iircnl, comiiic les Ik'ios i\o loiilc soric de romans, laiihU el Ici rihies. Qu'on iireiuie an hasard la vie de Uilicra. celles de Rembrandt, de Wal- lean, (le lîer.iiliem. on \ xerra soil un dianie domes- lii|iie anssi (''monvani (|iie les Mnriip-cs du ]»einlre espa- unol. soil le d(''V(doppcnieid d'un cai'adeie ranlas(pn'. iè\eiir cl pt'isiMintd , soil les mobiles (Mnolions d'an p(i(''le amoureux, soil un moih'de de Iranipiille cl l'ianic pliilosopliie. De sorte (\iu\ en dcliois nuMue de lems sujets favoris, les peintres onl prestpie tous une vie intcrcssanic, coloiro, pleine d'accidents, comme cela doit natnndlcnienl arriver aux hommes fails pour sentir. Kcrii'c dans la lan.nuc IVaiujaisc. la jilus parU'c anjoin-- d'hui de toutes les langues de l'Europe, l'histoire {\o<. sept «ifandes ("«coles de peinture, rt-unir ainsi en un livre d'un format t'l(\gant et facile tant de documents ignorés, non Iraduils, épars dans les ouvrages hollan- dais, italiens. Ilamands, espagnols, anglais..., n'csi-ce pas rendre un service aux amalein's de tous les pays, saluer dans charpie nation ce rpii l'honore et faire admirer à chacune d'elles ce rpii fait la gloire des autres? Combien d'ouvrages coûteux, inromplcls, cciils d'un style barbare, dc'nués de toute po(''sie seront rendus inutiles par un livre qui en reproduira la substance, mais non la pesanteur, qui en rectifiera les errements, en relèvera les contradictions elles fautes et en extraira pourtant ce qu'ils onl d'utile, à .savoir: les faits incon- testables, les indications prt^cieuses. enfin, parmi lanl APPENDICE ET ERRATA. 583 de jugements, ceux qui mérilent (Fèlre discutés ou con- servés ? Une telle Hislob'e des Peintres s'adresse à tous les genres de lecteurs. Elle offre aux gens du monde un nouveau domaine de jouissances, un moyen d'enrichir leur convei'sation, de véi'ider, poui' ainsi dire, par l'histoire de l'art, ce qu'ils savent déjà de la littérature, des mœurs, de la géographie des nations et de leurs idées. Greuze sera la palette de Diderot; Wouwermans dira les habitudes des chasseurs ; Van Dyciv retracera les physionomies de l'Angletei're au temps du second Stuart ; Raphaël nous livrera les clefs du Vatican et saura nous initier aux secrets de la papauté, à la manière dont elle entendait s'emparer, par le[s] sens, du gou- vernement de l'univers. Lorsque les visiteurs seront groupés autour d'une table de salon, que pourra-l-on étaler devant leurs yeux, sous les clartés de la lampe, qui vaille \ Histoire des Peintres ? Quel livre magnili- quement illusti-é. quel ouvrage de luxe pourra égaler le charme et rimi)ortance de celui qui renfermera les (euvres les plus variées et les plus belles des grands maîtres, un album où La^vrence aura mis un de ses élégants portraits ; Rembrandt, sa Ronde de nuit ; Hol- bein, sa Danse des 7no>-is; Terburg, Netscher ou Metzu, quelque scène d'intérieur remplie de grâce, de mystère et de modestie ; Joseph Vernet, une marine ; Ruysdaël, un paysage ; Van der Neer, un clair de lune ; Greuze, \mc famille 8) du 12 août I8o0. Citons d'abord deux variantes do l'avaiit- doniiore strophe : pe Plus qu'une châsse en pierreries, Plus que récrin ouvert des cieux, Plus que le trésor des féeries, Celte tache brille à mes yeux. lime Et pour moi cette obscure tache Étincelle des feux d'0|iliyr, Et du vélin bleu se détaclie, Diamant jailli d'un saphir. Puis, une autre version de la derniiTO slioplie : Cette larme qui fait ma joie Roula sur mon vers altéré. Dans une stance qu'elle noie, D'un œil qui n'a jamais pleuré. i\o 1182^". Émaux et Camées. Page 27, ligne 11, il l'atil lire : « ces six tktitioiu » et non : « ces cinq éililionx, » cai' nous n'avons pas assez précisé que l'édition de IS72 est la sixième des Êinaiix et Cdmri's. I.es exemplaires sur papier de Hollande de la première édition, sont fort rares. .\ous n'en connaissons que quatre : ceux de MM. Maxime Du Camp. Henry Houssaye, Jules l.e Petit, et le nôtre. Les deux pre- miers sont malheureusement rognés. No1?34. Lettre au rédacteur en chef. Ainsi cpie nous l'avons dit, le procès fut d'abord interrompu, jiuis arrangé. Comme éclaircissement à toute cette aftaire, voici les conclusions présentées par l'avocat de M. Buloz, le 2 dé- cembre iH'.W, lors du procès dont celui de I8^i3 n'est c(ue la suite. Nous les copions sur le manuscrit, et nous les ferons suivre de curieux détails qui n'ont pas été tous utilisés, détails relevés par nous dans les notes qui ont servi à rédi- ger ces conclusions. r>s(i iiisToiiii'; Di.s oKi\ iti;s i>r. th. i.AniKit. A MM. I.l.s l'ilKSIDK.NT KT JUGKS, i:a.\ll'(»S.\.NT I .\ C.INyiHKMK C.II.V.MlIltK Dl 'rillltl N.VI, llK PMICMIKHK JNSTA.NT.K IIK I. \ SkINK. Cniti'hisiiiiis paiir M. I!i m/, '■nuire M. Tlii'Opliilc (iAl IIKH. I'l^"^ Irinlt Ml .1 Cl' iiu'il plaise .'iii 1 1 iluiiial : .Mliiidii t\{\'i\ la lin (le iS'i.'i. .M. I^ulo/. ri .M. 'riiriipliilc lianlii'i' on! lail un Irailr pai- lri|uil ii'lni-ci dcvail livi'cr a la liirur I), ii.i-MiiiiiIrs : (|ii m laisjiiil ci'ci, M. (iaiilirr ,i Ifiiii iiiic l'iiiidiiili' diUl^ l;ii|iirllf iiii iK" |ii'iil rocoimailic de l.i Imiiiiic lui ; Qnc si. ('(iiilrc loiil l'Vi'iiriiiciil . Ir liiiniii.il iiniiii;iil un délai à .M. (îaiilii'i' (|iii, depuis six aauccs, a Ictiue cl délai, cl lui pcrmcllail dose lihcicr (MI ailiclos, il csl évideiil (|uc M. (i.iulici, ijui i">l .1 la Iclc de la Uittic île l'uris, ri i{iii si; vanic d'cciascr |U(Hliaiiiciuciil la Itmir tirs Dnix-M'inde», n"ciivcrrail à M. Hnio/ (pu- se-; irlmls lill/M'aii-cs; IJu d scia iiianili'sli' |mmii' Ii' li'ilniiial ({iic ,M. liaiiLicr iic l'ail pas des dllVcs sérieuses ; i|ii'cn ctl'cl, il in^ donne pas signe de vie l()rsi[ii"oii a l'air ddiildici' les deux mille IVaiics, niuisiiu'il se dirlai-e |)ivt à livrer des arlicles silùl (|u"oii lui réclame de l'arf^enl ; ipie celte conduite, (|ui dun; depuis six ans el (jui se coiiliniie dans les conclusions dernières de M. ("taulier, a clé juslcinenl iiiialiliée de inyslilicaMoii ; Atlcndu, en résumé, iiue le traité du Cupltai ne Fracasse a élé résilié; Que icscdiivciiliniis de 18iS ilr la |»ayi' l()0, tloil l'I n' In aiii>i : ffu la (li'liiclic |).ir iii.illii'iir. N" l()iti'". Théâtre de Saint-Pétersbourg. (Id ai lie le dr Tlii'()|iliilc (iaiitii'C |ianil Ir II 1.) iniv l'iiiliic iSiiS, et ce ii'csi. jutiiil le sriil, ainsi (iii'il inms l'avnil ilil liii-iiiriin', ipiil ail |iiililii'' im'dit en Hiissic. Voir, |ilii- Iniii, As .\(/i(in ilh <■ ilr Ul'iiirhard. N" l(>l()^". Zichy. Ces ailidrs oui aussi |»ai'ii dans le .Inur- nal ilr Siii)il-I'rtrrslinitrij des { \'.\ cl 2 14 janvici' ISillt. Les Aquarelles de Blanchard. .Ininiiiil de Suinl-Prlcrs- bniirij, \\%\ niais tS.'iil. (",cl ailiclc, aiisolnniciil iiicDiiini. ((lie nous avons rclrouvi' iidji laid |ioni' l'iiist^i'ci' à sa place dans iiolro livre, rlovrail y rlic \A:u(' avant le n" KilT. i,e voici, lonl à fail conforme à la version du journal, com- mençant aussi |ia] des points : Dans imc A('> cliainhi'Os (|iii précèdent le Der- hass, ou clianibi-e persane, au palais de Ï.sarskoé-Sélo. nous avons reniai'fpié (|iialre a(piarelles d'une dinien- siiMi (pie ris(pient l'areniont les peintres »l' Waters colours. Elles représentent des sites et des scènes du Caucase avec une lidélité locale qui se sent et n'a pas besoin de l'attestation d'un témoin oculaire. M. Phara- uiond Blanchai'd est un artiste voyaiieur ; il joint à ses rpiaiités de dessinateur et de coloriste un don tout par- ticulier, celui de l'ethnograpliie et de la topo^i-apliie. Il comprend les nalui-es et les races les plus diverses. Tout en restant dans les plus pures conditions de l'art, il lait des pays ressemblants, comme des porti'ails APPENDICE ET KUUATA. Ô93 réussis ; chez lui, figures et paysages ont toujours leur caractère propre, leur accent typique. Cette compréliension est toute moderne et date à peine d'un quart de siècle. Les artistes, naguère, hoi'- naient leur odyssée au pèlerinage de Rome, où ils étu- diaient les œuvres du passé sans regarder beaucoup autour d'eux. La plupart des familles humaines et des grands aspects de la nature étaient ignorés, du moins sous le rapport plastique, et la fantaisie seule présidait aux représentations des contrées lointaines. M. Blan- chard a quitté de bonne heure l'atelier pour la grande route, et il a passé plus d'heures à cheval ou sur le pont d'un navire que devant son chevalet. C'est un cosmopolite qui a beaucoup vu et bien vu, et, touîes les fois qu'il s'arrête, il produit une œuvre aussi inté- ressante par le sujet que par l'exécution. La première de ces aquarelles est une Rencontre au pied du Koronai entre les cosaques du Don et un déta- chement de la cavalerie ennemie du Daghestan. Le combat a lieu dans un site tl'une férocité et d'une sau- vagerie incroyables. Figurez-vous un immense lambeau de terrain figé en l'air après un cataclysme de soulève- ment, avec ses ravins qui ont l'apparence de torrents pétrifiés, ses pentes abruptes, ses lézardes profondes, ses déchirements convulsifs, son chaos de pierres et de roches où nulle végétation n'a pu s'accrochei-, et res- semblant aux os de la terre brouillés par une main de Titan. Au fond, dominant tout ce tumulte et découpant dans l'azur leurs crêtes neigeuses, s'élèvent les hautes montagnes duDaghestan, comme des spectatrices impas- sibles du combat. Pacem summa tenent. Sur cette pente, où il semble que le pied de l'izai'd 11. 38 .*>l»l IlliTollU. l)i:S (.HÙIVIIKS l>K 111, (.aitii:k. III' licndrnil pas. courml cl liillrnl des cavaliors par un tic CCS miracles d'aploiiil) dont seuls sont capahics ces pclils chevaux sauvages aii\ jancis (Tacier, aux iciiis souples comme des ressorls^ aux sahols mordaiil le silex, qui porlcul le ne/ au \t iil cl hondisseni dans les liiciTcs coiiiinc i\t'> saulei'elles : il \ cii a liicii ipiel(|uos- iiii> (|ui s"aliall('iil cl ruiilinl à lia\crs les rochers, mais ne croyez pas (pic le pied leur ail mancpié. Uik,' halh; les a arrêtés au vol. Daiilics se cahrciit el s'eniporlciil, secouant leur cavalier mori, ci la horde vaincue s'épar- pille sur le rugueux vei'saiil dans louh's les dii-eclioiis. Cependant la lulle dure encore sur (juelques points ; les plus hraves se groupent auloui' du draiieau que sou- tient un vieillard robuste, dont la barbe blanche est teinte en rouge avec du henné. L'arrière-garde s'est ralliée dans un pli de terrain et une seconde arrière- garde se niasse sur un mamelon qui doininc le ravin; mais la victoire est décidée ; les cosaques du Don l'em- portent, et cet elîort suprême ne servira tout au plus qu'à protéger la déroute. Tout cela est plein de lumière, de vie et de mouve- ment. Sur des tci'rains solides, dont les accidents ont demandé, pour être rendus comme ils le sont, toutes les ressources de Taquarelle, M. Ph. Blanchai'd a semé des ligures énergiques, pittoresques, d'une tui'bulence vivace, qui remuent et fourmillent à l'œil avec une illusion surprenante. L'artiste, chose rare, l'ait aussi bien la ligure que le paysage, et le cheval que l'homme ; il ne réussit pas moins bien l'architecture. Son exis- tence voyageuse l'a empêché de s'enfermer dans ce cercle étroit de la spécialité où se réduisent tant de peintres. Ayant tout vu, il doit tout peindre : le cavaher APPENDICE ET EUUATA. '.95 et sa moiiLure, le chariot et le navire, le désert et la cite, la cabane et le monument, le costume de riiomme et la parure de la femme, la nei^c et le sable, le ciel gris et le ciel bleu, tout ce (jue présente de rare, de curieux et de beau 1(> spectacle des pays, des êtres el des choses. Une embuscade au Lesghinstan, tel est le sujet de la seconde a(iuarelle. Une vedette est placée près du ravin ([ui conduit à la vallée. Dans le fond serpente la roule mililaire de la ligne lesghine. Cette route, ouverte avec le fer et le feu à travei's des forêts encore vierges. n'est qu'un large abattis d'arbres d'une grande portée de fusil. Sur cette route primitive chemine péniblement un convoi de chariots escortés, précaution que justiiienl la physionomie sinistre du lieu et les essaims de Lesghines qui accourent de toutes paris, descendant au galop des terrains accidentés, anfi'aclueux, abrupts, comme s'ils couraient sur la piste tamisée d'un hippodrome. Parlez api-ès cela des slecple-chases avec leurs obstacles de carton, leui-s haies portatives, leurs rivières remplies avec trois seaux d'eau et leurs fondrières creusées à la pioche ! Les arbres, les l'ochers. les ligures, les chevaux soni touchés de main de maître ; l'horreur mystérieuse du lieu propre aux embuscades, aux surprises, aux a ois et aux massacres , espèce de li'aquenard préparé i)ar la nature, se communique au spectateur. On voudrait i)ré- venir le convoi de l'attaque qui l'attend. La Vue de Tiflis, sorte de panorama pi'is sur la rive gauche du Koura. dans le quartier de l'Avlabar. est une merveille de perspective, de couleur et d'elfel ; quel :m\ msTdiiii; dks oiavuis m; m. r,.\rTii;i!. inai;i(|Mt' drcor dOprra cfla It'iail 1 ('/(•>l la un di' ces as|>(H'ls imiirohahlt^s (lt> hcaiilr, coinmc la iialiiit' en ilomitN|iirl(iiit'ldis.(«i"ila l'ôalllrscinlili' roiiNraj^c du i'(''Vt'. Siii' Ir d('\aiil. di'iix maisons ddid les terrasses dépas- senl !e mur par une l'oi'le saillie, l'ormenl un pi'eniier plan dispose' à souliail pour taire fuir les autres zones de la persp(^('li\i'. l/inie de ces lerrassos sert de salle de liai, l'aiitri' de salle à manger; sur la plus ("'levée, une l'ennue eu cosliiiiie érlalanl danse la lesghinka, pas national, acconipa.unée par i\r<: nuisiciens jouant du (londouk et du ditnplipito. tliite persane et petites tim- bales, une de res musitiues que les dileltanti alTeclent de trouver liorribles lorscjue, parliasaid, ils les enten- dent, mais (jui n'en exercent pas moins un jzrand empire pai- lorijiinalilé de la mélodie el la i)ersistance du rythme ; sui- la terrasse inférieure, des hommes accrou- pis à l'orientale se préparent èi prendre leur repas, tandis (pie i\c<> femmes étendent du linge et des étolfes pour les faire sécher, prétexte heureux tle varier les tons, que la peinture ne manque pas de saisir et dont M. Blanchard a tiré un excellent parti. En contre-bas de ces maisons vivement éclairées, peuplées et diaprées de personnages aux vives couleui"s. circule une l'oute où passe une trou})e de khefsours au casque d'aciei-, à la cotte de mailles linement tressée, au bouclier rond constellé de boules, à la longue épée droite, fantastique apparition du moyen âge au milieu de l'époque moderne ; tout à l'heure nous avons dit casque, faute d'autre mot [»lus précis et pour ne pas alourdir notre phrase par une explication ; l'ai-mure de tête des khefsours est, à proprement parler, une calotte d'acier d'où pend un haubergeon de mailles dont on APPENDICE ET ERRATA. 097 peiU se couvrir la ligiiro. On no saurait rien imaginer de plus élégant, de plus lier el de plus chevaleresque que ce costume qui réalise l'idéal du guerrier poélifjue. Dans le fond, l'on aperçoit la ville de Tillis ; i'i la gauche du spectateur, la forteresse (leMetach?) découpe sur une hauteur ses remparts et ses tours carrées : au has de la forteresse coule une riviéi'e (in'cnjaiidie un pont i)ittores(piement jeté. Le granil caravanseraï se développe sur l'autre rive. Au-dessus et en arrière s'échelonne la ville sur la pente du coteau, avec ses maisons à terrasses et ses toits plats projetés en avant. Un ciel plein de lumièi-e et de rayons éclaire ce pano- l'ama splendule où la palette transparente de l'aquai'elle atteint aux vigueurs les plus soutenues et produit l'illu- sion d'un décor de théâtre avec ses fermes, ses plans découpés et sa magie d'éclairage. Decamps seul pour- rait imprimer un cachet si profondément oi-ien lai à la vue de cette ville étrange, dont la sincérité bien connue du peintre nous démontre l'existence invraisemblable. En regardant l'aciuarelle de Blanchard , nous nous sommes senti au cœur un irrésistible désir de tout quitter et de partir pour Tillis. Malheureusement le chemin n'est pas des plus com- modes, s'il faut en juger par le Darrial, route tie Saint- Pétersbourg à Tillis. C'est le délilé le plus encaissé du Caucase. Les montagnes se rapprochent, séparées seu- lement par une coupure profonde. Elles étranglent la route et semblent vouloir écraser le voyageur entre leurs parois. A côté du chemin, le Terek bouillonne, écume, se tord et gi'onde au fond d'un abîme entre deux colonnes de rochers presque verticales et d'une hauteur prodigieuse. C'est quelque chose d'analogue r>fl« iiisToiiii: DKs (»i:i viu'.s dk th. caitirh. au (UMlIr (le P;m-Ci)il)() m Espauiic. pivs de niir}iOS, iiiai^licancoupiiliis raroiichc pliisltoiilovcist''. iilnstiraii- (liosf. A I"li()ri/.iiii. rnli'c Ir V ('"Iroil (|iii' Coi'nic l'ôcar- liMiiciil (le la coiiiuirc. on ilrcouvrc. ulacri's de ii('i!!;os rIcMiH'Ilfs. 1rs cimes (In Kashtlx. moiilaunc uc-aiilc, iiiic dos soiniinii's Au (laiicaso, plus rlovéo (|u ancuii des pies di' la cliainr ;il|)i'-^Ir('. Ollc iialinc luiiiiidahlr csl rtMidiii" par l'arlislo axcc une fiprcir. une \ imiciii- cl uiio, sauvaticrio rairs. Mais rien iirsl inipossihlo à rhomuic ; il ircst pas do hari'irres ipiil iir riaiicliissc : à (ravers CCS blocs éuoruics. cos enlassomonls prodifiicux, circulo un n'^fiimcul de ('osaqucs du Don en niarclif, l'aisaiil sentif Ir pouvoir de riiomuH' dans la soliliidc cl inon- tranl sa gi-andcur par sa pelilcsse même. Ces (pialro aquarelles l'ésumenl par rpialre aspects frappaiiis el carach'M'isliques le voyaiie si curieux de .M. Blanciiard au Caucase. Le (iaiicase, sous le rapport pitloi-esque, a H(^ rèxî'U par le prince Ga.uarine, artiste, grand seigneur, qui a le senlinienl Ir plus juste de ces contrées défendues par une rude nature, cl on l'iiomme a conservé son type, ses nueiirs ri ses costumes. M. Pli. Blanchard est le premier peintre de valeur qui ait marché sur les traces du prince et pénétré dans ces régions pres(pie inaccessihles, qui oiïi'ent pourtant à l'art un si grand nomlue de modèles snperhes et nouveaux. Nous vous avons dit que M. Blanchard était un cos- mopolite ; ce qu'il a fait pour le Caucase il le ferait pour le Mexi(iue, pour rÉgyide, pour la Syrie, pour la Tunpiie el TAsie-Mineure. Où Blanchard n'est-il pas allé ? nous le rencontrons toujours au bout de nos courses : à Madrid, à Sniyrne, à Constantinoi)le, à Sainl- Pétershourg : aussi son porlefeuille esl-il garni (h' motifs APPENDICE ET ERRATA. f)!!".) oiiginaiix à défi ayer la vie de vingt artistes. Il a mis l'Espagne en quatre aquarelles, comme le Caucase. Nous avons vu chez lui ces charmantes compositions d'un caractère si profondément espagnol. D'abord c'est la Maya, ou la reine de mai, une jeune fdle que Ion couronne de roses et qu'on élève sur un trône de fleurs, autel embaumé du printemps, autour duquel folâtrent et dansent les jeunes lilles au son des castagnettes et des guitares. Mettre une jeune vierge dans un boucpiet n'est-ce pas une idée digne de ce pays poétique, ou Cal- deron appelle une de ses pièces « Mananas de Abril ij Mayo », un titre plein de parfums et tout emperlé de gouttes de rosée ? Puis vient le duel au couteau en l'honneur de ces beaux yeux dont les regards sont des arrêts de vie ou de mort. Les champions sont là, la cape roulée sur le bras, balançant la navaja à la lame rayée de rouge, prêts à se faii-e des croix sur la figure : a pintar unjaveque » ; la jeune fille se tord les bras et fait mine de se désespérer, tandis qu'un contrebandiei', monté sur son cheval andalou, regarde la lutte en con- naisseur et avec un sang-froid parfait; quel beau cos- tume de majo, tout orné de boulons de filigrane, quelle longue ceinture de Gibraltar et quelles belles guêtres (botas) en cuir piqué de Gronda, mais surtout quelle haute mine et quelle fière tournure ! Aussi ne soyez pas trop surpris si, dans la troisième aquarelle, vous voyez cheminer dans les sentiers pierreux de la Sierra le beau contrebandier fumant son papelito et portant la maja en croupe, assise sur une cape rayée de Valence, sans le moindre souci des deux rivaux qui se taillent des aiguillettes de peau en son honneur'. 1. Voir, pagt^.'i.'il 'If ce voluniP, l'aniilysi' en vers de ces trois aquarellus. 600 msToiHK DKS ni:rvi!i> \)v. m <;\nir:n. Apiis It^ conlicltaiHlit'r \ifiil le picadoi', ce lypc ('ai'arl(''rislii|ii(' (|iir la c'i\ilis;ili(iii. esporons-lc ne In a pas ilisparaitrt'. I.r laurcaii de (iavii'ia ou de Mazpiilc soulève In cavaliiT cl le rlicxal d'iiu roiip do como, t'I la position du picador sciail iiravc, si rt'ssaiiii dfs oluilos n'ai rivail sccoiiaiil aiiloiir do la lièlo furiouso, pour la dislraiii'. st\s capos do i)orcale iilucÎH' rosos, bleues ou vori |)onime. Ce luolaiiae de saiiu. de pail- lettes et do coulours vives, (inc l'ail tiincolor lo soleil d'Andalousie, est l'ondii axcc un orlal. iiiio verve el un esprit qui vous lraiis|i(iih'iil iii [ilciiii' Espapno. M. Hlandiard osl aussi bon laur()iiia(piislo ipio (io\a ri il a pins (11- rcàViié ; VAficlunado b' plus oxporl. ne trouverait rion à reprendre à sa suerie de vara. Quand on a ces quatre aquarelles dans son cabinet, il est bien inutile daller en Espagne; on la tout entière avec sa grâce, sa passion, sa sauvagerie et sa couleur. Tbéopbile Gautier. î,a publication de ces pag'est'tail précédée, dan^ le J'iuriKd de Sainl-Pètersb(inr(j. de ces curieuses lig-ncs; inutile de faire remarquer que Théopliile Gautier ne retourna pas en Russie en juin I8.")9 : Tliôopiiile Gautier a quitté aujourd'hui Saint-Péters- bourg. Il est parti ce matin pour Paris où l'appelait le Moniteur Unwersel qui attend i\<' Ini la critique du Salon de cette année, dont louverture est toute pro- chaine. Il ne saurait y avoir d'exposition de beaux- arts, atteignant à Paris son br.l et sa i-enomméo. Gan- tior absent. Dès les premiers joui's de juin nous revorrons Gautier à Saint-Pétersbourg, où il lui reste à achever les études qu'il a entreprises pour le grand ouvrage auquel il Ira- APPENDICE ET ERRATA. 601 vaille depuis plusieurs mois déjà : les Trésors d'art de la Russie. Pendant son séjour à Paris. Ganlier doit surveiller l'impression de la première livraison de ce livre-allmm qui sera un chef-d'ieuvre de typographie. Peut-éti-e nos lecteurs savent-ils déjà que cette splendide pul)li- cation, dont Gautier écrit le texte et dont les j)lanches héliograpliiques seront exécutées par Richebourg, a sa place mai-quée au premier rang des œuvres les plus considérables qui se soient produites en Europe depuis le commencement de ce siècle. H a fallu que sa présence à Paris fût bien impérieu- sement réclamée, pour que Gautier ait pu se décider à abandonner momentanément ici des travaux qu'il pour- suivait avec une véritable passion. Cependant nous avons obtenu (juil nous sacrifiât quelques heures d'un temps qui, dans ces derniersjours surtout, était absorlté tout entier, et nous nous ti'ouvons avoir, grâce à sou obligeance, la bonne fortune de publier aujourd'hui encore un feuilleton de lui. Il a écrit ce feuilleton pour ainsi dire en courant, comme jadis le Parthe décochait ses flèches; mais les lignes de l'excellent écrivain ont sur ces flèches fameuses le ti-ès grand avantage qu'elles partent d'une main gracieuse qui, loin de blesser, rend justice au talent d'un artiste dont la réputation, déjà bien établie, semble, après le jugement de Gautier, devoir grandir encore. Disons enfin que la deuxième livraison des Trésors d'arl de la Russie contient aussi quelques lignes sur les aquarelles de Blancbartl au palais de Tsarskoé Sélo. N° 1646. Ce que disent les hirondelles, chant d'automne. La ligne 3 de la page 194 a été complètement altérée à l'ini- 602 IIISTOim; DKS OI'.rvilKS OR Tn. GAUTIKU. |iiimcrir. sur les lions àliriT. Voioi coiiimciil il f.nil l,i lii'o : Il (iiif luiiis .illdiis n'iuodiiii'c ici, .ivcf l.i iiiccc |ircs(|iii' Imil niliiMi' ; >-. N" l(ir,,s'"\ Esquisses de voyage: l'hiver à Saint-Péters- bourg. XVI. Cri ailirlf n'osi pas le (icniicr tli' crllc si'-rio (|in' 'riii''()|tliilo (iaulier ail écrit. Il avait ((wiiiiirncr le rlia- pilro suivant , ri nous avons eu la cliain'c tic retrouver réfeinrnenl eo t'iairnieiil inédit. Le voici : ESQUISSES DE VOYAGE l.'lllVEli A SAlNT-l'KTKllSIiO r UC XVII ncvaiil le Palais d'HIviM" .s'rlciid nno vaslc place (|ironl()iiiviil (11111 ( ôU'' (lo iii'ands hàliments (rarchiler- Imv classliinc, (|iii somltlonl bas laiil l'espace qu'ils Itonlent est immense; dans l'inj de ces palais s'ouvre une énorme aicade, comme la haie d'un arc triomphal ent;a,!ié dans les maisons. Au-dessus de l'allique piatVenl six chevaux de bronze doré allelés à un char et traî- nant une Victoire aux ailes frémissantes, et par l'arche géante débouche la rue Millionne. A cette place, (iiii voil s'élever à son centre la colonne Alexandrine surmonléi' d'un ange iVov, suc- cède la place de l'Amirauté avec son boulevard d'arbres, en ce momcnl candis de givre, qui se perd elle-même dans celle de Saintlsaac, oi'i la statue équestre de Pierre-le-Grand, par Falconel. caracole sur son rocher en granit de Finlande. La proportion humaine disparaît dans ces étendues prodigieuses qu'aucune foule ne saurait remplir. Il y avait cependant cette fois là à l'entrée de la Perspec- tive Nevsky, sur les trottoirs de la place, devant le perron de l'Hermitage, dont on apercevait les caria- APPENDICE ET ERRATA. 603 tifles de basalte, près de rAmiraiitô, un nombre assez grand de spectateurs pour peupler une ville ordinaire. Mais à Saint-Pétersbourg, rien ne peut faire encombre- ment : les traîneaux et les voitures, attendant leurs maîtres, stationnaient aux alentours de la place et, malgi'é leur nombre, ne produisaient aucun embarras. Une revue devait avoir lieu. Un demi-dt\ael. arrêté par une reprise de froid, avait donné à la neige une cou- leur grisâtre, et le ciel disparaissait sous un seul nuage d'un ton plombé; le jour ohlique de l'hiver n'ayant pas assez de force pour donner du relief aux objets, la lumière et l'ombre se fondaient dans une neutralité crépusculaire, sans modeler aucune forme. Les édifices et les êtres vivants semblaient dessinés au trait seule- ment, et remplis par une teinte plate. Les derniers plans prenaient la même valeur que les premiers. Les corps ne projetaient pas d'ombre, et, cependant, quoique tout fût terne, tout était distinct. Un peintre qui rendrait lid élément un effet pareil ne serait pas cru, surtout hors de la Russie. Le ciel du Nord a de ces bizarreries qui surprennent les voyageurs et les préoc- cupent souvent plus qu'il ne faut. Un coloriste de nos pays devrait se composer là-bas une nouvelle palette. Le rapport de tons y est rarement le même que cliez nous, et c'est pourquoi les artistes russes, lorsqu'ils né se sont pas fait en Italie une gamme de couleurs à l'usage de l'Occident, paraissent au reste de l'Eui'ope.... N" 1743. Exposition du boulevard Italien ; la Source, tableau de M. Ingres. Parmi les peintres exposants, lire Cabat, et non Cabot. N° 1757. l.e titre de la pit'ce jouée au Vaudeville est : Onze jours de siège. COI iiiSToinr des oeiviu-s dk th. (.aitiki». N" I .S84. (Nécrologie : ) Alfred de Vigny. (Vcsl i\ la suite de \'lli:i(itii'i' ihi H<'iiiiUitisnir {[iw ce lra;^nniil a ijli' plarf. cl non dans les l'nrlnills l'niiliininirniini. N" t!)(tO. Don Diego Velasquez. I.i- IVafiMicnt antciiciirc- inonl paru de i il arliclc a ilc ini|>riini' dans le Munilctir iinivcrst'l du ^janvier 18()2, r\ nnn du l'.t mai 1807. .N" l'.'itl. Musée secret. Nnici dr curiruscs variantes de cette piùco, relevées surl'airenda dont nous avons di'ja parli-: Dos déesses et des mortelles (Juaiul ils l'ont voir les cliarmes nus, Les sculpteurs jurées iduuienl les ailes De la colomlte de Venus. Sous leur ciseau s'envole et tombe Le doux manteau qui la revêt; Et sur son nid froid la colombe Tren)ble, sans plume et sans duvet. O grands païens, je vous [lardonne; Olez le mystère à l'amour, Et des ombres que Dieu lui donne Faites sortir le saint contour. Mais nos peintres, tondant leurs toiles Comme des marbres de Paros, Fauchent sur les beaux corps sans voiles Le gazon où s'assied Eros. Pourtant, jamais beauté chrétienne N'a fait à son trésor caché Une visite athénienne, La lampe en main, comme Psyché. Au soleil tirant, sans vergogne, Le drap de la blonde qui dort, Comme Pliili{ipe de Bourgogne, Vous trouveriez la toison d'or. APPENDICE ET ERRATA. 605 Cherchant à \a place certaine Où frise un indomptahle émail', Pour le diable de La Fontaine La brune a toujours du travail. Aussi, j'aime tes courtisanes Et tes Vénus, ù Titien, Roi des tons chauds et diaphanes, Soleil du ciel vénitien! Sous une courtine pourjirée Elles étfdent bravement Dans sa pâleur mate et dorée Un corps superbe où rien ne ment. Une touffe d'ombre soyeuse Velouté sur leur liane poli Cette envergure harmonieuse Que l'aine trace avec son pli. Et l'on voit sous leurs doigts d'ivoire, Naïf détail que nous aimons, Germer la mousse blonde ou noire Dont Cypris tapisse ses monts. 11 est encor dans ta Venise De beaux seins, de robustes lianes, Et des ventres dorés où frise Un duvet roux sous des doigts blancs. J'y connais deux cuisses plus rondes Que celles de ta Danaé Laissant sur elle, en larmes blondes, l^Ieuvoir Jupiter monnayé. I. Vaiiaiil(; de ces deux vers: An sein de satoufTe (lY'l)ène, Où la nuit met son noir émail, 606 llIbTOlHK Dtb U:,L\lll.^ DL ill. I.ALTIKU. Kl sous iiiic oihImo iiiiihit'o ol rousse, l);iiis un rt'|)li inyslriicux, liOiniiK' iiiu' pèclit' dans la mousse, Un fruit d'amour (jui rit aux yeux. {'/est une pomuio (l'Ilespéride Dans l'or dune riclic toison, One voudrait liien cueillir Alcidc, Et (jui Icrail voguer Jason ! Aux \a,i,Mies reflets de l'alcôve. Sur la hianclu'ur de ce heau corps, (Juanil Ton voit cette tache fauve Aux tons brunis, carmin des ors, On aperçoit la blonde tète D'un petit amour endormi (Jui (lu sein d'albâtre qu'il tetle En sommeillant glisse à demi*. Voici inainlciiaoldes varianlosde la lin Viclor lliiiro.diiiis le VanuDitic stili/- rii/iii' (lu XIX° sii'(l'\ ci'llf iin'iiic vci'simi incxailc du dci iiici' (|ualraiii fili- par nous, avait |iai-u, aïKinvmc, eu lHi)(t,(laiis les /'.i('7cs et 8", qui sont lomhés à rini- primerie, au moment du lira;."-e. >'" 2370, pages o03-oOi-. Ce récit osl inexact, en ce sens que la réponse l'ut faite par Théophile Gautier à son père, et non pas à M. Théophile Gautier lils par le grand Théo. FIN DU DEUXIE.ME ET DI-BMER VOLUME. Paris. — Iinp. E. Capio.mo.m et V. Renault, 6, rue des Poitevins. 0 PQ Spoelberch de Lovenjoul, 22 5â Charles Victor Maximilien Z537 Albert, vicomte de t. 2 ^Histoire des oeuvres de Théophile Gautier PLEASE DO NOT REMOVE SLIPS FROM THIS POCKET UNIVERSITY OF TORONTO LIBRARY